Archives mensuelles : mars 2017

Jean-Pierre Melville :un flic (1972)

Très bon commentaire :

http://www.cineclubdecaen.com/realisat/melville/unflic.htm

Le film en vf :

https://fmovies.se/film/un-flic.xrxv8/l3wjr3
On peut le voir aussi ici (avec sous titres arabes):

http://www.tudou.com/programs/view/Smy5poOGHjc
Le dernier film de Melville, réalisé  fin 71 (à la période des fêtes) début 1972 ( le film est sorti en salles fin octobre 1972, Melville est mort d’apoplexie en 1973 au cours d’un dîner avec Philippe Labro au PLM St Jacques). Le plus désespéré aussi , voir l’article du ciné-club de Caen:la scène du début, montrant un Hold up  réalisé en décembre à la station touristique de St-Jean-de-Monts, en Vendée, est absolument remarquable . Tout comme la prestation de Richard Crenna, acteur américain.
Comme souvent, il y a une devise qui résume l’atmosphère du film..c’est une citation de Vidocq:

« Les seuls sentiments que l’homme ait pu inspirer au policier sont l’ambiguïté et la dérision »

A rapprocher de celle de Brunschvicg sur le plan vital, qu’il oppose au plan spirituel:

https://leonbrunschvicg.wordpress.com/quelques-citations-eparses-de-brunschvicg-particulierement-eclairantes-voire-illuminatrices/

« le propre de l’esprit est de s’apparaitre à lui même dans la certitude d’une lumière croissante, tandis que la vie est essentiellement menace et ambiguïté. Ce qui la définit c’est la succession fatale de la génération et de la corruption. Voilà pourquoi les religions, établies sur le plan vital,…. »
Menace, ambiguïté, et dérision… la vie est dérisoire…aussi aucune menace ne doit elle être vraiment prise au sérieux.
Une « devise » qui rappelle aussi celle du « Deuxième souffle » (1966):

https://mathesisuniversalis.wordpress.com/2015/06/02/le-deuxieme-souffle-de-jean-pierre-melville/
« À la naissance il n’est donné à l’homme qu’un seul droit: le choix de sa mort.

Mais si ce choix est commandé par le dégoût de son existence, sa vie n’aura été que pure dérision »

Citons quand même aussi Husserl , pour ne pas laisser le dernier mot à ce qui n’est quand même que le cinéma (le plus admirable, certes) et non la Science:

« La vie humaine est un chemin vers Dieu »

Alain Resnais : Je t’aime je t’aime (1968)

Autrement qu'être Mathesis uni∜ersalis Problema Universale Heidegger/Husserl être/conscience : plan vital-ontologique vs plan spirituel d'immanence CLAVIS UNIVERSALIS HENOSOPHIA PANSOPHIA ενοσοφια μαθεσις

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Je_t’aime,_je_t’aime

Un film qui n’a pas eu le succès qu’il mérite à cause des événements de Mai 68, mais qui est selon certains (dont moi) le plus grand de Resnais, à voir ici:

https://ok.ru/videoembed/252506475218

Je parlais dans l’article précédent de la perfection formelle de « L’année dernière à Marienbad » et de la fascination qu’elle exerce sur la conscience du spectateur, mais qu’est elle face au trouble ressenti devant cette tragédie intime que raconte cette histoire aux aspects de science fiction, comme « L’invention de Morel » d’ailleurs. Ce qui est raconté là sous les dehors du « voyage dans le passé » c’est un Amour non seulement impossible mais destructeur pour ce couple: Claude Ridder (joué par Claude Rich) ne peut ni vivre avec Catrine ni sans elle et se suicide . Le retour dans le passé ne peut que finir absorbé dans cette sorte de Maelström qui, comme un trou noir, avale toute lumière…

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