Archives pour la catégorie Léon Brunschvicg

La pensée de Spinoza et la naissance de l’intellectuel démocratique

https://www.cairn.info/revue-archives-juives-2003-2-page-20.htm

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Dany Robert Dufour : « La situation désespérée du présent me remplit d’espoir »

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2017/02/26/dany-robert-dufour-la-situation-desesperee-du-present-me-remplit-despoir/

Spinoza contra phenomenology : french rationalism from Cavaillès to Deleuze

https://books.google.fr/books?id=TVmqAwAAQBAJ&pg=PA272&lpg=PA272&dq=jean+toussaint+desanti+brunschvicg&source=bl&ots=YJapKAy4wx&sig=lFWr1uFpGG8Cw_wQUDixKkQN72A&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwi2k7GW59rQAhUGKWMKHZOrDA8Q6AEIRDAJ#v=onepage&q=jean%20toussaint%20desanti%20brunschvicg&f=false

À revoir pendant 7 jours : le chef d’œuvre de Volker Schlondorff « Diplomatie »

Il passait hier soir sur Arte, on peut le voir ou le  revoir sur TV Replay jusqu’au 5 décembre au petit matin:

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http://www.tv-replay.fr/27-11-16/diplomatie-arte-12038414.html

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http://www.tv-replay.fr/redirection/27-11-16/diplomatie-arte-12038414.html

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http://www.programme-tv.net/news/cinema/100807-diplomatie-arte-retour-sur-cette-nuit-ou-paris-a-failli-etre-detruite-video/

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Alors bien sûr il y aura toujours les gens du soupçon qui diront que c’est trop… (beau?) pour être vrai, mais c’est vraiment un film bouleversant, et à l’heure où l’Allemagne est envahie pour les nouveaux nazis antisémites musulmans, et où les Femmes allemandes sont massivement violées par ces barbares avec la complicité de la Merkel, qui, née en RDA, n’a jamais rompu avec le bolchevisme, donc avec le nazisme, et de son gouvernement corrompu à la solde de l’Europe- Eurabia soumise au naziSSLam, c’est un film à voir absolument et d’une grande beauté :il nous apprend au moins que la plupart des soldats allemands (mis à part les SS) n’avaient rien à voir avec l’idéologie nazie démoniaque  qui est, comme le bolchevisme, l’islam ou le « matérialisme démocratique capitaliste et technoscientifique » idolâtrie du plan vital et négation du plan spirituel:

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2016/04/08/quest-ce-que-le-nazisme/

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À un moment du film , Nordling évoque Abraham et Choltitz lui rit au nez en lui disant qu’il a du culot d’invoquer « un juif ». Seulement, Abraham n’est pas juif, et les musulmans le réclament comme le premier musulman, Ibrahim, entièrement soumis à Dieu au point de lui obéir en égorgeant en sacrifice son  fils Yitshaq.

IShmael, ancêtre éponyme revendiqué par les arabes, veut dire « qui écoute Dieu » tandis qu’Israel , nom donné à Jacob fils d’Yitshaq (Isaac) , après sa lutte avec l’Ange, veut dire  » celui qui lutte contre Dieu, qui désobéit à Dieu » 
Mais qui est ce Dieu auquel il faudrait obéir en tout  comme à un tyran, même en respectant ses ordres absurdes ? Il y en a trois, voir :

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2016/11/24/cochetbrunschvicg-12-trois-types-detres-humains-donc-trois-conceptions-de-dieu-trois-dieux-en-guerre/

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2016/11/25/mais-comment-sappellent-ces-trois-dieux-en-guerre-permanente/
le dieu de la matière, qui est aussi le dieu des  hommes -animaux soumis à l’instinct , dieu tribal de l’antique tribu des hébreux qui est devenu le dieu de l’Islam par le biais des Nazaréens dits « judéo-chrétiens  » parce qu’ils révéraient à la fois la Torah et l’évangile , dont ils ne connaissaient qu’un ancien stade primitif de l’évangile de Matthieu et dont ils se faisaient une conception matérialiste , assimilant Jésus à un « MESSIE » fanatique et guerrier qui devait « revenir » pour conduire la « oumma » musulmane , nouveau « peuple élu » à la conquête de la Terre pour soumettre tous les peuples à la Sharia d’Allah (sauf qu’on parle là en termes coraniques, le Coran ayant été écrit par des scribes nazaréens pour convertir les arabes à un monothéisme guerrier inspiré du nazaréisme qui se nommera plus tard :Islam):

https://horreurislamique.wordpress.com/lislam-et-le-coran-sont-le-resultat-dune-manipulation-et-dune-imposture-que-revele-la-recherche-moderne-en-islamologie/

https://horreurislamique.wordpress.com/lislam-est-un-crime-parfait/
le second dieu, ou Idée de Dieu , qui n’est pas un Être Suprême, mais une Idée nécessairement formée par les humains, comme les Idées mathématiques, nécessaires à la Science, le second dieu est le dieu de la vie, Père sans père engendrant éternellement le Fils sans fils, en quoi l’on reconnaît le dieu chrétien.

Enfin le troisième dieu, le seul Dieu véritablement divin, et non anthropomorphique,  « Dieu des philosophes et des Savants » , dieu des hommes entièrement spirituels, « dieu en Esprit et en Vérité » c’est à dire Dieu qui est uniquement Idée consciente d’être Idée et non pas un Être, fût il « suprême « . 

Quel est le Dieu d’Abraham , le parfait « soumis à Dieu » donc le premier musulman? C’est le dieu sanguinaire de l’instinct, qui est le Dieu de l’Islam et aussi le dieu des Nazis. 

Nordling, agissant en conscience au nom du « dieu de la vie »,  du dieu chrétien , permet à Choltitz de prendre conscience qu’il n’a pas à obéir au dieu sanguinaire de l’instinct de mort et de destruction qui est le dieu d’Hitler..voilà ce qu’expose ce film remarquable..

Remarquons aussi que Choltitz n’est si acharné à « accomplir son devoir » (c’est à dire à obéir à Hitler et à détruire Paris) que parce que la vie de sa famille en Allemagne est menacée s’il n’obéit pas. Ainsi c’est l’instinct du plan vital qui le mène, car la parentalité est un instinct, comme celui du sexe, les deux sont d’ailleurs fort proches, nos amis de la Manif pour TOUS , menés par le « dieu de la vie » ont un peu trop tendance àl’oublier. De même Choltitz ne semble se rendre aux arguments de Nordling q’à partir du moment où celui ci lui a sauvé la vie en lui donnant ses pilules…encore ne cede t’il que lorsque Nordling lui a promis de mettre lui même sa famille menacée de représailles par Hitler en lieu sûr, en Suisse…il est vraiment mené par l’instinct du plan vital : paternité et vouloir-vivre…c’est d’ailleurs pour cela que Nordling n’aurait pas pu le convaincre à l’aide du « Dieu de l’Esprit » : il ne peut céder qu’aux arguments inspirés à Nordling par le « dieu de la vie » , dieu des hommes sociaux, menés par leur intérêt vital propre  et non par l’universalité de l’Esprit et de la Vérité.

 seulement le « dieu de la vie » s’il n’est pas accompagné du « Dieu en Esprit et en vérité  » (et pour beaucoup de chrétiens et de juifs il l’est ) est aussi celui des  idolâtres, comme le dieu des instincts , car la vie est raflée par le Maître Absolu, la Mort , dans le Néant .. et Paris n’est pas éternelle, pas plus que n’importe quelle autre ville sur TerreSa destruction ad’ailleurs commencé dans les années d’après guerre comme s’en plaignait d’ailleurs Guy Debord qui en faisait le reproche aux promoteurs immobiliers et aux politiques corrompus à leur service. J’ai moi même pu constater la manière dont les zones pavillonnaires de Nanterre ont cédé la place aux grands ensembles au début des années 60.

« Sous le Pont Mirabeau coule la Seine…

Et nos amours faut il qu’il m’en souvienne ? »
Par contre la sphère Parfaite de l’Eternel Présent, ou plan spirituel-internel, qui est celle de l’Esprit, ne peut être raflée dans le Néant par le Maître Absolu, car il s’agit de l’Acte Spirituel qui conditionne toute affirmation , fût elle celle de Dieu, ou du Néant….

Comme quoi le Maître Absolu n’est peut être pas aussi Absolu que le pensait Hegel.. d’ailleurs l’hégélianisme n’a t’il pas inspiré des nazis comme des bolcheviques?

Eric Rohmer :ma nuit chez Maud (1969)

https://m.ok.ru/video/80320399942
L’importance de Pascal, de la philosophie et des mathématiques (théorie des probabilités) dans ce film … lorsque Jean Louis Trintignant passe la nuit dans le dortoir des étudiants, où l’a amené Marie Christine Barrault, il découvre le livre de Brunschvicg « De la vraie et de la fausse conversion » et se met à le lire avant de se coucher:
https://mathesismessianisme.wordpress.com/2015/05/23/brunschvicgvfconversion-ma-nuit-chez-maud-deric-rohmer-1969/
C’est un film sur la conversion justement, sur le choix réel, la liberté réelle…
Voir l’entretien sur Pascal tourné par Rohmer, avec Brice Parain et le père Dominique Dubarle, qui connaît très bien l’œuvre de Brunschvicg :

Mauvaise réputation de l’idéalisme dès l’époque de Fichte 

http://www.laviedesidees.fr/Pourquoi-encore-l-idealisme.html
« Vers 1800, des étudiants berlinois auraient canardé de pierres les fenêtres de Fichte afin de lui démontrer l’existence des choses extérieures. Une fois les fenêtres brisées, preuve était faite de l’existence réelle des choses face à ce Moi que le philosophe avait prétendu absolu. Hormis le caractère injuste de cette critique de facto envers la doctrine de Fichte, l’anecdote témoigne de la mauvaise réputation, parmi les milieux philosophiques de l’époque et même auprès du grand public, dont souffrait l’« idéalisme ». Dans sa Critique de la raison pure et dans ses Prolégomènes, Kant s’était déjà attelé à une réfutation en règle de « l’idéalisme au sens traditionnel qui consiste à mettre en doute l’existence des choses » pour lui opposer un « idéalisme critique » d’après lequel « il n’y a de vérité que dans l’expérience ». Après lui, nombreux furent ceux, de Marx à Adorno en passant par Nietzsche et Heidegger, qui, chacun à leur manière, soulignèrent les impasses conceptuelles auxquelles mène une doctrine de pensée, « l’idéalisme », dont l’appellation est pourtant très loin d’être contrôlée. »
Il y a aussi la démonstration consistant à inviter un philosophe « idéaliste » à s’asseoir au milieu de la voie ferrée et à y rester quand passera un TGV : s’il s’enfuit, c’est qu’il ne croit même pas à sa doctrine. Sauf que l’idéalisme véritable n’affirme absolument pas que les « choses », les « étants » , le monde, le plan-vital-ontologique, n’existent pas. Au contraire, elles ne font qu’exister. Ce sont les Idées qui n’existent pas, sinon elles se situeraient sur le plan vital, et il n’y aurait pas de plan spirituel, de « monde des idées » . Ce qu’affirme l’idéalisme, c’est la primauté du plan des idées sur le monde, qui ne vaut rien Car les valeurs se situent sur le plan spirituel. « La vie ne vaut rien, mais rien ne vaut la vie » ..Car sans des sujets humains vivants, pas de pensée, pas d’idées. Seulement il y a une autre façon de supprimer la pensée sans exterminer les humains, utilisée par la dictature actuelle qui tient le monde sous sa botte :ce moyen, c’est la élevision et autres médias et « réseaux sociaux »
« À observer les débats contemporains, fortement influencés par les « maîtres du soupçon » précités, il n’est pas sûr que l’idéalisme ait depuis lors gagné en légitimité philosophique. Au contraire, il semble aujourd’hui totalement discrédité en raison de sa prétention, jugée péremptoire, de fournir grâce à « l’idée » un principe ultime de vérité. C’est l’un des grands mérites de l’ouvrage publié par Olivier Tinland que de réhabiliter un idéalisme bien compris : l’idéalisme hégélien. On doit à la plume de Hegel la sentence lapidaire : « toute vraie philosophie est un idéalisme ». Tinland nuance d’entrée de jeu en remarquant qu’à l’inverse tout idéalisme ne satisfait pas forcément au principe de la vérité philosophique. L’objet de sa recherche est alors de déterminer le sens précis de « l’idée » (ou encore de « l’idéalité ») que Hegel a été amené à introduire au sein du discours philosophique dans le but d’« accomplir » la métaphysique occidentale qui va de Platon à Kant. »


« Tinland nous rappelle que, pour Hegel, il n’y a de philosophie qu’idéaliste. Il nous fait ainsi comprendre toute l’importance de son objet d’étude non seulement pour les commentateurs hégélianisants mais aussi, plus généralement, pour les philosophes soucieux du bien-fondé de leur démarche. Si l’on admet avec Hegel qu’« une philosophie est idéaliste, consciemment ou non, pour peu qu’elle s’engage dans l’explication du réel et la soumission de celui-ci à un principe explicatif » (p. 167), reste cependant à démarquer la « vraie philosophie » de ses autres succédanés. Hegel avait pris soin de distinguer, à des fins pédagogiques (puisque la distinction est posée dans ses Leçonssur l’histoire de la philosophie) entre trois types d’idéalisme : « l’idéalisme objectif », « l’idéalisme subjectif » et « l’idéalisme absolu ». Chacun de ces idéalismes fournit un « principe explicatif » de la réalité. Tandis que le premier s’appuie sur le principe naïf et dogmatique d’une idée-chose immédiatement présente dans la réalité, « l’idéalisme subjectif » avance le principe critique d’une idée-sujet constitutive de la réalité dans les rapports réflexifs qu’elle entretient avec cette dernière. L’« idéalisme absolu » – dont se réclame (à demi-mot) l’hégélianisme – consistera à démontrer le caractère unilatéral et inadéquat de ces deux principes. Le principe de « l’idéalité » que Hegel leur oppose correspondra au mouvement propre à la « vraie philosophie » en ce que celle-ci « entend rendre compte, d’un même geste, du statut de la réalité, de la manière dont nous nous rapportons à elle et de la manière dont le savoir se rapporte à la question de sa propre possibilité et validité » (p. 9). Plutôt que d’un « principe explicatif » sur lequel l’ensemble de la réalité viendrait se fonder ou se réfléchir, mieux vaudrait alors parler d’un principe d’« explicitation » (ibid.) du discours philosophique dans ses rapports de vérité au réel. Principe de « l’idée absolue » qui suppose en outre que la réflexivité du savoir philosophique est celle, progressive, de la réalité en cours de vérification, et non pas d’un Moi. »