Archives pour la catégorie cartésianisme

Dany Robert Dufour : « La situation désespérée du présent me remplit d’espoir »

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2017/02/26/dany-robert-dufour-la-situation-desesperee-du-present-me-remplit-despoir/

Les avertissements prophétiques

Jérémie 49:16

http://saintebible.com/jeremiah/49-16.htm
« 15Car voici, je te rendrai petit parmi les nations, Méprisé parmi les hommes. 16Ta présomption, l’orgueil de ton coeur t’a égaré, Toi qui habites le creux des rochers, Et qui occupes le sommet des collines. Quand tu placerais ton nid aussi haut que celui de l’aigle, Je t’en précipiterai, dit l’Eternel. « 


Abdias 1:4

http://saintebible.com/obadiah/1-4.htm
« …3L’orgueil de ton coeur t’a égaré, Toi qui habites le creux des rochers, Qui t’assieds sur les hauteurs, Et qui dis en toi-même: Qui me précipitera jusqu’à terre? 4Quand tu placerais ton nid aussi haut que celui de l’aigle, Quand tu le placerais parmi les étoiles, Je t’en précipiterai, dit l’Eternel. 5Si des voleurs, des pillards, viennent de nuit chez toi, Comme te voilà dévasté! Mais enlèvent-ils plus qu’ils ne peuvent? Si des vendangeurs viennent chez toi, Ne laissent-ils rien à grappiller?…… »

Osée 1

http://saintebible.com/lsg/hosea/1.htm

« 1La parole de l’Eternel qui fut adressée à Osée, fils de Beéri, au temps d’Ozias, de Jotham, d’Achaz, d’Ezéchias, rois de Juda, et au temps de Jéroboam, fils de Joas, roi d’Israël. 2La première fois que l’Eternel adressa la parole à Osée, l’Eternel dit à Osée: Va, prends une femme prostituée et des enfants de prostitution; car le pays se prostitue, il abandonne l’Eternel! 3Il alla, et il prit Gomer, fille de Diblaïm. Elle conçut, et lui enfanta un fils.… »


« Elle conçut, et lui enfanta un fils. 4Et l’Eternel lui dit: Appelle-le du nom de Jizreel; car encore un peu de temps, et je châtierai la maison de Jéhu pour le sang versé à Jizreel, je mettrai fin au royaume de la maison d’Israël. 5En ce jour-là, je briserai l’arc d’Israël dans la vallée de Jizreel »


La quête spirituelle (placer son nid aussi haut que celui de l’aigle, parmi les étoiles, pour voir tout d’un regard panoramique, depuis la hauteur du plan spirituel) ne doit jamais provoquer l’infatuation du cœur, sinon l’individualité est vite précipitée du ciel (le plan internel) sur la Terre (le plan vital) . C’est le péché (ou danger) luciférien (se croire au dessus des nécessités propres au plan vital, et mépriser ceux qui y sont encore soumis) . Dans « La montagne magique » le personnage luciférien est Léon Naphta, le juif devenu jésuite… il ne faut jamais se croire arrivé définitivement au bout de la quête, installé sur le plan spirituel comme « à demeure » sinon l’on retombe sur la terre, on redescend l’escalier de manière catastrophique . C’est ce qui arrive au Maître dans le très beau (et si sombre) récit de Philippe Jaccottet : » l’Obscurité »

https://brumes.wordpress.com/2014/03/29/face-a-la-nuit-lobscurite-de-philippe-jaccottet/

https://unedemeuresouterraineenformedecaverne.wordpress.com/philippe-jaccottet-lobscurite/
http://www.wikipoemes.com/poemes/philippe-jaccottet/laveu-dans-lobscurite.php
« Les mouvements et les travaux du jour cachent le


jour. 

Que cette nuit s’approche et dévoile donc nos visages. 

Une porte a peut-être été poussée en ces parages, une étendue offerte en silence à notre séjour.


Parle, amour, maintenant. 

Parle, qui n’avais plus


parlé depuis des ans d’inattention ou d’insolence. 

Emprunte à la légère obscurité sa patience et dis ceci, telle une haleine dans les peupliers :


« 

Une douceur ardente en ce lieu me fut accordée, nul ne m’en disjoindra qu’il ne m’arrache aussi la


main, je n’ai pas d’autre guide qui me guide en ce chemin, sa fraîcheur et ses feux brillent tour à tour sur les


haies… »




Mais que reste caché ce qui fait notre compagnie, amour : c’est le plus sombre de la nuit qui est clarté, innommable est la source de nos gestes entêtés, au plus bas de la terre est le vol ombreux de nos vies.


Dis encor, seulement : « 

Cire brûlant sous d’autres


cires, conduis-moi, je te prie, vers cette vitre à l’horizon, pousse avec moi cette légère et coupante cloison, vois comme nous passons sans peiner dans l’obscur


empire… »


Puis rends grâce brûlante à la voisine de la nuit. »


Le péché inverse est le péché ahrimanien : c’est ce qui est appelé « prostitution »  dans le verset 1 d’Osée . Cela consiste à refuser d’envisager le céleste, l’Esprit, et à s’enliser sur la Terre du plan vital.

Dans « La montagne magique » c’est Settembrini , l’homme des Lumières , qui est le personnage ahrimanien. Le héros, Hans Castorp , est tiraillé entre Naphta-Lucifer et Settembrini-Ahriman et doit trouver son « salut » en équilibrant les deux..

Spinoza contra phenomenology : french rationalism from Cavaillès to Deleuze

https://books.google.fr/books?id=TVmqAwAAQBAJ&pg=PA272&lpg=PA272&dq=jean+toussaint+desanti+brunschvicg&source=bl&ots=YJapKAy4wx&sig=lFWr1uFpGG8Cw_wQUDixKkQN72A&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwi2k7GW59rQAhUGKWMKHZOrDA8Q6AEIRDAJ#v=onepage&q=jean%20toussaint%20desanti%20brunschvicg&f=false

Stupidité de l’idéologie du « vivre ensemble »

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2016/08/02/pourquoi-le-vivre-ensemble-est-une-enorme-betise/

Article de Boutroux sur Jules Lachelier (1832-1918)

http://alain.institut.free.fr/Lachelier/Boutroux%201921.rtf

« La morale répond, dans la pratique, à la plus haute affirmation [18] théorique de la pensée : celle de la liberté, comme source première de toute existence. C’est en se détachant du monde donné et en s’efforçant de se penser elle-même que la pensée est conduite a concevoir cette forme suprême de l’être. Ainsi ce n’est pas par un développement continu, c’est, au contraire, par un renoncement à soi-même que le moi qui appartient à la nature pourra se transformer en ce moi spirituel, parent du moi divin, dont il porte en lui l’idée confuse. Certes, une voix secrète nous avertit que nous sommes faits pour l’universel et l’éternel. Notre raison même n’est autre chose que l’effort pour penser le monde dans son rapport à l’être véritable. Mais entre la vie de l’esprit pur et notre vie naturelle, il y a une absolue solution de continuité. Une sorte de miracle est nécessaire pour nous faire franchir cet infini.
Qu’est-ce à dire ? La raison nous impose un devoir et nous dit, dans une certaine mesure, en quoi ce devoir consiste, Mais, en même temps, elle nous démontre que, par nous-mêmes, nous sommes incapables de l’accomplir. Il est, en effet, logiquement inconcevable, il est contradictoire qu’un être se nie et se supprime lui-même.
D’ailleurs, si notre raison trace le cadre de cette vie transcendante, elle ne réussit pas à en décrire le contenu. À cet égard encore, il faut que l’homme, se détachant des choses et de la société humaine elle-même, s’isolant et sondant les profondeurs de sa conscience, s’efforce à percevoir et atteindre, par delà toute sa science, une lumière et une force véritablement surnaturelles. Ainsi seulement il pourra se représenter et vivre la vie parfaite à laquelle il se sent destiné.
Qu’est-ce à dire, sinon que la vocation de l’homme est de vivre en Dieu et par Dieu ? La philosophie le conduit à l’idée de Dieu ; mais elle ne peut lui faire franchir l’abîme qui sépare l’idée de Dieu de sa réalité. Un raisonnement classique, le célèbre argument dit ontologique, prétend, il est vrai, opérer ce passage par les seules forces de la raison. Vaine tentative ! L’argument de saint Anselme n’est qu’un sophisme s’il n’enveloppe une démarche tout autre qu’un simple raisonnement, à savoir le pari de PASCAL : le pari, expression humaine et comme symbolique de l’acte de foi : kalÕj k…ndunoj .
Toute philosophie reste abstraite et formelle, simple aspiration ou folle exigence de la pensée, qui ne s’achève que dans la religion. C’est en Dieu et en lui seul que se trouve, dans sa réalité et dans [19] sa plénitude, l’être, le mouvement et la vie. Nous ne pouvons cesser de nous vouloir nous-mêmes que si Dieu condescend à se vouloir en nous.
Das Unzulängliche,
Hier wird’s Ereignis ;
Das Unbeschreibliche,
Hier ist’s getan.
« Ici l’inaccessible est atteint ; Ici l’indéfinissable est réalisé. » »

Cette « absolue solution de continuité entre la vie de l’esprit pur et notre vie naturelle » c’est l’Ouvert :

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/a-propos-de-ce-blog-plan-vital-et-plan-spirituel-dans-leur-dualite-qui-est-louvert/

Pour nous faire franchir cet infini, aucun miracle n’est nécessaire, mais un travail énorme et un héroïsme de la Raison, qui ne nous propose que des devoirs que nous sommes capables d’accomplir. Brunschvicg a tout reçu de Lagneau et Lachelier mais il a heureusement émondé ce dernier de son funeste penchant pour le surnaturel:

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/sortir-de-la-caverne-de-platon-du-plan-vital-pour-respirer-en-un-monde-sans-surnaturel-ni-bondieuseries-le-plan-spirituel/

Gus Van Sant : « Last days » (2005): magnifique et bouleversant!

Henosophia TOPOSOPHIA μαθεσις uni√ersalis τοποσοφια MATHESIS οντοποσοφια ενοσοφια

J’ai vu hier soir sur Arte ce film qui retrace les derniers jours de Kurt Cobain avant son suicide en 1994, ou tout au moins ces derniers jours tels que Gus Van Sant les imagine, il vivait lu…

Source : Gus Van Sant : « Last days » (2005): magnifique et bouleversant!

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Louis Lavelle : règles de la vie quotidienne 

Nouveau texte de ce philosophe contemporain de Brunschvicg, et qui l’admirait beaucoup, (il avait suivi ses cours, car il était un peu plus jeune, de 14 ans) cela donne un livre paru chez Arfuyen:

http://www.arfuyen.fr/regles-de-la-vie-quotidienne.html

On le dépeint souvent , lui et son œuvre comme le continuateur de Malebranche et il existe un ouvrage de lui difficile à se procurer et impossible à trouver sur le web : « Bérulle et Malebranche »:

https://books.google.fr/books/about/Bérulle_et_Malebranche.html?id=FJ53tgAACAAJ&redir_esc=y

Mais, puisque nous célébrons le 100eme anniversaire de Verdun, mentionnons les « Carnets de guerre » : 

http://classiques.uqac.ca/classiques/lavelle_louis/carnets_de_guerre_1915_18/carnets_intro.html

Lavelle est  réformé , mais quoique  jeune marié et jeune père, voulut rejoindre les combattants et partager leur sort. Après la Somme, il combat depuis le terrible début (le déluge de feu du 21 février 1916) à Verdun où il est fait prisonnier en Mars 1916. Il décrit ainsi la vie en captivité:

« Cette solitude où tout m’était refusé, où chacun ne pouvait compter que sur ce qu’il était capable de se donner à lui-même, où le souvenir devenait pour moi la vie réelle, où, loin de m’opprimer de son poids, il ne cessait de s’éclairer et se transfigurer, où il ajoutait sans cesse à l’événement et l’emportait sur lui, où il se purifiait même du regret, où tout camarade rencontré sur mon chemin participant à cette condition de prisonnier, image vive de la condition de l’homme, devenait pour moi le prochain, où le bien matériel le plus dérisoire acquérait une valeur incomparable et le plus humble regard devenait comme un contact intérieur, où l’absence sensible devenait une présence spirituelle, où l’on songeait moins à retrouver l’une qu’à ne point laisser perdre l’autre, où les plus malheureux se consumaient en désirs inutiles, sans cesse en querelle avec le moment présent, où les plus heureux, inconscients même de leur bonheur, avaient aboli le temps, ne faisant plus de distinction entre l’avenir et le passé et, sans jamais quitter l’instant, vivant déjà de leur vie révolue, c’est-à-dire peut-être comme s’ils étaient déjà morts. »
Et ainsi la vie au front (contrairement à Ernst Junger, il a détesté la guerre à cause des destructions qu’elle causait):

« Tant s’en faut qu’il faille se plaindre de la sujétion où nous tient une grande misère comme la guerre et prétendre qu’elle empêche que nous nous livrions à la vie de l’esprit ; au contraire c’est en elle que la vie de l’esprit prend toute sa force et toute son ardeur »

Les extraits des « règles de la vie quotidienne » donnés ici par Arfuyen:

http://www.arfuyen.fr/lavelle.html

contiennent  d’autres petits joyaux :
« Le seul moyen d’être fort c’est de ne jamais subordonner ce que l’on est, c’est-à-dire ce que l’on pense, ce que l’on dit ou ce que l’on fait, à une préoccupation particulière ou à une fin temporelle. C’est à elles de me suivre et non pas à moi de les suivre. »

« Ne jamais s’appliquer à des problèmes posés du dehors et par autrui, mais toujours à des problèmes posés du dedans et par nous-même » ( critique des mathématiques ? Mais il est vrai que Grothendieck a commencé sa carrière et meme ses études  en trouvant la solution de problèmes qu’il avait posés lui même, et ainsi étonné à la fin des années 40 des  professionnels comme Schwartz )

«  Ne jamais parler de soi, ne jamais penser à soi. Cela divertit et affaiblit. Toute pensée, toute action doit être orientée vers un objet et avoir cet objet pour fin.

 Tenter toujours de demeurer planté au sommet de soi-même, là où sont nos pensées les plus hautes et nos intentions les plus pures.

Ne s’appliquer jamais qu’à de grandes choses, ou aux petites en fonction des grandes, et jamais pour elles-mêmes. Et les grandes sont celles qui intéressent ma vie tout entière et contribuent à déterminer le sens de ma destinée.

 Il faut que l’esprit soit toujours en éveil, qu’il ne se laisse ni endormir par la paresse ou par la mémoire, ni divertir par la crainte ou par le désir, qu’il ne laisse jamais s’introduire en lui aucun intervalle qui le sépare de lui-même, qu’il n’y ait en lui ni formule qu’il répète ni habitude à laquelle il se confie, qu’il ignore également le passé et l’avenir, qu’il soit toujours prêt à écouter et à accueillir tout ce qui s’offre à son attention, soit qu’il sorte de son propre fonds, soit qu’il lui vienne du dehors. »

L’unique méthode de Spinoza (et de Brunschvicg, ainsi que Lagneau , Lachelier) est, comme le montre Ludovic Robberechts dans « Essai sur la philosophie réflexive »:  la réflexion. Par contre Lavelle peut être dit proche de Malebranche parce que leur unique méthode pour s’acheminer vers la Sagesse est l’attention.