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#BrunschvicgEtapes les étapes de la philosophie mathématique

Un premier article :

https://meditationesdeprimaphilosophia.wordpress.com/2015/04/04/brunschvicg-les-etapes-de-la-philosophie-mathematique/

avait été écrit à propos de ce livre « Les étapes de la philosophie mathématique » datant de 1912 et qui est souvent considéré comme le plus caractéristique , sinon le plus important, de Brunschvicg, dont la philosophie souvent dépeinte comme  » idéalisme mathématisant » accorde une place prédominante à la science et à la mathesis ( activité de pensée qui est au fondement des mathématiques) .Qu’il me suffise de citer ces passages de « La querelle de l’athéisme » de 1928 , texte qui peur etre trouvé en appendice à « Vraie et fausse conversion »:

https://leonbrunschvicg.wordpress.com/2012/09/11/la-querelle-de-latheisme-de-brunschvicg/

«  Le drame de la conscience religieuse depuis trois siècles est défini avec précision par les termes du Mémorial du 23 novembre 1654 : entre le Dieu qui est celui d’Abraham, d’Isaac, de Jacob et le Dieu qui est celui des philosophes et des savants, les essais de synthèse, les espérances de compromis, demeurent illusoires. Il est donc important de soumettre à l’examen les moments du processus spéculatif qui explique et qui, selon nous, commande la nécessité de l’alternative. »
Où Brunschvicg « retourne » pour ainsi dire, dans une sorte de judo spirituel, la force de pensée de l’alternative décrétée par Pascal dans le Mémorial du 23 novembre 1654 (lors de la fameuse nuit mystique )entre le Dieu de la Bible et le Dieu des philosophes et des Savants:

http://anecdonet.free.fr/iletaitunefoi/Dieu/M%E9morialdeBlaisePascal.html

« Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob» non des philosophes et des savants

Certitude. Certitude. Sentiment. Joie. Paix.
Dieu de Jésus-Christ.
 »
Brunschvicg éprouvait pour Pascal une admiration fascinée ( un peu comme Jacques Attali de nos jours) il a consacré une partie importante de sa vie intellectuelle à l’édition critique des « Œuvres complètes » de Pascal (la fameuse « édition Brunschvicg ») , le passage ci dessus est important car il fonde la séparation entre Dieu des croyants et Dieu des philosophes, et ce de la manière la plus claire, ce qui n’est pas toujours le cas chez tout le monde j’ai même lu un jour un texte d’un professeur de philosophie où c’était l’islam qui était crédité de la « paternité » du Dieu des philosophes et des savants ( simplement parce qu’il s’oppose au christianisme et à la Bible, qu’il accuse d’être pleine d’erreurs humaines et de falsifications de la parole divine) . En réalité le Dieu des philosophes est l’Idée de Dieu purifiée et élaguée de toute intrusion de références au plan vital. Or le dieu sanguinaire du Coran et de l’Islam est l’Idole de ceux qui sont incapables de penser qu’il y a autre chose que ce plan vital ( cet autre étant le plan spirituel) c’est pour cette raison que l’Islam a tellement le « vent en poupe » aujourd’hui il est le refuge de tous les vrais athées et nihilistes qui sont légion aujourd’hui en Occident depuis 1945 ou même 1920 et surtout depuis la fin il y a 30 ans des « Grands récits » du communisme, qui était leur seule boussole et est maintenant remplacé par l’Islam, le véritable athéisme n’étant pas de nier Dieu ( car encore faut il pour cela s’accorder sur ce qu’est Dieu) mais de nier qu’il y a un plan spirituel de l’Idée en dehors du plan vital, ordre de la matière et de la vie.
Le second passage que je juge important dans la « querelle de l’athéisme » exposé de Brunschvicg devant la Société française de philosophie le 24 mars 1928 :

https://leonbrunschvicg.wordpress.com/2012/09/11/la-querelle-de-latheisme-de-brunschvicg/
est le suivant :

« Le fait décisif de l’histoire, ce serait donc, à nos yeux, le déplacement dans l’axe de la vie religieuse au XVIIesiècle, lorsque la physique mathématique, susceptible d’une vérification sans cesse plus scrupuleuse et plus heureuse, a remplacé une physique métaphysique qui était un tissu de dissertations abstraites et chimériques autour des croyances primitives. L’intelligence du spirituel à laquelle la discipline probe et stricte de l’analyse élève la philosophie, ne permet plus, désormais, l’imagination du surnaturel qui soutenait les dogmes formulés à partir d’un réalisme de la matière ou de la vie. L’hypothèse d’une transcendance spirituelle est manifestement contradictoire dans les termes ; le Dieu des êtres raisonnables ne saurait être, quelque part au delà de l’espace terrestre ou visible, quelque chose qui se représente par analogie avec l’artisan humain ou le père de famille. Étranger à toute forme d’extériorité, c’est dans la conscience seulement qu’il se découvre comme la racine des valeurs que toutes les consciences reconnaissent également. À ce principe de communion les propositions successivement mises au jour et démontrées par les générations doivent leur caractère intrinsèque de vérités objectives et éternelles, de même qu’il fonde en chacun de nous cette caritas humani generis, sans qui rien ne s’expliquerait des sentiments et des actes par lesquels l’individu s’arrache à l’égoïsme de la nature. Ce Dieu, il faudra donc l’appeler le Verbe, à la condition que nous sachions entendre par là le Verbum ratio (λόγος ἐνδιάθετος) dont le Verbum oratio (λόγος προφορικὸς) est la négation bien plutôt que le complément, avec tout ce qui, par l’extériorité du langage à la pensée, s’est introduit dans les cultes populaires : mythes de révélations locales et de métamorphoses miraculeuses, symboles de finalité anthropomorphique. »

On peut dire que ce texte de Brunschvicg est le fondement, la raison d’être de tous les blogs de la mouvance « Henosophia toposophia mathesis universalis » dont celui ci est le principal avec aussi:

https://mathesisuniversalis.wordpress.com

Mais revenons à l’article déjà écrit sur « Les Etapes de la philosophie mathématique » où toutes les références avaient été données pour lire le livre sur le web:

https://meditationesdeprimaphilosophia.wordpress.com/2015/04/04/brunschvicg-les-etapes-de-la-philosophie-mathematique/

Ce blog n’est pas un blog de mathématiques, ni d’ailleurs de philosophie : pour le décrire j’aimerais dire que c’est un blog de « philosophie mathématique » dans la lignée du livre de 1912 de Brunschvicg..cependant il y a loin de la coupe aux lèvres et je conçois ce qu’une telle affirmation (qui est plutôt un souhait) peut avoir de ridicule . Il reste que c’est là la tâche que je fixe à ma vie, aussi pusillanime soit elle : continuer le travail de pensée des « Etapes » , et notamment y intégrer ce que Brunschvicg n’a pas pu y mettre puisqu’il est mort en 1944, un an avant la naissance de la théorie des catégories..

Signalons qu’en 1962 un colloque a été organisé à Normale sup pour le cinquantenaire de la sortie du livre en 1912, vous trouvez les textes des interventions ici :

Cliquer pour accéder à philosc08_commemoration_brunschvicg_1962.pdf


C’est une première pierre de construction pour édifier ce « palais au Soleil » dont je viens de parler, sur les fondations du livre « les étapes » et de la mathesis universalis cartésienne (plutôt que leibnizienne) avec les matériaux plus modernes de la théorie des catégories et des mathématiques contemporaines ( sans négliger Bourbaki et l’œuvre gigantesque laissée par Grothendieck)

Jean Petitot : refaire le Timée , introduction à la philosophie mathématique d’Albert Lautman

http://www.persee.fr/doc/rhs_0151-4105_1987_num_40_1_4488

Albert Lautman, élève de Léon Brunschvicg comme Jean Cavaillès qui s’engagea et trouva le mort lui aussi dans la Résistance

lire ici « les mathématiques, les idées et le réel physique » :

https://books.google.fr/books?id=-e3TwztfHt8C&pg=PA259&lpg=PA259&dq=albert+lautman+l%C3%A9on+brunschvicg&source=bl&ots=S_XyQ_MxtT&sig=FGLvcKdahKhg3DP4xR0TP9JEPm8&hl=fr&sa=X&ved=0CCsQ6AEwAmoVChMItsKi6e_nyAIVwtUaCh3MKgra#v=onepage&q=albert%20lautman%20l%C3%A9on%20brunschvicg&f=false

ou en anglais :

https://books.google.fr/books?id=EA1zaj89dNIC&pg=PR15&lpg=PR15&dq=albert+lautman+l%C3%A9on+brunschvicg&source=bl&ots=iU7uPMb6e6&sig=I9kL4MgFQtEP-VgpFclh_7x8-ak&hl=fr&sa=X&ved=0CFAQ6AEwCGoVChMItsKi6e_nyAIVwtUaCh3MKgra#v=onepage&q=albert%20lautman%20l%C3%A9on%20brunschvicg&f=false

Sur Cavaillès et Lautman :

http://www.persee.fr/doc/rhs_0151-4105_1987_num_40_1_4539

Introduction à Lautman :

Cliquer pour accéder à exp08-02-27_Lautman-MB.pdf

et l’on trouvera ici des liens sur la vision de l’unité des mathématiques par Grothendieck et Lautman

Christian Kersake : le vertige de la philosophie : Deleuze et l’immanence

Cet article est ici :

http://www.generation-online.org/p/fpdeleuze8.htm

Et ce blog donne les références de plusieurs tels articles:

https://larvalsubjects.wordpress.com/2007/02/11/christian-kerslake-articles-on-deleuze/

Christian Kersake est l’auteur de  » Vertigo of philosophy : From Kant to Deleuze »

je connais mal l’œuvre de Deleuze mis à part le fait qu’il s’agit d’une philosophie de l’imminence radicale comme celle de Brunschvicg qui inspire les blogs sur lesquels j’écris.

Deleuze étant né en 1925, il a sans doute eu l’occasion de lire les dernières œuvres de Brunschvicg l’année de leur parution..je ne sais pas s’ils se sont personnellement connus, en tout cas Deleuze a suivi les cours de Jean Hyppolite , élève reconnaissant de Brunschvicg, dans les années 40. C’est aussi à cette époque qu’il a fait la connaissance de  plusieurs « intellectuels » qui sont devenus importants par la suite, comme Sartre et Georges Bataille ( ce dernier ayant surtout eu de l’influence lors des années 30)

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Gilles_Deleuze

 

«  ». Michel Tournier emmène Deleuze aux cours publics des psychiatres Alajouanine et Jean Delay à l’hôpital de la Salpétrière. En 1944, Gilles Deleuze publie un pastiche de Sartre intitulé : « Description de la femme. Pour une philosophie d’autrui sexuée »  »

la pensee de l’immanence deleuzienne constitue une critique radicale de tout pouvoir , s’exerçant toujours au nom d’une Transcendance , aussi est elle importante pour ce blog qui partage cet objectif, tout comme la « non- philosophie » de Laruelle .

Deleuze est aussi influencé par Wronski et Warrain, autre motif pour l’étudier sérieusement .

je me pose aussi des questions sur la notion de « plan d’immanence » : est ce ce que j’appelle ici le « plan spirituel » ou  » plan de l’idée « ?(je me dis quelque fois que je frais mieux de larguer cette expression de « plan spirituel » qui se trouve chez Brunschvicg mais qui est malheureuse parce qu’elle évoque trop les sectes et les milieux « spiritualistes » mais ce serait commettre le péché que je n’ai de cesse de dénoncer parce qu’il est le péché de l’époque où nous vivons : donner la prépondérance aux mot sur les idées, cf la récente polémique sur le mot « race » qui recouvre simplement l’idée de plan vital que j’oppose à plan spirituel) devrais je dire « plan intellectuel  » ou « plan de la mathesis » ?

C.S. Lewis et Joy Gresham épouse de William Lindsay Gresham : « les ombres du coeur »(amour,cancer, whisky, paranormal et vérité)

J’avais rédige il y a quelques semaines un article après avoir vu le très beau film de Richard Attenborough : « Les ombres du coeur »
Voir cet article:

https://mathesismessianisme.wordpress.com/2015/06/24/les-ombres-du-coeur-shadowlands-c-s-lewis-et-joy-gresham/
Et voici la page Wikipedia du film:
https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Les_Ombres_du_cœur
Notons pour commencer que Clivés Staples Lewis est un auteur très nfluencé par les thèmes chrétiens et par l’anthroposophie (comme Owen Berfield) et d’ailleurs le monde de Narnia n’est il pas une image mythique et romancée de ce que nous appelons ici le « monde ou plan spirituel » et que nous opposons au « plan vital » » , tout en en donnant une image beaucoup plus intellectualiste que Lewis et Steiner dans ce qu’il appelle « monde spirituel » en anthroposophie ( qui a intéressé des mathématiciens comme Ehresmann et Grothendieck) .
Or après avoir revu le film, une chose me paraît évidente : C.S.Lewis s’intéresse à Joy Gresham parce qu’elle lui tient tête et arrive , seule, à le déstabiliser, a le faire tomber de son piédestal de « théoricien intellectualiste » ( sur lequel il est horriblement seul et ne se sent pas du tout à l’aise,d’où son attirance pour les thèmes de la magie dans Narnia ) pour lui faire comprendre combien il a peur de l’expérience réelle . Peur de quoi ? d’être déçu bien sûr, mais aussi de ne pas être à la hauteur ;faire réellement une expérience consiste à se haurter à une altérité irréductible, au réel en tant que « ce qui résiste », à la « forme d’extériorité » dira Brunschvicg et les doctrines idéalistes de l ‘immanence pure comme celle de Brunschvicg courront toujours le risque de se faire accuser de recul ,de timidité, de fuite, voire de lâcheté devant ce qui est irréductiblement autre, et ne se plie donc pas à nos cadres mentaux. Tous les « maîtres spirituels  » (ce qui est certes un bien grand mot) insistent bien là dessus : l’expérience véritablement spirituelle est plus que simplement intellectuelle, c’est même là le principal danger de confusion chez l’élève, confondre l ‘intellect et l’esprit, ou l’intellectuel et le spirituel .
En fait la question doit se poser à plusieurs niveaux : à nous mêmes d’abord, en tant que « lecteurs méditatifs » : toi que voilà, pourquoi choisis tu ou préfères tu les doctrines de sagesse comme celles de Beunschvicg ou Spinoza plutôt que les doctrines de la Transcendance ou de l’Altérité comme celles de Lévinas ? Ensuite au niveau des oeuvres que nous étudions ici : celle de Brunschvicg et celle de C S Lewis . Et enfin, en un troisième temps, il s’agit de nous demander quels sont les arguments et les développements de pensée qui font que ces deux maîtres, Brunschvicg et C S Lewis ont plutôt choisi l’intellectuelisme spiritualiste et l’idéalisme mathématisant (pour ce qui est de Brunschvicg) que le réalisme de la transcendance ? Ici nous devons d’ailleurs plutôt mettre l’accent sur CS Lexis et ce qui est suggéré de lui dans le film ‘Les ombres du coeur », à travers sa rencontre amoureuse avec Joy Grssham qui est d’ailleurs une rencontre « hors normes » (aurait il pu en être autrement à propos de ces deux personnages puisqu’il commence par l’épouser « légalement  » pour lui permettre d’acquérir le droit de réésideren Angleterre quand elle le souhaite, sans avoir de problèmes vec les sevices d’immigraion . Ils se sont connus aupravant ,c’est le film qui nousl’apprend, elle a résidé chez lui avec son petit garçon douglas,et lui a fait part de sa situation conjugale aux USA avec son mari alcoolique, infidèle et violent qui s’avère être William Lindsay Gresham , écrivain lui aussi et auteur de « Nightmare alley  » (« Le charlatan ») adapté au cinéma par Edmund Goulding dans un film absolument effrayant (tout en n’étant pas un film d’horreur ) parce qu’il montre les tenebreux « dessous » de l’âme humaine losqu’elle se laisse aller aux péchés « capitaux de l’ivrognerie et de la tricherie dans les « numéros  » dits occultes suggérant le surnaturel , le parapsychique ou les connaissances « magiques » .
Je ne me souviens plus si j’ai donné dans l’arti cle précédent le lien Youtube pour voir ce film extraordinaire d’Edmund Goulding(un réalisateur hors normes lui aussi, et trop peu connu) avec Tyrone Power (film de 1947) le voici :
https://www.youtube.com/watch?v=UyEkriOXMjE
il existe aussi en une play list de NA 1 à NA 12 qui commence ici :

https://www.youtube.com/watch?v=W0sSCoBXPQM
le livre de William Lindsay Gresham a été publié en 1946 voir :
https://en.wikipedia.org/wiki/Nightmare_Alley

et la première rencontre entre Joy Gresham et C S Lexis a eu lieu à Oxford en 1952 .
Joy a commencé par entretenir une correspondance épistolaire avec Cs Lewis à propos de l’oeuvre de celui ci et elle est venue ensuite à Oxford pour le rencontrer alors qu’elle n’avait pas encore divorcé de Bill Gresham
Joy Gresham était née Helen Joy Davidman en 1915, d’une famille juive laïque originaire d’Europe :

https://en.wikipedia.org/wiki/Joy_Davidman

elle avait eu des sympathies communistes dans les années 30 et était devenue athée convaincue , mais s’était déjà désillusionnée sur le communisme lorsqu’elle avait été se battre, comme Simone Weil( je ne sais pas si elles se connaissaient) , contre les fascistes au cours de la guerre civile espagnole au milieu des années 30 .
Voici la page Wiki consacrée à William Lindsay Gresham qui est devenu son mari en 1942, ils se sont rencontrés par suite de leurs sympathies communistes (Bill Gresham a lui aussi été se battre contre le fascisme espagnol en 1936):
https://en.wikipedia.org/wiki/William_Lindsay_Gresham

Nous avons donc là un noeud de tois destinées humaines d’abord, et philosophico-politico-religieuses (si l’on y inclut C S Lewis) où judaïsme , christianisme, alcoolisme (pour ce qui est de Bill Gresham) et communisme jouent un rôle majeur. Dans le livre et le fim qui en est tiré en 1947 titré en français « Le charlatan » , Bill Gresham a sans doute mis beaucoup de lui même : le personnage principal Stanton Carlisle, joué par Tyrone Power) , sombre dans l’ivrognerie, la luxure et la dépression au fur et à mesure qu’il s’éloigne du souci de la vérité et de l’honnêteté intellectuelle
pour devenir un « charlatan » dans les milieux des numéros de cirque ou de cabarets truqués pour faire croire aux spectateurs que l’artiste accomplissant le numéro truquépossède des dons paranormaux de « magicien » ,le Tarot intervient bien entendu dans ces parages louches,on sait que je m’en inspire ici aussi mais dans une optique rationaliste et philosophique où je privilégie deux Lames, l’Amoureux et le Pendu , je m’en suis expliqué ici :

https://mathesisuniversalis2.wordpress.com/2015/05/07/le-tarot-sur-mathesis-universalis/

mais le destin de Bill Gresham avec qui pour des raisons personnelles et privées je me sens des affinités m’évoque bien sûr la lame 1 Le Bateleur qui dans les Tarots américains devient « The Magician »; peut être aussi pourrions nous penser aussi à la Lame XV « Le diable » , tout en nous gardant de toute naïveté « manichéenne » ?

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donc nous rencontrons ici un noeud de destinées dont la mienne propre (pour des raisons privées sur lesquelles je ne puis m’étendreici ) : Bill Gresham, joy Gresham , C S Lewis, moi même pauvre ombre qui tiens ce blog, auxquelles il faut ajouter l’actirce Helen Welker qui dans « Nightmare alley  » joue le rôle de la psychiatre Lilith qui mérite bien son nom , quelle lame pourrions nous bien lui accoler ? La papesse ou l’impératrice ? ou bien peut être l’une des deux femmes del a lame VI l’Amoureux, celle qui invite le personnagee de l ‘Amoureux à la voie facile qui mène à la perdition, à la luxure ?
l’alcool joue hélas une grand rôle dans sa destinée , pour son malheur :

https://en.wikipedia.org/wiki/Helen_Walker

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le Tarot est un merveilleux outil pour le mise en ordre des pensées dans leur portée symbolique, un outil favorisant la rationalité qui est justement le mise en ordre des pensées donc, par contre je m’élève contre toute utilisation de type « occulte » tendant à faire croire que « tirer les cartes  » permet de prévoir un évènement sur le point de se produire mais puisque j’ai eu l’imprudence d’inclure mon propre personneage parmi les autres du « noeud de destinnées » autour de « Nightmare alley » je précise comme je l’ai déjà fait que j’ai la volonté d’incarner les Lames de l’Amoureux et du Pendu en tant que cette dernière symbolise l’homme qui a réussi à inverser l’attraction du plan vital au plan spirituel enchoisissanrt entre les deux femmes qui se partagent son orientation: celle qui lui propose la voie de la difficulté (qui symbolise pour moi le mathématique sévère) et non pas celle qui lui propose la voie de la facilité , celle du plan vital et de la luxure.
Et voilà que cet articles est devenu une séance de psychanalyse à base de Tarot ….je m’en excuse auprès des lecteurs et des mânes de Lewis, Gresham (Joy et Bill) et Walker . Essayons de terminer sur une note plus philosophique…nous avons d’une pat Bill Gresham et les thèmes de la fraude « occultiste » , de la violence conjugale et de l’ivrognerie ainsi que de la luxure c’est à dire osons nommer les choses, du Mal qui est l’obstacle à la dimension proprement humaine de liberté, de vérité,d’universalité et d’autonomie. « La vérité vous rendra libres » . Certes cela ressemble au discours du PS, mais ce dernier, comme d’ailleurs toute la gauche sont ils fidèles à l’exigence de vérité justement ? là se situe , pour notre époque comme pour notre pays, la ligne de front où l’intelligence frznçzise se trahit elle même selon le diagnostice pessimisteque portait Hoené Wronski vers 1850 dans ses grandes oeuvres de la maturité telles la « Reforme absolue du Savoir humain » ou  » Prolégomènes au Messianisme : le destin de la France de l ‘Allemagne et de la Russie »annonçant ainsi un siècle à l’avance les trois sources majeures des « sinistres troubles révolutionnaires » au 20ème siècle.Plus précis’ment il oppose la grande Réforme philosophique entre prise en Allemagne à la suite de la réforme religieuse du protestantisme nécessitée par l’exigence d’une solution au Problème religieux du Verbe , solution qui consiste en la découverte (dans la science ) de la part de l’autonomie créatrice du savoir humain dans la constitution des réalités physiques, voir pages 159 et suivantes des « Prolégomènes »:

https://books.google.fr/books?id=XQsuAAAAYAAJ&pg=PA153&lpg=PA153&dq=wronski+impossibilit%C3%A9+de+d%C3%A9couvrir+la+v%C3%A9rit%C3%A9+absolue+France&source=bl&ots=-4KHmYMk7g&sig=DZRDwvZAmTDl3_glVtgQ8OeXZN0&hl=fr&sa=X&ved=0CDUQ6AEwBGoVChMI8fH9mKCKyAIVRWkUCh3BYAFN#v=onepage&q=wronski%20impossibilit%C3%A9%20de%20d%C3%A9couvrir%20la%20v%C3%A9rit%C3%A9%20absolue%20France&f=false
Plus précisément Wronski décèle dans l’attitude des intellectuels (y compris savants ) français un scepticisme vis à vis de la notion de « vérité inconditionnelle et Absolue » qui n’est rien d’autre que la tendance inscrite au plus profond de la Raison humaine et qui lui vient du Verbe même qui est selon le Prologue de l’2vengile de jean « auprès de Dieu, en Dieu et qui est Dieu « , scepticisme destructeur qui est la cause profonde des séismes meurtriers du 20ème siècle (communisme, nazisme, islamisme ,mafias, drogues, trafics d’êtres humains etc…car il détruit l’autonomie de la Raison elle même , la plus haute possibilité de l’esprit humain consistant en la Création même de la Vérité absolue par la « spontanéité ou virtuealité créatrice dela Raison) scpeticisme destructeur de l’humain donc annonçant pour un siècle plus tard un véritable effondrement de l’Europe .
Or ce chaos nous y sommes maintenant plongés ….
et il est sensible dans le climat oppressant du film « Nightmare alley  » tiré du roman de Bill Gresham où le protagoniste principal Stanton Carlisle v jusqu’à gruger de riches hommes d’affaires (avec la complicité de la psychiatre « Lilith » jouée par Helen Walker) en leur faisant croire que les personnes mortes qu’ils adoraient reviennent à la vie ( payant des actrices pour jouer ce rôle infâme de femmes décédées revenant à la vie, mais l’une d’elles ne le supportera pas et révèlera le « pot aux roses » à l’homme que Stanton Carlisle voulait berner en lui faisant croire que sa fille adorée est de nouveau vivante et que lui ,Stanton Carlisle, peut la faire apparaître, contre des grosses sommes d’argent bien sûr) .

Qui pourra maintenant douter que ce « noeud de destinées » que j’ai découvert dans le film de Richard Attenborough ‘ »Les ombres du coeur  » ,dépasse, quelle que puisse être leur immense stature individuelle (surtout Bill et Joy Gresham ainsi que C S Lewis) les protagonistes de cette histoire et nous concerne tous, en tant que nous nous impliquons comme c’est notre devoir dans les problème éternels de l’âme humaine en relation avec l’autonomie religieuse et intellectuelle, et en relation avec la Vérité qui ne peut qu’être éternelle inconditionnelle et Absolue, si du moins nous prenons au sérieux l’idée de Verbe telle qu’elle apparaît dans le prologue de l’Evangile de Jean et telle qu’elle est ensuite méditée par Brunschvicg, African Spir et Hoené Wronski:
https://apodictiquemessianique.wordpress.com/spir-wronski-et-brunschvicg/
si donc cette Idée de Verbe qui n’est autre que l’Idée de Dieu n’est pas une illusion, un mensonge vital comme celle du Dieu abrahamique (si tant est que ce soit une Idée,en tout cas plus qu’une fable)…
Que veut dire « nous impliquer » dans ce noeud de destinées , aller un peu plus loin donc que la simple admiration des chefs d’oeuvre comme « les ombres du coeur  » , « Nightmare alley » ou celles de C S Lewis : les chroniques de Narnia (les livres plutôt que les films )et la Trilogie cosmique ?
Cela veut dire lutter de toutes les forces de son âme et de son intellect du côté de la défense de la Vérité absoluereprésentée parmi les protagonistes par Joy Gresham et C S Lewis, contre la pernicieuse tendance au Mensonge telle qu’elle se fait jour actuellement dans le milieu médiatique, artistique , « intellectuel » et politique français et telle que l’avait annoncée Wronski ver le milieu du 19 ème siècle
Je viens d’apprendre que quelques jeunes français, hommes et femmes , anciens militaires en Afghanistan vont aller en Irak se battre contre Daesh et je veux ici rendre hommage à cette initiative courageuse et désintéressée appelée « Task force Lafayette« (leur ancien nom en Afghanistan) :

http://taskforcelafayette.com/
Sans vouloir mettre au même niveau la « guerre d’idées » prônée ici, il me sem ble cependant évident que si nous restons passifs face à la pernicieuse tendance au mensonge décrite ci dessus, tous les s acrifices viteux qui devront être consentis pour relever l’humanité et en particulier l’humanité européenne , resteront vains .
tant il est vrai que « seule la Vérité nous rendra libres » !
Poussé par le Maître intérieur qui dans mon cas ne peut être que le Diable ou le Verbe, je ressens le besoin impérieux, occulte et inexplicable de conclure cet article, très important à mes yeux par la Lame XIII la Mort, mais selon un modèle très différent de celui des Tarots classique (tarot de Marseille ou d’Oswald Wirth ou bien celui d’Arthur Waite qui influence tous les tarots anglo-saxons)
je donne à la suite la même lame XIII dansles versions classiques (tarot de Marseille, puis tarots anglo-saxons comme celui de Waite )

Voici donc cette image atypique de la lame XIII qui est ma favorite :

mort

puis la lame du Tarot de Marseille:

13-mortmarseille

et la lame d’Oswald Wirth

wirth-la-mort

enfin la lame d’Arthur Waite qui est d’un modèle différent :

waite-la-mort
Qu’est ce que sifgnifie l’arcane 13 « La mort » dans le Tarot ? pas la mort physique, ce  » peu profond ruisseau » calomnié qui n’a aucun sens mais la mort initiatique faisant passer du plan vital au plan spirituel et donc le sens est donc la conversion véritable .Latragédie des personnes mortes physiquement est qu’elles ne peuvent plus mourir ‘initiatiquement )
la supériorité del a lame atypique que j’i donnée en premier est qu’elle evite tous les poncifs liés à la mort physique (le squelette notamment, ce que ne font pas les autres) : l’image est nette ment séparée en deux moitiés la moitié supérieure oul’ on voit un soleil rouge et un arbre portant des feuilles représente le plan vital, lamoitié inférieureoù sont les racines de l’arbre représente le plan spirituel , il y a donc une inversion par rapport au premier verset de la bible où « les Cieux  » (« Shamayim ») signifizent le plan spirituel et  » la Terre  » (« Eretz ») signifie le plan vital .On voit aussi un personnage féminin deh aut rang (portant une couronne ) absolument pas décharné mais belle, d’une beauté sévère , vêtue pudiquement d’une robe extérieurement brune mais dont l’envers est rougeâtre de la même couleur que le soleil énorme tel un fruit mûr qui se dresse au dessus de l’horizon , cette femme couronnée touche l’arbre à la jointure entre les deux moiiés del a carte, elle représente donc le lien, la jonction entre le plan spirituel (sous la terre) et le plan vital (au dessus de la terre) elle est donc la mort initiatique et sa couronne signifie donc la noblesse inhérente à sa fonction initiatique de Sagesse .
Lorsque Brunschvicg dit (à la fin du livre de 1900 « Introduction à la vie de l’esprit ») :

« La vraie religion consiste à renoncer à la mort »
il veut parler de la mort physique , il veut dire comme Spinoza qu’il faut penser à rien de moins qu’à la mort physique ,qui est inévitable et n’a aucun sens philosophique et spirituel .
Il ne veut évidemment qu’il faut renoncer à la mort initiatique qui est le but suprême de la philosophie: , en quoi consiste la vraie religion
Ce n’est pas un hasard si dans le Tarot le lame XII de la mort suit immédiatement la lame XII du Pendu qui symbolise l’homme qui a réussi à inverser l’attraction du plan vital (de nature instinctive et égoïste ) en celle du plan spirituel (attraction des idées intellectuelles plutôt que des joissances instinctives promises par le plan vital, jusuà la mortphysique du moins)

le sens n’en est évidemment pas cette vérité triviale que l,homme pendu va mourir à courte échéance (d’ailleurs le personnage de la lame XII est pendu par le pied, comme Oedipe, ou aussi ODIN)

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#BrunschvicgRaisonReligion les oppositions fondamentales : Moi vital ou Moi spirituel

L’ouvrage « Raison et religion », qui date de 1939, est ici:

http://classiques.uqac.ca/classiques/brunschvicg_leon/raison_et_religion/raison_et_religion.html

et la première opposition fondamentale est l’objet du chapitre I (à partir de la page 20).

« Il n’est guère à contester que Dieu a commencé par être imaginé à la ressemblance de l’homme ; pas davantage on ne met en doute que l’anthropomorphisme ait subsisté dans la pensée de nos contemporains, dissimulé seulement par l’euphémisme de l’analogie qui se laisse « ployer à tout sens ». Nous sommes immédiatement amenés à la question d’une portée capitale : l’homme attentif à l’idée qu’il a de soi en tirera-t-il la substance de sa représentation du divin, ou au contraire aura-t-il la force de l’en retrancher pour comprendre Dieu en tant que Dieu ? Et cette question à son tour n’aura de forme précise que si nous envisageons les différentes perspectives où l’homme s’apparaît. A travers l’identité trompeuse du vocabulaire les bases de la religion se transforment suivant le niveau de conscience où nous aurons porté notre idée de nous-même »

L’euphémisme de l’analogie, cela vise en particulier le thomisme et la scolastique, arabe ou latine, avec laquelle Descartes a rompu, c’est pour cela que nous le plaçons dans la position de « ligne de démarcation des Temps », ou si l’on veut de « cassure de l’Histoire en deux », à la place de Jésus-Christ, de Mahomet, de Marx ou Lénine, ou de Hitler, selon les écoles de « pensée »

https://meditationesdeprimaphilosophia.wordpress.com/2012/03/06/la-ligne-de-partage-des-temps/

Mais c’est un autre passage de « Raison et religion » qui me semble le plus clair:

https://leonbrunschvicg.wordpress.com/quelques-citations-eparses-de-brunschvicg-particulierement-eclairantes-voire-illuminatrices/

 « le propre de l’esprit est de s’apparaitre à lui même dans la certitude d’une lumière croissante, tandis que la vie est essentiellement menace et ambiguïté. Ce qui la définit c’est la succession fatale de la génération et de la corruption. Voilà pourquoi les religions, établies sur le plan vital, ont beau condamner le manichéisme, il demeure à la base de leur représentation dogmatique… ce qui est constitutif de l’esprit est l’unité d’un progrès par l’accumulation unilinéaire de vérités toujours positives. L’alternative insoluble de l’optimisme et du pessimisme ne concernera jamais que le centre vital d’intérêt; nous pouvons être et à bon droit inquiets en ce qui nous concerne de notre rapport à l’esprit, mais non inquiets de l’esprit lui même que ne sauraient affecter les défaillances et les échecs, les repentirs et les régressions d’un individu, ou d’une race, ou d’une planète. Le problème est dans le passage , non d’aujourd’hui à demain, mais du présent temporel au présent éternel. Une philosophie de la conscience pure, telle que le traité de Spinoza « De intellectus emendatione » , en a dégagé la méthode, n’a rien à espérer de la vie, à craindre de la mort. L’angoisse de disparaitre un jour, qui domine une métaphysique de la vie, est sur un plan; la certitude d’évidence qu’apporte avec elle l’intelligence de l’idée, est sur un autre plan«

Nous parlerons donc plutôt dans la suite de plan vital  et de plan spirituel (sans nous tenir constamment à cette décision) plutôt que de monde spirituel (comme Rudolf Steiner, ce qui a occasionné les outrances que l’on sait) ou même de Moi spirituel , ce qui rappelle fâcheusement aussi la terminologie anthroposophique, après 1900, une fois la rupture accomplie avec la période purement philosophique de la « Philosophie de la liberté ».

Mais attention, Brunschvicg dit aussi (ce qui dissipe toute équivoque avec l’anthroposophie, la théosophie ou autres spiritualités sectaires):

« l ne s’agit plus pour l’homme de se soustraire à la condition de l’homme. Le sentiment de notre éternité intime n’empêche pas l’individu de mourir, pas plus que l’intelligence du soleil astronomique n’empêche le savant de voir les apparences du soleil sensible »

Il est impossible de « quitter complètement le plan vital » pour aller s’établir définitivement sur le plan spirituel : ce serait là ravaler ce dernier à l’autre, ou l’Esprit au monde, ce qui est la tendance constante des religions positives qui ont été incapables de concevoir absolument la différence des deux plans, malgré les avertissements de certains grands Maîtres spirituels (comme Maître Eckhart).

L’individu vivant doit mourir un jour, et disparaître complètement, l’au delà ou « autre monde » est simplement une terminologie abstruse pour désigner le plan spirituel, ou plan de l’Idée.

Ce qui est hélas possible, et fort fréquent, c’est d’être incapable de concevoir le plan spirituel dans sa véritable portée, et donc de croire qu’il n’y a que le plan vital, agrémenté ou non d’une « survie post mortem » : c’est là le véritable athéisme, et il concerne donc beaucoup de monde, y compris de « croyants » en un Dieu absurde comme le dieu des armées (« Elohim Tsebaoth » de l’Ancien Testament) de l’Islam ou du « Gott mit uns ») , qui croient sincèrement que les athées sont ceux qui se moquent de leur conception mesquine de Dieu.

Mais la lecture de la suite de ce chapitre les détrompera, s’il est possible….

 

Illuminati et …. Illuminati

Les Illuminati sont les descendants, ou héritiers, des Lumières par le biais de la secte, ou du « mouvement » , d’Adam Weishaupt.

Ils ont de fortes connexions avec les diverses théories du complot (conspiracy theories) qui font fortune sur Internet, comme un rapide examen le montre immédiatement. Aussi se trouve t’on confronté, si l’on s’intéresse à ce sujet, à un « tsunami » de données, très diverses voire contradictoires, qui comme le tourniquet du « Parménide » de Platon vous expose, comme le dit Badiou, à la « volupté de ne jamais pouvoir conclure »…

Ainsi  peut on se demander si le « diabolique » docteur Georges Hodel dont je parlais ici :

https://meditationesdeprimaphilosophia.wordpress.com/2012/06/04/black-dahlia-los-angeles-les-anges/

ne fait pas partie des Illuminati qui  » derrière le rideau mènent le monde »  (à sa ruine, selon beaucoup) ?

comme il provient d’une famille juive originaire de Russie , il appartiendrait, si c’est le cas, aux fractions « juives » des Illuminati, qui sont les sabbataïstes et les frankistes, héritiers du « Messie apostat » de Smyrne Shabbataï Tsevi  (ayant apostasié en 1666)  et de son continuateur polonais Jacob Frank (1726-1791) , qui est selon le grand érudit Gershom Sholem « la figure la plus effrayante du judaïsme de tous les temps » (donc plus effrayant encore que Georges Hodel !).

Signalons que certaines théories attribuent le mouvement de réforme de l’Islam ottoman des « jeunes turcs » et le génocide arménien à des sabbataïstes extérieurement musulmans (la version ottomane des sabbataïstes est appelée secte des Dunmehs) , voir :

http://nwo-satanismus.blogspot.fr/2009/09/jews-plotted-armenian-holocaust.html

mais en même temps ces « sabbatéistes » viseraient à provoquer un nouveau génocide des juifs en Israel :

http://www.rense.com/general66/dweyb2.htm

bien sûr parmi eux figure les Rothschild, « empereurs » des Illuminati.

Mais nous n’avons de chances d’échapper à la volupté du « tourniquet » qu’en essayant d’établir un peu d’ordre dans tout ce fatras ; c’est très simple, il y a deux en gros conceptions opposées des Illuminati :

-selon les uns (très majoritaires) ce sont des athées , héritiers de Weishaupt ou de Frank, ou de Jamal ud-Din Al Afghani (ami de Blavatsky) côté musulman, visant à mettre en place une dictature de la Terreur planétaire définitive  qui serait le « nouvel ordre mondial »  , un exemple particulièrement éclairant de ces conceptions est celui de David Livingstone , un historien converti à l’Islam auquel j’ai consacré un article :

http://horreurislamique.wordpress.com/2012/05/29/david-livingstone-dhimmi-converti-et-collabo/

article où je donne les liens de ses livres accessibles entièrement sur le web

-selon d’autres ils sont certes héritiers de Weishaupt et des Lumières européennes, mais s’opposent justement  aux « fascistes » qui veulent mettre en place le nouvel ordre mondial, et visent la liberté universelle, voir notamment ce site :

 http://www.armageddonconspiracy.co.uk/The-Illuminati(903482).htm

Je suis plutôt de l’avis de ce second site, qui de plus partage la conception de « Dieu » exposée ici comme « objet terminal », c’est à dire Idée régulatrice de la Raison pour l’humanité ou, selon le site des Illuminati , plus haut stade de la conscience intellectuelle et morale auquel puisse parvenir l’homme.

Et pourtant, malgré ces ressemblances extérieures, mes thèses sont opposées à l’une et à l’autre de ces conceptions, pour une raison bien simple à comprendre : les Lumières du 18 ème siècle, dont hérite Weishaupt, sont en régression par rapport à la vraie « révolution européenne » qui est celle du cartésianisme et du spinozisme au 17 ème siècle.

Livingstone voit en Platon et en le platonisme l’élément diabolique, héritier (par le biais des mages chaldéens) des « kabbbalistes lucifériens » qui ont tenté de détruire le judaïsme , et fondateur des doctrines totalitaires qui visent le Nouvel ordre mondial :

http://thedyinggod.com/node/105

« There is little that should impress you in the writings of Plato, who is supposedly the greatest philosopher in history. On the contrary, there is much that should concern you, as Plato has been the founder of many of the totalitarian doctrines that have plagued the twentieth century. Rather, the only reason he has achieved the reputation he has is that, throughout the history of the Western and Eastern occult tradition, Plato has been regarded as the godfather of its doctrines, and as the great representative of those ancient traditions associated with the Kabbalah….

It was in his Republic that Plato articulated the basis of the future totalitarian state, ruled by the elite, or “philosopher kings”, or “guardians”, instructed in the Kabbalah. Essentially, The Republic provided the basis for all future Illuminati projects, including communism, the elimination of marriage and the family, compulsory education, the use of eugenics by the state, and the employment of deceptive propaganda methods.

According to Plato, “all these women shall be wives in common to all the men, and not one of them shall live privately with any man; the children too should be held in common so that no parent shall know which is his own offspring, and no child shall know his parent.” ii This belief is associated with a need for eugenics, as “the best men must cohabit with the best women in as many cases as possible and the worst with the worst in the fewest, and that the offspring of the one must be reared and that of the other not, if the flock is to be as perfect as possible.” More pernicious still is his prescription for infanticide: “The offspring of the inferior, and any of those of the other sort who are born defective, they will properly dispose of in secret, so that no one will know what has become of them. That is the condition of preserving the purity of the guardians’ breed.”

It is for this reason that Plato has been at the center of all esoteric philosophy ever since, and been extolled by all the leading philosophers of the Illuminati, for whom he articulated the vision of a New World Order, like Kant, Hegel, Nietzsche, and recently, Leo Strauss, the guru of the neo-conservatives that have embarked America in proxy wars in the Middle East on behalf of Israel.

Strauss, like Plato, taught that within societies, some are fit to lead, while others only to be led. But for Strauss, it was Machiavelli who initiated the Enlightenment, by rejecting the purely theoretical world of Plato, in favor of a more practical interpretation of reality, thus creating political science. For Strauss, in accordance with Machiavellian thinking, virtue would not be applicable, because no regime could meet its standards. Rather, a new regime should be created, by accepting, understanding, and harnessing man’s tendency for self-interest, or “human nature”.

Strauss thought that those who are fit to rule are those who realize there is no morality. Therefore, Strauss believed the world to be a place where policy advisers may have to deceive their own publics, and even their rulers in order to protect their countries. If exposed to the absence of absolute truth, the masses would quickly succumb to nihilism or anarchy. They “can’t handle the truth”. Thus, according to Strauss, it is necessary to maintain these “pious frauds”, or “the Noble Lie”, as Plato would have referred to it. »

Ainsi, selon David Livingstone le converti à l’Islam, la philosophie occidentale et donc le devenir européen est entièrement satanique et totalitaire, depuis Platon jusqu’à ses héritiers Kant, Hegel, Marx (hégélien), et le « frankiste » Leo Strauss qui est le maître à penser des intellectuels « néo-conservateurs » américains qui ont organisé la guerre de Bush contre l’Islam (selon Livingstone, le terrorisme islamique d’Al Qaida est une création de l’Occident aux fins de disposer d’un prétexte pour déclencher la guerre contre l’Islam).

Remarquons que Livingstone le musulman ne dit pas autre chose que Mehdi Belhaj Kacem le « philosophe anarchiste et sadien », « libéré » de l’emprise de Badiou le platonicien, et selon lequel le platonisme est le Mal , qui  aboutit aux camps hitlériens ,  staliniens  , polpotiens, après 25 siècles d’évolution « platonicienne » de l’Occident.

Les deux se rencontrent donc dans leur projet d’abattre l’Occident « platonicien » et judéo-chrétien ; une volonté qui est aussi celel de Badiou leur « ennemi » supposé !!

comment comprendre cela ??

c’est très simple !

en réalité ils se rejoignent sur une compréhension de Platon qui lui refuse toute possibilité d’évolution.

(j’admets que pour Badiou c’est plus complexe, il parle d’un « Platon pour notre temps », mais en réalité il me semble qu’il refuse de rompre avec la « transcendance de l’Idée »).

Mais c’est aussi le cas des Illuminati seconde tendance : ils admirent Platon, lui accordent une grande importance spirituelle, mais  il s’agit du Platon mythologue du Timée et « pythagoricien » …. pas du platonisme renouvelé par Descartes où les Idées transcendantes descendent , non pas sur Terre, mais dans l’intériorité de l’esprit humain, et deviennent… les idées régulées par les normes intellectuelles-morales mathématiciennes des démonstrations qui sont « les yeux de l’âme ».

voir notamment :

http://www.armageddonconspiracy.co.uk/The-Incompleteness-Theorem(2151432).htm

« The Illuminati, from the very beginning under Pythagoras, saw that The Theory of Everything that would guide the human race forever had to be a unity of philosophy, religion, science, and, above all, mathematics as the instrument of precision. These were all aspects of one overarching structure, not competing elements.

Mathematics provided the accurate, solid and reliable foundations on which everything else could be built. ONLY mathematics could accomplish this. Every approach that had any different starting point was doomed from the outset.

Number is at the heart of mathematics and so Pythagoras revered Number above all things. The cosmos is based on mathematics so to understand the cosmos it is imperative to define exactly what cosmic mathematics consists of. To understand the mathematical thinking of the « Designer » is to understand the design. »

de plus la doctrine « Sin for salvation » (la rédemption par le péché) est directement inspirée de Jacob Frank et des gnostiques :

http://www.armageddonconspiracy.co.uk/Sin-for-Salvation(1641286).htm

http://www.armageddonconspiracy.co.uk/Sex-for-Salvation-I(2395054).htm

La conception de Brunschvicg à propos du platonisme est entièrement différente , et permet de justifier son statut de « vérité de la philosophie », sans l’enfermer dans ses dérives théosophiques et totalitaires, qui existent certes (dernier exemple en date : Badiou) .

Vouir par exemple l’introduction à l’humanisme de l’Occident :

http://classiques.uqac.ca/classiques/brunschvicg_leon/ecrits_philosophiques_t1/ecrits_philosophiques_t1.html

« Et la même opposition, Orient et Occident pour parler un langage géographique, mais qui est aussi moyen âge et civilisation du point de vue historique, enfant et homme du point de vue pédagogique, a fait le fond de la littérature platonicienne. Quel est le rapport de la mythologie, fixée par le « Moyen âge homérique », à la dialectique issue des progrès de la mathématique ? Le problème s’est resserré sur le terrain de l’astronomie où devaient entrer en conflit, d’une façon décisive, le spiritualisme absolu de Platon et le réalisme d’Aristote. La valeur essentielle de la science, suivant Platon, est dans son pouvoir d’affranchissement à l’égard de l’imagination spatiale. Telle est la doctrine qui est au centre de la République. Selon le VIIe Livre, l’arithmétique et la géométrie ont une tout autre destinée que d’aider les marchands dans leur commerce ou les stratèges dans la manœuvre des armées ; elles élèvent l’âme au-dessus des choses périssables en lui faisant connaître ce qui est toujours ; elles l’obligent à porter en haut son regard, au lieu de l’abaisser, comme on le fait d’habitude, sur les choses d’ici-bas. Encore Platon n’emploie-t-il ces métaphores que pour avoir l’occasion d’insister sur leur sens métaphorique. Dans la considération de l’astronomie, enfin, la doctrine livre son secret, par l’antithèse qu’elle établit entre le réalisme de la matière et l’idéalisme de l’esprit, entre la valeur de la transcendance cosmique et la valeur de l’intériorité rationnelle. La dignité de l’astronomie n’est pas dans la supériorité locale de ses objets : « Tu crois donc que si quelqu’un distinguait quelque chose en considérant de bas en haut les ornements d’un plafond, il regarderait avec les yeux de l’âme et non avec les yeux du corps ?… Qu’on admire la beauté et l’ordre des astres dont le ciel est orné, rien de mieux ; mais, comme après tout ce sont des objets sensibles, je veux qu’on mette leurs objets bien au-dessous de la beauté véritable que produisent la vitesse et la lenteur réelles dans leurs rapports réciproques et dans les mouvements qu’ils communiquent aux astres, selon le vrai nombre et selon toutes leurs vraies figures. » Platon insiste encore d’une manière particulièrement significative dans le Phèdre : « Celui qui a le courage de parler de la vérité selon la vérité, doit chercher, à la fois un dehors du ciel et au delà de la poésie, ce qui existe sans aucune forme visible et palpable, objet de la seule intelligence par qui l’âme est gouvernée. » »

les « dérives » commencent immédiatement après Platon et signent l’adieu de l’Occident à lui même… jusqu’à Descartes du moins :

« Mais après Platon, ou du moins après Archimède, la spiritualité de la culture hellénique s’efface. L’animisme et l’artificialisme, qui caractérisent, selon les expressions de M. Piaget, la représentation du monde chez l’enfant, rentrent victorieusement en scène avec la métaphysique d’Aristote, incapable, pour parler avec M. Léon Robin, de « ménager de transition, sinon astrologique, entre l’intelligible et le sensible ». Dieu n’est plus ce qui est compris et aimé du dedans, tel l’Un-Bien de Platon ; c’est ce qui est imaginé en haut, c’est le moteur immobile auquel sont suspendues les âmes bienheureuses des astres ; l’ordonnance de la métaphysique aristotélicienne, de toutes les métaphysiques établies sur le modèle aristotélicien, implique une invention de créatures placées hiérarchiquement, c’est-à-dire situées topographiquement, au-dessus du monde sublunaire. La défaite de l’idéalisme platonicien sous les coups du réalisme aristotélicien engage la destinée de l’Europe pendant les vingt siècles qui vont s’écouler jusqu’à la renaissance cartésienne. »

Voici ce qu’il faut bien comprendre pour éviter de se faire piéger et de collaborer au Mal : l’Islam ne constitue pas un recours contre la dérive sadienne occidentale par un retour à l’âge d’or de l’origine , qu’il soit andalou ou des premiers siècles de Bagdad, parce qu’il se situe justement dans le prolongement de la mouvance sadienne qui est la corruption des Lumières !

le seul recours , qui n’est pas un « retour » au passé de « la barbarie des premiers siècles chrétiens » comme le dit si bien Wronski :

https://meditationesdeprimaphilosophia.wordpress.com/2012/06/04/wronski-la-ruine-du-monde-civilise/

c’est le platonisme revu par le cartésianisme, et l’oubli de Descartes après la mort de Malebranche en 1715, qui entraîne la corruption sadienne et « libertine » des Lumières (du 17 ème siècle ) est combattu seulement au 19 ème siècle  par…Wronski !

la culpabilité de l’Occident sadien

les interconnexions entre Los Angeles (Hollywood), Black dahlia et « vérité sadienne », dont nous parlons ici :

https://meditationesdeprimaphilosophia.wordpress.com/2012/06/04/black-dahlia-los-angeles-les-anges/

elles peuvent s’étendre de manière à peu près indéfinie !

Aisni prenez le film « Chinatown » réalisé par Polanski en 1975 : le rôle de Noah Cross, patriarche abusif ayant violé et mise enceinte sa propre fille (jouée par Faye Dunaway) , y est tenu par … John Huston !

John Huston qui est accusé par certains sites d’avoir participé au viol collectif de Tamar Hodel qui aurait débouché sur la relation incestueuse dont a été accusé le chirurgien, et dont il a été acquitté, mais l’on sait que des hommes richissimes et influents peuvent aux USA bénéficier des services d’avocats spécialisés et quasiment certains d’obtenir l’acquittement.

Ce même Polanski qui a vu sa femme Sharon Tate, enceinte, être assassinée par des membres de la « famille », une secte d’inspiration hippie dirigée par le « gourou » Charles Manson…

et qui vers 1976 a été accusé d’avoir violé et sodomisé une adolescente de 13 ans après l’avoir saoûlée au champagne et autres produits ; certes celle ci n’en était semble t’il pas à son coup d’ essai, et sa mère l’encourageait à « faire carrière » à Hollywood au moyen de tels « stratagèmes », mais ceci est il une excuse ?

Une fois que l’on ouvre les vannes, on ne peut plus arrêter les flots déchaînés de l’inondation; d’autres auteurs (comme René Guénon) ont employé l’image du Mur qui se lézarde et se brise, laissant passer les influences infernales du « monde souterrain » (célébré par le cinéaste d’avant garde américain Kenneth Anger); que l’on pense aussi au film « The Wall » !

Est ce simplifier outrageusement les choses que de dépeindre cette évolution comme l’affrontement de deux camps :

-celui des « progressistes » sadiens, comme Mehdi Belhaj Kacem, qui pensent que l’essence de la civilisation mondiale qui vient est pornographique et sadienne, et que toute réaction contre cette évolution est « fasciste » et aboutit aux camps de Staline, Hitler ou Pol Pot , comme le voudrait selon lui le « platonisme » de Badiou… d’autres sont plus « modérés », voire plus lâches, et se contentent de sussurer « je ne comprends pas comment en 2012 on peut encore être opposé au mariage gay », bref de remplacer le débat argumenté par la flèche du temps, qui va forcément du moins bien vers le mieux

– et celui des « réactionnaires », tenants de l’ordre moral pur et dur et du « retour en arrière » ou bien, là encore, plus « modérés » (à l’exemple de Finkielkraut, Régis Debray , et bien d’autres personnages très différents)

non, ce n’est pas simpliste si l’on pense avec Badiou que tout moment crucial de choix pour l’humanité doit pouvoir se formaliser par un « point », c’est à dire un choix entre deux possibilités; oui c’est simpliste si l’on remarque que les deux « camps », et surtout le second, regroupe des tendances qui n’ont rien à voir entre elles.

Je récuse pour ma part entièrement le terme de « réactionnaire » : les réactionnnaires sont certes les intégristes, religieux ou autres, qui abondent aux USA , et qui parlent du « retour aux valeurs morales » jusqu’à ce qu’ils soient accusés de vilaines affaires d’adultère, ou pire, de viol ou pédophilie.

Et je récuse symétriquement le terme de « progressistes » appliqué aux « matons de Panurge » obsédés par le « vide juridique » (dernier exemple en date : celui du « harcèlement sexuel » ) , par la « diversité », la parité et autres salades.

Je me réclame d’un auteur comme Brunschvicg qui a écrit « Le progrès de la conscience dans la philosophie occidentale » , et qui certainement n’encouragerait jamais le « retour » en arrière vers les temps de l’enfance de l’humanité que sont les époques d’avant Descartes, d’avant la physique mathématique.

Seulement il faut bien voir que ce sont les « faux progressistes », tenants d’une évolution inéluctable vers « plus de droits individuels », plus de « diversité », qui en réalité tuent toute diversité réelle et appellent en retour la réaction et l’obscurantisme (islamique, notamment).

Une page magnifique comme celle ci de Brunschvicg (vers 1930) sur l’homme occidental :

https://meditationesdeprimaphilosophia.wordpress.com/lhomme-occidental/

permet de jeter la pleine lumière sur l’évolution sadienne de l’Occident : les « les jugements de l’Orient sur l’anarchie et l’hypocrisie de notre civilisation » , ce sont évidemment les condamnations « morales » de la part de vertueux religieux des dépravations et turpitudes dont témoignent la vie d’une ville comme Los Angeles, « capitale de la saoûlographie » vers l’époque des années 40 selon un cinéaste de Hollywood, ville aussi de toutes les débauches sous un vernis « américano- chrétien ».

Mais il est facile de comprendre que tout retour en arrière (à supposer d’ailleurs qu’il y ait eu des lieux et des époques exempts de débauche ?) est impossible, puisque le passé a pu mener à ce qui existe là sous nos yeux comme « présent ».

Le seul progrès possible passe par l’idéal de réflexion intellectuelle et d’unité morale qui est celui de l’Occident véritable. Il va de la nature, domaine du « moi vital », à l’Esprit, et au « moi spirituel ».

quelle est la « coulpe vitale » de l’Occident, ou du monde moderne, sadien ?

elle est de se limiter au « seulement vital » justement : analysez les vies entrecroisées de toutes les personnes vivant dans une grande métropole comme Los Angeles en 1947 (ou de nos jours, ce qui fait deux villes très différentes certes) , vous aurez sous les yeux un « mouvement brownien » de « fourmis » affairées (pour la plupart en tout cas) par les seuls soucis du « vital », à savoir la nourriture, l’habitat, le travail et la subsistance, et le plaisir et le sexe.

Or le domaine du « seulement vital » est celui de la mort : la vie est équivalente à la mort, puisque tout ce qui est né doit périr.

La fascination pour le sexe est la fascination pour la mort : cela est très sensible dans certains ouvrages de Georges Bataille, très influencé par Sade, comme « Le bleu du ciel », où la scène centrale est celle du personnage qui jouit (sexuellement) au spectacle d’une morte qui n’est autre que sa mère… Bataille parle d’ailleurs des « outrances monstrueuses de ce livre », dont il n’aurait pas souhaité la publication…

un peu facile !

en somme, la fascination pour le sexe, qui est fascination pour la mort, cela revient à ne pas « renoncer à la mort », c’est à dire à refuser toute « vie religieuse » réelle…

Richard Amiel McGough : « pourquoi je quitte le christianisme »

http://www.biblewheel.com/forum/showthread.php?2368-Why-I-quit-Christianity

sur mon ancien blog maintenant détruit « Recherche de la vérité » j’ai passé pas mal de temps à ce que j’appelais « arithmosophie », à savoir sur les valeurs numériques des arrangements de lettres et de mots ou versets , en hébreu ou en grec, de la Bible (hébraïque ou grecque).

J’ai soudainement compris que j’avais peut être tort, et que je commettais peut être le MAL, aussi ai je pris la dcision soudaine, un beau matin, de détruire le blog, et pourtant je n’avais pas un seul millionième de gramme d’alcool dans le sang ce jour là ! 

(une autre raison, moins cruciale, est que je mélangeais des articles liés à la politique actuelle, d’importance toute relative donc, voire nulle dirais je maintenant, et des articles de philosophie, visant donc à la Vérité, mélange infâme qui revient à du relativisme et donc au MAL)

Comment est ce que je SAIS (et non pas je crois) que j’avais tort ?

à cause de cette simple citation de Brunschvicg, qui représente à mon avis la totalité de ce qu’il faut savoir pour entreprendre l’acheminement de l’âme vers Dieu :

http://classiques.uqac.ca/classiques/brunschvicg_leon/raison_et_religion/raison_et_religion.html

(voir page 114 du document Word):

« Et le paradoxe de l’attitude spinoziste était encore accru par la revendication énergique des droits de la conscience, par la récusation inflexible du symbole et de la lettre. Si la parfaite indifférence aux cérémonies extérieures du culte ne permet plus d’opposer le christianisme au judaïsme comme une Église à une Église, elle s’accompagne cependant d’une sympathie naturelle qui ne gêne en rien la liberté de la pensée. De même que l’astronome n’a pas à s’offusquer des erreurs de l’ignorant, qui dérivent nécessairement des conditions organiques de la vision, pas davantage le philosophe ne conteste au vulgaire son image subjective et illusoire du salut, récompense ultra-terrestre de sa conduite ici-bas.

Les théologiens se sont attachés à distinguer entre la voie étroite : Qui n’est pas avec moi est contre moi, et la voie large : Qui n’est pas contre moi est avec moi. Mais pour accomplir l’Évangile, il faut aller jusqu’à la parole de charité, non plus qui pardonne, mais qui n’a rien à pardonner, rien même à oublier : Qui est contre moi est encore avec moi. Et celui-là seul est digne de la prononcer, qui aura su apercevoir, dans l’expansion infinie de l’intelligence et l’absolu désintéressement de l’amour, l’unique vérité dont Dieu ait à nous instruire. »

Brunschvicg dit bien :

l’unique vérité dont Dieu ait à nous instruire

et donc si l’on ajoute une vérité, que ce soit un dogme, ou un mythe, tiré de la Bible, ou du Coran, ou des Vedas, ou une équation arithmosophique sur les valeurs numériques de la Bible, ou de l’Evangile, ou du Coran, on ne peut qu’ajouter…du faux !

L’unique vérité qui nous vient de Dieu n’est pas une « vérité » dogmatique que l’on peut « imposer » aux masses de « disciples » : c’est une vérité « pour soi même », dans le secret du coeur, de ce que j’appelle :

l’ Internel

ce que nous dit ici Brunschvicg, c’est que la seule philosophie suffit, pour trouver la religion véritable, parce que la seule philosophie EST la religion véritable, et qu’elle est tout entière contenue dans cette ligne, cette thèse, ou plutôt cette proposition de vie et d’action :

« l’expansion infinie de l’intelligence et l’absolu désintéressement de l’amour est l’unique vérité dont Dieu ait à nous instruire. »

Seulement ce n’est pas une phrase qu’il nous faudrait méditer confortablement installé dans notre fauteuil, ou à propos de laquelle nous pourrions débattre pendant des siècles (comme sur les Evangiles), écrire des livres savants, former des écoles de pensée rivales, tout simplement parce que ce n’est pas une « vérité », une affirmation qui soit vraie ou fausse…si vous relisez bien, Brunschvicg ne nous dit pas que ce soit « vrai » , il nous dit que seul celui qui aura su reconnaître ce programme d’action et de pensée comme valide sera capable de ne pas se comporter comme un fanatique (comme Badiou, par exemple), qu’il soit athéer, chrétien, juif, musulman, etc…mais sera capable de dire à ceux qui le haïssent et veulent l’éliminer :

« toi qui es contre moi, tu es encore avec moi »

la vérité, l’unique vérité, c’est Dieu qui la dispense, Dieu à savoir ce mouvement de transcendement (mais qui n’est pas une Transcendance), de dépassement perpétuel de nous même que nous avons EN NOUS, et qui peut s’appeler Raison, ou un autre terme si cela fait plaisir …

et cette « unique vérité » n’est pas une proposition, qui serait « prononcée » en direction d’un « autre », d’un « esclave de Dieu » , elle est cette voix qui retentit en nous même (si nous savons faire silence nous l’entendrons) et qui nous « dit » sans parler :

l’unique façon de vivre qui soit digne et bonne, c’est d’étendre à l’infini son intelligence POUR parvenir à l’absolu désintéressement de l’amour.

Et, si je ne me trompe, c’est là le programme de vie chrétien !

alors pourquoi le christianisme (ou plutôt les différentes formes de christianisme) s’est il révélé incapable du plus petit commencement de volonté de réalisation de ce programme, qui n’est autre que « la voie, la vérité et la vie »?

parce qu’il s’est voulu « supérieur » à la philosophie , selon une prétendue « Révélation » adressée à la Foi, qui serait supérieure à la Raison, considérée comme simple servante !

seulement la Raison ne sera jamais servante, ni de la Foi, ni de la Loi !

si vous cheminez réellement sur la Voie de la Raison, alors plus besoin de foi ni de loi !

après ce long préambule , revenons aux Nombres de la Bible (ils sont aussi dans le Coran, écrit par Waraqa Ibn Nawfal qui connaissait très bien la Bible, l’hébreu et la qabbalah) et notamment au site Biblewheel fondé par Richard Amiel McGough :

http://www.biblewheel.com/

qui s’appelle maintenant « Bibles, wheels and brains » et se déclare ouvert à tous les « libres penseurs »… il y a du changement, et Richard s’explique là dessus de façon très claire, et je trouve assez bouleversante, en expliquant pourquoi il quitte le christianisme :

http://www.biblewheel.com/content.php?15-Why-I-Quit-Christianity

« So here are three of the primary issues that conspired to finally convince me that the traditional Christian faith is not true:

1) The Doctrine of Hell
I cannot conceive of a good God who would design an eternal evil in which souls suffer eternal conscious torment. This is a central doctrine accepted by the vast majority of Christians. It always bothered me throughout my time as a Christian, but I put it on the “back burner” and didn’t think about it much.

2) The Bible contains many errors, contradictions, logical absurdities, and moral abominations attributed to God.
This point covers a very large class of problems. Many recent threads on my forum deal with them. The most significant to me are the moral abominations attributed to God, such as his command to kill all the men, women, and children of people in Canaan, or the slaughter of all the Midianites except 32,000 virgins that were then distributed to the soldiers (Numbers 31).

3) God does not, as a general rule, answer prayers.
This fact seems incontrovertible and it directly contradicts the central promises of the Bible. It was the “final straw” for me. It has nothing to with any personal prayers that were not answered. The problem is that the promises in the Bible simply are not true. »

 

quant à moi, j’aurais pu répondre au point 3 que si Dieu (le vrai Dieu, c’est à dire le Dieu des philosophes et des savants) répondait aux prières, alors cela voudrait dire qu’il ne serait pas Dieu !

Il explique aussi pourquoi il était devenu chrétien, en des termes que Descartes n’aurait pas désavoués :

http://www.biblewheel.com/content.php?19-Why-I-became-a-Christian

« Religious beliefs are largely determined by the mere chance event of where you were born. Folks tend to adopt the dominant religion of the region of their birth unless their immediate family follows a different tradition. But neither geography nor family fully determines religious belief. Temperament and life experience play important roles. Not everyone is satisfied with their inherited religion, while others simply have no interest in the big question of « what it’s all about. » Some are looking for certainty in this disturbingly chaotic world. Religion gives answers, like a parent telling a child « everything will be alright. » Others are catapulted into a search for meaning by the traumas of life. Siddhartha, who became the Buddha, left his sheltered home to begin his famous quest for enlightenment after encountering suffering, disease, and death. Though I can’t claim to have achieved his goal, my motivations were largely the same.
I was born into a traditional Roman Catholic family but was raised by an atheist father. He encouraged me to think freely and question everything. Nothing was off limits for discussion. This influenced me a lot, but other forces came into play. His mother and siblings were active in the church and raised their children in it. He was the « black sheep » of the family. I bonded strongly with his mother because she helped raise me and my two sisters for about three years after our parents divorced in 1960 when I was still an infant. « 

bien entendu je ne prétends pas résumer ici tout ce chemin de vie, mais je ne puis que dire que les religions (à église, et prophètes) sont ce qui reste en nous de l’état d’enfance….

enfin Richard s’explique sur son blog sur l’ origine de ces merveilleuses et surprenantes structures (« patterns ») numériques qu’il avait trouvées (il est mathématicien) et qu’il avait appelées « Biblewheel » :

http://www.biblewheel.com/blog/index.php/2011/11/27/an-evolutionary-explanation-of-the-bible-wheel/

ces splendides structures ne sont évidemment pas dûes au hasard, pas plus que celles du Coran, elles s’expliquent par un schéma analogue à celui de la théorie de l’évolution !

« I think I’ve finally found a way to explain the Bible Wheel without any appeal to God, angels, or any other metaphysical woo-woo. I think the Bible Wheel evolved through a scribal selection process as the text was edited and rearranged by the countless scribes over the centuries before the printing press. »

bien évidemment, l’attitude de Richard doit nous servir d’exemples à tous, que nous soyions chrétiens, juifs, musulmans, bouddhistes, hindouistes…

la seule philosophie suffit !

 

Le platonisme est la vérité de la philosophie

Il faut tenir bon, non pas avec Badiou, mais avec Brunschvicg, pour affirmer que le platonisme est la vérité de la philosophie.

Lire notamment la page 70 des « Etapes de la philosophie mathématique » :

http://quod.lib.umich.edu/u/umhistmath/AAN8827.0001.001?view=toc

http://quod.lib.umich.edu/u/umhistmath/aan8827.0001.001/81?view=image

« Que la fonction de la pensée soit une fonction de résolution, qu’ elle s’exerce à l’aide de la science des nombres et des figures, et que de degré en degré elle parvienne à découvrir dans le tissu enchevêtré des phénomènes l’ordre des relations mathématiques, cette conception est, en un sens, le platonisme lui-mênme; et puisqu’elle est destinée à réapparaître dès le lendemain de la Renaissance pour devenir avec les Galilée, les Descartes et les Newton, la substance de la civilisation moderne, il est permis de croire que le platonisme est la vérité même de la philosophie.

Mlais certe vérité i! a fallu vingt siècles de réflexion pour parvenir à la dégager dans la pureté de sa lumière; il a fallu que, la psychologie se substituant à a théologie et la critique au dogmatisme, la méthode d’analyse régressive que Platon avait introduite dans le domaine de la réflexion spéculative devînt la rmesure directe du progrès scientifique, et qu’elle se constituât ainsi comme une méthode indépendante, suffisante pour l’appropriation de la nature à l’esprit. »

Whitehead voyait en la totalité de la philosophie occidentale une suite de « notes en bas de page de Platon », et il avait raison ; seulement de quel platonisme parle t’on ?

Charles Singevin a tout autant raison de signaler que l’on retombe sur Aristote dès que l’on donne congé à Platon, et que la philosophie occidentale a perdu Platon !

Ce qui fut selon Brunschvicg vrai pour 20 siècles à peu près :

« L’oeuvre positive de résolution, entrevue par Platon à un moment déterminé du processus dialectique, est donc loin de définir la forme sous laquelle la doctrine s’est effectivement constituée et s’est offerte à la discussion des premiers auditeurs de Platon. L’analyse idéaliste n’est qu’une démarche préparatoire à la connaissance supérieure qui atteint les principes de l’être et du savoir, et déduit de ces principes les hypothèses nécessaires aux combinaisons du calcul et aux relations métriques. Le platonisme suspend la partie technique de: la mathématique, le domaine positif de la science, à une dialectique qui les dépasse et qui leur est étrangère. Par là, non seulement son échec immédiat devenait inévitable; mais encore il était inevitable que cet échec fût tout autre chose que la ruine d’un système particulier, qu’il entraînat une éclipse séculaire de la philosophie à base mathématique. L’intellectualisme scientifique de Platon devra s’effacer devant l’intuitionisme grammatical; le sujet de la proposition, devenu l’être en tant qu’être, sera l’objet par excellence du savoir, au préjudice de l’idée eni tant que nombre.  »

Sinon, nous n’aurions pas besoin de tenter de retrouver, ou redéfinir, un « Platon pour notre temps », ce que Badiou tente de faire dans ses derniers séminaires à juste raison.

Or il est sans doute symptômatique que Badiou se situe face aux détracteurs en tous genres comme Platon face à Aristote, ou comme Saint Thomas d’Aquin face à Averroès.

Et que MBK ne caricature cette attitude en appelant Badiou, imitant des noms lacaniens :

Le sinthomme à quinquin

Il ne faut pas céder sur le caractère primordial de la mathesis parce que justement nous avons besoin de la mathématique universelle et de ses démonstrations, qui sont les « yeux de l’âme » comme dit Spinoza, si nous voulons ne pas décoller (pour un « good » ou « bad trip ») de l’immanence radicale des idées et ne pas repartir pour un tour pour « la Transcendance de l’Idée », soit ce qu’il faut bien appeler le dogmatisme de Badiou et d’autres. Sans la boussole de la raison et les yeux de l’âme que sont les démonstrations, nous ressemblons à ce paralytique porté par un aveugle, dont le destin est de tomber dans une fosse…fosse de Babel ou fosse des camps de concentration.

« Il y a une mesure du vrai, et elle est en nous, dans cette puissance universelle de juger qui est, selon la maxime du cartésianisme, la chose du monde la mieux partagée. Mais c’est aussi que l’être lui même, que l’univers l’y a mise, en ce qu’il vise l’un, que l’ un est valeur, et que ce qui juge de la valeur, c’est nous »

(fin du livre de Singevin : « Essai sur l’ Un« )

nul n’entre ici s’il ne se soumet à la discipline fonctorielle

Un foncteur est un morphisme reliant deux catégories, c’est à dire un « passage » de l’une à l’autre respectant la structure.

La notion de « morphisme » est fondamentale en théorie des catégories, du point de vue philosophique aussi bien que mathématique.

Dans une catégorie on a deux sortes d’entités : les objets, et les morphismes reliant les objets entre eux.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9orie_des_cat%C3%A9gories

Une catégorie \mathcal C, dans le langage de la théorie des classes, est la donnée de quatre éléments :

  • Une classe dont les éléments sont appelés objets ;
  • Un ensemble \mathrm{Hom}\big(A,B \big), pour chaque paire d’objets \quad A   et  \quad B, dont les éléments \quad f sont appelés morphismes (ou flèches) entre \quad A et \quad B, et sont parfois notés f:A\rightarrow\; B ;
  • Un morphisme \mathrm{id}_A:A\rightarrow\;A, pour chaque objet \quad A, appelé identité sur \quad A ;
  • Un morphisme g\circ f:A\rightarrow\;C pour toute paire de morphismes f:A\rightarrow\;B  et g:B\rightarrow\;C, appelé composée de \quad f et \quad g, tel que :
  • la composition est associative : pour tous morphismes f:c\rightarrow\;d, g:b\rightarrow\;c   et   h:a\rightarrow\;b,
(f\circ g)\circ h=f\circ(g\circ h) ;
  • les identités sont des éléments neutres de la composition : pour tout morphisme f:A\rightarrow\;B,
\mathrm{id}_B\circ f=f=f\circ\mathrm{id}_{A}.

On demande aussi que : \mathrm {Hom} (A, B) \cap \mathrm {Hom} (C, D) = \varnothing   si  \big(A, B\big)\neq \big(C, D\big).

Les catégories peuvent elles mêmes être les « objets » de nouvelles catégories, qui seront des catégories de catégories ; les morphismes, ou flèches, reliant les objets de ces nouvelles catégories, seront alors des foncteurs.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Foncteur

un foncteur respecte la structure parce qu’il envoie les morphismes identité sur les morphismes identité et conserve la composition des flèches d’une catégorie à l’autre :

« Un foncteur (ou foncteur covariant) F : \mathcal C\to\mathcal D d’une catégorie \mathcal C dans une catégorie \mathcal D est la donnée

  • d’une fonction qui, à tout objet A de \mathcal C, associe un objet \displaystyle F(A) de \mathcal D,
  • d’une fonction qui, à tout morphisme f : A \to B de \mathcal C, associe un morphisme F(f) : F(A)\rightarrow F(B) de \mathcal D,

qui

  • respectent les identités : pour tout objet A de \mathcal C,
\displaystyle F(\mathrm{Id}_A)=\mathrm {Id}_{F(A)} ,
  • respectent la composition : pour tous objets A, B et C et morphismes f : A \to B et g : B \to C de \mathcal C,
F(g\circ f)=F(g)\circ F(f).

Un foncteur contravariant G d’une catégorie \mathcal C dans une catégorie \mathcal D est un foncteur covariant de la catégorie opposée \mathcal C^{\mathrm{op}} dans \mathcal D (à tout morphisme f : A \to B de \mathcal C il associe donc un morphisme G(f) : G(B)\to G(A) de \mathcal D, et on a la « relation de compatibilité » G(g\circ f)=G(f)\circ G(g)).

On voit immédiatement que l’image d’un isomorphisme par un foncteur est un isomorphisme. »

Toute structure mathématique peut être vue comme une catégorie : ainsi un ensemble est une catégorie où il n’y a pas de flèches entre les objets; un foncteur entre deux ensembles est alors simplement une fonction.

De même un foncteur entre deux groupes (considérés comme catégories) est en fait un homomorphisme de groupes (conservant l’élément neutre et la composition).

 » La classe Grp des groupes comprend tous les objets ayant une « structure de groupe ». Plus précisément, Grp comprend tous les ensembles G munis d’une opération qui satisfait un certain ensemble d’axiomes (associativité, inversibilité, élément neutre). Des théorèmes peuvent ainsi être prouvés en effectuant des déductions logiques à partir de cet ensemble d’axiomes. Par exemple, ils apportent la preuve directe que l’élément identitéd’un groupe est unique.

Au lieu d’étudier simplement l’objet seul (les groupes) qui possède une structure donnée, comme les théories mathématiques l’ont toujours fait, la théorie des catégories met l’accent sur les morphismes et les processus qui préservent la structure entre deux objets. Il apparaît qu’en étudiant ces morphismes l’on est capable d’en apprendre plus sur la structure des objets.

Dans notre exemple, les morphismes étudiés sont les homomorphismes de groupes. Un homomorphisme de groupe entre deux groupes préserve la structure de groupe d’une manière très précise ; c’est un processus qui à un groupe en associe un autre, tout en préservant toutes les informations sur la structure du premier groupe au sein du second groupe. Ainsi :

  • à chaque élément x du groupe de départ est associé un élément f(x)du groupe d’arrivée ;
  • à chaque opération x \bullet y du groupe de départ est associée une opération f(x \bullet y) = f(x) \star f(y) du groupe d’arrivée.

Une manière équivalente de décrire cette préservation de structure est de dire que toutes les manières d’aller du couple d’éléments quelconques (x, y) à f(x) \star f(y) mènent au même résultat :

  • on peut d’abord aller de (x, y) à x \bullet y par la loi de composition \bullet, puis de x \bullet y à f(x \bullet y) par le morphisme f ;
  • ou bien l’on peut aller d’abord de (x, y) à (f(x), f(y)) par le morphisme f, puis de (f(x), f(y)) à f(x) \star f(y) par la loi de composition \star.

Pour dire que tous ces chemins mènent au même résultat, on peut énoncer que le diagramme qui les représente est commutatif, ou que f(x \bullet y) = f(x) \star f(y).

L’étude des homomorphismes de groupe fournit un outil pour étudier les propriétés générales des groupes et les conséquences des axiomes relatifs aux groupes. »

Il y a donc  la catégorie des groupes, ayant pour objets les groupes et pour morphismes les homomorphismes de groupes, mais un groupe particulier G peut être vu comme une catégorie à un seul objet, qui sera confondu avec le groupe et sera donc noté G.

Les éléments du groupe seront les morphismes, qui ne peuvent relier que G à G puisqu’il n’y a que ce seul objet, la composition des morphismes s’identifiera avec la composition des éléments du groupe, et le morphisme identité sera l’élément neutre. On voit alors immédiatement qu’un foncteur entre deux groupes G et H considérés comme catégories est tout simplement la même chose qu’un homomorphisme entre les deux groupes, considérés comme ensembles munis d’une loi de composition et d’un élément neutre.

On traduira et généralisera cela en disant que la notion de foncteur est la catégorification horizontale de celle d’homomorphisme , voir :

http://ncatlab.org/nlab/show/horizontal+categorification

La théorie des catégories met l’accent sur les morphismes, les transformations, plutôt que sur les objets, les substances.

A tel point que l’on peut même exposer la théorie en se passant de la notion d’objet, en idnetifiant un objet avec son morphisme identité; une catégorie C quelconque  est alors identitifée avec son foncteur Identité

Id : C ———> C  est identifié à C

comment ne pas voir qu’un foncteur, et plus généralement un morphisme, a à voir avec la notion de transformation, et donc de temps, d’évolution temporelle…

Si je puis parler de l’évolution d’un être vivant, ou d’une chose, ou d’un objet abstrait (une théorie, ou même un autre « objet » plus général) dans le temps, c’est bien que je puis parler de la « même chose » (mais changée, ayant évolué) à deux instants différents du temps; il doit donc y avoir un « foncteur temporel » faisant passer l’objet qui est la chose d’un état correspondant à l’instant 1 à l’état correspondant à l’instant 2.

La théorie des catégories met l’accent sur le temps, la transformation, elle est « héraclitéenne » plutôt que « parménidienne » , parce que le temps, qui correspond aux « objets » de l’esprit, est plus fondamental que l’espace.

Au fond, l’espace n’est qu’une abstraction, une « coupe instantanée » prise sur la devenir, qui seul est réel : quand vous regardez le ciel étoilé nocturne, vous regardez en fait dans le temps, dans le passé.

La notion de « substance », d’entité qui reste « la même » au cours du temps, provient du caractère fonctoriel du temps, qui « conserve » des invariants structurels : ainsi si je suis « le même personnage » qu’il y a un an (tout en étant plus vieux d’un an, et ayant changé donc), c’est que le foncteur du temps a conservé ma structure profonde, et pas seulement le squelette du corps.

Que le temps, l’élément spirituel, soit « conversion vers l’un » n’empêche pas qu’il ne puisse devenir exactement l’inverse pour les damnés de la terre : l’enfer, la damnation ne se situe pas dans un « outre-monde », mais ici, et il consiste en l’inversion du caractère « bon »‘ du Temps !

au lieu d’être conversion à l’un, celui ci est pour les damnés dispersion accélérée dans le multiple des « préoccupations », des désirs, des envies, des ressentiments, des frustrations.

Là encore, Balzac est le peintre de génie de cette réalité sordide et démoniaque : que l’on songe au Baron Hulot (dans « La cousine Bette » ), qui avec l’âge est de plus en plus obsédé par le sexe, et l’envie forcenée de « trousser des jeunes filles »…on en connaît des exemples de nos jours, n’est ce pas ?

tel est l’enfer sur Terre, ou l’une de ses formes, et telel est l’explication rationnelle, philosophique, des mythes chrétiens, dans leur sublimité souvent incompirse des foules qui s’en réclament !

La « conversion vers l’un », la fidélité au caractère « bon » du temps, ce n’est rien d’autre que la sagesse de Brunschvicg qui fait trouver la vie « absolument bonne » :

« la vie est bonne, absolument bonne, du moment que nous avons su l’élever au dessus de toute atteinte, au dessus de la fragilité et de la mort »

seulement si l’ on n’a pas su renoncer à la mort,  si la vieillesse coïncide avec la dispersion dans la multiplicité chaotique des désirs et des pulsions, alors il n’est pas vrai que la vie est bonne : elle est au contraire absolument infernale !

On trouve une application de ces réflexions  sur lees foncteurs et morphismes comme modèles de l’volution temporelle dans cet article de Louis Crane :

http://arxiv.org/pdf/hep-th/9301061v1.pdf

voir page 2 : un « état de l’univers » en gravité quantique est dans ce schéma un foncteur de la catégorie des observations (définie page 2, un observateur est formalisé par une variété différentielle ) dans la catégorie des espaces vectoriels. Un état coîncide alors avec une TQFT (« topological quantum field theory »)

L’évolution temporelle entre deux états, qui sont deux focnteurs, est alors modélisée par un « morphisme de foncteurs », appelée « transformation naturelle »

http://fr.wikipedia.org/wiki/Transformation_naturelle

C’est là une notion extrêmement importante, un peu dure à « capter » au début, mais finalement assez simple :

« Soient C et D deux catégories, F et G deux foncteurs covariants de C dans D. Une transformation naturelle η de F vers G est la donnée, pour tout objet X de C, d’un morphisme de D :

\eta_X : F(X) \rightarrow G(X),telle que pour tous objets X et Y de C et tout morphisme f de X dans Y, le diagramme suivant soit commutatif  :

NaturalTransformation-01.png

On peut de même définir la notion de transformation naturelle entre deux foncteurs contravariants en inversant uniquement le sens des flèches horizontales du diagramme ci-dessus.

Si pour tout objet X de C, \eta_X est un isomorphisme, on dit que \eta est une équivalence naturelle ou un isomorphisme naturel. »

Ainsi, en faisant le lien avec le texte de Wronski étudié hier :

https://meditationesdeprimaphilosophia.wordpress.com/2012/05/23/wronski-introduction-a-la-philosophie-des-mathematiques/

on peut dire que les « objets » d’une catégorie sont liés à la notion d’espace, de « coupe transversale » d’un processus semblant l’immobiliser (que l’on songe à la fameuse scène de « Vertigo » où James Stewart et Kim Novak se promenant en forêt se penchent sur un arbre coupé où l’on « voit spatialement » le déroulement du temps depuis sa naissance jusqu’à sa coupe)

Les morphismes (et foncteurs, et transformations naturelles) sont liés au temps.

https://twitter.com/philotopos/statuses/204650900382425089

le temps est tension, mouvement des étants vers l’Un, conversion ; l’espace est principe de dispersion, de multiplicité, procession.

Un autre lien important avec l’oeuvre mathématique de Wronski concerne les déterminants (de matrices, en algèbre linéaire) , qui sont les fonctions Schin de Wronski.

Or un déterminant peut être vu comme une transformation naturelle entre deux foncteurs :

http://www.case.edu/artsci/math/wells/pub/pdf/ttt.pdf

(voir page 14-15 du livre, pages 27-28 du document pdf ayant 303 pages)