Archives pour la catégorie Hermétisme

Pierre Gordon : la Révélation primitive (blog « Arma Artis »)

http://editionsarmaartis.blogspot.fr/2008/12/pierre-gordon-la-revelation-primitive.html

***************
http://ora-et-labora.frenchboard.com/t89-la-revelation-primitive

Les avertissements prophétiques

Jérémie 49:16

http://saintebible.com/jeremiah/49-16.htm
« 15Car voici, je te rendrai petit parmi les nations, Méprisé parmi les hommes. 16Ta présomption, l’orgueil de ton coeur t’a égaré, Toi qui habites le creux des rochers, Et qui occupes le sommet des collines. Quand tu placerais ton nid aussi haut que celui de l’aigle, Je t’en précipiterai, dit l’Eternel. « 


Abdias 1:4

http://saintebible.com/obadiah/1-4.htm
« …3L’orgueil de ton coeur t’a égaré, Toi qui habites le creux des rochers, Qui t’assieds sur les hauteurs, Et qui dis en toi-même: Qui me précipitera jusqu’à terre? 4Quand tu placerais ton nid aussi haut que celui de l’aigle, Quand tu le placerais parmi les étoiles, Je t’en précipiterai, dit l’Eternel. 5Si des voleurs, des pillards, viennent de nuit chez toi, Comme te voilà dévasté! Mais enlèvent-ils plus qu’ils ne peuvent? Si des vendangeurs viennent chez toi, Ne laissent-ils rien à grappiller?…… »

Osée 1

http://saintebible.com/lsg/hosea/1.htm

« 1La parole de l’Eternel qui fut adressée à Osée, fils de Beéri, au temps d’Ozias, de Jotham, d’Achaz, d’Ezéchias, rois de Juda, et au temps de Jéroboam, fils de Joas, roi d’Israël. 2La première fois que l’Eternel adressa la parole à Osée, l’Eternel dit à Osée: Va, prends une femme prostituée et des enfants de prostitution; car le pays se prostitue, il abandonne l’Eternel! 3Il alla, et il prit Gomer, fille de Diblaïm. Elle conçut, et lui enfanta un fils.… »


« Elle conçut, et lui enfanta un fils. 4Et l’Eternel lui dit: Appelle-le du nom de Jizreel; car encore un peu de temps, et je châtierai la maison de Jéhu pour le sang versé à Jizreel, je mettrai fin au royaume de la maison d’Israël. 5En ce jour-là, je briserai l’arc d’Israël dans la vallée de Jizreel »


La quête spirituelle (placer son nid aussi haut que celui de l’aigle, parmi les étoiles, pour voir tout d’un regard panoramique, depuis la hauteur du plan spirituel) ne doit jamais provoquer l’infatuation du cœur, sinon l’individualité est vite précipitée du ciel (le plan internel) sur la Terre (le plan vital) . C’est le péché (ou danger) luciférien (se croire au dessus des nécessités propres au plan vital, et mépriser ceux qui y sont encore soumis) . Dans « La montagne magique » le personnage luciférien est Léon Naphta, le juif devenu jésuite… il ne faut jamais se croire arrivé définitivement au bout de la quête, installé sur le plan spirituel comme « à demeure » sinon l’on retombe sur la terre, on redescend l’escalier de manière catastrophique . C’est ce qui arrive au Maître dans le très beau (et si sombre) récit de Philippe Jaccottet : » l’Obscurité »

https://brumes.wordpress.com/2014/03/29/face-a-la-nuit-lobscurite-de-philippe-jaccottet/

https://unedemeuresouterraineenformedecaverne.wordpress.com/philippe-jaccottet-lobscurite/
http://www.wikipoemes.com/poemes/philippe-jaccottet/laveu-dans-lobscurite.php
« Les mouvements et les travaux du jour cachent le


jour. 

Que cette nuit s’approche et dévoile donc nos visages. 

Une porte a peut-être été poussée en ces parages, une étendue offerte en silence à notre séjour.


Parle, amour, maintenant. 

Parle, qui n’avais plus


parlé depuis des ans d’inattention ou d’insolence. 

Emprunte à la légère obscurité sa patience et dis ceci, telle une haleine dans les peupliers :


« 

Une douceur ardente en ce lieu me fut accordée, nul ne m’en disjoindra qu’il ne m’arrache aussi la


main, je n’ai pas d’autre guide qui me guide en ce chemin, sa fraîcheur et ses feux brillent tour à tour sur les


haies… »




Mais que reste caché ce qui fait notre compagnie, amour : c’est le plus sombre de la nuit qui est clarté, innommable est la source de nos gestes entêtés, au plus bas de la terre est le vol ombreux de nos vies.


Dis encor, seulement : « 

Cire brûlant sous d’autres


cires, conduis-moi, je te prie, vers cette vitre à l’horizon, pousse avec moi cette légère et coupante cloison, vois comme nous passons sans peiner dans l’obscur


empire… »


Puis rends grâce brûlante à la voisine de la nuit. »


Le péché inverse est le péché ahrimanien : c’est ce qui est appelé « prostitution »  dans le verset 1 d’Osée . Cela consiste à refuser d’envisager le céleste, l’Esprit, et à s’enliser sur la Terre du plan vital.

Dans « La montagne magique » c’est Settembrini , l’homme des Lumières , qui est le personnage ahrimanien. Le héros, Hans Castorp , est tiraillé entre Naphta-Lucifer et Settembrini-Ahriman et doit trouver son « salut » en équilibrant les deux..

La table d’émeraude et la première règle pour la direction de l’esprit de Descartes

La table d’émeraude et la première règle pour la direction de l’esprit de Descartes.via La table d'émeraude et la première règle pour la direction de l'esprit de Descartes.

La table d’émeraude, la Τοποσοφια μαθεσις uni√ersalis οντοποσοφια et le matérialisme

Suite de :

https://meditationesdeprimaphilosophia.wordpress.com/2015/07/12/la-table-demeraude-et-la-henosophia-τοποσοφια-οντοποσοφια-μαθεσι/

Commençons par souligner combien cette « pensée selon l’un » opposée par Brunschvicg à la pensée selon l’être, du multiple, ontologique, que nous retrouvons dans le platonisme et le néo-platonisme, ainsi que dans l’hermétisme, est incompatible avec les différentes variantes (qui peuvent être très éloignées les unes des autres) du matérialisme, ancien ou moderne.
Je parle ici du matérialisme philosophique, pas du « matérialisme » vulgaire de Mr Tout-le-monde.
Voir aussi sur les deux pensées opposées ontologique et hénologique :

https://leonbrunschvicg.wordpress.com/2012/09/12/pensee-selon-letre-et-selon-l-un-categories-topoi-ensembles/

Frank Jdrzejewski les considère comme duale l’une de l’autre, en un sens de « dualité » analogue à celui de la théorie des catégories:

https://meditationesdeprimaphilosophia.wordpress.com/2012/04/24/en-france-du-nouveau-franck-jedrzejewski-diagrammes-et-categories-these-et-introduction/

la dualité prenant différents sens en mathématiques:

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Dualité_(mathématiques)

Comme d’habitude, pour ceux qui lisent l’anglais, la page du Nlab est la plus profonde, mais elle réclame une étude détaillée, qui doit accompagner celle de la thèse de Jedrzejewski:

http://ncatlab.org/nlab/show/duality

Certes il y a différentes variantes du matérialisme mais TOUTES, y compris celle du matérialisme dialectique de Badiou, se rattachent à la pensée ontologique.

Adoptons la terminologie de l’article précédent sur la table d’émeraude et la mathesis universalis HENOSOPHIA basée sur les trois éléments primitifs de Wronski.
Tout matérialisme philosophique, que l’on peut supposer donc conséquent, ne peut que proclamer la primauté de l’élément-être, à l’ordre duquel appartient ce qu’il appelle « matière » ou « réel » ou « ce qui existe vraiment » ou même « ce qui résiste » (à l’effort physique).
Quant au savoir, aux théories scientifiques et à l’Un ou aux Idées, ce sont des superstructures idéologiques en dépendance de l’économie, de l’histoire, du social, du langage …

Ainsi pour Badiou c’est le multiple pur qui est premier, c’est à dire l’être : l’Un n’est que le compte-pour-un ensembliste.
Mais il est vrai que lorsqu’il dit :
« Il n’y a que des corps et des langages sinon qu’il y a des vérités éternelles »
il sort à mon avis du matérialisme, alors qu’il ne reconnaît que son opposition au matérialisme démocratique. La partie « il n’y a que des corps et des langages » décrit le plan vital, le « sinon qu’il y a des vérités » correspond au plan spirituel, à l’élément savoir.

Quant à l’Un il n’est pas: c’est la conclusion selon la méditation un de « L’être et l’événement »du Parmenide de Platon.
Brunschvicg disait : « être et un ne sont pas convertibles l’un en l’autre » (« nés et un un non converti tir »).
Il ne faut jamais oublier que Badiou est influencé par la pensée brunschvicgienne, sans jamais le reconnaître.

passons aux néo-platoniciens : la conversion (retour du multiple à l’un par conversion intellectuelle philosophique) n’est possible que parce qu’il « y a eu », (mais pas dans le Temps, d’où les guillemets) procession, que l’Un est devenu le multiple : toutes, ou beaucoup de mythologies antiques, en parlent, notamment les Brahmanas hindous avec le mythe de l’œuf de Brahma, et scandinaves.
Les mythologies monothéistes introduisent ensuite la fable de la création de l’Univers par Dieu (et par qui d’autre puisqu’il n’y a que lui ?) tout en identifiant ce Dieu créateur et protecteur (de sa tribu particulière et plus tard de sa communauté des « vrais croyants », les autres devant se soumettre ou être tués) à l’Un : ceci dans le « Shma Israël » biblique ou dans la sourate 112 du Coran.

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Chema_Israël

http://islamfrance.free.fr/doc/coran/sourate/112.html

Seulement jamais personne n’a pu comprendre, ni donc expliquer, sauf dans le fanatisme des assemblées cultuelles galvanisées par les sermons ou, peut être, dans les étreintes passionnées des amants (ou en dépassant les 5 grammes d’alcool par litre) comment l’Un peut créer quelque chose en dehors de lui, ou même avoir des volontés, des projets de changement.
Bien sûr il y a la Qabbale ou plutôt les Qabbales (l’ésotérisme hébraïque) et leurs explications abstruses et invérifiables. Toutes ces vieilleries sont totalement caduques depuis la naissance de la science.

Nous ne suivons pas ici la voie néo-platonicienne, mais bien sûr il faudra y revenir, ceci n’est qu’un survol.
Si nous ne voulons pas retomber dans la pensée ontologique et le matérialisme, il ne nous reste donc qu’une seule option: l’idéalisme philosophique, qui consiste à donner la prédominance à l’élément-savoir, au plan de l’idée.
D’ailleurs nous y sommes déjà entrés si nous lisons ce qui est dit ici, et qui se situe sur le plan des idées, surtout si nous l’interprétons mathématiquement comme nous l’avons suggère avec le schéma d’un foncteur entre deux topos.

Le plus grand commentateur de Wronski, à savoir Francis Warrain, a affirmé pour cette raison que l’élément-savoir conditionne l’élément-être et non l’inverse.
Signalons aussi que la triade des éléments primitifs EE, ES, En est aussi celle de l’Alchimie : souffre, sel et mercure. Nous comprenons alors qu’il ne s’agit pas du mercure, Ou du soufre « vulgaires » : l’alchimie est entièrement spirituelle, ce qui veut dire qu’elle se situe au plan de l’idée, pas au plan de la matière et des « souffleurs »: le « fourneau » est philosophal, pas physique. Sinon nous serions dans une cuisine, celle que Faust nomme « la cuisine des sorcières ».
J’entends aujourd’hui lundi 13 juillet sur France Info, dans « Le monde des idées », le physicien Étienne Klein.
Il dit (ce matin) que les Indiens ont la même raison que nous européens, mais que nous sommes les seuls à avoir la science, c’est ce qui nous distingue.
C’est évident : tous les êtres humains ont la même raison, que l’on peut donc appeler avec Malebranche « Raison universelle des esprits ».
Seulement l’esprit européen est le seul à pratiquer la « pauvreté en esprit », c’est à dire à avoir abandonné le culte d’une Raison ou d’une science qui saurait tout et pourrait résoudre tous les problèmes. C’est là ce qui rend la science possible.
Il dit aussi que les Indiens ont gardé le « sentiment » d’une communauté universelle de tous les étants : « nous sommes la même chose que le planète Mars », ce qui garantit qu’ils n’essaieront pas de dominer et d’exploiter la nature.

Tout cela est fort bien, mais cela se situe encore sur le plan de l’être, avec une vague prescience de l’Un.
Une citation souvent utilisée par moi permet de comprendre la différence radicale de l’esprit européen créateur de la science grâce à l’idéalisme philosophique et mathématisant hérité de Platon : nous ne sommes pas le Soleil mais nous, ou plutôt les philosophes-savants européens sont ceux qui rendu le monde vrai en faisant en sorte que

la pensée se détache de son centre biologique pour s’installer dans le Soleil

Très belle définition de l’idéalisme qui fonde la science véritable, la science européenne.
Les musulmans et autres primitifs en sont incapables puisque lorsqu’ils remercient Allah (leur idole sanguinaire et tribale) de toutes les bonnes choses qu’il a créées pour qu’ils puissent se nourrir ils restent sur le « plan vital » ou le Bien se limite à l’agréable. Ils ne réussissentas à émanciper la pensée de son centre biologique pour l’installer dans le « centre qui est partout et tout le temps ».

« Le sentiment de notre éternité intime n’empêche pas l’individu de mourir, pas plus que l’intelligence du soleil astronomique n’empêche le savant de voir les apparences du soleil sensible. Mais, de même que le système du monde est devenu vrai le jour où la pensée a réussi à se détacher de son centre biologique pour s’installer dans le soleil, de même il est arrivé que de la vie qui fuit avec le temps la pensée a fait surgir un ordre du temps qui ne se perd pas dans l’instant du présent, qui permet d’intégrer à notre conscience toutes celles des valeurs positives qui se dégagent de l’expérience du passé, celles là même aussi que notre action réfléchie contribue à déterminer et à créer pour l’avenir. Rien ici qui ne soit d’expérience et de certitude humaines. Par la dignité de notre pensée nous comprenons l’univers qui nous écrase, nous dominons le temps qui nous emporte; nous sommes plus qu’une personne dès que nous sommes capables de remonter à la source de ce qui à nos propres yeux nous constitue comme personne…. » (Leon Brunschvicg)
Il y a une autre citation de Brunschvicg où il évoque le souvenir émouvant d’une petite écolière, lors d’une cérémonie de remise des prix, qui parlait du Paradis de Dieu où des îles flottantes en sucre glissant dans des fleuves de miel ou de vanille.
Le Coran est encore plus ridicule, et surtout plus dégoûtant, lorsqu’il décrit dans la sourate 56 la fornication des « élus » avec les houris, après s’être « mis en forme » en tripotant les garçons « éternellement jeunes » qui leur servent à boire : ainsi Allah récompense t’il ses fidèles.

http://islamfrance.free.fr/doc/coran/sourate/56.html

Étienne Klein dit encore sur France Info, en citant une conférence d’Einstein, que « la science dit ce qui se passe, pas ce qu’il faut faire ». Et il dénonce à propos des nanotechnologies et les rêves délirants d’immortalité qu’elles provoquent chez certains (américains surtout) le mixage d’un projet technologique et d’un projet métaphysique. « La science ne nous dit pas s’il faut sortir ou non de la condition humaine, c’est à chacun d’en décider ».

La science ne nous dit pas cela parce qu’elle parle de « ce qui arrive », du plan physique , mais à partir du plan des idées (mathématiques)où elle établit la pensée.
Que cela soit à chacun d’en décider, d’accord : mais à condition que son esprit soit établi, grâce à la connaissance de la science, sur ce plan de l’idée. La démocratie et la liberté sans connaissance réelle sont illusoires.
Et Brunschvicg dit fort justement:

« Le sentiment de notre éternité intime n’empêche pas l’individu de mourir, pas plus que l’intelligence du soleil astronomique n’empêche le savant de voir les apparences du soleil sensible »

Avoir des rêves délirants d’immortalité signifie simplement que l’on n’a pas renoncé à la mort, c’est à dire que l’on a été incapable d’établir la pensée sur le plan spirituel, « centre non biologique qui est partout et nulle part, tout le temps parce qu’en dehors du temps »

La table d’émeraude et la HENOSOPHIA Τοποσοφια οντοποσοφια μαθεσις uni√ersalis ενοσοφια

Le texte de la « Table d’émeraude », extrait de « Hermès Trismegiste » est ici:

http://www.philo5.com/Les%20philosophes%20Textes/HermesTrismegiste_LaTableDEmeraude.htm

(latin -français)

voir aussi:

http://www.bibleetnombres.online.fr/pdf2/tables_emeraude_Hermes.pdf

et

https://sites.google.com/site/grandoeuvre/Table-Emeraude

ou bien d’autres…le risque est grand avec l’hermétisme et l’alchimie de s’égarer dans les sentiers sans issue de l’occultisme c’est à dire d’une interprétation matérialiste, mais nous qui avons la chance de vivre après le « retour au spiritualisme platonicien pur » dans le cartésianisme nous pouvons et devons chercher la « substantifique moelle » et éviter ces fausses voies.

Et nous nous retrouvons alors quelque chose de bien proche de la « pensée selon l’un » qui est notre thème principal de recherches, à l’aide de la mathématique

La page Wiki est intéressante:

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Table_d%27émeraude

on y trouve cette traduction du texte:

« « Il est vrai, sans mensonge, certain, & très véritable: Ce qui est en bas, est comme ce qui est en haut; et ce qui est en haut est comme ce qui est en bas, pour faire les miracles d’une seule chose. Et comme toutes les choses ont été, & sont venues d’un, par la médiation d’un : ainsi toutes les choses ont été nées de cette chose unique, par adaptation. Le soleil en est le père, la lune est sa mère, le vent l’a porté dans son ventre ; la Terre est sa nourrice. Le père de tout le telesme de tout le monde est ici. Sa force ou puissance est entière, si elle est convertie en terre. Tu sépareras la terre du feu, le subtil de l’épais doucement, avec grande industrie. Il monte de la terre au ciel, et derechef il descend en terre, & il reçoit la force des choses supérieures et inférieures. Tu auras par ce moyen la gloire de tout le monde ; et pour cela toute obscurité s’enfuira de toi. C’est la force forte de toute force : car elle vaincra toute chose subtile, et pénétrera toute chose solide. Ainsi le monde a été créé. De ceci seront & sortiront d’admirables adaptations, desquelles le moyen en est ici. C’est pourquoi j’ai été appelé Hermès Trismégiste, ayant les trois parties de la philosophie de tout le monde. Ce que j’ai dit de l’opération du Soleil est accompli, et parachevé. »

qui est aisément compréhensible à l’aide des clefs wronskiennes et brunschvicgiennes (deux penseurs incompatibles en apparence mais reliés par l’élément neutre African Spir, voir:

https://apodictiquemessianique.wordpress.com/spir-wronski-et-brunschvicg/ )

clefs que j’ai données par exemple ici:

https://mathesisuniversalis.wordpress.com/2015/06/23/retour-a-ou-detour-par-la-triade-des-elements-primitifs-de-wronski/

et ici:

https://mathesisuniversalis.wordpress.com/2015/06/24/morphismes-geometriques-et-2-categorie-topos-des-topoi-comme-cadre-general-de-nos-travaux/

la base étant ici:

https://balzacwronskimessianisme.wordpress.com/2012/04/26/la-loi-de-creation-de-wronski-et-la-theorie-des-topoi/

Examinons donc la Table d’émeraude : il est facile d’y relever les analogies avec ce qui est dit dans les liens précédents.

Je me contenterai d’expliquer le début car il est le passage « principiel », la suite étant d’ordre plus « opératif » donc sans valeur pour nous européens modernes, puisque la science crée par les européens il y a 4 siècles à largement transcendé ces anciens grimoires.

« « Il est vrai, sans mensonge, certain, & très véritable: Ce qui est en bas, est comme ce qui est en haut; et ce qui est en haut est comme ce qui est en bas, pour faire les miracles d’une seule chose. »

« Une seule chose » c’est l’Un, ou élément neutre, que nous comprenons comme fonctoriel, relationnel, assurant la possibilité de la science comme correspondance « certaine » entre les théories et les phénomènes.

« Les miracles d’une seule chose » c’est ce qui étonnait tant Einstein : le fait sans cesse plus certain que les phénomènes soient intelligibles par la physique.

« Et comme toutes les choses ont été, & sont venues d’un, par la médiation d’un : ainsi toutes les choses ont été nées de cette chose unique, par adaptation »

« Toutes les choses » c’est le multiple pur des phénomènes, l’élément-être, ou l’être de l’ontologie, ou encore le monde selon Wittgenstein:

« Le monde est tout ce qui arrive »

Seulement « tout ce qui arrive » est venu d’un, c’est à dire de l’élément-neutre, « par la médiation d’un » c’est à dire par la médiation de l’élément savoir, condition de possibilité de la connaissance véritable (rationnelle) et de la science.

Pris dans le sens descendant c’est ce que le néo-platonisme nomme « procession » et qu’étudie la cosmologie: comment le multiple procede de l’Un , « pourquoi y a t’il quelque chose plutôt que rien? ».

Dans le sens qui remonte à partir de l’être multiple vers l’Un par la médiation de la science c’est ce que le néo-platonisme nomme

« conversion »

Le texte de la table d’émeraude fait allusion à ce double sens :

« Il monte de la terre au ciel, et derechef il descend en terre, & il reçoit la force des choses supérieures et inférieures. »

Le « ciel » c’est comme je l’ai dit à propos du début de la Genèse le plan de l’idée (mathématique), l’élément savoir, « les choses supérieures ».

La « terre » est alors, comme dans la Genèse : le plan vital, matériel, sensible et psychique. Les « choses inférieures ».

Nous qui ne sommes ni des physiciens ni des alchimistes au fourneau, mais qui sommes à la recherche de la véritable religion, enfin universelle, seul le sens qui remonte du multiple de l’être vers l’Un nous intéresse.

J’ai dit que seule la partie des trois éléments primitifs : neutre, savoir, être, est « principielle »

Elle est donc liée au nombre 3.

La suite ce sont les sept sephirot restantes du diagramme de l’arbre de vie kabbalistique.
Or Balzac (influencé par Wronski) dit dans « Louis Lambert » que:

« Trois et sept sont les deux plus grands nombres spirituel Sur »

Voici quelques observations curieuses à propos de ces deux nombres premiers:

3 + 7 = 10 (nombre des sephirot, comme expliqué dans le Sepher Yetsira)

3 x 7 = 21

Or 10 et 21 sont deux nombres triangulaires, le quatrième et le sixième :

10 = 1 + 2 + 3 + 4

21 = 1 + 2 + 3 + 4 + 5 + 6

(En additionnant leurs rangs 4 et 6 on retombe sur 10)

Et leur produit 210 est aussi un nombre triangulaire, le vingtième :

10 x 21 = 210 = 1 + 3 + 3 + …..+ 19 + 20

Les nombres triangulaires sont fondamentaux dans l’ancienne arithmosophie pythagoricienne, ils sont omniprésents dans la Gematria de la genèse en hébreu et de l’évangile de Jean en grec, voir les travaux de Vernon Jenkins:

http://homepage.virgin.net/vernon.jenkins/

par contre ils sont absents de l’abjad du Coran : preuve que les ignorants qui ont écrit ce livre à partir des lectionnaires nazaréens avaient perdu tout savoir traditionnel.

Trois est le nombre des « principes, à partir de quatre commence donc les nombres « mondains »
Trois plus quatre donne 7, qui est le nombre du Temps, des cycles ( le mot hébreu correspondant veut dire retour), et trois multiplié par quatre donne douze, nombre de l’espace (Zodiaque, 12 signes zodiacaux)

3 + 7 + 12 = 22 = 21 + 1 nombre des arcanes du Tarot

7 + 12 = 19 nombre de l’Islam qui avait donc perdu le nombre 3 des Principes.

C’est là bien sûr l’ancienne sagesse des Nombres dite « arithmosophie » qui s’est effacée devant la mathesis et ses théorèmes, voir:

https://horreurislamique.wordpress.com/le-schisme-entre-acousmatiques-et-mathematiciens-dans-le-pythagorisme/

Dans ce que nous recherchons ici : « HENOSOPHIA Τοποσοφια μαθεσις uni√ersalis οντοποσοφια

nous voulons utiliser la mathématique la plus contemporaine pour trouver la « pensée selon l’un » que cherchait aussi l’hermétisme.