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La Bible et le Coran du point de vue de la différence hénologique : plan vital-plan spirituel

J’ai déjà reconnu dans ce blog,à plusieurs reprises, la dualité entre plan vital et plan spirituel dans la séparation, la distinction au début de « Genèse 1 » entre terre (Ha-Aretz, plan vital,הָאָרֶץ) et cieux ( Ha-Shamayim, plan spirituel, הַשָּׁמַיִם). Un nombre 2 sous l’idée duquel est placé tout ce chapitre , à commencer par la lettre Beith = 2 , de surcroît une « Grande lettre » , de taille anormale, comme il en existe 37 dans le Tanakh dites « lettres rabbaty » (« Autioth rabbatioth »), voir:

https://arithmosophia.wordpress.com/2012/02/17/les-grandes-lettres-du-tanakh-sont-au-nombre-de-37/

Voir ici le texte hébreu avec la traduction en français du chapitre 1:

http://www.mechon-mamre.org/f/ft/ft0101.htm

Mon opinion est que les scribes qui ont écrit ce texte voulaient ainsi attirer l’attention sur le nombre 2 et la séparation entre terre et cieux, entre plan vital et plan spirituel. Mais y a t’il dans le texte un autre indice, une autre confirmation de la validité de cette interprétation dont j’ai eu l’idée en lisant « Raison et religion » de Brunschvicg :

https://meditationesdeprimaphilosophia.wordpress.com/2015/05/19/brunschvicgraisonreligion-les-oppositions-fondamentales-moi-vital-ou-moi-spirituel/

https://leonbrunschvicg.wordpress.com/brunschvicg-raison-et-religion/

Oui , il existe un tel indice confirmant cette interprétation et il se situe dans le texte de « Genèse Bereschit » au chapitre 2 verset 4, mais il faut lire le texte hébreu pour le déceler:

« אֵלֶּה תוֹלְדוֹת הַשָּׁמַיִם וְהָאָרֶץ, בְּהִבָּרְאָם: בְּיוֹם, עֲשׂוֹת יְהוָה אֱלֹהִים–אֶרֶץ וְשָׁמָיִם. « 
Ce qui se lit ( de droite à gauche):
 » Eleh Toldoth ha shamayim ve ha aretz, behibbar’am beyom ‘asoth YHVH Elohim Aretz ve Shamayim »
Et se traduit mot à mot  » voici les engendrements des cieux et de la terre, lorsqu’ils furent créés, le jour où YAhweh -les-dieux fit les cieux et la terre »
Je traduis YHVH Elohim par YAhweh-les-dieux puisque le mot Elohim est un pluriel et de Meme Shamayim qui est un pluriel et même un duel il me semble, par cieux.
La traduction usuelle, celle du site, est :
« Telles sont les origines du ciel et de la terre, lorsqu’ils furent créés; à l’époque où l’Éternel-Dieu fit une terre et un ciel.
Le mot hébreu important est « Toldoth » qui vient de la racine YLD : enfanter, et doit donc être traduit par « enfantements, engendrements, voire générations ( la forme -oth est celle du féminin pluriel) . Traduire comme le fait le site par « les origines » n’est pas faux, mais affaiblit considérablement le lien avec l’idée de successions des générations, qui est celle principale du plan vital, et fait perdre l’idée d’enfantement ( YLD). Rappelons que le début de l’Ecclesiastse traite le plan vital, succession des générations , de « vanité des vanités et poursuite du vent » .Mais là aussi le retour au texte hébreu donne des enseignements importants. Voir ici :

http://www.mechon-mamre.org/f/ft/ft3101.htm
Le mot qui est traduit au verset 14 par « vent » est Ruah qui se traduit aussi par « esprit » et l’expression complète est Ra’uth Ruah qui est traduite par « pâture du vent ». Je ne comprends pas bien : que veut dire pâture sinon nourriture (d’un troupeau de vaches par exemple)? Je n’ai pas ici de dictionnaire hébreu pour vérifier, mais je remarque que les deux premières lettres de ce mot Ra’uth traduit par pâture sont Resch ר et ע ´Ayin (lettre dont le nom veut dire source et œil).Or ces deux lettres ensemble forment le mot Ra’רע qui veut dire « mal » dans ‘etz Tov va Ra’ : arbre de (la connaissance du) bien et du mal. N’étant pas un grand hébraïsant, j’hésite donc entre deux traductions : pâture au sens de nourriture de l’esprit, ou bien en prenant en compte le sens de Ra’=mal : souffrance, affliction de l’esprit .
Ce qui veut dire que le plan vital est du point de vue du plan spirituel: mal, affliction..
Mais revenons au chapitre 2 de Genèse et examinons les textes grec (Bible des Septante) et latin( Vulgate clémentine) qui ont longtemps donné accès au texte biblique en Occident , parce que la connaissance de l’hébreu n’était pas répandue en dehors des cercles d’orientalistes.
Voici le texte grec:

http://ba.21.free.fr/septuaginta/genese/genese_2.html

Ici un livre fait son apparition, le livre de la naissance ( de l’engendrement, de la génération) du ciel et de la terre.
Est ce là le « Livre de la Nature » dont parlait Galilée pour dire qu’il est écrit en langage mathématique?
Le texte grec est :
« Αὕτη ἡ βίβλος γενέσεως οὐρανοῦ καὶ γῆς, ὅτε ἐγένετο, » :voici le livre de la génération du ciel et de la terre, quand elle advint…
Remarquons que dans cette expression, spécifique au texte grec, les deux plans se touchent : « livre » est une notion appartenant au plan spirituel, « génération » est la notion caractéristique du plan vital, charnel.le texte hébreu lui est plus abrupt  » voici les engendrements du ciel et de la terre, quand ils furent créés ».. Pas de création du ciel et de la terre (création est de surcroît contradictoire avec engendrements)dans le texte grec des Septante.

Voyons le texte latin de la Vulgate, qui est ici:

http://www.drbo.org/lvb/chapter/01001.htm
et pour le chapitre 2:

http://www.drbo.org/lvb/chapter/01002.htm

« Istae sunt generationes caeli et terrae, quando creata sunt, in die quo fecit Dominus Deus caelum et terram »
« Voici les générations du ciel et de la terre quand ils furent créés, le jour où le Signeur Dieu fit le ciel et la terre »
Le livre des générations disparaît, mais l’idée de création du ciel et de la terre revient . De plus Dieu prend du galon : il devient le Seigneur, le Maître.le texte latin colle de plus près au texte hébreu , il distingue comme celui ci deux idées : création du ciel et de la terre ( en hébreu : » behibbar’am » : quand ils furent créés) et « dieu fit le ciel et la terre », en hébreu ‘asoth, en latin fecit .. Or je mentionne pour mémoire (car je n’ai pas une grande estime pour la kabbale) que ces deux verbes correspondent à deux « mondes » parmi les quatre de la kabbale : beri’ah création et ‘assiah « monde du faire  »
Résumons ce que nous avons constaté : la traduction en latin, en grec et surtout en français moderne affaiblit l’idée initiale que nous avons repérée dans le texte hébreu originel : idée qui n’a rien à voir avec la cosmologie, qui est objet de la science moderne, mais avec la dualité humaine fondamentale, séparation entre Nature et esprit. Tout le sens de l’existence humaine (si l’on pense que celle ci n’est pas totalement absurde, comme le pensent Sartre ou Samuel Beckett) est de définir correctement la différence entre les deux , afin de ne pas mélanger Nature et Esprit ( ce qui est à la base de tous les fanatismes sectaires) et ensuite de réunifier les deux en une « pensée selon l’Un » ( Henosophia ») puisque tout dualisme radical, irréconciliable est insupportable à la Raison; de Meme les arts martiaux ( karaté aïkido) sont des voies spirituelles et corporelles en même temps qui recherchent la réunification du corps et de l’esprit, séparés par le méchant dualisme cartésien occidental. Mais si corps et esprit n’avaient pas été séparés par le dualisme des méchants occidentaux cartésiens, il n’y aurait pas à les réunir, et les professeurs d’arts martiaux seraient tous au chômage, ou devraient se contenter d’enseigner la self-défense aux riches clientes effrayées par l’insécurité.
Bref la Bible ne dit pas ce que l’on croit communément et n’enseigne pas ces fables ridicules d’un Dieu Tout Puissant qui en 6 jours crée de rien tout l’espace immense des galaxies qu’étudie notre science . Il est encore plus facile de croire les thèses de Max Tegmark qui affirme que cet espace immense est l’apparence que prend une structure mathématique:

https://meditationesdeprimaphilosophia.wordpress.com/2016/03/02/our-mathematical-universe-de-max-tegmark-un-platonisme-pythagorisme-extreme/

Au moins une structure mathématique on sait ce que c’est (si l’on a étudié les maths) tandis qu’un dieu tout puissant…et puis pourquoi lui faut il 6 jours s’il est si fort ?
Non, suivant cette nouvelle clef interprétative la Bible parle de ce que chacun peut vérifier en lui même : une immanence spirituelle, plan des idées, et une extériorité corporelle spatio temporelle , plan vital des besoins , des désirs et des pulsions. Pas de croyance nécessaire ou ordonnée ici…
Seulement il se passe que ce savoir de la différence entre plan spirituel de l’immanence radicale que chacun peut connaître en soi même, en sa propre conscience réflexive, et plan vital qui est celui de la vie dans le monde naturel et dans la société, ce savoir se dégrade en des croyances en des fables et des dogmes à propos des origines du monde et la faute n’en incombe pas totalement à la traduction de l’hébreu en langues modernes. Relisons le chapitre 1 de Genèse :

http://www.mechon-mamre.org/f/ft/ft0101.htm

Il faut avouer que si ce n’est pas un récit cosmologique fabuleux et mythologique, cela y ressemble fort!

 »
Dieu dit: Que la lumière soit! Et la lumière fut.
1.4
Dieu vit que la lumière était bonne; et Dieu sépara la lumière d’avec les ténèbres.
1.5
Dieu appela la lumière jour, et il appela les ténèbres nuit. Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin: ce fut le premier jour.
1.6
Dieu dit: Qu’il y ait une étendue entre les eaux, et qu’elle sépare les eaux d’avec les eaux.
1.7
Et Dieu fit l’étendue, et il sépara les eaux qui sont au-dessous de l’étendue d’avec les eaux qui sont au-dessus de l’étendue. Et cela fut ainsi.
1.8
Dieu appela l’étendue ciel. Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin: ce fut le second jour.
1.9
Dieu dit: Que les eaux qui sont au-dessous du ciel se rassemblent en un seul lieu, et que le sec paraisse. Et cela fut ainsi.
1.10
Dieu appela le sec terre, et il appela l’amas des eaux mers. Dieu vit que cela était bon.
1.11
Puis Dieu dit: Que la terre produise de la verdure, de l’herbe portant de la semence, des arbres fruitiers donnant du fruit selon leur espèce et ayant en eux leur semence sur la terre. Et cela fut ainsi. »

La tendance naturelle est de prendre ces lignes au mot, et de ne pas imaginer un sens symbolique où terre voudrait dire  » ordre de la matière et de la vie » , mais de prendre terre comme signifiant cette terre où nous vivons tous.
Ce qui est oublié dans cette mauvaise compréhension qui de surcroît n’a plus aucun intérêt de nos jours puisque c’est la science , la physique qui étudie les origines et le devenir du cosmos, c’est la distinction entre structure du réel (et non pas du monde ou de l’univers, puisque le monde est juste le plan vital) qui est l’objet du chapitre 1 et histoire du devenir de l’homme vivant qui fait l’objet de la suite de la Bible à partir du chapitre 2 lorsque les « générations » du ciel et de la terre sont introduites au verset 4. Or nul ne peut ignorer que ce qui est resté des récits de la Bible dans la mentalité populaire, ce sont surtout ces récits (basés sur quelles connaissances ?) des générations successives de l’humanité depuis les premiers parents Adam et Ève au jardin d’Eden jusqu’aux hébreux esclaves en Égypte et à l’arc-en-ciel dans le désert du peuple élu de Dieu vers la Terre promise : Israël. Ces récits doivent évidemment être pris au sens symbolique : le peuple hébreu symbolise l’humanité entière, l’esclavage en Égypte symbolise l’homme déchu prisonnier du plan vital où il est esclave de ses passions et de son ignorance, la Terre promise symbolise la rédemption de cet homme déchu qu’il lui faut conquérir de haute lutte après avoir traversé le désert symbolisant le retrait dans la solitude méditative et l’ascèse du renoncement au monde et à ses désirs naturels. Mais si l’on n’a pas reconnu dès le chapitre 1 la structure du réel scindé en plan vital et plan spirituel, on prend ces récits au sens propre, celui des générations successives d’un peuple particulier qui fait alliance avec le Dieu Tout Puissant qui a créé l’univers ( si l’on prend le chapitre 1 au sens cosmologique et non pas au sens Hénologique ce genre de confusion est inévitable).
Et l’on obtient comme résultat l’Histoire universelle des religions avec en prime le guerre actuelle au Moyen Orient.
Le christianisme n’ait comme mutation de la « religion » du peuple ayant passé une alliance avec le Dieu créateur de l’Univers, mutation rendue nécessaire par l’incompréhension du sens réel de ces récits, incompréhension que nous venons d’expliquer et qui consiste dans le glissement du sens réel hénosophique (ce que René Guénon nomme les « Grand Mystères » et Raymond Abellio la structure , qui s’est conservée selon lui dans la kabbale) au sens cosmologique ( ce que René Guénon nomme les « petits Mystères ») .Seulement ce que Guénon, obsédé par son rejet de tout ce qui est « occidental » et donc de la science moderne, qu’il imagine née des rebuts d’une science faisant partie d’une Tradition Primitive ( Leibniz et Descartes auraient été selon lui influencés par des « initiés » se faisant passer pour des « Rose-Croix ») c’est que la cosmologie est maintenant le thème des recherches de la physique moderne. Abellio le polytechnicien le sait mieux, mais cela ne l’empêche pas de se réfugier dans de fumeuses rêveries numérologique et kabbalistiques , dans « Introduction à une théorie des nombres bibliques » qu’il écrit en compagnie du rabbin Charles Hirsch . On doit cependant convenir que dans sa notion de « structure absolue » apparaît une image assez proche de la vérité de la différence entre plan vital et plan spirituel dévoilée par Brunschvicg et qui sort plutôt de Spinoza et de Platon que de la Torah ( Brunschvicg était notoirement apostat et laïque ) . Abellio est mort en 1986, lisant paraît il sans arrêt un vieil exemplaire de l’Ethique de Spinoza sur son lit de mort.. Peut être à t’il entrevu comme Balthasar Claes dans « La recherche de l’Absolu » livre qu’il admirait, un rayon du Soleil de Vérité et de Justice qui d’ailleurs brille pour tout le monde, pas seulement pour les mathématiciens ou philosophes spinozistes fussent ils un peu kabbalistes…
Mais revenons au christianisme, universalisation des fables juives : la différence béante entre plan vital (appelé « chair » dans l’Evangile) et plan spirituel (appelé « Royaume des cieux ») y est comblée (puisque nous avons dit que tout dualisme radical est insupportable pour la Raison) par la Personne Meme de Jésus Christ, à la fois humain en tant que membre de l’ordre des générations successives humaineset divin en tant que représentant le plan spirituel appelé « Saint Esprit » . c’est pour cette raison que Jésus se nomme lui meme « Fils de l’Homme » mais que les théologiens chrétiens le disent « Fils de Dieu » ou « Fils du Père » et qu’il est aussi réputé fils d’une Vierge qui n’a jamais été touchée par un homme. Légende qui doit être comprise symboliquement, de même que la Résurrection sur le Croix , dont la dualité de deux branches figure la dualité entre plan vital (branche horizontale) et plan spirituel (branche verticale, éternité). Tout cela est un peu dur à comprendre et à admettre pour ceux que Brunschvicg appelle les « juifs charnels » attachés à la lettre de la Loi plutôt qu’à l’Esprit qui sont sans doute la majorité , tout comme les « chrétiens charnels » d’ailleurs. Le sens véritable de l’Evangile ainsi que des propos de Saint Paul restera aussi incompris et comme le dit Brunschvicg l’éclipse des valeurs spirituelles,qui sont celles de la philosophie véritable platonicienne, sera totale . mais la scission entre deux communautés rivales , celles des juifs et des chrétiens, charnels plus que spirituels, favorisera l’éclosion d’une Troisième Révélation entièrement soumise à l’ordre de la chair celle là : le Coran issu des antiques lectionnaires de la communauté nazaréenne « judéo-chrétienne » en tant qu’admettant à le fois l’évangile (de Matthieu) et la Loi de Moïse. Cette nouvelle communauté composée de tribus arabes abusées et recrutées par les Nazaréens pour reconquérir Jérusalem, puis soumettre la totalité des terres habitées à la Loi du Dieu d’Israel devenue entre temps la Sharia d’Allah , se prendra, sur l’autorité menteuse de la Sourate 3 verset 110 du Coran imposteur pour la « meilleure de communautés » chargée par Allah de soumettre l’humanité à Dieu, c’est à dire à lui même, Allah . Et nous en sommes maintenant au bord d’une nouvelle guerre mondiale, car évidemment les peuples anciennement païens puis chrétiens d’Europe refusent de se soumettre à ce prétendu « Dieu » dont ils connaissent trop la généalogie..ou les engendrements ( » Toldoth »). Maintenant que nous disposons de la science moderne  » déplacement dans l’axe de la vie religieuse » et de l’appréciation véritable de la philosophie et de sa vérité dans Platon, est il vraiment nécessaire que nous tentions de débrouiller ce noeud gordien de « mystères enchevêtrés » que sont les Écritures sacrées des trois « religions » abrahamiques ?
Non du point de vue du plan spirituel car nous disposons dans le mythe de la Carverne de Platon d’un récit bien plus clair:

https://unedemeuresouterraineenformedecaverne.wordpress.com/a-propos/

encore que fabuleux aussi, sur ce qu’est le plan vital empli d’obscurité (Caverne = plan vital) et sur la façon dont les prisonniers de la Caverne peuvent s’en évader durant leur vie même comme les y appelle Brunschvicg à la fin de « Raison et religion »
Mais oui du point de vue du plan vital des générations successives au les premiers musulmans, juifs ou chrétiens ont à notre époque des descendants qui croient dur comme fer à la vérité des récits qui leur ont été transmis et se croient chargés par un Diru transcendant (surtout les chargés de mission d’Allah ) de faire bénéficier les autres communautés , bénéficiaires d’une autre transmission , de la Vérité universelle qui est bien sûr la leur, qui leur a été transmise par leurs parents. Si nous ne faisons rien ,pour débrouiller ce « noeud de vipères » des trois dieux uniques cette bombe à retardement va nous exploser à la figure et nous n’aurons pas le temps de nous consacrer à la véritable religion, qui consiste à se libérer des entraves du plan vital ou des illusions sous forme de reflets de la Caverne.
Cette véritable religion, entièrement dé socialisée, Brunschvicg nous y invite en conclusion de « Raison et religion »:

«  LII. — Bon gré, mal gré, il faudra en arriver à poser en termes nets et francs le problème que l’éclectisme cherchait à embrouiller ou à dissimuler, et dont aussi bien dépend la vocation spirituelle de l’humanité. Dira-t-on que nous nous convertissons à l’évidence du vrai lorsque nous surmontons la violence de l’instinct, que nous refusons de centrer notre conception du monde et de Dieu sur l’intérêt du moi ? ou sommes-nous dupes d’une ambition fallacieuse lorsque nous prétendons, vivants, échapper aux lois de la vie, nous évader hors de la caverne, pour respirer dans un monde sans Providence et sans prières, sans sacrements et sans promesses ?
La clarté de l’alternative explique assez la résistance à laquelle se heurte une conception entièrement désocialisée de la réalité religieuse. Un Dieu impersonnel et qui ne fait pas acception des personnes, un Dieu qui n’intervient pas dans le cours du monde et en particulier dans les événements de notre planète, dans le cours quotidien de nos affaires, « les hommes n’ont jamais songé à l’invoquer ». Or, remarque M. Bergson, « quand la philosophie parle de Dieu, il s’agit si peu du Dieu auquel pensent la plupart des hommes que, si, par miracle, et contre l’avis des philosophes, Dieu ainsi défini descendait dans le champ de l’expérience, personne ne le reconnaîtrait. Statique ou dynamique, en effet, la religion le tient avant tout pour un Être qui peut entrer en rapport avec nous » . En vain donc le rationalisme invoquera ses titres de noblesse, tentera de faire valoir « quelque idéal de sagesse ou de beauté, il ne saurait grouper qu’une rare élite et, s’il se borne aux horizons terrestres, il succombe avec l’individu » .

LII. — Bon gré, mal gré, il faudra en arriver à poser en termes nets et francs le problème que l’éclectisme cherchait à embrouiller ou à dissimuler, et dont aussi bien dépend la vocation spirituelle de l’humanité. Dira-t-on que nous nous convertissons à l’évidence du vrai lorsque nous surmontons la violence de l’instinct, que nous refusons de centrer notre conception du monde et de Dieu sur l’intérêt du moi ? ou sommes-nous dupes d’une ambition fallacieuse lorsque nous prétendons, vivants, échapper aux lois de la vie, nous évader hors de la caverne, pour respirer dans un P199 monde sans Providence et sans prières, sans sacrements et sans promesses ?
La clarté de l’alternative explique assez la résistance à laquelle se heurte une conception entièrement désocialisée de la réalité religieuse. Un Dieu impersonnel et qui ne fait pas acception des personnes, un Dieu qui n’intervient pas dans le cours du monde et en particulier dans les événements de notre planète, dans le cours quotidien de nos affaires, « les hommes n’ont jamais songé à l’invoquer ». Or, remarque M. Bergson, « quand la philosophie parle de Dieu, il s’agit si peu du Dieu auquel pensent la plupart des hommes que, si, par miracle, et contre l’avis des philosophes, Dieu ainsi défini descendait dans le champ de l’expérience, personne ne le reconnaîtrait. Statique ou dynamique, en effet, la religion le tient avant tout pour un Être qui peut entrer en rapport avec nous » . En vain donc le rationalisme invoquera ses titres de noblesse, tentera de faire valoir « quelque idéal de sagesse ou de beauté, il ne saurait grouper qu’une rare élite et, s’il se borne aux horizons terrestres, il succombe avec l’individu » .
Mais ce qui s’imagine au-delà des horizons terrestres ne s’étale-t-il pas encore dans l’espace, comme le temps de la vie future, à laquelle l’individu serait appelé par un démenti éclatant aux conditions de l’existence naturelle, est seulement un temps indéfiniment allongé, image évidemment décevante de l’éternité intrinsèque et véritable ? L’immortalité de l’âme ne se conçoit que dans la conception naïve, que dans l’illusion primitive, d’un temps qui serait un substantif, entité simple et homogène par rapport à soi. Pour nous le problème du temps, et particulièrement du temps religieux, se précise de façon toute différente. Le bienfait dont nous serons redevables à l’histoire même de l’éclectisme, c’est de nous mettre définitivement en garde contre l’obscurité née de l’interférence entre des mouvements inverses de flux et de reflux, allant tantôt de l’ancien au nouveau, du statique au dynamique, et tantôt, au contraire, revenant au statique pour tenter d’y appuyer le dynamique, pour faire rentrer, suivant la formule de Comte, la marche du progrès dans la loi de l’ordre.
Et ce qui est vrai du temps de l’histoire est à plus forte raison vrai du temps de la personne. Là aussi, chaque moment apparaît décisif, par cette option qu’il nous propose entre la poussée en quelque sorte rectiligne du temps biologique et l’effort de redressement qui est nécessaire pour nous arracher à la tyrannie inconsciente du passé. En nous retournant sur lui, en le reconnaissant comme passé, nous nous rendrons capable de le soumettre à l’épreuve du jugement, fondé sur l’enchaînement, de mieux en mieux établi à travers les siècles de notre humanité, entre les antécédents et les conséquents.
Nous nous affranchirons du temps simplement vital, dans la mesure où nous en découvrirons la racine intemporelle. La vie, à la prendre en général dans l’absolu de son concept, nous savons trop qu’elle est sans pitié pour les vivants. Elle peut se définir comme l’ensemble des forces qui résistent à la mort ; mais ce n’est là qu’une expression provisoire jusqu’à l’inévitable dénouement qui la révèle comme l’ensemble des forces qui acheminent à la mort. Il est malaisé de décider si l’armée des vivants peut avoir l’espérance, suivant la magnifique image que nous a proposée M. Bergson, de « culbuter la mort » ; mais, puisque le salut est en nous, n’est-il pas assuré que l’armée des esprits débouche dans l’éternité, pourvu que nous ayons soin de maintenir à la notion d’éternité sa stricte signification d’immanence radicale ?
Nous le disons à notre tour : il ne s’agit plus pour l’homme de se soustraire à la condition de l’homme. Le sentiment de notre éternité intime n’empêche pas l’individu de mourir, pas plus que l’intelligence du soleil astronomique n’empêche le savant de voir les apparences du soleil sensible. Mais, de même que le système du monde est devenu vrai du jour où la pensée a réussi à se détacher de son centre biologique pour s’installer dans le soleil, de même il est arrivé que de la vie qui fuit avec le temps la pensée a fait surgir un ordre du temps qui ne se perd pas dans l’instant du présent, qui permet d’intégrer à notre conscience toutes celles des valeurs positives qui se dégagent de l’expérience du passé, celles-là mêmes aussi que notre action réfléchie contribue à déterminer et à créer pour l’avenir.
Rien qui ne soit ici d’expérience et de certitude humaines. Par la dignité de notre pensée nous comprenons l’univers qui nous écrase ; nous dominons le temps qui nous emporte ; nous sommes plus qu’une personne dès que nous sommes capable de remonter à la source de ce qui à nos propres yeux nous constitue comme personne, et fonde dans autrui la personnalité à laquelle nous nous attachons. Ainsi, par-delà toutes les circonstances de détail, toutes les vicissitudes contingentes, qui tendent à diviser les hommes, à diviser l’homme lui-même, le progrès de notre P201 réflexion découvre dans notre propre intimité un foyer où l’intelligence et l’amour se présentent dans la pureté radicale de leur lumière. Notre âme est là ; et nous l’atteindrons à condition que nous ne nous laissions pas vaincre par notre conquête, que nous sachions résister à la tentation qui ferait de cette âme, à l’image de la matière, une substance détachée du cours de la durée, qui nous porterait à nous abîmer dans une sorte de contemplation muette et morte. La chose nécessaire est de ne pas nous relâcher dans l’effort généreux, indivisiblement spéculatif et pratique, qui rapproche l’humanité de l’idée qu’elle s’est formée d’elle-même.
Si les religions sont nées de l’homme, c’est à chaque instant qu’il lui faut échanger le Dieu de l’homo faber, le Dieu forgé par l’intelligence utilitaire, instrument vital, mensonge vital, tout au moins illusion systématique, pour le Dieu de l’homo sapiens, aperçu par la raison désintéressée, et dont aucune ombre ne peut venir qui se projette sur la joie de comprendre et d’aimer, qui menace d’en restreindre l’espérance et d’en limiter l’horizon.
Dieu difficile sans doute à gagner, encore plus difficile peut-être à conserver, mais qui du moins rendra tout facile. Comme chaque chose devient simple et transparente dès que nous avons triomphé de l’égoïsme inhérent à l’instinct naturel, que nous avons transporté dans tous les instants de notre existence cette attitude d’humilité sincère et scrupuleuse, de charité patiente et efficace, qui fait oublier au savant sa personnalité propre pour prendre part au travail de tous, pour ne songer qu’à enrichir le trésor commun !
Aller jusqu’au bout dans la voie du sacrifice et de l’abnégation, sans chercher de compromis entre les deux mouvements inverses et inconciliables de marche en avant et de retour en arrière, nous avons à cœur de dire, une fois de plus, que ce n’est nullement, selon nous, rompre l’élan imprimé à la vie religieuse par les confessions qui ont nourri la pensée de l’Occident, contredire l’exemple de leurs héros et de leurs saints. Nous avons appris de Pascal que la lutte n’est pas entre l’Ancien et le Nouveau Testament, mais dans l’Ancien même entre les « juifs charnels » et les « juifs spirituels », comme dans le Nouveau entre les « chrétiens spirituels » et les « chrétiens charnels ». Et la parole demeure, qui passe outre à la séduction pieuse de l’éclectisme : On ne sert pas deux maîtres à la fois, seraient-ce (oserons-nous conclure) la puissance du Père et la sagesse du Fils. »

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D-ieu s’exprime t’il en arabe, en hébreu, en grec, en latin , en sanskrit, ou en mathématiques ?

On sait que les

trois Livres

des trois religios

du Livre

sont écrites respectivement en arabe (Coran) en hébreu ( tanakh, c’est à dire Torah, Nebiim -« prophètes » Kethoubim -« ecrits ») en grec (Bible dite des Septante) et en latin (bible version fite « Vulgate »).D’autre part Galilée a lancé la revolution de le science et de la Sagesse modernes en affirmant sue :

« 

La Nature est un Livre écrit en langage mathématique

 »

http://www.caphi.univ-nantes.fr/La-nature-est-un-livre-ecrit-en

et Mallarmé : »

Le monde est fait pour aboutir à un beau livre

 »

http://psychanalyse-paris.com/Le-monde-est-fait-pour-aboutir-a.html

Signalons aussi que les mathématiques ne sont pas un langage maisposèdent un langage, le landage des mathématiques, sui est de pui 1945 la théorie des catégories comme le pense une philosophe aussi intéressante quer peu connue, Elaine Landry, voir :

http://www.math.mcgill.ca/rags/seminar/Landry.html
ou
http://philosophy.ucdavis.edu/people/emlandry/elaine-landry/2CategoryTheoryTheLanguage.pdf
ou encore;

http://www.quora.com/Can-we-consider-the-category-theory-as-a-new-language-of-mathematics

ou ce livrede Mohan Gansalingam en lecture partielle sur Google ‘The language of mathematics ‘ :

https://books.google.fr/books?id=79K6BQAAQBAJ&pg=PA2&lpg=PA2&dq=category+theory+language+of+mathematics&source=bl&ots=vdCZGBhmW-&sig=ZBCEtN1v096vbXYi0h3c4I9UHvQ&hl=fr&sa=X&ved=0CFMQ6AEwBGoVChMI0MTP9qfsxwIVBDwaCh3jyQ7I#v=onepage&q=category%20theory%20language%20of%20mathematics&f=false

Or j’ai reconnudepuis longtemps que malgré les guerres incessantes qui opposentles trois groupes de « croyants en un seul Dieu Unique » (à savoir juifs, chrétiens et musulmans , ou encore les « trois anneaux  » de « Nathan le sage » de Lessing) les « ecritudres dites sacrées ou saintes » des trois groupes semblent provenir d ‘ une source commune ou en tout cas avoir bien des choses en commun, et pas seulement les belles histoires de bergers et de patriarches, voire de jolies filles , enfin bref ces belles histoires d’amour ou, selon les désignations grincheuses dont nous nous servons ici , d’agrément du « plan vital » ou « plan des génération successives » ; le mot hébreu est « Toldoth » voir:

https://fr.wikipedia.org/wiki/Toledot

et il est employé dans « Genèse » au chapitre 5:

http://www.mechon-mamre.org/p/pt/pt0105.htm
à propos au verset 1 des « engendrements d’Adam :en ce jour où Dieu créa l’homme il le créa à la ressemblance de Dieu, masculin et féminin il les créa , il les bénit et les appela du nom d’Adam puis Adam engendre Seth selon sa propre ressemblance et à sa propre image
p

or c’est justement en ce verset 19 du chapitre 25 de Genèse voir:

http://www.mechon-mamre.org/p/pt/pt0125.htm#19

où le mot ‘Toldoth = engendrements » apparaît après la première fois où il était apparu pour « les engendrements d’Adam » au chapitre 5 verset 1 que le point de rupture entre juifs et musulmans se montre aussi puisqu’il est spécifié
‘et voici les engendrements D’Isaac Abraham engngendra Isaac »
or on sait très bien que c’est à propos de générations et d’engendrements que sebattent juifs et musulmans depuis toujours, à propos de terres aussi , bref à propos du « plan vital » Eretz « la terre » ,pas à propos du ciel (« shamayim »)ou du « plan spirituel » bon je ne vais pas passer tout mon temps là dessus pour vous faire un dessin, vous svaez comment ça marche pas vrai ? tout le monde sait ,comme par miracle ,ou plutôt instinct on couche la fille dansle foin et on lui remonte ses jupes et en avant adjugé c’est gagnéils ont bien su se débruiller puisqu’ils sont arrivés jusqu’à nous, pas de quoi en faire tout un livre fût ce ce beau livre auquel le monde et ses générations doit aboutir paraît il qu’il me suffise ici de noter une progonde dichotomie, entre le livre auquel doit aboutir la liste des générations l’histoire humaine quoi et entre l’autre livre « ecrit en langage mathématique » pour les « coupes instantanées » dans l’épaisseur du « monde »c’est pas pour faire mon humoriste mais il n’ya pas vraiment besoin d’avoir fait Polytechnique ni étudié les équations d’Einsein pour engrosser Rebbecca dans le foin d’ailleurs c’estsans doute pour cela que ce con d’Isaac n’ y arrive pas, que voulez vous il n’a pas fait Polytechnique et il doit se plaindre à Dieu de ce que sa femme est stérile , et Dieu intervient et Rebecca n’est plus stérile tout cela est expliqué au chapitre 25 en voici la traduction en français cela vaut mieux :

http://www.mechon-mamre.org/f/ft/ft0125.htm
lire aprèsle verset 20; Or ils se trouve qu’après l’inteveention du dieu gynécologue Rebbecca ne sera plus stérile et donnera naissance à deux jumeaux Esaü (l’ aîné)et Jabcob ainsi nommé parce qu’il sortira en tenant le talon d’Esaü. lequel sera nommé aussi Edom  » le rouge » parce qu’il sera chasseur et aimera les plats de gibier « rouges » Je ne veux pas savoir qui dans l’humanité actuelle descend d’Edom et est donc possédé par cette haine farouche envers Israel :
http://prophetie-biblique.com/fr/edomites-palestiniens.html

qui est l’autre nom de Jecob qui veut dire « celui qui luette contre Dieu » nom que Jacob a hérité cette nuit où il lutta contre l »Ange au gué de Yabbocq

https://fr.wikipedia.org/wiki/Lutte_de_Jacob_avec_l%27ange

Mais qu’il mesuffise ici d’avoir évoqué les deux livres , delui ecrit en langage mathématique des explicaions , livre du plan spirituel s’il l’on veut, et celui des engendrements qui se borne à dresser la listedes naissances, le registre généalogique comme on dit, et qui n’explique absolument rien : pourquoi tel enfent est il né de tel couple , de tel engendrement ? pourquoi cet homme ? pourquoi cette femme ?
ce n’est pas la première fois ni la dernièere que nous rencontrons cette opposition entre l’intelligence mathématique, explicative , et le sexe, l’engendrement, le plan vital , et ce n’est pas la dernière non plus .Opposition dirait Schopenhauer entre Apollon, la forme de beauté et l’harmonie de la Représentation , et Dinoysos la Volonté sourde et aveugle, la Volonté sans but et sans cause donc sans explication, la Nécessité de la Pulsion sans frein : c’est Dionysos le dieu oriental qui brillait dans le regard des SS que croisaient pour leur malheur les martyrs juifs d’Europe de l’Est comme aussi la sombre flamme de l’intinct bestial qui brille dans le regard des égorgeurs de Daesh, et c’est lui aussi que Sartre assignait comme destin et fin ténébreuse à note civilisation d’Occident sous la forme d’une locomotive devenue folle fonçant dans la Nuit vers le Néant à la fin de sa trilogie « Les chemins de la liberté » , cette civilisation apolinienne mathématicienne et humaniste comme la lui avait présentée son professeur à Normale Léon Brunschvicget qui estmencée aujourd’hui de destruction complète par l’Islam né du nazisme par engendrement (pas par Raison)
http://classiques.uqac.ca/classiques/brunschvicg_leon/ecrits_philosophiques_t1/ecrits_philosophiques_t1.html
Et Sarte a peur être imaginé cette fin destructrice aux « Chemins de la liberté » pour se venger du vieux sage « hasbeen » qu’il détestait et donc il se moquait en compagnie de ses amis , Simone de Beauvoir et Paul Nizan (auteur des « chiens de garde « ) Nizan qui a donné par « engendrements » le sociologue Emmanuel Todd qui comme par harsard donne l’importance principale aux « structures familiales » (aux « engendrements » ! ) dans l’explication de l’évolution des sociétés :

http://www.herodote.net/Histoire_de_familles-article-82.php
Et commepar hard aussi Tod est passionné par les mathématiques non pas seulement pour sa profession et l’utilisation des statistiques qu’elle exige mais aussi et surtout par antidote apollinien contre le venin dionysiaque du « plan des générations », comme j’ai essayé de l’expliquer ci dessus.
Je dois ici signaler une découverte curieuse que j’ai faite et qui semble aller contre cette dichotomie entre forme mathématique « apolinienne » et « ténèbre dionysiaque : c’est que la Syllabe MA qui est elle de MA-ternel, de MA-tière, etde MA-trice (tous vocables liés au plan des engendrements on en conviendra) estaussi, paer le biais du verbe grec qui signifie « apprendre » :μανθανω manthanô au début du mot MAthématique , MA thesis universalis, et..
paut être parce que l’on n’a vraiment besois d’apprendre que ce qui est hors du domain de l’instinct (vital , sexuel) ,d’où s’origine aussi la haine des nazis contre ce qu’ils appelaient la « physique juive » la physique mathématique, celle d’Einstein, tant louée par Brunschvicg comme déplacement d’axe de la vie religieuse.
Caril est extrêmemtn curieux aussi de constater que ou les arts dit dionysiaques comme la MU-sique, celle de Wrgner tant admirée par Hitler notamment, ont un nom qui comment par la syllabe MU qui provient du grec μυ (en grec le upsilonn donne U mais aussi Y ) qui conduit au MY de MY-stère ou de MY-the ou de MY-stiquevoire à MU-et
Or ces deux syllabes MA et MY mais envisagées en lettres hébraïques c’est à dire MA = M + Aleph ou M + He =

מה

qui veut dire « Quoi ? ) et MY = M+Y =

מי

qui veut dire « Qui ?  »
se retrouvent au début du Zohar commentées en relation avec deux passages bibliques :
« Mah Zoth » = « Qu’est ce que c’est ? ‘interrogation vers l’essence d ‘une chose

et »Mi bara Eleh ? » (qui a créé cela ?  » interrogation vers le « Créateur »
Et cesdeux syllabes MA et MY sont mises en relation parles rabbins du zohar avec le mot MAYIM = Eaux (supérieurs et inférieures) de la Genèse

מים

ces Eaux quidans Genèse 1 sont « déparées » par RAQYA = Resch + Qof + Yod +Ayin

רקיע

http://www.kabbalah.info/fr/le-zohar/etudiez-le-zohar

(voir le texte 1 sur Bereschit =Genèse 1 en fichier.doc )

« Bina est appelée eaux. KHB TM dans les eaux générales de Bina sont les cinq lettres d’Elohim [Aleph-Lamed-Hey-Youd-Mem]. « Qu’un firmament soit » signifie que le firmament viendra au milieu des eaux, au milieu des cinq lettres Elohim sous les deux lettres Aleph-Lamed. Les deux lettres Aleph-Lamed d’Elohim, KH, se diffuseront du firmament vers le haut dans les eaux supérieures, Hassadim, et les trois lettres Hey-Youd-Mem d’Elohim, Bina et TM se diffuseront vers le bas du firmament dans les eaux inférieures. »
 » Les eaux supérieures sont masculines, les eaux inférieures son féminines. Tout d’abord, avant qu’elles ne soient connectées, les eaux supérieures et inférieures étaient mélangées jusqu’à ce qu’elles soient corrigées et séparées les unes des autres pour les reconnaitre les unes des autres, que ce sont les eaux supérieures et que ce sont les eaux inférieures, et pour reconnaitre que c’est le nom Elohim, Bina, qui est le nom ADNI, Malkhout, qui est le premier Hey de HaVaYaH, Bina et que c’est le Hey inférieur de HaVaaH, Malkhout.

Commentaire : Les eaux sont les dix Sefirot de Bina. C’est parce que les dix Sefirot de Hokhma sont appelées « lumières » et les dix Sefirot de Bina sont appelées « eaux ». Dans le verset « qu’un firmament soit au milieu des eaux », le firmament est venu et fut placé au milieu des eaux, sous les lettres Aleph-Lamed d’Elohim, KH. A cause de cela, les trois lettres Hey-Youd-Mem d’Elohim, Bina et TM sont tombées au degré sous Bina, à ZON, et le Hey-Youd-Mem de Bina se mélangea avec Noukva de ZA et devint les eaux inférieures Youd-Mem-Hey comme Noukva de ZA, qui est appelée Yama. »
Maisil me semble que hokhmah est Lintelligencedisciminante Binah à laquelle a été asociée la pensée selon l’Un que je nomme ici

HENOSOPHIA TOPOSOPHIA μαθεσις uni√ersalis τοποσοφια MATHESIS οντοποσοφια ενοσοφια

Orcette pensée de l’Un donne lieu à deux extraits celèbres : le »Shema Israel « dans le Deutéronome et la sourate 112 du coran

L’Islamologie moderne (occidentale bien entendu puisque les érudits musulmans sont incapables d’avoir une atitude scientifique et donc critique face aux belles légendes qu ‘on leur fait gober et peut être ont ils peur aussi de le décapitation ) a réalisé un grand progrès en révélant l’origine nazaréenne c’est à dire judéo-chrétienne du coran :

https://horreurislamique.wordpress.com/lislam-et-le-coran-sont-le-resultat-dune-manipulation-et-dune-imposture-que-revele-la-recherche-moderne-en-islamologie/
Il n’est donc pas surprenant de retrouver un « engendrement » de la sourate 112 dans le Chema Israel du Deutéronome 6:4

https://horreurislamique.wordpress.com/lislam-et-le-coran-sont-le-resultat-dune-manipulation-et-dune-imposture-que-revele-la-recherche-moderne-en-islamologie/

Mais làencore nous trouvons de nombreuses surprises et d’abord le fait que le Chema commencre par le verbe signifiant « entendre, ecouter » faisant référence donc à ceque Beunschvicg appelle verbe intérieur  »
λογος ενδιαθετος » et qu’il oppose « Verbe extérieur » voir :

http://classiques.uqac.ca/classiques/brunschvicg_leon/progres_conscience_t1/progres_conscience_t1_intro.html

« Aussi bien, et l’on devra s’en laisser convaincre par les premiers chapitres de notre ouvrage, l’opposition décisive entre l’idéalisme mathématique de la République platonicienne et le réalisme astro-biologique de la Métaphysique aristotélicienne a défini le thème fondamental de l’Occident dans le domaine pratique comme dans le domaine théorique, indépendamment de toute référence au christianisme. Plusieurs siècles avant qu’il ait commencé d’exercer sa propagande, la polémique de l’Académie et du Lycée apporte le témoignage lumineux qu’il existe deux types radicalement distincts de structure mentale, commandés, l’un par les relations de la science (μαθήματα), l’autre par les concepts du discours (λόγοι). De là procède le problème religieux, tel qu’il se manifeste dans la terminologie des Stoïciens avec la dualité du Verbe intérieur, ou raison : λόγος ἐνδιάθετος, et du Verbe extérieur, ou langage : λόγος προφορικός. Ce problème, s’il devait prendre dans le christianisme une forme de plus en plus aiguë, ne relève à son origine que de la seule philosophie. Notre tâche était d’en établir la portée et d’en expliquer les conséquences d’une façon assez nette et assez vive pour qu’il ne subsiste, dans l’esprit de nos lecteurs, ni obscurité ni incertitude, ou sur l’intention de notre travail, ou sur le sens de leurs propres réactions »
Maintenant par quel mot commencre la sourate 112 du coran ?

http://www.islam-fr.com/coran/francais/sourate-112-al-ikhlas-le-monotheisme-pur.html
par le mot « DIS » à l’impératif sans aucun doute représentant du Verbe extérieur λογος προφερίκοςdes Stoiciciens rappelé par Brunschvicg au début du « Progrès de la conscience dans la philosophie occidentale »,un livre que Srtre et sans doute Emmanuel Todd auraient dû lire un peu mieux et plus attentivement
car ce qu’il y avait de spirituel dans la Torah qui reste dans l’Evangile mais est complèrtement détruit dans le monothéisme impur dela Sourate 112 c’estl’intuition du Verbe intérieur qui est pour nous le Salut comme Brunschvicg nous en informe en 1939 , voir :

https://meditationesdeprimaphilosophia.wordpress.com/2015/09/08/brunschvicgraisonreligion-conversion-a-linteriorite/

à l’orée de la catastrophe qui a fracassé l’Europe, notre chère Europe Temple de la Raison ou Verbe Intérieur qui menace actuellement ruine .
Il y a quelque dérision à remarquer aussi que le verbe hébreu signifiant « écouter » et qui débute le Chema Israel

שמע

est e la même racine que ISHMAEL l’ancêtre des musulmans, etyomlogiquement « celui qui écoute Dieu »au sens de « celui qui obéit à Dieu » alors que’ ISRAEL veut dire « celui sui lutte contre Dieu …
Mais bien sûr tout dépend du fait de savoir side cidue est le dieu des philosophes et des Savants , le Verbe intérieur que l’onécroute dnas l’intuition affinée parl’exercice intellectuel mathématique et l’eascèse vitale, ou bien le dieu sanglant d’avant la civilisation d’Occident:

http://classiques.uqac.ca/classiques/brunschvicg_leon/ecrits_philosophiques_t1/ecrits_philosophiques_t1_intro.html

« a civilisation d’Occident affleure, dans l’histoire, avec l’arithmétique de Pythagore, avec la maïeutique de Socrate.  »

https://renatuscartesiusmathesisuniversalis.wordpress.com/lhomme-occidental-lhomme-suivant-descartes/

« L’homme occidental, l’homme suivant Socrate et suivant Descartes, dont l’Occident n’a jamais produit, d’ailleurs, que de bien rares exemplaires, est celui qui enveloppe l’humanité dans son idéal de réflexion intellectuelle et d’unité morale. »

Richard Amiel McGough : « pourquoi je quitte le christianisme »

http://www.biblewheel.com/forum/showthread.php?2368-Why-I-quit-Christianity

sur mon ancien blog maintenant détruit « Recherche de la vérité » j’ai passé pas mal de temps à ce que j’appelais « arithmosophie », à savoir sur les valeurs numériques des arrangements de lettres et de mots ou versets , en hébreu ou en grec, de la Bible (hébraïque ou grecque).

J’ai soudainement compris que j’avais peut être tort, et que je commettais peut être le MAL, aussi ai je pris la dcision soudaine, un beau matin, de détruire le blog, et pourtant je n’avais pas un seul millionième de gramme d’alcool dans le sang ce jour là ! 

(une autre raison, moins cruciale, est que je mélangeais des articles liés à la politique actuelle, d’importance toute relative donc, voire nulle dirais je maintenant, et des articles de philosophie, visant donc à la Vérité, mélange infâme qui revient à du relativisme et donc au MAL)

Comment est ce que je SAIS (et non pas je crois) que j’avais tort ?

à cause de cette simple citation de Brunschvicg, qui représente à mon avis la totalité de ce qu’il faut savoir pour entreprendre l’acheminement de l’âme vers Dieu :

http://classiques.uqac.ca/classiques/brunschvicg_leon/raison_et_religion/raison_et_religion.html

(voir page 114 du document Word):

« Et le paradoxe de l’attitude spinoziste était encore accru par la revendication énergique des droits de la conscience, par la récusation inflexible du symbole et de la lettre. Si la parfaite indifférence aux cérémonies extérieures du culte ne permet plus d’opposer le christianisme au judaïsme comme une Église à une Église, elle s’accompagne cependant d’une sympathie naturelle qui ne gêne en rien la liberté de la pensée. De même que l’astronome n’a pas à s’offusquer des erreurs de l’ignorant, qui dérivent nécessairement des conditions organiques de la vision, pas davantage le philosophe ne conteste au vulgaire son image subjective et illusoire du salut, récompense ultra-terrestre de sa conduite ici-bas.

Les théologiens se sont attachés à distinguer entre la voie étroite : Qui n’est pas avec moi est contre moi, et la voie large : Qui n’est pas contre moi est avec moi. Mais pour accomplir l’Évangile, il faut aller jusqu’à la parole de charité, non plus qui pardonne, mais qui n’a rien à pardonner, rien même à oublier : Qui est contre moi est encore avec moi. Et celui-là seul est digne de la prononcer, qui aura su apercevoir, dans l’expansion infinie de l’intelligence et l’absolu désintéressement de l’amour, l’unique vérité dont Dieu ait à nous instruire. »

Brunschvicg dit bien :

l’unique vérité dont Dieu ait à nous instruire

et donc si l’on ajoute une vérité, que ce soit un dogme, ou un mythe, tiré de la Bible, ou du Coran, ou des Vedas, ou une équation arithmosophique sur les valeurs numériques de la Bible, ou de l’Evangile, ou du Coran, on ne peut qu’ajouter…du faux !

L’unique vérité qui nous vient de Dieu n’est pas une « vérité » dogmatique que l’on peut « imposer » aux masses de « disciples » : c’est une vérité « pour soi même », dans le secret du coeur, de ce que j’appelle :

l’ Internel

ce que nous dit ici Brunschvicg, c’est que la seule philosophie suffit, pour trouver la religion véritable, parce que la seule philosophie EST la religion véritable, et qu’elle est tout entière contenue dans cette ligne, cette thèse, ou plutôt cette proposition de vie et d’action :

« l’expansion infinie de l’intelligence et l’absolu désintéressement de l’amour est l’unique vérité dont Dieu ait à nous instruire. »

Seulement ce n’est pas une phrase qu’il nous faudrait méditer confortablement installé dans notre fauteuil, ou à propos de laquelle nous pourrions débattre pendant des siècles (comme sur les Evangiles), écrire des livres savants, former des écoles de pensée rivales, tout simplement parce que ce n’est pas une « vérité », une affirmation qui soit vraie ou fausse…si vous relisez bien, Brunschvicg ne nous dit pas que ce soit « vrai » , il nous dit que seul celui qui aura su reconnaître ce programme d’action et de pensée comme valide sera capable de ne pas se comporter comme un fanatique (comme Badiou, par exemple), qu’il soit athéer, chrétien, juif, musulman, etc…mais sera capable de dire à ceux qui le haïssent et veulent l’éliminer :

« toi qui es contre moi, tu es encore avec moi »

la vérité, l’unique vérité, c’est Dieu qui la dispense, Dieu à savoir ce mouvement de transcendement (mais qui n’est pas une Transcendance), de dépassement perpétuel de nous même que nous avons EN NOUS, et qui peut s’appeler Raison, ou un autre terme si cela fait plaisir …

et cette « unique vérité » n’est pas une proposition, qui serait « prononcée » en direction d’un « autre », d’un « esclave de Dieu » , elle est cette voix qui retentit en nous même (si nous savons faire silence nous l’entendrons) et qui nous « dit » sans parler :

l’unique façon de vivre qui soit digne et bonne, c’est d’étendre à l’infini son intelligence POUR parvenir à l’absolu désintéressement de l’amour.

Et, si je ne me trompe, c’est là le programme de vie chrétien !

alors pourquoi le christianisme (ou plutôt les différentes formes de christianisme) s’est il révélé incapable du plus petit commencement de volonté de réalisation de ce programme, qui n’est autre que « la voie, la vérité et la vie »?

parce qu’il s’est voulu « supérieur » à la philosophie , selon une prétendue « Révélation » adressée à la Foi, qui serait supérieure à la Raison, considérée comme simple servante !

seulement la Raison ne sera jamais servante, ni de la Foi, ni de la Loi !

si vous cheminez réellement sur la Voie de la Raison, alors plus besoin de foi ni de loi !

après ce long préambule , revenons aux Nombres de la Bible (ils sont aussi dans le Coran, écrit par Waraqa Ibn Nawfal qui connaissait très bien la Bible, l’hébreu et la qabbalah) et notamment au site Biblewheel fondé par Richard Amiel McGough :

http://www.biblewheel.com/

qui s’appelle maintenant « Bibles, wheels and brains » et se déclare ouvert à tous les « libres penseurs »… il y a du changement, et Richard s’explique là dessus de façon très claire, et je trouve assez bouleversante, en expliquant pourquoi il quitte le christianisme :

http://www.biblewheel.com/content.php?15-Why-I-Quit-Christianity

« So here are three of the primary issues that conspired to finally convince me that the traditional Christian faith is not true:

1) The Doctrine of Hell
I cannot conceive of a good God who would design an eternal evil in which souls suffer eternal conscious torment. This is a central doctrine accepted by the vast majority of Christians. It always bothered me throughout my time as a Christian, but I put it on the “back burner” and didn’t think about it much.

2) The Bible contains many errors, contradictions, logical absurdities, and moral abominations attributed to God.
This point covers a very large class of problems. Many recent threads on my forum deal with them. The most significant to me are the moral abominations attributed to God, such as his command to kill all the men, women, and children of people in Canaan, or the slaughter of all the Midianites except 32,000 virgins that were then distributed to the soldiers (Numbers 31).

3) God does not, as a general rule, answer prayers.
This fact seems incontrovertible and it directly contradicts the central promises of the Bible. It was the “final straw” for me. It has nothing to with any personal prayers that were not answered. The problem is that the promises in the Bible simply are not true. »

 

quant à moi, j’aurais pu répondre au point 3 que si Dieu (le vrai Dieu, c’est à dire le Dieu des philosophes et des savants) répondait aux prières, alors cela voudrait dire qu’il ne serait pas Dieu !

Il explique aussi pourquoi il était devenu chrétien, en des termes que Descartes n’aurait pas désavoués :

http://www.biblewheel.com/content.php?19-Why-I-became-a-Christian

« Religious beliefs are largely determined by the mere chance event of where you were born. Folks tend to adopt the dominant religion of the region of their birth unless their immediate family follows a different tradition. But neither geography nor family fully determines religious belief. Temperament and life experience play important roles. Not everyone is satisfied with their inherited religion, while others simply have no interest in the big question of « what it’s all about. » Some are looking for certainty in this disturbingly chaotic world. Religion gives answers, like a parent telling a child « everything will be alright. » Others are catapulted into a search for meaning by the traumas of life. Siddhartha, who became the Buddha, left his sheltered home to begin his famous quest for enlightenment after encountering suffering, disease, and death. Though I can’t claim to have achieved his goal, my motivations were largely the same.
I was born into a traditional Roman Catholic family but was raised by an atheist father. He encouraged me to think freely and question everything. Nothing was off limits for discussion. This influenced me a lot, but other forces came into play. His mother and siblings were active in the church and raised their children in it. He was the « black sheep » of the family. I bonded strongly with his mother because she helped raise me and my two sisters for about three years after our parents divorced in 1960 when I was still an infant. « 

bien entendu je ne prétends pas résumer ici tout ce chemin de vie, mais je ne puis que dire que les religions (à église, et prophètes) sont ce qui reste en nous de l’état d’enfance….

enfin Richard s’explique sur son blog sur l’ origine de ces merveilleuses et surprenantes structures (« patterns ») numériques qu’il avait trouvées (il est mathématicien) et qu’il avait appelées « Biblewheel » :

http://www.biblewheel.com/blog/index.php/2011/11/27/an-evolutionary-explanation-of-the-bible-wheel/

ces splendides structures ne sont évidemment pas dûes au hasard, pas plus que celles du Coran, elles s’expliquent par un schéma analogue à celui de la théorie de l’évolution !

« I think I’ve finally found a way to explain the Bible Wheel without any appeal to God, angels, or any other metaphysical woo-woo. I think the Bible Wheel evolved through a scribal selection process as the text was edited and rearranged by the countless scribes over the centuries before the printing press. »

bien évidemment, l’attitude de Richard doit nous servir d’exemples à tous, que nous soyions chrétiens, juifs, musulmans, bouddhistes, hindouistes…

la seule philosophie suffit !

 

encore un effort pour être vraiment nihilistes, mes bien chers frères et sœurs !

Il y a un moment très particulier, vers la fin du film « Margin Call » :

https://meditationesdeprimaphilosophia.wordpress.com/2012/05/04/margin-call-un-tres-grand-film-glacant-et-terrifiant/

où Sam Rogers (Kevin Spacey), le « capitaine » des traders (celui qui mène ces soldats à l’attaque, contrairement aux généraux d’état major qui ne se soucint pas de ces contingences, et ont justement besoin des officiers inférieurs pour faire le sale boulot) monte au restaurant « s »expliquer » avec le grand patron de la firme :

John Tuld, joué par Jeremy Irons

ce nom renvoie évidemment à celui du PDG de Lehman Brothers :

Richard Fuld (surnommé parait il Big Dick, mais mes connaissances en anglais sont assez pauvres )

http://fr.wikipedia.org/wiki/Richard_S._Fuld,_Jr.

n intéressant article sur la morale sexuelle de « ces gens là » : tout collaborateur de haut niveau devait être marié, et fidèle (enfin…sauf les « à côté » avec les escorts et les filles nues venues faire de l’animation pour les jours d’anniversaire mais ça..) :

http://www.vanityfair.com/business/features/2010/04/test2

ce haut sens moral rappelle un peu celui , dans « Casino » de Scorcese, des pontes mafiosi du Middle West  qui « ne pouvaient pas aller plus loin que Kansas City sans se faire arrêter » et qui détestent que leurs « collaborateurs », à flingue ou à mallette, couchent avec la femme du voisin, c’est mauvais pour les affaires….. ils détestent tellement ça que celui qui passe outre , il ne lui reste quand les « pontes » l’apprennent, que quelques heures à vivre….

Bref… au cours de cet entretien à haute teneur « philosophique » au restaurant, Jeremy Irons alias John Tuld alias « Big dick » Dick Fuld , le big boss, qui lui peut aller (ou pouvait aller, à cette époque) partout sans se faire arrêter, finit par lâcher :

« si ce que nous faisons est vain, alors tout cela (il montre l’extérieur du building) est vain »

si je ne me trompe, de tels propos figurent déjà dans la Bible, non ?

« 1.2   Vanité des vanités, dit l’Ecclésiaste, vanité des vanités, tout est vanité.

1.3   Quel avantage revient-il à l’homme de toute la peine qu’il se donne sous le soleil?

1.4   Une génération s’en va, une autre vient, et la terre subsiste toujours.

1.5   Le soleil se lève, le soleil se couche; il soupire après le lieu d’où il se lève de nouveau.

1.6   Le vent se dirige vers le midi, tourne vers le nord; puis il tourne encore, et reprend les mêmes circuits.

1.7   Tous les fleuves vont à la mer, et la mer n’est point remplie; ils continuent à aller vers le lieu où ils se dirigent.

1.8   Toutes choses sont en travail au delà de ce qu’on peut dire; l’oeil ne se rassasie pas de voir, et l’oreille ne se lasse pas d’entendre.

1.9   Ce qui a été, c’est ce qui sera, et ce qui s’est fait, c’est ce qui se fera, il n’y a rien de nouveau sous le soleil. »

http://bible.evangiles.free.fr/ecclesiaste%201.html

seulement il y a une différence énorme entre les deux « discours philosophiques », comme quoi Big Dick Fuld ne l’a quand même pas aussi grosse que YHVH….

cette différence est dans le :

SI

comme le diable dans les détails

SI cela est vain, alors tout est vain…

et soyons sincères : bien que nous ne soyions pas tous aussi bien « pourvus » , par la nature ou par l’esprit, que « Big dick » Fuld, nous sommes tous empêtrés dans ce détestable « SI » (IF, en anglais, titre d’un autre film admirable sorti vers 1969 avec Malcolm Mc Dowell qui devait en 1971 devenir Alex dans « Orange mécanique »)…

osons nier que nous ne nous surprenons pas quelquefois à penser :

« SI je ne parviens pas à mes fins sur ce coup là, alors tout est vain »

alors bien sûr, nous « évacuons » ce genre de mauvaises pensées, en buvant  un coup ou autre « acte libérateur »…

mais le mal est fait, ou pensé, ce qui est pire !

car :

« Tout ce qui est voilé sera dévoilé, tout ce qui est caché sera connu. « 

http://www.aelf.org/bible-liturgie/Lc/chapitre/chapitre/12

comme dit Notre Seigneur, celui que Renan appelle le Grand Maître de la morale, ce dont conviendront sûrement les pontes mafiosi du Middle West, tous bons catholiques…

Au fond, le salut spirituel (qui n’est pas forcément celui des judéo-chrétiens comme Big Dick Fuld ou les pontes mafiosi) est « sagesse de femme et jeu d’enfant » comme l’ancienne Alchimie : il ne réclame pas de « faire quelque chose » mais de défaire, et de laisser tomber le SI !

Et de dire avec l’Ecclésiaste :

Tout est vanité !

Raymond Chandler (qui avait ses habitudes à Hollywood) l’a dit avec encore plus de classe dans « La dame du lac » (me semble t’il) par la voix du détective privé Phillip Marlowe :

« Rien n’est plus vide qu’une piscine vide »

dans le même roman il décrit la lutte intérieure d’un ivrogne avec la tentation de finir la bouteille et Marlowe désabusé déclare :

« comme toujours ce fut la bouteille qui gagna« 

Eh oui !

au fond le monde, et tous ses plaisirs ou chagrins (« la joie venait toujours après la peine ») , qu’est il d’autre qu’une immense piscine vide ?

pourquoi pas celle de Sunset Boulevard (« Boulevard du crépuscule » ), où au début du film les rats voisinent avec les feuilles mortes ?

et pourtant dans cette piscine vide, certains se noient , d’autres surnagent, et quelques uns (les « happy few », mais je doute que Stendhal ait visé ce genre de salopards) , se changent de « rats » en requins (de la finance ou d’autre chose)… jamais en baleine blanche, ce serait plus poétique ! ?

pourquoi se lever puisqu’il faudra se recoucher ? pourquoi faire des enfants puisqu’ils devront disparaitre, quelques années après nous ?

et la bouteille est toujours finie avant le petit matin !

c’est intolérable : on nous joue, on nous manoeuvre sur l’échiquier du Néant !

Oui, laissons tomber le « SI » , et de requin, ou de mouton (ou maton) de Panurge nous deviendrons… philosophes , engagés dans ce qui n’est pas vain, la recherche de la Vérité !

car enfin : un animal, entièrement « comblé » par le jeu de la vie , ce chatoyant et cruel spectacle, pourrait il émettre un tel jugement sur « la globalité du spectacle » ?

Si nous laissons tomber le « SI » , et sommes persuadés de ce que nous disons, alors nous disposons d’une première vérité !

une drôle de vérité d’ailleurs, qui ne passerait pas la barre au concours des mathématiciens traders (ou « spécialistes des fusées » ) car elle est auto-réfutante :

car si je dis en le pensant que « Tout est vanité » et que tout est effectivement vain, alors je dispose d’une Vérité éternelle, et tout n’est donc pas vain…

l’éternité c’est quelque chose !

« Une génération s’en va, une autre vient, et la terre subsiste toujours »

seulement l’Ecclésiaste nous attaque de manière perfide et tente de nous forcer à jeter ce premier acquis bien maigre :

« 1.12Moi, l’Ecclésiaste, j’ai été roi d’Israël à Jérusalem.

1.13J’ai appliqué mon coeur à rechercher et à sonder par la sagesse tout ce qui se fait sous les cieux: c’est là une occupation pénible, à laquelle Dieu soumet les fils de l’homme.

1.14J’ai vu tout ce qui se fait sous le soleil; et voici, tout est vanité et poursuite du vent.

1.15Ce qui est courbé ne peut se redresser, et ce qui manque ne peut être compté.

1.16J’ai dit en mon coeur: Voici, j’ai grandi et surpassé en sagesse tous ceux qui ont dominé avant moi sur Jérusalem, et mon coeur a vu beaucoup de sagesse et de science.

1.17J’ai appliqué mon coeur à connaître la sagesse, et à connaître la sottise et la folie; j’ai compris que cela aussi c’est la poursuite du vent.

1.18 Car avec beaucoup de sagesse on a beaucoup de chagrin, et celui qui augmente sa science augmente sa douleur. »

seulement il se passe ici quelque chose d’inouï qui rend tout eoil immobile :

« Mais alors il advint quelque chose qui fit taire  tout discours et rendit tout rebard immobile . Car pendant ce temps le danseur de corde s’était mis à l’ouvrage  »

http://fr.wikisource.org/wiki/Ainsi_parlait_Zarathoustra/Premi%C3%A8re_partie/Le_prologue_de_Zarathoustra

nous avons donné dans un autre blog des leçons à Allah :

http://horreurislamique.wordpress.com/

nous n’hésiterons pas à faire de même avec YHVH ici, ne fût ce que pour un noble motif de non discrimination laïque et égalitaire !

Il n’est pas vrai que « rien de nouveau sous le soleil »

certes les kabbalistes nous assurent que le « Soleil » dont il est parlé ici est en fait la Sephira « Tipheret », et que ce qui est « sous le soleil » désigne les Sephirot inférieures, Malkuth , Yesod , Hod, Netzah…

Eh bien non ! nous refsuons ce genre de facilités « ésotérique » et mystérieuses…

démocrate, rationaliste et laïque jusqu’au bout des ongles, vous dit le Monsieur !

il y a bien quelque chose de nouveau qui vient après la Sagesse, certes admirable, de la Bible, c’est Copernic, Galilée, Descartes, Spinoza et la science moderne !

et je suis bien désolé de dire en face (tout en restant en vie, faisant mentir Avenou Moshe) à D-ieu que je préfère à tous les Livres sacrés , comme aux soupes de lentilles, mon modeste crouton de pain consistant en cette première vérité :

« tout est vain, donc émettre ce jugement n’est pas vain puisque c’est vrai, donc tout n’est pas vain »

il me semble que le grand Herman Melville parlait à des gens tels que nous lorsqu’il commençait son « Pierre ou les ambiguïtés » par :

« O toi ! malheureux à qui la Vérité, en ses premières vagues, n’apporte que des épaves »

Au nom de DIEU , la Raison, la Vérité

Le livre passionnant et érudit de Pierre Antoine Bernheim (hélas prématurément décédé en 2011) « Jacques frère de Jésus » , donne à la fin un bref éclairage sur l’origine de l’Islam.

http://www.erudit.org/revue/LTP/2000/v56/n3/401321ar.pdf

disons pour résumer très brièvement ce qui demanderait des centaines voire des milliers de pages ceci :

les premiers chrétiens sont comme chacun sait issus du judaïsme dont ils représentent un sous-groupe à tendance « homilétique », s’attachant à l’interprétation des textes et des mythes. L’émergence de ce courant entraîne des situations conflictuelles, notamment à travers les doctrines de Saül de Tarse (Saint Paul) qui se traduisent au bout de plusieurs siècles par un éclatement, un schisme entre ce que Pierre Antoine Bernheim appelle les « pagano-chrétiens » , pauliniens, qui ont finalement vaincu (en Occident du moins) et sont devenus les chrétiens, et judéo-chrétiens, s’opposant aux thèses de Saint Paul, et désireux de conserver la validité des aspects légalistes et « talmudiques » du judaïsme.

En clair : les pagano-chrétiens estiment que les païens peuvent devenir chrétiens sans avoir à adopter le particularisme juif (la circoncision notamment), les judéo-chrétiens refusent ces conversions, car ils ne veulent pas risquer de dissocier le christianisme de sa matrice juive…. ce qui est effectivement arrivé !

Si les pagano-chrétiens sont devenus les chrétiens, les judéo-chrétiens sont devenus… les musulmans.

Ce sont un ou des prédicateurs ébionites (= judéo-chrétiens) qui ont écrit le Coran, qui est une sorte de « cahier de cours », de polycopié, de « pot-pourri » simplifié composé de passages de la Torah et du Talmud, et s’en sont servi pour enseigner le monothéisme aux communautés bédouines à travers leur premier élève Mohamed, qui est devenu le Prophète de l’Islam.

Et les juifs dans tout ça ?

ils se sont trouvés pris au milieu de l’affrontement entre pagano-chrétiens et judéo-chrétiens, qui est devenu la guerre (qui dure depuis 14 siècles) entre Europe chrétienne et les « terres d’Islam ».

Et l’on sait que ce n’est jamais très plaisant, d’être pris au milieu d’une guerre.

Disons que jusqu’ au 19 ème siècle et à l’émancipation des juifs d’Europe, les communautés juives étaient, par nature, plutôt du côté des judéo-chrétiens, et donc de l’Islam, pour une raison bien simple : le pagano-christianisme , devenu le christianisme, tend à diluer l’identité juive puisqu’ il élimine le caractère universel de la loi mosaïque remplacée en Occident chrétien par le droit Romain.

C’est cela le fondement de ce qui est maintenant appelé laïcité : « rendre à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu », cela veut dire rendre l’espace public aux lois humaines, contingentes, et réserver le « sacré », le « saint », les religieux, à l’espace de l’intimité des consciences.

Les communautés juives étaient au début plutôt du côté de l’Islam aussi à cause du sort terrible qui leur était réservé en « terre chrétienne »…seulement côté musulman les choses n’étaient guère meilleures !

Les Juifs d’Arabie vivaient en bonne entente au milieu des bédouins polythéistes , les choses se sont gâtées avec l’avènement de l’Islam parce que les musulmans croyaient que ces juifs dont certains (qui étaient en fait ébionites, à la lisière du judaïsme et du christianisme, mais c’était le cas d’un grand nombre de « juifs ») leur avaient enseigné le monothéisme allaient se fondre avec eux en une seule communauté universelle, une seule « oumma », notamment par le biais de mariages entre tribus et par l’adoption du nouveau culte l’Islam par tous, juifs ou musulmans.

Seulement les juifs n’étaient pas de cet avis, ce qui est bien leur droit, et  il en est très vite résulté une guerre, qui a vu l’élimination des tribus juives de Médine, puis le Pacte d’Omar qui a règlementé sur le mode de l’apartheid le statut des « non-musulmans » en terre d’Islam , appelé statut de dhimmis.

Nous avons donc deux processus inverses à l’oeuvre dans cette période de l’Histoire : un processus d’universalisation pagano-chrétien puis chrétien, un processus de retour au particularisme (la loi mosaïque, devenue sous une forme très simplifiée  la Shari’a islamique) judéo-chrétien puis musulman, qui est le cause d’une rupture, d’un schisme qui résulte en un dualisme , opposant « croyants » (musulmans) à « mécréants » ou « infidèles » (avec le statut spécial réservé au « gens du Livre »).

Pourquoi le processus (pagano-)chrétien est il « meilleur », supérieur au processus judéo-chrétien, islamique ?

parce que l’universalisme, tendant à l’unité de l’humanité, est supérieur aux particularismes, tendant à l’éclatement et à la guerre, si du moins ils n’en restent pas à leur niveau et veulent s’imposer à toute l’humanité sous le visage d’un « faux universel ».

« Faux universel » dont nous connaissons le visage hideux actuel , qui est celui du totalitarisme islamique, cherchant à imposer à toute l’humanité la shari’a, dans ses aspects les plus horribles (lapidations, mises à mort des apostats, etc..).

http://www.fdesouche.com/286582-le-para-abel-chenouf-abattu-a-montauban-etait-catholique-pratiquant-sa-famille-representee-par-gilbert-collard

http://jssnews.com/2012/03/21/tuerie-de-toulouse-mohamed-merah-navait-pas-choisi-le-19-mars-au-hasard/

Mais on doit reconnaître que le christianisme n’a pas tenu ses promesses universalistes, et est simplement devenu un autre particularisme qui a éclaté en une multitude de courants (ou « sectes » diront certains) et s’est rendu coupable sous sa forme catholique du génocide des Cathares.

Mais  après la ligne de partage des Temps, qui est le cartésianisme et l’émergence de la science moderne, mathématisée, en Europe :

https://meditationesdeprimaphilosophia.wordpress.com/2012/03/06/la-ligne-de-partage-des-temps/

la vocation de l’universalisme est reprise par la philosophie et la science, unies par Descartes sous le nom de « Mathesis universalis », et pourvues par lui d’une méthode d’intelligence .

Ce passage en revue très court et sommaire, certes, de l’Histoire, nous permet de répondre à la question :

pourquoi attaquer le Coran et pas la Bible ?

parce que la Bible, en ses deux « composantes » dites Ancien et Nouveau Testament, est associée au processus d’universalisation , tendant à la spiritualité absolument pure qui éclate en certains (pas tous) passages de l’Evangile, processus qui a été poussé à son terme par Spinoza.

Le Coran, par contre, est le texte qui fonde l’autre processus, obscurantiste et régressif, travaillant contre l’universalisme et donc contre l’humanité.

Et contre Dieu, si celui ci est le nom donné à l’effort infini de la Raison pour se donner des normes de vérité et de moralité de plus en plus parfaites.

Dans son article sur la spiritualité brunschvicgienne :

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k113603/f27.image.langFR

Georges Bastide donne (page 23) une image saisissante, qui remonte à Platon, de ces deux processus que nous venons de repérer dans l’Histoire : la vraie conversion, à la spiritualité absolument pure de l’intériorité , qui est progression de l’ombre à la lumière, et la fausse conversion qui est régression de la lumière à l’ombre.

Le Coran est tout simplement cette régression (de la lumière à l’ombre) mise à l’oeuvre, au travil de destruction de l’humanité.

En tant qu’humain, je n’ai pas le droit de laisser s’accomplir cette « oeuvre » sans résister.

C’est ma liberté de citoyen, ni meilleur ni pire que n’importe qui d’autre, mais c’est mon devoir, devoir envers Dieu qui est la Raison radicalement immanente à toute conscience humaine:

https://meditationesdeprimaphilosophia.wordpress.com/une-demonstration-irrefutable-de-lexistence-de-dieu/

d’où ce blog :

http://horreurislamique.wordpress.com/