Appel à quitter l’islam

Il y a certainement des tas de bonnes raisons pour abandonner l’Islam : turpitudes morales accompagnées d’une hypocrisie révoltante, sort injuste fait aux femmes et aux minorités religieuses, régression intellectuelle, économique et humaine, obscurantisme ridicule attirant le mépris condescendant (caché par souci du politiquement correct mais réel) des occidentaux, etc…

Tous ces motifs  existent mais peuvent cesser d’ être de bonnes raisons si l’Islam arrive à se moderniser et à se réformer dans les prochaines années : ce qui est improbable mais pas tout à fait impossible.

Il est par contre une raison impérative à l’apostasie qui tient à la nature même de l’Islam dès son origine coranique, qui lui est essentielle et consubstantielle et ne saurait donc être supprimée par aucune évolution.

Il faut quitter l’Islam parce que cette secte est fondée sur la haine, la jalousie et le ressentiment, et amène forcément la violence et la guerre.

Or ces sentiments et pulsions négatifs rendent ceux qui en sont victimes malheureux. Voilà un motif essentiel à l’abandon immédiat de l’Islam, soit pour une autre religion (l’éventail est large) soit pour une relation individuelle avec Dieu ou « les dieux » (déisme ou théisme), soit pour un agnosticisme ou un athéisme ouvert. Ou encore pour une autre option, tant il est vrai que c’est l’homme, cet être « le plus inquiétant » (Sophocle repris par Heidegger), qui (se) donne les possibles et les choix. Quitte à sombrer par la suite à cause d’un engagement spirituel malheureux.

Le Coran est comparable à un paquet de tracts, du plus mauvais goût. Les mythes dont il se sert pour ses visées éhontées sont TOUS contenus dans la Bible, à l’exception d’un seul, qui est d’origine païenne : le mythe de la Caverne, qui prend sa source dans celui des 7 dormants d’Ephèse.

Le Coran se fonde sur les écrits juifs et , dans une moindre mesure, chrétiens. Ce qui en soi ne serait pas un mal, s’il créait une nouvelle voie.

Mais il ne choisit pas la voie de la création et de la liberté : il vole aux juifs leur Sagesse et se lave les mains de ce hold-up en les traitant de « peuple pervers et adversaire de Dieu ». Les psychiatres connaissent bien ces stratégies de refoulement. Quant aux chrétiens, ils sont considérés comme « associateurs » et mécréants.

Le Coran, et donc l’Islam, choisit ainsi dès le départ la voie de la haine et de la guerre conquérante. Mais ce n’est hélas pas tout : car il se produit vers le crépuscule du Moyen Age européen un fait capital dans l’évolution humaine : ce sont les mécréants et les impies chrétiens (puis plus tard des juifs émancipés du ghetto par les Lumières ) qui en créant la science moderne et son cadre (ou plutôt ses cadres) philosophiques, inventent une nouvelle forme de l’Etre-là et de l’Esprit.

 Faisant mentir l’Ecclésiaste, les Européens des débuts de l’ère moderne (Descartes, Galilée, Leibniz, Newton, Spinoza), s’appuyant sur le legs grec aussi bien platonicien  qu’aristotélicien transmis (mais non  travaillé, à part quelques exceptions comme Avicenne, Sohravardi  ou Averroès qui étaient d’ailleurs sortis de la stricte orthodoxie islamique) par les arabo-musulmans et transformé par les Scolastiques latins (Thomas d’Aquin, Duns Scot, Suarez), permettent qu’il « y ait du nouveau sous le Soleil ».

Comme tout seuil, la ligne de partage des temps qu’est au 17 ème siècle européen la mutation cartésienne et spinoziste possède un battant tourné vers le passé (scolastique), mais un autre, et c’est celui là qui compte, tourné vers l’avenir, le radicalement nouveau :

https://meditationesdeprimaphilosophia.wordpress.com/2012/03/06/la-ligne-de-partage-des-temps/

La prétendue « science islamique » est tout entière aristotélicienne , seule la science moderne, européenne, permet l’émergence d’une religion  qui soit en même temps science et philosophie véritable :

« Le drame de la conscience religieuse depuis trois siècles est défini avec précision par les termes du Mémorial du 23 novembre 1654 : entre le Dieu qui est celui d’Abraham, d’Isaac, de Jacob et le Dieu qui est celui des philosophes et des savants, les essais de synthèse, les espérances de compromis, demeurent illusoires.

 …si l’univers, inorganique ou organique, existe en tant que tel, c’est grâce à l’activité une et indivisible d’une pensée qui, par la combinaison du calcul, et de l’expérience, a su coordonner à l’infini les mouvements des choses et les événements de la vie. La science accomplit la nature ; et, par là même, elle donne à l’homme conscience d’une aptitude à la vérité universelle où il nous paraît bien difficile de ne pas apercevoir la vocation de l’esprit.

Le fait décisif de l’histoire, ce serait donc, à nos yeux, le déplacement dans l’axe de la vie religieuse au XVIIe siècle, lorsque la physique mathématique, susceptible d’une vérification sans cesse plus scrupuleuse et plus heureuse, a remplacé une physique métaphysique qui était un tissu de dissertations abstraites et chimériques autour des croyances primitives.L’intelligence du spirituel à laquelle la discipline probe et stricte de l’analyse élève la philosophie, ne permet plus, désormais, l’imagination du surnaturel qui soutenait les dogmes formulés à partir d’un réalisme de la matière ou de la vie. L’hypothèse d’une transcendance spirituelle est manifestement contradictoire dans les termes ; le Dieu des êtres raisonnables ne saurait être, quelque part au delà de l’espace terrestre ou visible, quelque chose qui se représente par analogie avec l’artisan humain ou le père de famille. Étranger à toute forme d’extériorité, c’est dans la conscience seulement qu’il se découvre comme la racine des valeurs que toutes les consciences reconnaissent également« 

 (Léon Brunschvicg : la querelle de l’athéisme)

Cette mutation profonde de l’humanité occidentale et donc de l’humanité tout court, dont nous n’avons pas encore aujourd’hui compris tous les aboutissants, s’accompagne à partir du 18 ème siècle d’un développement prodigieux de la techno-science, qui donne à l’Occident des « pervers et des mécréants », une supériorité définitive et globale sur les « soumis » du monde islamique.

Là se trouve la racine de la misère spirituelle des peuples musulmans, notamment arabes et turc. Constater que s’ils veulent survivre ils doivent se courber et demander assistance aux impies qui ont mieux réussi est par trop insupportable. Aussi une partie du monde islamique choisit la fuite en avant et le déni du Réel dans le jihad et le terrorisme. La fondation d’Israel n’a rien à voir là dedans : avec Israel l’Islam a trouvé un prétexte pour rendre son antique haine des juifs honorable. Mais cette haine et ce ressentiment existeraient même si Israel n’avait jamais vu le jour.

Il faut quitter l’Islam parce que la fierté et la liberté , l’affrontement courageux aux ténèbres, sont inscrits dans la nature de l’Homme, alors que le ressentiment ne l’est pas.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s