Network de Sidney Lumet (1976) : « The world is a business » (le monde est une affaire)

Voici la vidéo de cette scène magistrale, où le businessman Arthur Jensen prêche son « évangile » et enrôle le journaliste vedette Howard Beale:

The world is a business

Le texte de ce discours est ici (en anglais):

https://en.m.wikiquote.org/wiki/Network_(film)

« Arthur Jensen: You have meddled with the primal forces of nature, Mr. Beale, and I won’t have it! Is that clear?! Do you think you’ve merely stopped a business deal? That is not the case. The Arabs have taken billions of dollars out of this country, and now they must put it back! It is ebb and flow, tidal gravity! It is ecological balance! You are an old man who thinks in terms of nations and peoples. There are no nations. There are no peoples. There are no Russians. There are no Arabs. There are no third worlds. There is no West. There is only one holistic system of systems, one vast and immane, interwoven, interacting, multi-variate, multi-national dominion of dollars. Petro-dollars, electro-dollars, multi-dollars, reichmarks, rins, rubles, pounds, and shekels. It is the international system of currency which determines the totality of life on this planet. That is the natural order of things today. That is the atomic and sub-atomic and galactic structure of things today! And you have meddled with the primal forces of nature, and You Will Atone!
Am I getting through to you, Mr. Beale? You get up on your little twenty-one inch screen and howl about America and democracy. There is no America. There is no democracy. There is only IBM and ITT and AT&T and DuPont, Dow, Union Carbide, and Exxon. Those are the nations of the world today. What do you think the Russians talk about in their councils of state – Karl Marx? They get out their linear programming charts, statistical decision theories, minimax solutions, and compute the price-cost probabilities of their transactions and investments, just like we do.We no longer live in a world of nations and ideologies, Mr. Beale. The world is a college of corporations, inexorably determined by the immutable by-laws of business. The world is a business, Mr. Beale; it has been since man crawled out of the slime. And our children will live, Mr. Beale, to see that perfect world in which there’s no war or famine, oppression or brutality – one vast and ecumenical holding company, for whom all men will work to serve a common profit, in which all men will hold a share of stock – all necessities provided, all anxieties tranquilized, all boredom amused. And I have chosen you, Mr. Beale, to preach this evangel.

Howard Beale: Why me?
Arthur Jensen: Because you’re on television, dummy. Sixty million people watch you every night of the week, Monday through Friday.
Howard Beale: I have seen the face of God.
Arthur Jensen: You just might be right, Mr. Beale.
 »

Quarante ans après, nous savons où mène cette idéologie messianique, (bien que Jensen affirme qu’il n’y a plus d’idéologies, il oublie juste la sienne, celle de la « Fin de l’Histoire ») qui est comme l’Islam une perversion de ce que nous appelons ici « hénologie » : à DAESH, et à l’enfer de la guerre de tous contre tous que va bientôt devenir la Terre.

Car l’islam véritable, celui des premiers temps, celui de DAESH, ne connaît pas de nations, pas de frontières, exactement comme la mondialisation.

Et il est la seule idéologie qui soit compatible avec la mondialisation économique: deux messianismes en un seul.

Le terme « évangile » n’est donc pas employé par hasard par Arthur Jensen: il s’agit de l’évangile des Nazaréens, qui est le proto-Coran, issu des lectionnaires nazaréens des premiers siècles de notre ère.

La véritable hénologie, que nous opposons à l’ontologie, ne peut être que l’unification infinie par l’élément du Savoir, par « l’expansion infinie de l’intelligence qui mène à l’absolu désintéressement de l’Amour », et elle ne s’attaque JAMAIS aux particularismes nationaux ou ethniques.

Pourquoi ?

parce qu’il en résulte inévitablement des guerres (civiles) qui entraînent un coup d’arrêt au progrès intellectuel, au « progrès de la conscience » dont parle Brunschvicg et qui est le fond du véritable progressisme.

Si le port du voile islamique n’était, ce qu’il est au fond, qu’un particularisme ethnique, comme le béret basque ou le kilt écossais, il ne poserait aucun problème.

Mais il prétend être un « commandement de Dieu », universel donc, à toutes les femmes : il veut donc se hausser au dessus du simple particularisme ethnique, et cela ne peut être toléré.

L’hénologie ne s’attaque qu’à la perversion « métaphysique » (à la base de l’islam) qui conçoit un « UN » séparé du processus intellectuel du Savoir et de l’unification.

Voir :

https://meditationesdeprimaphilosophia.wordpress.com/pourquoi-la-μαθεσις-υνι√ερσαλις-οντοποσοφια/

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