Hermann Broch, La Mort de Virgile (1945)

blanchotestmort

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« Lui, un malade, devait-il être entraîné à nouveau dans la comédie douloureuse des séductions insensées de la vie; lui, un allongé, devait-il être entraîné à nouveau dans la comédie des hommes valides? Oh! dans leur position verticale, ils ne savent pas combien la mort est tissée dans leurs yeux et dans leurs visages, ils refusent de le savoir, ils veulent seulement continuer à jouer la comédie de leurs attirances et de leurs entrelacements, de leurs prémisses de baisers; ils plongent avec une séduction insensée leur regard dans le regard et ne savent pas que se coucher pour l’amour, c’est se coucher pour mourir : mais un allongé définitif le sait; il a presque honte de ce qu’autrefois – quand était-ce? était-ce depuis des temps immémoriaux, était-ce seulement depuis des mois? – il avait été debout lui-même et avait pris part à la séduisante comédie de la vie, pleine d’obscurité et…

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