Foncteurs adjoints et quelques considérations sur la philosophie et la Τοποσοφια οντοποσοφια μαθεσις uni√ersalis ενοσοφια

Nous avons vu combien la notion d’adjonction est fondamentale, à la fois mathématiquement, et philosophiquement :

https://meditationesdeprimaphilosophia.wordpress.com/2015/07/06/une-notion-fondamentale-ladjonction/

A ce propos, et pour faire une parenthèse « philosophique » je change un peu mon attitude par rapport à Badiou qui affirme que la philosophie à quatre « conditions »: mathématique (mathème, mathesis), poème (arts), politique et amour (entre homme et femme au singulier, les partouzeurs et autres bisexuels et valets cherchant leur Maîtresse et ses fouets, non plus que les gays et les lesbiennes ne sont admis). La philosophie ne crée aucune vérité éternelle, elle reçoit les vérités dont elle s’empare de la part de ses « conditions ».

J’avais dit que n’admettais ce schéma tout en larguant politique et amour (et ce ne sont pas les derniers développements sur la Grèce ou les pubs de Meetic qui vont me faire changer d’avis) en ne gardant donc que le poème (l’art plus généralement) et la mathesis.

Maintenant je largue l’art, le poème, la littérature…j’ai regardé hier soir l’émission Thema sur Arte, sur l’origine de l’univers, et de l’homme, en trois volets: Big Bang, mes ancêtres et moi, ADN nos ancêtres et nous, et le grand roman de l’homme (origines préhistoriques de l’art, des religions, des mythes, du langage..)
J’y reviendrai si j’ai le temps car tout ce qui a été dit par ces scientifiques est sans doute vrai actuellement (bien qu’en sciences tout puisse être brutalement remis en question) mais il y avait aussi une partie idéologique implicite, en gros : l’homme ne descend pas du singe , il est (quant à son statut d’être vivant) un singe qui comme les autres primates trouve son origine dans les zones tropicales de l’Afrique. Un sous-groupe de ces singes est sorti d’Afrique une première fois ce qui a donné l’homme de Neanderthal en Rurope, et une seconde fois il y a 70000 ans , l’homme de Cromagnon notre ancêtre direct qui a essaimé partout dans le monde.
Jusqu’ici ça va, ce sont des vérités factuelles, pas certaines comme les vérités mathématiques, mais en tout cas plus à prendre au sérieux que les différentes mythologies religieuses.
Par contre dire de manière obsessionnelle comme dans l’émission d’hier soir :
« Nous sommes tous des africains »
C’est de l’idéologie pro-immigration site, à peu près du même niveau que le fameux : « Nous sommes tous des juifs allemands » qui a abruti des générations d’imbéciles.
J’observe que ce ne sont pas les litanies religieuses du Révérend Desmond Tutu, se réjouissant de ce que « nous sommes tous une même famille », qui vont permettre d’unifier l’humanité : car ce serait compter sur les seules ressources du plan vital, de l’ordre des générations successives, alors que l’unité ne peut venir que du plan spirituel, auquel les religions, qui se cantonnent au plan vital et à ses imaginations de l’au delà, n’ont pas accès, pas plus que les idéologies fumeuses issues de la paléontologie ou anthropologie : et quand bien même nous autres hommes actuels qui se prétendent sapiens (alors qu’ils ne sont guère que des exemplaires d’homo faber, qui est aussi homo credulus) serions nous issus d’un petit nombre d’ancêtres communs en Afrique il y a deux cent mille ans, en quoi serions nous plus unis ? On sait d’ailleurs que les pires des haines sont les haines familiales…

La troisième partie de Thema, « Le roman de l’homme », montre de manière convaincante que les arts comme peinture, sculpture et musique ou danse et « théâtre » , ainsi que les mythes et les religions, datent de la préhistoire, les fresques dans les grottes dont les plus anciennes datent de quarante mille ans en font foi. Quant à Néanderthal, même si l’on n’a pas, ou pas encore, retrouvé de peintures rupestres de sa main, il avait certainement un ou des langages, des mythes et une ou des religions puisqu’il enfouissait ses morts.

Bien sûr ils n’avaient pas de poèmes ni de littérature puisque l’écriture n’est apparue qu’il y a 6000 ans, après l’apparition de l’agriculture il y a 10000 ans: ce qui a entraîné très vite un accroissement démographique, et l’écriture s’est avérée nécessaire pour noter l’état des stocks de nourriture mis en réserve , mais elle a très vite eu un autre usage , à travers la mise au service du pouvoir des scribes ou lettrés, des rares hommes qui savaient écrire et connaissait le sens symbolique des idéogrammes puis des lettres.

Le Dieu Suprême est apparu il y a 12000 ans à la frontière des actuelles Turquie et Syrie (tiens ! tiens ! La région de Daesh! L’assassin revient toujours sur les lieux de son crime), et ce Dieu Suprême, absolument incompatible avec la véritable unité de l’humanité et avec la démocratie, je l’appelle l’Idole Sanguinaire ALLAH. On a en tout cas retrouvé un vaste emplacement funéraire en ces lieux, avec des statues rectangulaires immenses figurant l’homme de manière absolument non réaliste, et dont on a conjecturé avec quelque degré de certitude qu’il signalait un changement religieux annonçant le monothéisme : c’est donc à mesure qu’il prend confiance en lui même et en sa puissance que l’homme du Croissant Fertile, après la dernière glaciation, invente le Dieu Suprême plus puissant que celui des autres tribus, ce qui coïncide avec la transition des populations de chasseurs cueilleurs nomades, toujours tributaires des ressources en gibier, vers le mode de vie sédentaire des agriculteurs : Cain et Abel.
Se donne t’il ce Dieu Suprême qui est le « Dieu des armées » pour s’auto-limiter, par crainte de lui même et de ses pouvoirs neufs, ou bien comme je le crains comme une figuration symbolique de la Toute-Puissance dont il rêve ? L’histoire ultérieure répond à cette question.

On comprend maintenant, je l’espère, pourquoi je largue les arts comme « condition » de la philosophie : par ce qu’ils sont nés dans la Grotte primordiale, dont Platon donne l’allégorie avec le mythe de la Caverne, en même temps que ces mythes que l’on se racontait autour du feu et de ces rituels dont on n’a aucune trace en dehors des peintures d’animaux sur les rochers de la grotte, puisque l’écriture n’existait pas.

« Et Kubla Khan entendit la voix de ses aïeux prophétisant la guerre »

Les arts sont donc nés avec le sacré, le mystère et les sacrifices sanglants, bref avec le religieux, que ce soit chez les chasseurs cueilleurs nomades de la préhistoire (Néanderthal puis Cromagnon) ou après l’invention de l’agriculture et de l’écriture au service de la Puissance des Chefs, dans les « livres sacrés » qui ne sont rien d’autres que des poèmes de la Force, comme Simone Weil le dit à propos de l’Iliade mais comme elle le dit aussi de la Torah en comparant l’idéologie de Moïse à celle de Charles Maurras.
Quant au Coran, c’est plutôt Hitler et Mein Kampf qu’il faudrait évoquer à titre de comparaison..

« Tant la religion a pu entraîner de crimes » (Lucrèce)

Qu’est ce qui nous différencie de ces ancêtres, nous autres hommes européens modernes, venus après la ligne de démarcation cartésienne ? Pas les arts, ni la religion, à moins que l’on dise que notre religion est supérieure à celle des chasseurs cueilleurs d’il y a quarante mille ou cent mille ans:

ce qui serait raciste

Non une seule chose nous distingue d’eux, en même temps que des peuples historiques d’avant Thalès et surtout d’avant Descartes:

LA SCIENCE

Avec Thalès le premier des philosophes-savants, l’inventeur de la géométrie et de l’astronomie, l’humanité regarde pour la première fois vers le ciel, ce qui occasionne la merveilleuse anecdote platonicienne du rire de la servante Thrace: Thalès regardant le ciel et ses astres, tout occupé de ses calculs, ne voit pas le fossé devant lui et tombe dedans:

https://arithmosophia.wordpress.com/2015/07/15/le-rire-de-la-servante-de-thrace/

Mais avec Descartes et l’idée de science universelle dans la Mathesis universalis se produit le retour au spiritualisme pur de Thalès et Platon, menant à la véritable révolution qui fait que nous ne pouvons plus retourner en arrière.

Je donne donc deux « conditions », deux « piliers » à la philosophie:

Mathématique et physique

comme Saint Thomas d’Aquin dans « Divisions de la science spéculative » avait distingué en celle ci trois disciplines : physique , mathématique, et métaphysique.
Et je nomme la philosophie, ou métaphysique, qui a pour tâche de réfléchir sur les vérités éternelles créés par ses deux « conditions » la physique et la mathématique :

HENOSOPHIA TOPOSOPHIA ενοσοφια μαθεσις uni√ersalis οντοποσοφια

qui est donc la continuation de la « Somme théologique » par d’autres moyens qu’Aristote et la Bible.

ενοσοφια : sagesse de la pensée selon l’un, venant remplacer l’ontologie, la « sagesse » étant considérée par Brunschvicg comme le « Fils » c’est à dire le Christ-Logos. Le Père et sa Puissance sont expulsés du Temple de la Raison, quant à l’antique Grande Déesse-Mère je ne pense pas qu’elle ose revenir hanter mon laboratoire qui est aussi mon oratoire, ma minuscule cellule semblable à celle de FAUST.

μαθεσις uni√ersalis: allusion à Descartes plutôt qu’à Leibniz

οντοποσοφια: jeu de mots mixant le préfixe « onto » de ontologie avec TOPOS-Sophia : sagesse des Topoi (et des n-topoi)

Cet article étant déjà assez long, nous commencerons l’étude de l’adjonction une autre fois.

En prévision je conseille aux lecteurs de lire le lien donné au début, ainsi que ce cours tout au moins son début:

Groupoides quantiques et logiques tensorielles

Les foncteurs adjoints sont expliqués page 29-31, avec des exemples pages 31-32

Les 2-catégories sont le cadre naturel de l’adjonction, elles sont expliquées pages 23 à 27, et les transformations naturelles page 20 complètent mon article:

https://mathesisuniversalis2.wordpress.com/2015/07/07/transformations-naturelles/

6 réflexions au sujet de « Foncteurs adjoints et quelques considérations sur la philosophie et la Τοποσοφια οντοποσοφια μαθεσις uni√ersalis ενοσοφια »

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