Les lèvres rouges de Harry Kümel (1971)

À voir ici , dialogues en anglais mais parlé par des francophones donc facilement compréhensible:

http://www.streamingzer.net/film-les-levres-rouges-streaming.html
Résumé :

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Les_Lèvres_rouges
Comme Marguerite Chopin dans « Vampyr » de Carl Dreyer, réalisé quarante ans plus tôt et dans une visée très différente (j’associerais le film de Dreyer à La Croix, représentant le monde internel, et celui de Harry Kummel à la sphère , représentant le plan vital):

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2016/11/23/carl-dreyer-vampyr-1932-un-etrange-et-admirable-chef-doeuvre/

(1971 (année aussi du « Souffle au cœur ») c’était l’entrée du monde occidental dans l’ère de la « libération sexuelle » des désirs , d’ordre dionysiaque)

Comme dans « Vampyr » donc,  les « vampires »ici  sont féminins : la comtesse qui ne vit que la nuit et se nourrit de sang  et sa nouvelle suivante Valérie (le lesbianisme est plus que suggéré)  tuent   À la fin l’homme brutal et possessif, Stéphen, et se repaissent de son sang . Ensuite elles fuient la lumière du jour  dans la vieille 403 , et , rattrapées par le Soleil, vont s’encastrer dans un arbre. Mais la fin laisse l’impression d’un recommencement éternel du cycle, ce qui évoque certaines spiritualités lunaires, féminines, dont la caractéristique par rapport aux spiritualités solaires associées au masculin est de donner la prédominance aux « énergies » et autres éléments du plan vital : « le sang est un suc tout particulier » (Goethe-Méphisto) et le « sang blanc » (le sperme) dont la femme est réceptrice et captatrice symbolise le désir et la vie , totalement irrationnelle et pulsionnelle. 
Curieusement , le personnage historique d’Elisabeth Bathory vivait juste avant la ligne de démarcation cartésienne et occidentale :

https://meditationesdeprimaphilosophia.wordpress.com/2012/03/06/la-ligne-de-partage-des-temps/

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Élisabeth_Báthory

Et cela n’aurait aucun sens de tenter de savoir si ces horreurs ont réellement eu lieu. Des atrocités bien pires se sont déroulées au cours de l’histoire, et quant au mythe du vampire, son représentant moderne est le « trader » et le « bankster » qui cherche  à  prélever  sa part sur tous les échanges économiques et financiers . On pourrait  dépeindre la (post) modernité comme d’essence vampirique : il serait ici intéressant de se pencher sur l’étonnant « Vampir:roman tout en couleurs et en lambeaux » de Hans Heinz Ewers, mais je n’arrive plus à retrouver mon vieil exemplaire :

https://ledocteurfaustus.wordpress.com/2017/02/02/hans-heinz-ewers-vampir-roman-tout-en-couleurs-et-en-lambeaux/

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