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La Bible et le Coran du point de vue de la différence hénologique : plan vital-plan spirituel

J’ai déjà reconnu dans ce blog,à plusieurs reprises, la dualité entre plan vital et plan spirituel dans la séparation, la distinction au début de « Genèse 1 » entre terre (Ha-Aretz, plan vital,הָאָרֶץ) et cieux ( Ha-Shamayim, plan spirituel, הַשָּׁמַיִם). Un nombre 2 sous l’idée duquel est placé tout ce chapitre , à commencer par la lettre Beith = 2 , de surcroît une « Grande lettre » , de taille anormale, comme il en existe 37 dans le Tanakh dites « lettres rabbaty » (« Autioth rabbatioth »), voir:

https://arithmosophia.wordpress.com/2012/02/17/les-grandes-lettres-du-tanakh-sont-au-nombre-de-37/

Voir ici le texte hébreu avec la traduction en français du chapitre 1:

http://www.mechon-mamre.org/f/ft/ft0101.htm

Mon opinion est que les scribes qui ont écrit ce texte voulaient ainsi attirer l’attention sur le nombre 2 et la séparation entre terre et cieux, entre plan vital et plan spirituel. Mais y a t’il dans le texte un autre indice, une autre confirmation de la validité de cette interprétation dont j’ai eu l’idée en lisant « Raison et religion » de Brunschvicg :

https://meditationesdeprimaphilosophia.wordpress.com/2015/05/19/brunschvicgraisonreligion-les-oppositions-fondamentales-moi-vital-ou-moi-spirituel/

https://leonbrunschvicg.wordpress.com/brunschvicg-raison-et-religion/

Oui , il existe un tel indice confirmant cette interprétation et il se situe dans le texte de « Genèse Bereschit » au chapitre 2 verset 4, mais il faut lire le texte hébreu pour le déceler:

« אֵלֶּה תוֹלְדוֹת הַשָּׁמַיִם וְהָאָרֶץ, בְּהִבָּרְאָם: בְּיוֹם, עֲשׂוֹת יְהוָה אֱלֹהִים–אֶרֶץ וְשָׁמָיִם. « 
Ce qui se lit ( de droite à gauche):
 » Eleh Toldoth ha shamayim ve ha aretz, behibbar’am beyom ‘asoth YHVH Elohim Aretz ve Shamayim »
Et se traduit mot à mot  » voici les engendrements des cieux et de la terre, lorsqu’ils furent créés, le jour où YAhweh -les-dieux fit les cieux et la terre »
Je traduis YHVH Elohim par YAhweh-les-dieux puisque le mot Elohim est un pluriel et de Meme Shamayim qui est un pluriel et même un duel il me semble, par cieux.
La traduction usuelle, celle du site, est :
« Telles sont les origines du ciel et de la terre, lorsqu’ils furent créés; à l’époque où l’Éternel-Dieu fit une terre et un ciel.
Le mot hébreu important est « Toldoth » qui vient de la racine YLD : enfanter, et doit donc être traduit par « enfantements, engendrements, voire générations ( la forme -oth est celle du féminin pluriel) . Traduire comme le fait le site par « les origines » n’est pas faux, mais affaiblit considérablement le lien avec l’idée de successions des générations, qui est celle principale du plan vital, et fait perdre l’idée d’enfantement ( YLD). Rappelons que le début de l’Ecclesiastse traite le plan vital, succession des générations , de « vanité des vanités et poursuite du vent » .Mais là aussi le retour au texte hébreu donne des enseignements importants. Voir ici :

http://www.mechon-mamre.org/f/ft/ft3101.htm
Le mot qui est traduit au verset 14 par « vent » est Ruah qui se traduit aussi par « esprit » et l’expression complète est Ra’uth Ruah qui est traduite par « pâture du vent ». Je ne comprends pas bien : que veut dire pâture sinon nourriture (d’un troupeau de vaches par exemple)? Je n’ai pas ici de dictionnaire hébreu pour vérifier, mais je remarque que les deux premières lettres de ce mot Ra’uth traduit par pâture sont Resch ר et ע ´Ayin (lettre dont le nom veut dire source et œil).Or ces deux lettres ensemble forment le mot Ra’רע qui veut dire « mal » dans ‘etz Tov va Ra’ : arbre de (la connaissance du) bien et du mal. N’étant pas un grand hébraïsant, j’hésite donc entre deux traductions : pâture au sens de nourriture de l’esprit, ou bien en prenant en compte le sens de Ra’=mal : souffrance, affliction de l’esprit .
Ce qui veut dire que le plan vital est du point de vue du plan spirituel: mal, affliction..
Mais revenons au chapitre 2 de Genèse et examinons les textes grec (Bible des Septante) et latin( Vulgate clémentine) qui ont longtemps donné accès au texte biblique en Occident , parce que la connaissance de l’hébreu n’était pas répandue en dehors des cercles d’orientalistes.
Voici le texte grec:

http://ba.21.free.fr/septuaginta/genese/genese_2.html

Ici un livre fait son apparition, le livre de la naissance ( de l’engendrement, de la génération) du ciel et de la terre.
Est ce là le « Livre de la Nature » dont parlait Galilée pour dire qu’il est écrit en langage mathématique?
Le texte grec est :
« Αὕτη ἡ βίβλος γενέσεως οὐρανοῦ καὶ γῆς, ὅτε ἐγένετο, » :voici le livre de la génération du ciel et de la terre, quand elle advint…
Remarquons que dans cette expression, spécifique au texte grec, les deux plans se touchent : « livre » est une notion appartenant au plan spirituel, « génération » est la notion caractéristique du plan vital, charnel.le texte hébreu lui est plus abrupt  » voici les engendrements du ciel et de la terre, quand ils furent créés ».. Pas de création du ciel et de la terre (création est de surcroît contradictoire avec engendrements)dans le texte grec des Septante.

Voyons le texte latin de la Vulgate, qui est ici:

http://www.drbo.org/lvb/chapter/01001.htm
et pour le chapitre 2:

http://www.drbo.org/lvb/chapter/01002.htm

« Istae sunt generationes caeli et terrae, quando creata sunt, in die quo fecit Dominus Deus caelum et terram »
« Voici les générations du ciel et de la terre quand ils furent créés, le jour où le Signeur Dieu fit le ciel et la terre »
Le livre des générations disparaît, mais l’idée de création du ciel et de la terre revient . De plus Dieu prend du galon : il devient le Seigneur, le Maître.le texte latin colle de plus près au texte hébreu , il distingue comme celui ci deux idées : création du ciel et de la terre ( en hébreu : » behibbar’am » : quand ils furent créés) et « dieu fit le ciel et la terre », en hébreu ‘asoth, en latin fecit .. Or je mentionne pour mémoire (car je n’ai pas une grande estime pour la kabbale) que ces deux verbes correspondent à deux « mondes » parmi les quatre de la kabbale : beri’ah création et ‘assiah « monde du faire  »
Résumons ce que nous avons constaté : la traduction en latin, en grec et surtout en français moderne affaiblit l’idée initiale que nous avons repérée dans le texte hébreu originel : idée qui n’a rien à voir avec la cosmologie, qui est objet de la science moderne, mais avec la dualité humaine fondamentale, séparation entre Nature et esprit. Tout le sens de l’existence humaine (si l’on pense que celle ci n’est pas totalement absurde, comme le pensent Sartre ou Samuel Beckett) est de définir correctement la différence entre les deux , afin de ne pas mélanger Nature et Esprit ( ce qui est à la base de tous les fanatismes sectaires) et ensuite de réunifier les deux en une « pensée selon l’Un » ( Henosophia ») puisque tout dualisme radical, irréconciliable est insupportable à la Raison; de Meme les arts martiaux ( karaté aïkido) sont des voies spirituelles et corporelles en même temps qui recherchent la réunification du corps et de l’esprit, séparés par le méchant dualisme cartésien occidental. Mais si corps et esprit n’avaient pas été séparés par le dualisme des méchants occidentaux cartésiens, il n’y aurait pas à les réunir, et les professeurs d’arts martiaux seraient tous au chômage, ou devraient se contenter d’enseigner la self-défense aux riches clientes effrayées par l’insécurité.
Bref la Bible ne dit pas ce que l’on croit communément et n’enseigne pas ces fables ridicules d’un Dieu Tout Puissant qui en 6 jours crée de rien tout l’espace immense des galaxies qu’étudie notre science . Il est encore plus facile de croire les thèses de Max Tegmark qui affirme que cet espace immense est l’apparence que prend une structure mathématique:

https://meditationesdeprimaphilosophia.wordpress.com/2016/03/02/our-mathematical-universe-de-max-tegmark-un-platonisme-pythagorisme-extreme/

Au moins une structure mathématique on sait ce que c’est (si l’on a étudié les maths) tandis qu’un dieu tout puissant…et puis pourquoi lui faut il 6 jours s’il est si fort ?
Non, suivant cette nouvelle clef interprétative la Bible parle de ce que chacun peut vérifier en lui même : une immanence spirituelle, plan des idées, et une extériorité corporelle spatio temporelle , plan vital des besoins , des désirs et des pulsions. Pas de croyance nécessaire ou ordonnée ici…
Seulement il se passe que ce savoir de la différence entre plan spirituel de l’immanence radicale que chacun peut connaître en soi même, en sa propre conscience réflexive, et plan vital qui est celui de la vie dans le monde naturel et dans la société, ce savoir se dégrade en des croyances en des fables et des dogmes à propos des origines du monde et la faute n’en incombe pas totalement à la traduction de l’hébreu en langues modernes. Relisons le chapitre 1 de Genèse :

http://www.mechon-mamre.org/f/ft/ft0101.htm

Il faut avouer que si ce n’est pas un récit cosmologique fabuleux et mythologique, cela y ressemble fort!

 »
Dieu dit: Que la lumière soit! Et la lumière fut.
1.4
Dieu vit que la lumière était bonne; et Dieu sépara la lumière d’avec les ténèbres.
1.5
Dieu appela la lumière jour, et il appela les ténèbres nuit. Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin: ce fut le premier jour.
1.6
Dieu dit: Qu’il y ait une étendue entre les eaux, et qu’elle sépare les eaux d’avec les eaux.
1.7
Et Dieu fit l’étendue, et il sépara les eaux qui sont au-dessous de l’étendue d’avec les eaux qui sont au-dessus de l’étendue. Et cela fut ainsi.
1.8
Dieu appela l’étendue ciel. Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin: ce fut le second jour.
1.9
Dieu dit: Que les eaux qui sont au-dessous du ciel se rassemblent en un seul lieu, et que le sec paraisse. Et cela fut ainsi.
1.10
Dieu appela le sec terre, et il appela l’amas des eaux mers. Dieu vit que cela était bon.
1.11
Puis Dieu dit: Que la terre produise de la verdure, de l’herbe portant de la semence, des arbres fruitiers donnant du fruit selon leur espèce et ayant en eux leur semence sur la terre. Et cela fut ainsi. »

La tendance naturelle est de prendre ces lignes au mot, et de ne pas imaginer un sens symbolique où terre voudrait dire  » ordre de la matière et de la vie » , mais de prendre terre comme signifiant cette terre où nous vivons tous.
Ce qui est oublié dans cette mauvaise compréhension qui de surcroît n’a plus aucun intérêt de nos jours puisque c’est la science , la physique qui étudie les origines et le devenir du cosmos, c’est la distinction entre structure du réel (et non pas du monde ou de l’univers, puisque le monde est juste le plan vital) qui est l’objet du chapitre 1 et histoire du devenir de l’homme vivant qui fait l’objet de la suite de la Bible à partir du chapitre 2 lorsque les « générations » du ciel et de la terre sont introduites au verset 4. Or nul ne peut ignorer que ce qui est resté des récits de la Bible dans la mentalité populaire, ce sont surtout ces récits (basés sur quelles connaissances ?) des générations successives de l’humanité depuis les premiers parents Adam et Ève au jardin d’Eden jusqu’aux hébreux esclaves en Égypte et à l’arc-en-ciel dans le désert du peuple élu de Dieu vers la Terre promise : Israël. Ces récits doivent évidemment être pris au sens symbolique : le peuple hébreu symbolise l’humanité entière, l’esclavage en Égypte symbolise l’homme déchu prisonnier du plan vital où il est esclave de ses passions et de son ignorance, la Terre promise symbolise la rédemption de cet homme déchu qu’il lui faut conquérir de haute lutte après avoir traversé le désert symbolisant le retrait dans la solitude méditative et l’ascèse du renoncement au monde et à ses désirs naturels. Mais si l’on n’a pas reconnu dès le chapitre 1 la structure du réel scindé en plan vital et plan spirituel, on prend ces récits au sens propre, celui des générations successives d’un peuple particulier qui fait alliance avec le Dieu Tout Puissant qui a créé l’univers ( si l’on prend le chapitre 1 au sens cosmologique et non pas au sens Hénologique ce genre de confusion est inévitable).
Et l’on obtient comme résultat l’Histoire universelle des religions avec en prime le guerre actuelle au Moyen Orient.
Le christianisme n’ait comme mutation de la « religion » du peuple ayant passé une alliance avec le Dieu créateur de l’Univers, mutation rendue nécessaire par l’incompréhension du sens réel de ces récits, incompréhension que nous venons d’expliquer et qui consiste dans le glissement du sens réel hénosophique (ce que René Guénon nomme les « Grand Mystères » et Raymond Abellio la structure , qui s’est conservée selon lui dans la kabbale) au sens cosmologique ( ce que René Guénon nomme les « petits Mystères ») .Seulement ce que Guénon, obsédé par son rejet de tout ce qui est « occidental » et donc de la science moderne, qu’il imagine née des rebuts d’une science faisant partie d’une Tradition Primitive ( Leibniz et Descartes auraient été selon lui influencés par des « initiés » se faisant passer pour des « Rose-Croix ») c’est que la cosmologie est maintenant le thème des recherches de la physique moderne. Abellio le polytechnicien le sait mieux, mais cela ne l’empêche pas de se réfugier dans de fumeuses rêveries numérologique et kabbalistiques , dans « Introduction à une théorie des nombres bibliques » qu’il écrit en compagnie du rabbin Charles Hirsch . On doit cependant convenir que dans sa notion de « structure absolue » apparaît une image assez proche de la vérité de la différence entre plan vital et plan spirituel dévoilée par Brunschvicg et qui sort plutôt de Spinoza et de Platon que de la Torah ( Brunschvicg était notoirement apostat et laïque ) . Abellio est mort en 1986, lisant paraît il sans arrêt un vieil exemplaire de l’Ethique de Spinoza sur son lit de mort.. Peut être à t’il entrevu comme Balthasar Claes dans « La recherche de l’Absolu » livre qu’il admirait, un rayon du Soleil de Vérité et de Justice qui d’ailleurs brille pour tout le monde, pas seulement pour les mathématiciens ou philosophes spinozistes fussent ils un peu kabbalistes…
Mais revenons au christianisme, universalisation des fables juives : la différence béante entre plan vital (appelé « chair » dans l’Evangile) et plan spirituel (appelé « Royaume des cieux ») y est comblée (puisque nous avons dit que tout dualisme radical est insupportable pour la Raison) par la Personne Meme de Jésus Christ, à la fois humain en tant que membre de l’ordre des générations successives humaineset divin en tant que représentant le plan spirituel appelé « Saint Esprit » . c’est pour cette raison que Jésus se nomme lui meme « Fils de l’Homme » mais que les théologiens chrétiens le disent « Fils de Dieu » ou « Fils du Père » et qu’il est aussi réputé fils d’une Vierge qui n’a jamais été touchée par un homme. Légende qui doit être comprise symboliquement, de même que la Résurrection sur le Croix , dont la dualité de deux branches figure la dualité entre plan vital (branche horizontale) et plan spirituel (branche verticale, éternité). Tout cela est un peu dur à comprendre et à admettre pour ceux que Brunschvicg appelle les « juifs charnels » attachés à la lettre de la Loi plutôt qu’à l’Esprit qui sont sans doute la majorité , tout comme les « chrétiens charnels » d’ailleurs. Le sens véritable de l’Evangile ainsi que des propos de Saint Paul restera aussi incompris et comme le dit Brunschvicg l’éclipse des valeurs spirituelles,qui sont celles de la philosophie véritable platonicienne, sera totale . mais la scission entre deux communautés rivales , celles des juifs et des chrétiens, charnels plus que spirituels, favorisera l’éclosion d’une Troisième Révélation entièrement soumise à l’ordre de la chair celle là : le Coran issu des antiques lectionnaires de la communauté nazaréenne « judéo-chrétienne » en tant qu’admettant à le fois l’évangile (de Matthieu) et la Loi de Moïse. Cette nouvelle communauté composée de tribus arabes abusées et recrutées par les Nazaréens pour reconquérir Jérusalem, puis soumettre la totalité des terres habitées à la Loi du Dieu d’Israel devenue entre temps la Sharia d’Allah , se prendra, sur l’autorité menteuse de la Sourate 3 verset 110 du Coran imposteur pour la « meilleure de communautés » chargée par Allah de soumettre l’humanité à Dieu, c’est à dire à lui même, Allah . Et nous en sommes maintenant au bord d’une nouvelle guerre mondiale, car évidemment les peuples anciennement païens puis chrétiens d’Europe refusent de se soumettre à ce prétendu « Dieu » dont ils connaissent trop la généalogie..ou les engendrements ( » Toldoth »). Maintenant que nous disposons de la science moderne  » déplacement dans l’axe de la vie religieuse » et de l’appréciation véritable de la philosophie et de sa vérité dans Platon, est il vraiment nécessaire que nous tentions de débrouiller ce noeud gordien de « mystères enchevêtrés » que sont les Écritures sacrées des trois « religions » abrahamiques ?
Non du point de vue du plan spirituel car nous disposons dans le mythe de la Carverne de Platon d’un récit bien plus clair:

https://unedemeuresouterraineenformedecaverne.wordpress.com/a-propos/

encore que fabuleux aussi, sur ce qu’est le plan vital empli d’obscurité (Caverne = plan vital) et sur la façon dont les prisonniers de la Caverne peuvent s’en évader durant leur vie même comme les y appelle Brunschvicg à la fin de « Raison et religion »
Mais oui du point de vue du plan vital des générations successives au les premiers musulmans, juifs ou chrétiens ont à notre époque des descendants qui croient dur comme fer à la vérité des récits qui leur ont été transmis et se croient chargés par un Diru transcendant (surtout les chargés de mission d’Allah ) de faire bénéficier les autres communautés , bénéficiaires d’une autre transmission , de la Vérité universelle qui est bien sûr la leur, qui leur a été transmise par leurs parents. Si nous ne faisons rien ,pour débrouiller ce « noeud de vipères » des trois dieux uniques cette bombe à retardement va nous exploser à la figure et nous n’aurons pas le temps de nous consacrer à la véritable religion, qui consiste à se libérer des entraves du plan vital ou des illusions sous forme de reflets de la Caverne.
Cette véritable religion, entièrement dé socialisée, Brunschvicg nous y invite en conclusion de « Raison et religion »:

«  LII. — Bon gré, mal gré, il faudra en arriver à poser en termes nets et francs le problème que l’éclectisme cherchait à embrouiller ou à dissimuler, et dont aussi bien dépend la vocation spirituelle de l’humanité. Dira-t-on que nous nous convertissons à l’évidence du vrai lorsque nous surmontons la violence de l’instinct, que nous refusons de centrer notre conception du monde et de Dieu sur l’intérêt du moi ? ou sommes-nous dupes d’une ambition fallacieuse lorsque nous prétendons, vivants, échapper aux lois de la vie, nous évader hors de la caverne, pour respirer dans un monde sans Providence et sans prières, sans sacrements et sans promesses ?
La clarté de l’alternative explique assez la résistance à laquelle se heurte une conception entièrement désocialisée de la réalité religieuse. Un Dieu impersonnel et qui ne fait pas acception des personnes, un Dieu qui n’intervient pas dans le cours du monde et en particulier dans les événements de notre planète, dans le cours quotidien de nos affaires, « les hommes n’ont jamais songé à l’invoquer ». Or, remarque M. Bergson, « quand la philosophie parle de Dieu, il s’agit si peu du Dieu auquel pensent la plupart des hommes que, si, par miracle, et contre l’avis des philosophes, Dieu ainsi défini descendait dans le champ de l’expérience, personne ne le reconnaîtrait. Statique ou dynamique, en effet, la religion le tient avant tout pour un Être qui peut entrer en rapport avec nous » . En vain donc le rationalisme invoquera ses titres de noblesse, tentera de faire valoir « quelque idéal de sagesse ou de beauté, il ne saurait grouper qu’une rare élite et, s’il se borne aux horizons terrestres, il succombe avec l’individu » .

LII. — Bon gré, mal gré, il faudra en arriver à poser en termes nets et francs le problème que l’éclectisme cherchait à embrouiller ou à dissimuler, et dont aussi bien dépend la vocation spirituelle de l’humanité. Dira-t-on que nous nous convertissons à l’évidence du vrai lorsque nous surmontons la violence de l’instinct, que nous refusons de centrer notre conception du monde et de Dieu sur l’intérêt du moi ? ou sommes-nous dupes d’une ambition fallacieuse lorsque nous prétendons, vivants, échapper aux lois de la vie, nous évader hors de la caverne, pour respirer dans un P199 monde sans Providence et sans prières, sans sacrements et sans promesses ?
La clarté de l’alternative explique assez la résistance à laquelle se heurte une conception entièrement désocialisée de la réalité religieuse. Un Dieu impersonnel et qui ne fait pas acception des personnes, un Dieu qui n’intervient pas dans le cours du monde et en particulier dans les événements de notre planète, dans le cours quotidien de nos affaires, « les hommes n’ont jamais songé à l’invoquer ». Or, remarque M. Bergson, « quand la philosophie parle de Dieu, il s’agit si peu du Dieu auquel pensent la plupart des hommes que, si, par miracle, et contre l’avis des philosophes, Dieu ainsi défini descendait dans le champ de l’expérience, personne ne le reconnaîtrait. Statique ou dynamique, en effet, la religion le tient avant tout pour un Être qui peut entrer en rapport avec nous » . En vain donc le rationalisme invoquera ses titres de noblesse, tentera de faire valoir « quelque idéal de sagesse ou de beauté, il ne saurait grouper qu’une rare élite et, s’il se borne aux horizons terrestres, il succombe avec l’individu » .
Mais ce qui s’imagine au-delà des horizons terrestres ne s’étale-t-il pas encore dans l’espace, comme le temps de la vie future, à laquelle l’individu serait appelé par un démenti éclatant aux conditions de l’existence naturelle, est seulement un temps indéfiniment allongé, image évidemment décevante de l’éternité intrinsèque et véritable ? L’immortalité de l’âme ne se conçoit que dans la conception naïve, que dans l’illusion primitive, d’un temps qui serait un substantif, entité simple et homogène par rapport à soi. Pour nous le problème du temps, et particulièrement du temps religieux, se précise de façon toute différente. Le bienfait dont nous serons redevables à l’histoire même de l’éclectisme, c’est de nous mettre définitivement en garde contre l’obscurité née de l’interférence entre des mouvements inverses de flux et de reflux, allant tantôt de l’ancien au nouveau, du statique au dynamique, et tantôt, au contraire, revenant au statique pour tenter d’y appuyer le dynamique, pour faire rentrer, suivant la formule de Comte, la marche du progrès dans la loi de l’ordre.
Et ce qui est vrai du temps de l’histoire est à plus forte raison vrai du temps de la personne. Là aussi, chaque moment apparaît décisif, par cette option qu’il nous propose entre la poussée en quelque sorte rectiligne du temps biologique et l’effort de redressement qui est nécessaire pour nous arracher à la tyrannie inconsciente du passé. En nous retournant sur lui, en le reconnaissant comme passé, nous nous rendrons capable de le soumettre à l’épreuve du jugement, fondé sur l’enchaînement, de mieux en mieux établi à travers les siècles de notre humanité, entre les antécédents et les conséquents.
Nous nous affranchirons du temps simplement vital, dans la mesure où nous en découvrirons la racine intemporelle. La vie, à la prendre en général dans l’absolu de son concept, nous savons trop qu’elle est sans pitié pour les vivants. Elle peut se définir comme l’ensemble des forces qui résistent à la mort ; mais ce n’est là qu’une expression provisoire jusqu’à l’inévitable dénouement qui la révèle comme l’ensemble des forces qui acheminent à la mort. Il est malaisé de décider si l’armée des vivants peut avoir l’espérance, suivant la magnifique image que nous a proposée M. Bergson, de « culbuter la mort » ; mais, puisque le salut est en nous, n’est-il pas assuré que l’armée des esprits débouche dans l’éternité, pourvu que nous ayons soin de maintenir à la notion d’éternité sa stricte signification d’immanence radicale ?
Nous le disons à notre tour : il ne s’agit plus pour l’homme de se soustraire à la condition de l’homme. Le sentiment de notre éternité intime n’empêche pas l’individu de mourir, pas plus que l’intelligence du soleil astronomique n’empêche le savant de voir les apparences du soleil sensible. Mais, de même que le système du monde est devenu vrai du jour où la pensée a réussi à se détacher de son centre biologique pour s’installer dans le soleil, de même il est arrivé que de la vie qui fuit avec le temps la pensée a fait surgir un ordre du temps qui ne se perd pas dans l’instant du présent, qui permet d’intégrer à notre conscience toutes celles des valeurs positives qui se dégagent de l’expérience du passé, celles-là mêmes aussi que notre action réfléchie contribue à déterminer et à créer pour l’avenir.
Rien qui ne soit ici d’expérience et de certitude humaines. Par la dignité de notre pensée nous comprenons l’univers qui nous écrase ; nous dominons le temps qui nous emporte ; nous sommes plus qu’une personne dès que nous sommes capable de remonter à la source de ce qui à nos propres yeux nous constitue comme personne, et fonde dans autrui la personnalité à laquelle nous nous attachons. Ainsi, par-delà toutes les circonstances de détail, toutes les vicissitudes contingentes, qui tendent à diviser les hommes, à diviser l’homme lui-même, le progrès de notre P201 réflexion découvre dans notre propre intimité un foyer où l’intelligence et l’amour se présentent dans la pureté radicale de leur lumière. Notre âme est là ; et nous l’atteindrons à condition que nous ne nous laissions pas vaincre par notre conquête, que nous sachions résister à la tentation qui ferait de cette âme, à l’image de la matière, une substance détachée du cours de la durée, qui nous porterait à nous abîmer dans une sorte de contemplation muette et morte. La chose nécessaire est de ne pas nous relâcher dans l’effort généreux, indivisiblement spéculatif et pratique, qui rapproche l’humanité de l’idée qu’elle s’est formée d’elle-même.
Si les religions sont nées de l’homme, c’est à chaque instant qu’il lui faut échanger le Dieu de l’homo faber, le Dieu forgé par l’intelligence utilitaire, instrument vital, mensonge vital, tout au moins illusion systématique, pour le Dieu de l’homo sapiens, aperçu par la raison désintéressée, et dont aucune ombre ne peut venir qui se projette sur la joie de comprendre et d’aimer, qui menace d’en restreindre l’espérance et d’en limiter l’horizon.
Dieu difficile sans doute à gagner, encore plus difficile peut-être à conserver, mais qui du moins rendra tout facile. Comme chaque chose devient simple et transparente dès que nous avons triomphé de l’égoïsme inhérent à l’instinct naturel, que nous avons transporté dans tous les instants de notre existence cette attitude d’humilité sincère et scrupuleuse, de charité patiente et efficace, qui fait oublier au savant sa personnalité propre pour prendre part au travail de tous, pour ne songer qu’à enrichir le trésor commun !
Aller jusqu’au bout dans la voie du sacrifice et de l’abnégation, sans chercher de compromis entre les deux mouvements inverses et inconciliables de marche en avant et de retour en arrière, nous avons à cœur de dire, une fois de plus, que ce n’est nullement, selon nous, rompre l’élan imprimé à la vie religieuse par les confessions qui ont nourri la pensée de l’Occident, contredire l’exemple de leurs héros et de leurs saints. Nous avons appris de Pascal que la lutte n’est pas entre l’Ancien et le Nouveau Testament, mais dans l’Ancien même entre les « juifs charnels » et les « juifs spirituels », comme dans le Nouveau entre les « chrétiens spirituels » et les « chrétiens charnels ». Et la parole demeure, qui passe outre à la séduction pieuse de l’éclectisme : On ne sert pas deux maîtres à la fois, seraient-ce (oserons-nous conclure) la puissance du Père et la sagesse du Fils. »

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Mathematics without apologies : le programme « Univalent foundations »

Qu’il me soit donné ici l’occasion de faire connaître un blog intéressant, créé par Michael Harris, professeur de mathématiques à l’université de Columbia et à Paris-Diderot :

https://mathematicswithoutapologies.wordpress.com/about-the-author/
L’article qui a attiré mon attention porte sur le programme des « univalent foundations for mathematics »:

https://mathematicswithoutapologies.wordpress.com/2015/05/13/univalent-foundations-no-comment/

La réaction disons « modérée » des petits génies des maths (dont Jacob Lurie)interrogés sur cette question peut s’interpréter de deux façons, favorable ou défavorable.. Ainsi quand Jacob Lurie répond : » No comment » cela peut signifier qu’il refuse tout « sensationnalisme » et demande de pouvoir creuser la question avant de donner un avis. En d’autres termes, cela peut être une preuve de rigueur intellectuelle et d’honnêteté d’esprit et c’est bien ainsi que je l’interprète…
Même chose pour Terry Tao, dont le blog sur WordPress est ici:

https://terrytao.wordpress.com

On parle ici de ce prodige:

http://www.science-et-vie.com/2015/10/un-prodige-des-maths-resout-une-conjecture-quasi-centenaire-et-bat-lordinateur-a-plate-couture/

mais comme je l’ai déjà dit toute insistance sur le génie individuel va mal avec la philosophie de ce blog, et avec la notion de dés-individuation prônée dans le « Manifeste pour l’autonomie » par André Simha:

https://meditationesdeprimaphilosophia.wordpress.com/2016/01/24/brunschvicgintroduction-un-manifeste-pour-lautonomie/
Donc quand je lis ici ces lignes « sensationnalistes » suggérant un « duel au sommet » à propos de la célèbre « conjecture de Goldbach » où intervient aussi Terence Tao le petit prodige qui a paraît il lu (et compris) Grothendieck d’un bout à l’autre:

http://obamaths.blogspot.fr/2013/05/conjecture-de-goldbach-terence-tao.html
J’avoue que je m’inquiète un peu…
Comme le dit très bien André Simha apres Brunschvicg, il n’y a qu’un unique Sujet c’est l’Esprit et la particularité de la Mathesis c’est qu’elle permet de comprendre cela très clairement.et dans le « Manifeste » André Simha, analysant le rôle de la Mathesis dans l’Histoire de l’esprit selon Brunschvicg, comprend le « progrès » comme un progrès de la conscience individuelle vers la « communauté des esprits » dans la recherche rationnelle du vrai et du juste. C’est ainsi aussi que j’interprète les propos de Jésus dans l’évangile selon Thomas (qui malheureusement n’a pas été retenu par l’Eglise, ce qui eut changé l’Histoire):

http://www.naghammadi.org/traductions/textes/evangile_thomas.asp

« Logion 1. Il a dit : Celui qui trouvera l’interprétation de ces paroles ne goûtera pas la mort.

Logion 2. (1) Jésus a dit : 15 Celui qui cherche, qu’il ne cesse de chercher jusqu’à ce qu’il trouve ; (2) quand il aura trouvé, il sera troublé ; (3) troublé, il s’étonnera et il régnera sur le Tout. »

Cela correspond à mon avis à ce que dit Brunschvicg quand il parle de « renoncement à la mort » (à la fin justement de ce livre « Introduction à la vie de l’esprit ») Seul un individu peut mourir mais si je suis parvenu en poussant jusqu’au bout le travail spirituel de la dés-individuation à « devenir l’Esprit », comme nous y appelle Brunschvicg, il ne reste plus d’individu , agrégat de déterminations c’est à dire de négations, qui puisse mourir, disparaître .
Voici en tout cas les archives du blog de Terence Tao (qui exerce ses talents prodigieux en théorie des nombres, l’un des domaines les plus fascinants de la mathématique) sur la conjecture de Goldbach, en passe d’être résolue d’après ce que je sais:

https://terrytao.wordpress.com/tag/goldbach-conjecture/

Venons en maintenant à ce fameux programme de recherche sur les « univalent foundations » inspiré à la fois des travaux de Cantor et Grassman et de ceux de Grothendieck:

https://en.m.wikipedia.org/wiki/Univalent_foundations

Et nous amène à la théorie des « Homotopy types » qui fait l’objet d’un livre:

Homotopy type theory:

The HoTT Book

Et d’un blog:

http://homotopytypetheory.org

et l’on comprend d’après la caractérisation suivante que cela mène directement l’esprit vers les notions d’isomorphisme et d’équivalences en théorie des catégories:

« Homotopy Type Theory refers to a new interpretation of Martin-Löf’s system of intensional, constructive type theory into abstract homotopy theory. Propositional equality is interpreted as homotopy and type isomorphism as homotopy equivalence.  »
L’homotopie est une notion de la topologie,caractérisant une transformation ou  » déformation continue » entre deux fonctions elles mêmes continues reliant deux espaces topologiques ( rappel: une fonction entre deux espaces topologiques est dite continue si l’image inverse d’un ouvert est un ouvert) qui sont dite alors homotopiques:

https://en.m.wikipedia.org/wiki/Homotopy

Voici un exposé Video de Vladimir Voevodsky sur le sujet à l’ Insitute for advanced studios:

https://video.ias.edu/univalent/voevodsky

Qui nous ramène à la « higher category theory »:

« The correspondence between homotopy types and higher categorical analogs of groupoids which was first conjectured by Alexander Grothendieck naturally leads to a view of mathematics where sets are used to parametrize collections of objects without « internal structure » while collections of objects with « internal structure » are parametrized by more general homotopy types. Univalent Foundations are based on the combination of this view with the discovery that it is possible to directly formalize reasoning about homotopy types using Martin-Lof type theories. »
Par un autre raccourci de l’esprit nous voyons apparaître dans la marge de droite le nom de Patricia Crone, récemment décédée, qui a fait avancer l’islamologie moderne dans le même sens que Gallez, c’est à dire vers la compréhension de l’origine humaine du Coran chez les judéo-chrétiens (« Nazaréens »):

https://video.ias.edu/crone-remembrance
on parle de ses travaux dans cet article sur les origines nazaréennes de l’Islam:

http://www.salve-regina.com/salve/Le_mystère_des_origines_de_l’Islam_enfin_éclairci

Il y a bien une cohérence profonde de la Raison  » désintéressée qui aperçoit le Dieu des philosophes et des savants » et de son combat pour l’autonomie donc contre le pseudo -Dieu de l’hétéronomie, de la Sharia ..le travail de la dés-individuation passe aussi par la « dés appropriation parfaite et réciproque de Dieu et de l’homme » que fixe Brunschvicg pour but ultime du travail spirituel et scientifique dans la troisième opposition fondamentale entre le Dieu vraiment divin et le Dieu humain des religions, dans « Raison et religion » , voir:

https://meditationesdeprimaphilosophia.wordpress.com/2015/08/14/brunschvicgraisonreligion-troisieme-opposition-fondamentale-dieu-humain-ou-dieu-divin/

« En essayant d’atteindre Dieu comme cause efficiente du monde, nous nous sommes soumis à l’obligation de proportionner sa divinité à ce que le monde en révèle, avec le risque de dégrader Dieu et de rabaisser en nous son idée. Le Deus artifex sera aussi loin que possible du Deus sapiens qu’on aurait voulu découvrir et vénérer.

Nous touchons le point où un pieux désarroi se manifeste à l’intérieur d’une même tradition ecclésiastique et parfois dans P046 l’œuvre d’un même apologiste. L’effort pour donner un Dieu à la nature en faisant fond sur la causalité se dédouble en explications opposées, qui alternent et mutuellement se ruinent. Tantôt on appuiera sur la ressemblance de l’effet à la cause, et l’on célébrera les merveilles de la nature, signes et reflets d’une gloire divine ; tantôt on mettra en relief le contraste de la cause créatrice et de l’effet créé, on cherchera dans les insuffisances de l’effet, dans sa contingence et sa précarité, la preuve même qu’à la source il y a l’être souverain, nécessaire et absolu.
Cette impuissance dialectique traduit l’angoisse de l’humanité qui consulte l’univers sur Dieu et qui toujours demeure déconcertée et rebutée par l’écart grandissant, à mesure qu’elle observe et réfléchit davantage, entre le monde tel qu’elle l’attendrait d’un Dieu et le monde tel qu’il se manifeste à son regard. L’élan de confiance s’achève en réaction de désespoir lucide.
Nous accorderons donc à la science moderne qu’elle a pu atteindre son but dans le domaine de la nature inanimée, non certes qu’elle ait éliminé le mystère comme on l’a dit imprudemment ; mais elle a résolu, ou plus exactement elle a découvert, assez de problèmes dans des conditions admirablement délicates et imprévues, pour que nous soyons en état de nous donner l’assurance qu’en dehors
de méthodes positives il n’y a pas à entrevoir de salut par la vérité. Il reste cependant certain que l’on compromettrait la portée solide des résultats obtenus par la physique depuis les trois siècles de sa constitution, si on étendait cette conclusion à la biologie. Plus nous devons reconnaître que les diverses opérations de la vie, prises chacune à part, sont régies par les lois chimico-physiques, plus nous devons admirer la coordination qui s’établit entre ces opérations. Elles apparaissent dirigées dans un sens qui, d’une façon générale, coïncide avec la préservation et le développement de l’organisme, présentant dans le choix des moyens une richesse d’invention, une subtilité d’anticipation, faites pour étonner, sinon pour convertir, le sceptique le plus endurci. La finalité rentre ici chez soi, finalité individuelle ou finalité grégaire, comportement tantôt d’apparence simple, tantôt d’une complication réellement invraisemblable, disproportionnée en tout cas aux ressources propres des êtres qui semblent suivre l’impulsion d’un instinct sans avoir la moindre conscience du but auquel tend leur activité. N’est-il donc pas raisonnable de chercher le secret de cette activité hors d’eux et plus haut qu’eux, dans une intelligence transcendante qui soit capable de lire leur avenir en leur passé, d’amener par l’efficacité de sa prévoyance la convergence des mouvements chez chaque unité d’un groupe, leur harmonie dans le sein de l’espèce, la hiérarchie enfin des espèces entre elles ?

…L’ascèse idéaliste permet donc de conclure à l’existence de Dieu comme thèse rigoureusement démontrée si l’on a su retrancher de la notion d’existence tout ce qui tendrait à situer Dieu dans un plan de réalité matérielle où il viendrait, soit s’ajouter, comme chose numériquement différente, à l’ensemble des choses données dans l’expérience du monde, soit se confondre avec lui. Créationisme et panthéisme sont également hors de jeu, parce qu’ils définissent Dieu par rapport à la réalité de la nature. Or il faut, de toute nécessité, que le progrès de la critique ait spiritualisé l’être pour que soit séparé de son image, atteint dans sa pureté, le Dieu qui seul pourra être avoué comme divin.
Cependant il reste un problème capital à trancher. Le Dieu des philosophes, Dieu pauvre, dépouillé, auquel sont refusés tout à la fois la floraison des symboles, l’encens des prières, la majesté des pompes liturgiques, est-il capable de satisfaire l’instinct religieux de l’humanité ? Le mouvement de conversion que nous nous sommes efforcés de suivre, requiert donc, pour s’achever, un élan de désintéressement pratique, capable de renouveler jusque dans sa racine spéculative notre idée de l’âme, d’en assurer l’entière spiritualité….

…Pour nous la leçon est péremptoire. Nous n’attendrons notre salut que de la réflexion rationnelle, portée à ce degré d’immanence et de spiritualité où Dieu et l’âme se rencontrent. Si Dieu est vérité, c’est en nous qu’il se découvre à nous, mais à la condition que Dieu ne soit que vérité. Le péril mortel serait que la profondeur idéaliste souffrît d’être indûment transposée, que l’imagination de l’être réapparût subrepticement qui aurait pour effet inévitable d’assimiler Dieu à un objet quelconque dans le champ de la réalité vulgaire, de transformer dès lors l’intuition d’ordre spirituel en un paralogisme ontologique.
On a beau vouloir mettre la spéculation d’un côté, la pratique de l’autre, tout est compromis du moment que le progrès ne s’accomplit pas à la fois dans l’un et l’autre des deux ordres. A quoi bon répéter la parole qui a traversé les siècles : Dieu est amour, si on allait en altérer immédiatement le sens parce qu’on se représenterait le lien de l’homme et de Dieu sur le modèle du rapport qui s’établit dans notre monde entre personne et personne, entre moi et autrui ? Dieu n’est pas aimant ou aimé à la manière des hommes ; mais il est ce qui aime en nous, à la racine de cette puissance de charité qui nous unit du dedans, de même qu’il est à la racine du processus de vérité qui fonde la réalité des choses extérieures à nous comme il fonde la réalité de notre être propre.
Le service que rend la philosophie à la religion consisterait donc à mettre en évidence que c’est un même progrès de pensée dans le sens du désintéressement et de l’objectivité qui préside à la triple option dont nous nous sommes efforcés de préciser les conditions intellectuelles, qu’il s’agisse de l’homme ou du monde ou de Dieu. L’ennemi sera toujours le mirage de la chose ensevelie dans la matérialité de son expression verbale, qui fait que le moi s’acharne à la vaine poursuite d’une âme dissimulée derrière sa spiritualité, comme d’un Dieu caché par-delà sa divinité. Le réalisme se fait ombre à lui-même.
 »

Et voici le passage le plus important de « Raison et religion »:

« Ce n’est donc pas un hasard, non seulement si le cartésianisme concorde, à l’intérieur même de l’Église, avec le mouvement qui marque la revanche de la théologie augustinienne du Verbe sur la théologie thomiste des intermédiaires, mais si avec le Traité théologico-politique et l’Éthique la voie royale de la spiritualité s’est trouvée définitivement ouverte. Peut-être le souvenir de certains Marranes, chez qui les frontières de culte entre juifs et catholiques tendaient à s’effacer au profit de la communauté de sentiment, avait-il contribué à détacher Spinoza de tout préjugé particulariste. En tout cas, à travers le langage substantialiste et l’appareil euclidien, qui pourraient à chaque instant donner le change sur la tendance profonde du système, s’accomplit la désappropriation réciproque et parfaite de Dieu et de l’homme. Le Dieu infiniment infini n’est pas seulement dégagé de toute image plastique suivant le commandement du Décalogue, mais, ce qui est beaucoup plus important et plus rare, affranchi de toute image psychologique. Dès lors nous ne pouvons plus accepter que nous soyons un autre pour lui, et il cesse d’être un autre pour nous. Il n’est pas la puissance supérieure vers laquelle se tourne l’être qui dure, et qui prie pour être soustrait aux lois de la durée. Il est la vérité éternelle en qui une âme pensante acquiert le sentiment et l’expérience intime de l’éternité de la pensée. Ni le soleil ni la mort ne peuvent se regarder fixement, considérés avec les yeux du corps ; mais l’homme dont on peut affirmer sans mentir qu’il est deux fois né, l’astronome d’après Copernic, le philosophe d’après Spinoza, aura la force de les envisager avec les « yeux de l’esprit que sont les démonstrations ». »

D-ieu s’exprime t’il en arabe, en hébreu, en grec, en latin , en sanskrit, ou en mathématiques ?

On sait que les

trois Livres

des trois religios

du Livre

sont écrites respectivement en arabe (Coran) en hébreu ( tanakh, c’est à dire Torah, Nebiim -« prophètes » Kethoubim -« ecrits ») en grec (Bible dite des Septante) et en latin (bible version fite « Vulgate »).D’autre part Galilée a lancé la revolution de le science et de la Sagesse modernes en affirmant sue :

« 

La Nature est un Livre écrit en langage mathématique

 »

http://www.caphi.univ-nantes.fr/La-nature-est-un-livre-ecrit-en

et Mallarmé : »

Le monde est fait pour aboutir à un beau livre

 »

http://psychanalyse-paris.com/Le-monde-est-fait-pour-aboutir-a.html

Signalons aussi que les mathématiques ne sont pas un langage maisposèdent un langage, le landage des mathématiques, sui est de pui 1945 la théorie des catégories comme le pense une philosophe aussi intéressante quer peu connue, Elaine Landry, voir :

http://www.math.mcgill.ca/rags/seminar/Landry.html
ou
http://philosophy.ucdavis.edu/people/emlandry/elaine-landry/2CategoryTheoryTheLanguage.pdf
ou encore;

http://www.quora.com/Can-we-consider-the-category-theory-as-a-new-language-of-mathematics

ou ce livrede Mohan Gansalingam en lecture partielle sur Google ‘The language of mathematics ‘ :

https://books.google.fr/books?id=79K6BQAAQBAJ&pg=PA2&lpg=PA2&dq=category+theory+language+of+mathematics&source=bl&ots=vdCZGBhmW-&sig=ZBCEtN1v096vbXYi0h3c4I9UHvQ&hl=fr&sa=X&ved=0CFMQ6AEwBGoVChMI0MTP9qfsxwIVBDwaCh3jyQ7I#v=onepage&q=category%20theory%20language%20of%20mathematics&f=false

Or j’ai reconnudepuis longtemps que malgré les guerres incessantes qui opposentles trois groupes de « croyants en un seul Dieu Unique » (à savoir juifs, chrétiens et musulmans , ou encore les « trois anneaux  » de « Nathan le sage » de Lessing) les « ecritudres dites sacrées ou saintes » des trois groupes semblent provenir d ‘ une source commune ou en tout cas avoir bien des choses en commun, et pas seulement les belles histoires de bergers et de patriarches, voire de jolies filles , enfin bref ces belles histoires d’amour ou, selon les désignations grincheuses dont nous nous servons ici , d’agrément du « plan vital » ou « plan des génération successives » ; le mot hébreu est « Toldoth » voir:

https://fr.wikipedia.org/wiki/Toledot

et il est employé dans « Genèse » au chapitre 5:

http://www.mechon-mamre.org/p/pt/pt0105.htm
à propos au verset 1 des « engendrements d’Adam :en ce jour où Dieu créa l’homme il le créa à la ressemblance de Dieu, masculin et féminin il les créa , il les bénit et les appela du nom d’Adam puis Adam engendre Seth selon sa propre ressemblance et à sa propre image
p

or c’est justement en ce verset 19 du chapitre 25 de Genèse voir:

http://www.mechon-mamre.org/p/pt/pt0125.htm#19

où le mot ‘Toldoth = engendrements » apparaît après la première fois où il était apparu pour « les engendrements d’Adam » au chapitre 5 verset 1 que le point de rupture entre juifs et musulmans se montre aussi puisqu’il est spécifié
‘et voici les engendrements D’Isaac Abraham engngendra Isaac »
or on sait très bien que c’est à propos de générations et d’engendrements que sebattent juifs et musulmans depuis toujours, à propos de terres aussi , bref à propos du « plan vital » Eretz « la terre » ,pas à propos du ciel (« shamayim »)ou du « plan spirituel » bon je ne vais pas passer tout mon temps là dessus pour vous faire un dessin, vous svaez comment ça marche pas vrai ? tout le monde sait ,comme par miracle ,ou plutôt instinct on couche la fille dansle foin et on lui remonte ses jupes et en avant adjugé c’est gagnéils ont bien su se débruiller puisqu’ils sont arrivés jusqu’à nous, pas de quoi en faire tout un livre fût ce ce beau livre auquel le monde et ses générations doit aboutir paraît il qu’il me suffise ici de noter une progonde dichotomie, entre le livre auquel doit aboutir la liste des générations l’histoire humaine quoi et entre l’autre livre « ecrit en langage mathématique » pour les « coupes instantanées » dans l’épaisseur du « monde »c’est pas pour faire mon humoriste mais il n’ya pas vraiment besoin d’avoir fait Polytechnique ni étudié les équations d’Einsein pour engrosser Rebbecca dans le foin d’ailleurs c’estsans doute pour cela que ce con d’Isaac n’ y arrive pas, que voulez vous il n’a pas fait Polytechnique et il doit se plaindre à Dieu de ce que sa femme est stérile , et Dieu intervient et Rebecca n’est plus stérile tout cela est expliqué au chapitre 25 en voici la traduction en français cela vaut mieux :

http://www.mechon-mamre.org/f/ft/ft0125.htm
lire aprèsle verset 20; Or ils se trouve qu’après l’inteveention du dieu gynécologue Rebbecca ne sera plus stérile et donnera naissance à deux jumeaux Esaü (l’ aîné)et Jabcob ainsi nommé parce qu’il sortira en tenant le talon d’Esaü. lequel sera nommé aussi Edom  » le rouge » parce qu’il sera chasseur et aimera les plats de gibier « rouges » Je ne veux pas savoir qui dans l’humanité actuelle descend d’Edom et est donc possédé par cette haine farouche envers Israel :
http://prophetie-biblique.com/fr/edomites-palestiniens.html

qui est l’autre nom de Jecob qui veut dire « celui qui luette contre Dieu » nom que Jacob a hérité cette nuit où il lutta contre l »Ange au gué de Yabbocq

https://fr.wikipedia.org/wiki/Lutte_de_Jacob_avec_l%27ange

Mais qu’il mesuffise ici d’avoir évoqué les deux livres , delui ecrit en langage mathématique des explicaions , livre du plan spirituel s’il l’on veut, et celui des engendrements qui se borne à dresser la listedes naissances, le registre généalogique comme on dit, et qui n’explique absolument rien : pourquoi tel enfent est il né de tel couple , de tel engendrement ? pourquoi cet homme ? pourquoi cette femme ?
ce n’est pas la première fois ni la dernièere que nous rencontrons cette opposition entre l’intelligence mathématique, explicative , et le sexe, l’engendrement, le plan vital , et ce n’est pas la dernière non plus .Opposition dirait Schopenhauer entre Apollon, la forme de beauté et l’harmonie de la Représentation , et Dinoysos la Volonté sourde et aveugle, la Volonté sans but et sans cause donc sans explication, la Nécessité de la Pulsion sans frein : c’est Dionysos le dieu oriental qui brillait dans le regard des SS que croisaient pour leur malheur les martyrs juifs d’Europe de l’Est comme aussi la sombre flamme de l’intinct bestial qui brille dans le regard des égorgeurs de Daesh, et c’est lui aussi que Sartre assignait comme destin et fin ténébreuse à note civilisation d’Occident sous la forme d’une locomotive devenue folle fonçant dans la Nuit vers le Néant à la fin de sa trilogie « Les chemins de la liberté » , cette civilisation apolinienne mathématicienne et humaniste comme la lui avait présentée son professeur à Normale Léon Brunschvicget qui estmencée aujourd’hui de destruction complète par l’Islam né du nazisme par engendrement (pas par Raison)
http://classiques.uqac.ca/classiques/brunschvicg_leon/ecrits_philosophiques_t1/ecrits_philosophiques_t1.html
Et Sarte a peur être imaginé cette fin destructrice aux « Chemins de la liberté » pour se venger du vieux sage « hasbeen » qu’il détestait et donc il se moquait en compagnie de ses amis , Simone de Beauvoir et Paul Nizan (auteur des « chiens de garde « ) Nizan qui a donné par « engendrements » le sociologue Emmanuel Todd qui comme par harsard donne l’importance principale aux « structures familiales » (aux « engendrements » ! ) dans l’explication de l’évolution des sociétés :

http://www.herodote.net/Histoire_de_familles-article-82.php
Et commepar hard aussi Tod est passionné par les mathématiques non pas seulement pour sa profession et l’utilisation des statistiques qu’elle exige mais aussi et surtout par antidote apollinien contre le venin dionysiaque du « plan des générations », comme j’ai essayé de l’expliquer ci dessus.
Je dois ici signaler une découverte curieuse que j’ai faite et qui semble aller contre cette dichotomie entre forme mathématique « apolinienne » et « ténèbre dionysiaque : c’est que la Syllabe MA qui est elle de MA-ternel, de MA-tière, etde MA-trice (tous vocables liés au plan des engendrements on en conviendra) estaussi, paer le biais du verbe grec qui signifie « apprendre » :μανθανω manthanô au début du mot MAthématique , MA thesis universalis, et..
paut être parce que l’on n’a vraiment besois d’apprendre que ce qui est hors du domain de l’instinct (vital , sexuel) ,d’où s’origine aussi la haine des nazis contre ce qu’ils appelaient la « physique juive » la physique mathématique, celle d’Einstein, tant louée par Brunschvicg comme déplacement d’axe de la vie religieuse.
Caril est extrêmemtn curieux aussi de constater que ou les arts dit dionysiaques comme la MU-sique, celle de Wrgner tant admirée par Hitler notamment, ont un nom qui comment par la syllabe MU qui provient du grec μυ (en grec le upsilonn donne U mais aussi Y ) qui conduit au MY de MY-stère ou de MY-the ou de MY-stiquevoire à MU-et
Or ces deux syllabes MA et MY mais envisagées en lettres hébraïques c’est à dire MA = M + Aleph ou M + He =

מה

qui veut dire « Quoi ? ) et MY = M+Y =

מי

qui veut dire « Qui ?  »
se retrouvent au début du Zohar commentées en relation avec deux passages bibliques :
« Mah Zoth » = « Qu’est ce que c’est ? ‘interrogation vers l’essence d ‘une chose

et »Mi bara Eleh ? » (qui a créé cela ?  » interrogation vers le « Créateur »
Et cesdeux syllabes MA et MY sont mises en relation parles rabbins du zohar avec le mot MAYIM = Eaux (supérieurs et inférieures) de la Genèse

מים

ces Eaux quidans Genèse 1 sont « déparées » par RAQYA = Resch + Qof + Yod +Ayin

רקיע

http://www.kabbalah.info/fr/le-zohar/etudiez-le-zohar

(voir le texte 1 sur Bereschit =Genèse 1 en fichier.doc )

« Bina est appelée eaux. KHB TM dans les eaux générales de Bina sont les cinq lettres d’Elohim [Aleph-Lamed-Hey-Youd-Mem]. « Qu’un firmament soit » signifie que le firmament viendra au milieu des eaux, au milieu des cinq lettres Elohim sous les deux lettres Aleph-Lamed. Les deux lettres Aleph-Lamed d’Elohim, KH, se diffuseront du firmament vers le haut dans les eaux supérieures, Hassadim, et les trois lettres Hey-Youd-Mem d’Elohim, Bina et TM se diffuseront vers le bas du firmament dans les eaux inférieures. »
 » Les eaux supérieures sont masculines, les eaux inférieures son féminines. Tout d’abord, avant qu’elles ne soient connectées, les eaux supérieures et inférieures étaient mélangées jusqu’à ce qu’elles soient corrigées et séparées les unes des autres pour les reconnaitre les unes des autres, que ce sont les eaux supérieures et que ce sont les eaux inférieures, et pour reconnaitre que c’est le nom Elohim, Bina, qui est le nom ADNI, Malkhout, qui est le premier Hey de HaVaYaH, Bina et que c’est le Hey inférieur de HaVaaH, Malkhout.

Commentaire : Les eaux sont les dix Sefirot de Bina. C’est parce que les dix Sefirot de Hokhma sont appelées « lumières » et les dix Sefirot de Bina sont appelées « eaux ». Dans le verset « qu’un firmament soit au milieu des eaux », le firmament est venu et fut placé au milieu des eaux, sous les lettres Aleph-Lamed d’Elohim, KH. A cause de cela, les trois lettres Hey-Youd-Mem d’Elohim, Bina et TM sont tombées au degré sous Bina, à ZON, et le Hey-Youd-Mem de Bina se mélangea avec Noukva de ZA et devint les eaux inférieures Youd-Mem-Hey comme Noukva de ZA, qui est appelée Yama. »
Maisil me semble que hokhmah est Lintelligencedisciminante Binah à laquelle a été asociée la pensée selon l’Un que je nomme ici

HENOSOPHIA TOPOSOPHIA μαθεσις uni√ersalis τοποσοφια MATHESIS οντοποσοφια ενοσοφια

Orcette pensée de l’Un donne lieu à deux extraits celèbres : le »Shema Israel « dans le Deutéronome et la sourate 112 du coran

L’Islamologie moderne (occidentale bien entendu puisque les érudits musulmans sont incapables d’avoir une atitude scientifique et donc critique face aux belles légendes qu ‘on leur fait gober et peut être ont ils peur aussi de le décapitation ) a réalisé un grand progrès en révélant l’origine nazaréenne c’est à dire judéo-chrétienne du coran :

https://horreurislamique.wordpress.com/lislam-et-le-coran-sont-le-resultat-dune-manipulation-et-dune-imposture-que-revele-la-recherche-moderne-en-islamologie/
Il n’est donc pas surprenant de retrouver un « engendrement » de la sourate 112 dans le Chema Israel du Deutéronome 6:4

https://horreurislamique.wordpress.com/lislam-et-le-coran-sont-le-resultat-dune-manipulation-et-dune-imposture-que-revele-la-recherche-moderne-en-islamologie/

Mais làencore nous trouvons de nombreuses surprises et d’abord le fait que le Chema commencre par le verbe signifiant « entendre, ecouter » faisant référence donc à ceque Beunschvicg appelle verbe intérieur  »
λογος ενδιαθετος » et qu’il oppose « Verbe extérieur » voir :

http://classiques.uqac.ca/classiques/brunschvicg_leon/progres_conscience_t1/progres_conscience_t1_intro.html

« Aussi bien, et l’on devra s’en laisser convaincre par les premiers chapitres de notre ouvrage, l’opposition décisive entre l’idéalisme mathématique de la République platonicienne et le réalisme astro-biologique de la Métaphysique aristotélicienne a défini le thème fondamental de l’Occident dans le domaine pratique comme dans le domaine théorique, indépendamment de toute référence au christianisme. Plusieurs siècles avant qu’il ait commencé d’exercer sa propagande, la polémique de l’Académie et du Lycée apporte le témoignage lumineux qu’il existe deux types radicalement distincts de structure mentale, commandés, l’un par les relations de la science (μαθήματα), l’autre par les concepts du discours (λόγοι). De là procède le problème religieux, tel qu’il se manifeste dans la terminologie des Stoïciens avec la dualité du Verbe intérieur, ou raison : λόγος ἐνδιάθετος, et du Verbe extérieur, ou langage : λόγος προφορικός. Ce problème, s’il devait prendre dans le christianisme une forme de plus en plus aiguë, ne relève à son origine que de la seule philosophie. Notre tâche était d’en établir la portée et d’en expliquer les conséquences d’une façon assez nette et assez vive pour qu’il ne subsiste, dans l’esprit de nos lecteurs, ni obscurité ni incertitude, ou sur l’intention de notre travail, ou sur le sens de leurs propres réactions »
Maintenant par quel mot commencre la sourate 112 du coran ?

http://www.islam-fr.com/coran/francais/sourate-112-al-ikhlas-le-monotheisme-pur.html
par le mot « DIS » à l’impératif sans aucun doute représentant du Verbe extérieur λογος προφερίκοςdes Stoiciciens rappelé par Brunschvicg au début du « Progrès de la conscience dans la philosophie occidentale »,un livre que Srtre et sans doute Emmanuel Todd auraient dû lire un peu mieux et plus attentivement
car ce qu’il y avait de spirituel dans la Torah qui reste dans l’Evangile mais est complèrtement détruit dans le monothéisme impur dela Sourate 112 c’estl’intuition du Verbe intérieur qui est pour nous le Salut comme Brunschvicg nous en informe en 1939 , voir :

https://meditationesdeprimaphilosophia.wordpress.com/2015/09/08/brunschvicgraisonreligion-conversion-a-linteriorite/

à l’orée de la catastrophe qui a fracassé l’Europe, notre chère Europe Temple de la Raison ou Verbe Intérieur qui menace actuellement ruine .
Il y a quelque dérision à remarquer aussi que le verbe hébreu signifiant « écouter » et qui débute le Chema Israel

שמע

est e la même racine que ISHMAEL l’ancêtre des musulmans, etyomlogiquement « celui qui écoute Dieu »au sens de « celui qui obéit à Dieu » alors que’ ISRAEL veut dire « celui sui lutte contre Dieu …
Mais bien sûr tout dépend du fait de savoir side cidue est le dieu des philosophes et des Savants , le Verbe intérieur que l’onécroute dnas l’intuition affinée parl’exercice intellectuel mathématique et l’eascèse vitale, ou bien le dieu sanglant d’avant la civilisation d’Occident:

http://classiques.uqac.ca/classiques/brunschvicg_leon/ecrits_philosophiques_t1/ecrits_philosophiques_t1_intro.html

« a civilisation d’Occident affleure, dans l’histoire, avec l’arithmétique de Pythagore, avec la maïeutique de Socrate.  »

https://renatuscartesiusmathesisuniversalis.wordpress.com/lhomme-occidental-lhomme-suivant-descartes/

« L’homme occidental, l’homme suivant Socrate et suivant Descartes, dont l’Occident n’a jamais produit, d’ailleurs, que de bien rares exemplaires, est celui qui enveloppe l’humanité dans son idéal de réflexion intellectuelle et d’unité morale. »

#BrunschvicgIntroduction c’est vers l’esprit qu’il faut se tourner pour résoudre le problème religieux

Comme je l’ai précisé ailleurs, ce hashtag #BrunschvicgIntroduction sera consacré au livre datant de 1900 de Léon Brunschvicg:

« Introduction à la vie de l’esprit »

Une œuvre de jeunesse donc, mais qui contient déjà tous les thèmes de la philosophie brunschvicgienne, qui seront pleinement développés dans les quatre décennies qui suivront.

https://mathesisuniversalis2.wordpress.com/2015/08/31/brunschvicgintroduction-leon-brunschvicg-introduction-a-la-vie-de-lesprit/

Comme ce livre est l’un des seuls à ne pas être accessible gratuitement sur le web, j’en donnerai de courts extraits avec un commentaire, et commencerai par le cinquième et dernier chapitre : « La vie religieuse », et ceci d’autant plus qu’il existe dans la Revue de métaphysique et de morale de 1900 un texte portant le même titre et traitant du même thème, mais différent, on peut le lire ici page 1 à 22:

http://visualiseur.bnf.fr/CadresFenetre?O=NUMM-11054&I=2&M=chemindefer

En fait l’article de la Revue de métaphysique et de morale ne diffère du chapitre 5 du livre (tel qu’il est dans l’édition Hermann parue récemment, avec la préface d’André Simha) que par la première page, jusqu’à ce passage page 2 (au milieu de la page à peu près) : « nous devons dire que la nécessité est la loi de la matière… ».
Après cela, il y a quelques différences légères, mais l’on a en gros le texte du dernier chapitre du livre.
Cette première page de l’article est très importante : nous y comprenons que dès 1900 Brunschvicg oppose le plan vital, ordre de la matière, et de la vie (bios), ordre de la chair et de la « nature », au plan spirituel, ordre de l’esprit.
Le premier plan est sous le règne de la nécessité : au premier chapitre du livre Brunschvicg a décrit l’Univers comme un ensemble de mouvements et de chocs de ces mouvements contre des obstacles. Il reprend cette description page 1, en notant que la vie religieuse ne saurait concerner l’homme en tant que celui ci est considéré comme un corps, car le corps, comme l’Univers, consiste tout entier en mouvements qui sont la conséquence nécessaire des mouvements qui les précèdent. Sans l’action d’êtres libres, non soumis à la nécessité qui est la loi de la matière, l’Univers serait entièrement prévisible à une science physique parfaite.

En même temps l’argumentation de la page 1 détruit toute possibilité d’imaginer une intervention surnaturelle dans l’ordre de la matière soumis totalement à la nécessité, la négation de l’odre surnaturel de la grâce de Pascal dans la « *Querelle de l’athéisme » de 1928 est là en germe : car s’il existait une relation de causalité entre l’organisme de l’homme et une « force supérieure qui présiderait aux mouvements de la matière », celle ci demeurerait une relation physique, extérieure à l’intimité des êtres, et détruirait tout liberté de penser, toute autonomie de la volonté, et donc en même temps toute possibilité de vie religieuse, « forme la plus haute de la vie spirituelle ».

Première conclusion de Brunschvicg, conclusion évidente : matérialisme et vie religieuse sont incompatibles.
Mais il aura dit quelque chose de plus dans les lignes au dessus : si la vie religieuse ne peut exister que dans la liberté et l’autonomie, il ne peut y avoir de vie spirituelle ni religieuse pour un moulin à prières, « ni pour un individu qui à l’aide de formules littérales et de gestes traditionnels devant des idoles, essaie de prendre contact avec une puissance matérielle qui le dominerait, et de se procurer ainsi un accroissement de prospérité physique« .

Nous ne comprenons que trop ce que sont ces formules littérales (comme des mantras ou bien le début de la sourate Al Fatiha du coran), ces gestes traditionnels, comme ceux de la prière, et ces idoles que les individus dits « croyants » essaient d’approcher pour obtenir des « récompenses dans l’au delà »….

Nous devons donc conclure : la vie religieuse est incompatible avec le matérialisme donc avec les…religions telles qu’elles existent depuis le début de l’histoire humaine jusqu’à aujourd’hui.

il faut donc se détourner du plan de la matière, de la vie, et de la nécessité, et se tourner vers l’esprit pour résoudre le problème religieux qui s’énonce:

« est ce que l’existence spirituelle de l’homme implique l’existence d’un principe qui dépasse l’individu qu’il est et l’instant où il vit et qui permette de fonder la réalité de la vie religieuse, c’est à dire la réalité de la liberté et de l’uatonomie? »

A partir de là le texte de la Revue et le texte du chapitre 5 du livre se rejoignent…pour commencer sur une réponse à la question qui ne peut pas ne pas se poser :

« oui, mais qu’est ce que c’est que cet « esprit » dont on nous rebat les oreilles sans jamais nous dire ce que c’est ? »

et voici la réponse :

« 

L’esprit est la faculté d’inventer des rapports

 »

La table d’émeraude, la Τοποσοφια μαθεσις uni√ersalis οντοποσοφια et le matérialisme

Suite de :

https://meditationesdeprimaphilosophia.wordpress.com/2015/07/12/la-table-demeraude-et-la-henosophia-τοποσοφια-οντοποσοφια-μαθεσι/

Commençons par souligner combien cette « pensée selon l’un » opposée par Brunschvicg à la pensée selon l’être, du multiple, ontologique, que nous retrouvons dans le platonisme et le néo-platonisme, ainsi que dans l’hermétisme, est incompatible avec les différentes variantes (qui peuvent être très éloignées les unes des autres) du matérialisme, ancien ou moderne.
Je parle ici du matérialisme philosophique, pas du « matérialisme » vulgaire de Mr Tout-le-monde.
Voir aussi sur les deux pensées opposées ontologique et hénologique :

https://leonbrunschvicg.wordpress.com/2012/09/12/pensee-selon-letre-et-selon-l-un-categories-topoi-ensembles/

Frank Jdrzejewski les considère comme duale l’une de l’autre, en un sens de « dualité » analogue à celui de la théorie des catégories:

https://meditationesdeprimaphilosophia.wordpress.com/2012/04/24/en-france-du-nouveau-franck-jedrzejewski-diagrammes-et-categories-these-et-introduction/

la dualité prenant différents sens en mathématiques:

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Dualité_(mathématiques)

Comme d’habitude, pour ceux qui lisent l’anglais, la page du Nlab est la plus profonde, mais elle réclame une étude détaillée, qui doit accompagner celle de la thèse de Jedrzejewski:

http://ncatlab.org/nlab/show/duality

Certes il y a différentes variantes du matérialisme mais TOUTES, y compris celle du matérialisme dialectique de Badiou, se rattachent à la pensée ontologique.

Adoptons la terminologie de l’article précédent sur la table d’émeraude et la mathesis universalis HENOSOPHIA basée sur les trois éléments primitifs de Wronski.
Tout matérialisme philosophique, que l’on peut supposer donc conséquent, ne peut que proclamer la primauté de l’élément-être, à l’ordre duquel appartient ce qu’il appelle « matière » ou « réel » ou « ce qui existe vraiment » ou même « ce qui résiste » (à l’effort physique).
Quant au savoir, aux théories scientifiques et à l’Un ou aux Idées, ce sont des superstructures idéologiques en dépendance de l’économie, de l’histoire, du social, du langage …

Ainsi pour Badiou c’est le multiple pur qui est premier, c’est à dire l’être : l’Un n’est que le compte-pour-un ensembliste.
Mais il est vrai que lorsqu’il dit :
« Il n’y a que des corps et des langages sinon qu’il y a des vérités éternelles »
il sort à mon avis du matérialisme, alors qu’il ne reconnaît que son opposition au matérialisme démocratique. La partie « il n’y a que des corps et des langages » décrit le plan vital, le « sinon qu’il y a des vérités » correspond au plan spirituel, à l’élément savoir.

Quant à l’Un il n’est pas: c’est la conclusion selon la méditation un de « L’être et l’événement »du Parmenide de Platon.
Brunschvicg disait : « être et un ne sont pas convertibles l’un en l’autre » (« nés et un un non converti tir »).
Il ne faut jamais oublier que Badiou est influencé par la pensée brunschvicgienne, sans jamais le reconnaître.

passons aux néo-platoniciens : la conversion (retour du multiple à l’un par conversion intellectuelle philosophique) n’est possible que parce qu’il « y a eu », (mais pas dans le Temps, d’où les guillemets) procession, que l’Un est devenu le multiple : toutes, ou beaucoup de mythologies antiques, en parlent, notamment les Brahmanas hindous avec le mythe de l’œuf de Brahma, et scandinaves.
Les mythologies monothéistes introduisent ensuite la fable de la création de l’Univers par Dieu (et par qui d’autre puisqu’il n’y a que lui ?) tout en identifiant ce Dieu créateur et protecteur (de sa tribu particulière et plus tard de sa communauté des « vrais croyants », les autres devant se soumettre ou être tués) à l’Un : ceci dans le « Shma Israël » biblique ou dans la sourate 112 du Coran.

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Chema_Israël

http://islamfrance.free.fr/doc/coran/sourate/112.html

Seulement jamais personne n’a pu comprendre, ni donc expliquer, sauf dans le fanatisme des assemblées cultuelles galvanisées par les sermons ou, peut être, dans les étreintes passionnées des amants (ou en dépassant les 5 grammes d’alcool par litre) comment l’Un peut créer quelque chose en dehors de lui, ou même avoir des volontés, des projets de changement.
Bien sûr il y a la Qabbale ou plutôt les Qabbales (l’ésotérisme hébraïque) et leurs explications abstruses et invérifiables. Toutes ces vieilleries sont totalement caduques depuis la naissance de la science.

Nous ne suivons pas ici la voie néo-platonicienne, mais bien sûr il faudra y revenir, ceci n’est qu’un survol.
Si nous ne voulons pas retomber dans la pensée ontologique et le matérialisme, il ne nous reste donc qu’une seule option: l’idéalisme philosophique, qui consiste à donner la prédominance à l’élément-savoir, au plan de l’idée.
D’ailleurs nous y sommes déjà entrés si nous lisons ce qui est dit ici, et qui se situe sur le plan des idées, surtout si nous l’interprétons mathématiquement comme nous l’avons suggère avec le schéma d’un foncteur entre deux topos.

Le plus grand commentateur de Wronski, à savoir Francis Warrain, a affirmé pour cette raison que l’élément-savoir conditionne l’élément-être et non l’inverse.
Signalons aussi que la triade des éléments primitifs EE, ES, En est aussi celle de l’Alchimie : souffre, sel et mercure. Nous comprenons alors qu’il ne s’agit pas du mercure, Ou du soufre « vulgaires » : l’alchimie est entièrement spirituelle, ce qui veut dire qu’elle se situe au plan de l’idée, pas au plan de la matière et des « souffleurs »: le « fourneau » est philosophal, pas physique. Sinon nous serions dans une cuisine, celle que Faust nomme « la cuisine des sorcières ».
J’entends aujourd’hui lundi 13 juillet sur France Info, dans « Le monde des idées », le physicien Étienne Klein.
Il dit (ce matin) que les Indiens ont la même raison que nous européens, mais que nous sommes les seuls à avoir la science, c’est ce qui nous distingue.
C’est évident : tous les êtres humains ont la même raison, que l’on peut donc appeler avec Malebranche « Raison universelle des esprits ».
Seulement l’esprit européen est le seul à pratiquer la « pauvreté en esprit », c’est à dire à avoir abandonné le culte d’une Raison ou d’une science qui saurait tout et pourrait résoudre tous les problèmes. C’est là ce qui rend la science possible.
Il dit aussi que les Indiens ont gardé le « sentiment » d’une communauté universelle de tous les étants : « nous sommes la même chose que le planète Mars », ce qui garantit qu’ils n’essaieront pas de dominer et d’exploiter la nature.

Tout cela est fort bien, mais cela se situe encore sur le plan de l’être, avec une vague prescience de l’Un.
Une citation souvent utilisée par moi permet de comprendre la différence radicale de l’esprit européen créateur de la science grâce à l’idéalisme philosophique et mathématisant hérité de Platon : nous ne sommes pas le Soleil mais nous, ou plutôt les philosophes-savants européens sont ceux qui rendu le monde vrai en faisant en sorte que

la pensée se détache de son centre biologique pour s’installer dans le Soleil

Très belle définition de l’idéalisme qui fonde la science véritable, la science européenne.
Les musulmans et autres primitifs en sont incapables puisque lorsqu’ils remercient Allah (leur idole sanguinaire et tribale) de toutes les bonnes choses qu’il a créées pour qu’ils puissent se nourrir ils restent sur le « plan vital » ou le Bien se limite à l’agréable. Ils ne réussissentas à émanciper la pensée de son centre biologique pour l’installer dans le « centre qui est partout et tout le temps ».

« Le sentiment de notre éternité intime n’empêche pas l’individu de mourir, pas plus que l’intelligence du soleil astronomique n’empêche le savant de voir les apparences du soleil sensible. Mais, de même que le système du monde est devenu vrai le jour où la pensée a réussi à se détacher de son centre biologique pour s’installer dans le soleil, de même il est arrivé que de la vie qui fuit avec le temps la pensée a fait surgir un ordre du temps qui ne se perd pas dans l’instant du présent, qui permet d’intégrer à notre conscience toutes celles des valeurs positives qui se dégagent de l’expérience du passé, celles là même aussi que notre action réfléchie contribue à déterminer et à créer pour l’avenir. Rien ici qui ne soit d’expérience et de certitude humaines. Par la dignité de notre pensée nous comprenons l’univers qui nous écrase, nous dominons le temps qui nous emporte; nous sommes plus qu’une personne dès que nous sommes capables de remonter à la source de ce qui à nos propres yeux nous constitue comme personne…. » (Leon Brunschvicg)
Il y a une autre citation de Brunschvicg où il évoque le souvenir émouvant d’une petite écolière, lors d’une cérémonie de remise des prix, qui parlait du Paradis de Dieu où des îles flottantes en sucre glissant dans des fleuves de miel ou de vanille.
Le Coran est encore plus ridicule, et surtout plus dégoûtant, lorsqu’il décrit dans la sourate 56 la fornication des « élus » avec les houris, après s’être « mis en forme » en tripotant les garçons « éternellement jeunes » qui leur servent à boire : ainsi Allah récompense t’il ses fidèles.

http://islamfrance.free.fr/doc/coran/sourate/56.html

Étienne Klein dit encore sur France Info, en citant une conférence d’Einstein, que « la science dit ce qui se passe, pas ce qu’il faut faire ». Et il dénonce à propos des nanotechnologies et les rêves délirants d’immortalité qu’elles provoquent chez certains (américains surtout) le mixage d’un projet technologique et d’un projet métaphysique. « La science ne nous dit pas s’il faut sortir ou non de la condition humaine, c’est à chacun d’en décider ».

La science ne nous dit pas cela parce qu’elle parle de « ce qui arrive », du plan physique , mais à partir du plan des idées (mathématiques)où elle établit la pensée.
Que cela soit à chacun d’en décider, d’accord : mais à condition que son esprit soit établi, grâce à la connaissance de la science, sur ce plan de l’idée. La démocratie et la liberté sans connaissance réelle sont illusoires.
Et Brunschvicg dit fort justement:

« Le sentiment de notre éternité intime n’empêche pas l’individu de mourir, pas plus que l’intelligence du soleil astronomique n’empêche le savant de voir les apparences du soleil sensible »

Avoir des rêves délirants d’immortalité signifie simplement que l’on n’a pas renoncé à la mort, c’est à dire que l’on a été incapable d’établir la pensée sur le plan spirituel, « centre non biologique qui est partout et nulle part, tout le temps parce qu’en dehors du temps »

Tentative ridicule de réfuter la thèse de Jean-Jacques Walter sur le Coran

La thèse de Jean-Jacques Walter est scientifique, basée sur la théorie mathématique des codes, elle est donc réfutable (condition nécessaire sinon suffisante pour qu’un travail soit scientifique).
Mais certainement pas de la façon dont s’y prend et article:

Les conclusions risibles de Jean Jacques Walter

qui dit notamment que « cela prouve que Walter s’est complètement trompé avec cette théorie de l’ADT appliquée au Coran car si elle peut théoriquement fonctionner pour l’œuvre humaine elle n’est certainement pas applicable à l’œuvre divine ».

Seulement voilà : le caractère d’œuvre divine du Coran n’est pas universellement reconnu, alors que les hypothèses mathématiques des théories utilisées par Walter le sont.
Donc l’argument n’est pas valide.
Les théories acceptées par les musulmans sont celles de leur Tradition, qui est non scientifique. Dire que « le Coran est d’origine divine » revient à dire, comme « l’univers a été créé par Dieu » :

« Je ne sais pas d’où vient le Coran, où comment il se fait que l’univers soit là »

Car on ne nous dit pas comment Dieu s’y est pris.

Mais l’école critique occidentale sait de mieux en mieux d’où vient le Coran : de lectionnaires nazaréens des premiers siècles.

Voici quelques exposés sur la thèse de Walter:

http://www.mehdi-azaiez.org/Le-Coran-revele-par-la-Theorie-des

et

http://linkis.com/dXMrI

Ce document du site de Gallez qui va le plus loin dans l’islamologie moderne explique l’inanité, démontrée par Walter, de la séparation entre sourates médinoises et mecquoises:

http://www.lemessieetsonprophete.com/annexes/Walter_theorie-des-codes_Coran.pdf