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Leçons très particulières

Ce titre de « Private lessons » correspond à deux films « érotiques » , l’un italien de 1975:

https://en.m.wikipedia.org/wiki/Private_Lessons_(1975_film)

Avec Caroll Baker , vedette dans les années 50 de « Baby doll » d’Elia Kazan, et qui a incarné Jean Harlow dans un des deux films consacrés à la vie de cette actrice, sortis tous deux en 1965.
Le second « Private lessons » est un film américain de 1981 avec Sylvia Kristel :

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Leçons_très_particulières

Dans le film de 1975, Caroll Baker, qui née en 1931 avait alors 44 ans, est une professeur de musique qui couche avec l’un de ses élèves, de moins de vingt ans assurément…

Dans le film de 1981, Sylvia kristel, née en 1952, est embauchée comme « gouvernante » par une riche famille américaine pour s’occuper de leur fils âgé de 15 ans. Elle « fait le job » (et même le blowjob) d’une manière très particulière puisqu’elle se charge , avec tout le talent qui a fait sa réputation, de l’éducation sentimentale et sexuelle de l’adolescent , qui tombe amoureux…

J’ai démontré que l’inceste parent-enfant est un crime contre l’humanité , commis par l’adulte, car l’enfant ou l’adolescent(e) ne sait pas, il ou elle est complètement perdu(e) et désorienté(e):

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2017/01/28/scienceinternelle-10-comment-expliquer-la-prohibition-universelle-de-linceste/

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2017/01/30/scienceinternelle-11-comment-expliquer-le-tabou-universel-de-linceste-seconde-partie/

ce qui n’a pas empêché Louis Malle de traiter de ce sujet sur le mode léger et déculpabilisant en 1971 dans « Le souffle au cœur » :

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2017/02/01/theme-de-linceste-louis-malle-le-souffle-au-coeur-1971/

Certes , dans « Private lessons » ni Caroll Baker ni Sylvia Kristel ne sont la mère de l’adolescent qu’elles entraînent à l’Abîme, mais la relation sexuelle entre un partenaire plus âgé et un ou une adolescente beaucoup plus jeune est toujours le symbole d’une relation incestueuse.
De tels « spectacles » constituent une terrifiante régression de la conscience vers l’époque reculée de la « Grande Déesse » ou « Grande Mère  » qui accesssoirement était aussi l’époque des sacrifices humains , où le matriarcat primordial transformait le masculin en phallus anonyme. Que ce matriarcat ait cédé la place aux sociétés patriarcales, tout en laissant des résidus, aux Seychelles notamment, ne constitue certes pas un progrès mais ne peut on sortir de cette impasse ? Dieu, l’Absolu, est une Idée, et n’a pas de sexe, sauf dans l’anthropomorphisme des « religions » qui régressent au plan vital

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2017/05/05/macron-un-homme-profondement-immature-domine-par-sa-mere-epouse/

Nous comprenons clairement ici que la situation de chaos moral qui prévaut aujourd’hui n’est pas née « ex nihilo » : l’idéologie déconstructionniste des  » Libertins » (que combattait déjà Descartes en son temps) en est responsable. Il nous faut tirer la chasse et nettoyer sinon c’est l’islam qui s’en chargera, avec ses méthodes musclées…

« Les yeux de Satan » (1972) , le chef d’œuvre de Sidney Lumet, passe ce soir sur Paramount Channel

Voir cet article que j’avais fait sur ce Grand film méconnu:

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2017/03/08/les-yeux-de-satan-childs-play-sidney-lumet-1972/

Il passe ce soir Samedi 15 avril à 20 h40 sur Paramount Channel (chaîne 58 sur une Freebox)

Jean-Pierre Melville :un flic (1972)

Très bon commentaire :

http://www.cineclubdecaen.com/realisat/melville/unflic.htm

Le film en vf :

https://fmovies.se/film/un-flic.xrxv8/l3wjr3
On peut le voir aussi ici (avec sous titres arabes):

http://www.tudou.com/programs/view/Smy5poOGHjc
Le dernier film de Melville, réalisé  fin 71 (à la période des fêtes) début 1972 ( le film est sorti en salles fin octobre 1972, Melville est mort d’apoplexie en 1973 au cours d’un dîner avec Philippe Labro au PLM St Jacques). Le plus désespéré aussi , voir l’article du ciné-club de Caen:la scène du début, montrant un Hold up  réalisé en décembre à la station touristique de St-Jean-de-Monts, en Vendée, est absolument remarquable . Tout comme la prestation de Richard Crenna, acteur américain.
Comme souvent, il y a une devise qui résume l’atmosphère du film..c’est une citation de Vidocq:

« Les seuls sentiments que l’homme ait pu inspirer au policier sont l’ambiguïté et la dérision »

A rapprocher de celle de Brunschvicg sur le plan vital, qu’il oppose au plan spirituel:

https://leonbrunschvicg.wordpress.com/quelques-citations-eparses-de-brunschvicg-particulierement-eclairantes-voire-illuminatrices/

« le propre de l’esprit est de s’apparaitre à lui même dans la certitude d’une lumière croissante, tandis que la vie est essentiellement menace et ambiguïté. Ce qui la définit c’est la succession fatale de la génération et de la corruption. Voilà pourquoi les religions, établies sur le plan vital,…. »
Menace, ambiguïté, et dérision… la vie est dérisoire…aussi aucune menace ne doit elle être vraiment prise au sérieux.
Une « devise » qui rappelle aussi celle du « Deuxième souffle » (1966):

https://mathesisuniversalis.wordpress.com/2015/06/02/le-deuxieme-souffle-de-jean-pierre-melville/
« À la naissance il n’est donné à l’homme qu’un seul droit: le choix de sa mort.

Mais si ce choix est commandé par le dégoût de son existence, sa vie n’aura été que pure dérision »

Citons quand même aussi Husserl , pour ne pas laisser le dernier mot à ce qui n’est quand même que le cinéma (le plus admirable, certes) et non la Science:

« La vie humaine est un chemin vers Dieu »

La fusillade de Grasse renvoie à la tuerie de Columbine en 1999

http://www.lemonde.fr/societe/article/2017/03/16/le-suspect-de-la-fusillade-de-grasse-fascine-par-la-tuerie-de-columbine_5095714_3224.html
Évidemment « Le Monde » accuse l’extrême droatte  ( mais si l’agresseur était de famille musulmane, ce journal serait le premier à appeler à « ne pas stigmatiser » et « à ne pas faire d’amalgames populistes »).
J’avais tenté de tirer cette affaire au clair sur un ancien blog « Recherche de la vérité » maintenant détruit (par moi), j’avais lu pas mal de liens et je me souviens encore de mes conclusions : les deux tueurs, Eric Harris et Dylan Klebold, n’étaient en rien « racistes » ni « d’extrême droite » , encore moins « sionistes » comme on l’a prétendu parce que l’un des deux avait une partie de sa famille descendant d’un aïeul juif. J’ai retenu un passage de leurs « explications » qui montre s’ils étaient animés par un mépris et une haine contre toute l’humanité , accusée d’être hypocrite et menteuse : » That  inludes you, white P O S « ce qui signifie « les déclarations méprisantes qui précédent vous concernent aussi , vous les sales blancs  » (P O S est l’abréviation pour « piece of shit ») et ils prenaient soin de préciser qu’ils méprisaient les « racistes » aussi… ils n’étaient pas non plus homosexuels, ni refoulés ni « fiers de l’être  »

Le film « Elephant » réalisé en 2003 par Gus Van Sant,  à propos de ces événements est visible ici en vf:

http://sokrostream.cc/films/elephant-63162.html

C’est un grand film car il reste « mesuré » sans insister sur le gore et le sanglant, préférant procéder par « petites touches » menant vers l’horreur finale: nous voyons bien avec les trois élèves présentés et suivis au début qu’il y a quelque chose qui ne tourne pas rond dans cette société : John est en voiture avec son père alcoolique et il est obligé de lui demander fermement de prendre le volant pour éviter un accident. Elias prend des photos dans le parc où l’automne donne de belles couleurs aux feuillages, il croise un couple d’amoureux et leur demande de les photographier mais ceux ci lui demandent, sans aucun motif, s’il a l’intention de les photographier nus.. Michelle estune adolescente mal dans sa peau et se fait réprimander par sa prof de sports parce qu’elle s’obstine à venir en pantalon de survêtement et non en short comme les autres.

Ainsi le malaise concerne les rapports entre les générations, ou les rapports des jeunes avec le sexe, c’est à dire l’activité humaine conduisant au  renouvellement des générations . Le proviseur est tué par Eric, qui lui parle longuement , en l’accusant de ne pas les avoir écoutés, lui et Alex, lorsqu’ils se plaignaient à lui d’être les « souffre-douleurs » de leurs camarades. 

Elias et Michelle seront les deux premières victimes, à la bibliothèque :Elias prendra en photo le garçon qui lui tire dessus. 

Quant à John, il croise les deux tueurs alors qu’ils arrivent avec leurs sacs pleins d’armes.. il leur demande ce qu’ils font et Alex lui dit alors :  » fous le camp et ne reviens pas ! Ça va chier! »  et John comprend que quelque chose de très grave va arriver au réfectoire et se contente de prévenir tous ceux qu’il croise de ne pas entrer à cet endroit.. il n’a pas l’idée de téléphoner à la police.

Les lèvres rouges de Harry Kümel (1971)

À voir ici , dialogues en anglais mais parlé par des francophones donc facilement compréhensible:

http://www.streamingzer.net/film-les-levres-rouges-streaming.html
Résumé :

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Les_Lèvres_rouges
Comme Marguerite Chopin dans « Vampyr » de Carl Dreyer, réalisé quarante ans plus tôt et dans une visée très différente (j’associerais le film de Dreyer à La Croix, représentant le monde internel, et celui de Harry Kummel à la sphère , représentant le plan vital):

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2016/11/23/carl-dreyer-vampyr-1932-un-etrange-et-admirable-chef-doeuvre/

(1971 (année aussi du « Souffle au cœur ») c’était l’entrée du monde occidental dans l’ère de la « libération sexuelle » des désirs , d’ordre dionysiaque)

Comme dans « Vampyr » donc,  les « vampires »ici  sont féminins : la comtesse qui ne vit que la nuit et se nourrit de sang  et sa nouvelle suivante Valérie (le lesbianisme est plus que suggéré)  tuent   À la fin l’homme brutal et possessif, Stéphen, et se repaissent de son sang . Ensuite elles fuient la lumière du jour  dans la vieille 403 , et , rattrapées par le Soleil, vont s’encastrer dans un arbre. Mais la fin laisse l’impression d’un recommencement éternel du cycle, ce qui évoque certaines spiritualités lunaires, féminines, dont la caractéristique par rapport aux spiritualités solaires associées au masculin est de donner la prédominance aux « énergies » et autres éléments du plan vital : « le sang est un suc tout particulier » (Goethe-Méphisto) et le « sang blanc » (le sperme) dont la femme est réceptrice et captatrice symbolise le désir et la vie , totalement irrationnelle et pulsionnelle. 
Curieusement , le personnage historique d’Elisabeth Bathory vivait juste avant la ligne de démarcation cartésienne et occidentale :

https://meditationesdeprimaphilosophia.wordpress.com/2012/03/06/la-ligne-de-partage-des-temps/

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Élisabeth_Báthory

Et cela n’aurait aucun sens de tenter de savoir si ces horreurs ont réellement eu lieu. Des atrocités bien pires se sont déroulées au cours de l’histoire, et quant au mythe du vampire, son représentant moderne est le « trader » et le « bankster » qui cherche  à  prélever  sa part sur tous les échanges économiques et financiers . On pourrait  dépeindre la (post) modernité comme d’essence vampirique : il serait ici intéressant de se pencher sur l’étonnant « Vampir:roman tout en couleurs et en lambeaux » de Hans Heinz Ewers, mais je n’arrive plus à retrouver mon vieil exemplaire :

https://ledocteurfaustus.wordpress.com/2017/02/02/hans-heinz-ewers-vampir-roman-tout-en-couleurs-et-en-lambeaux/