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La nature véritable de la oumma islamiyya mondiale

ces quelques développements supplémentaires auraient appartenu à l’article précédent :

https://meditationesdeprimaphilosophia.wordpress.com/2012/05/11/eclaircissements-grace-a-la-toposophie-sur-la-premiere-sourate-du-coran-selon-lordre-de-la-revelation/

mais je préfère en composer un autre article, pour attirer l’attention sur leur importance.

Au fond, quand le prêtre Nazaréen Waraqa Ibn Nawfal écrit et enseigne  cette  première sourate révélée , il sait qu’il joue gros parce qu’ IL MENT en prétendant que ces « sourates » lui viennent de l’autorité d’Allah, c’est à dire du Dieu d’Israel : elle est révélée par lui, pas par Dieu, puisque ces peuplades ignorantes d’avant la civilisation européenne moderne ne peuvent avoir aucune idée de ce que c’est que Dieu, à savoir la Raison universelle à l’oeuvre dans la science et la philosophie !

Seuls des savants comme Thalès, et les autres « savants-philosophes » ioniens ou grecs, vrais fondateurs de la civilisation européenne née avec Descartes 20 siècles plus tard, pourraient déterminer strictement cette essence de Dieu, seulement il leur est arrivé de gros ennuis quand ils ont tenté d ‘orienter les autres vers la Vérité, qui est Dieu comme l’a dit Spinoza : Socrate a dû boire la cigüe , sous l’accusation de « tentative de pervertir la jeunesse en la détournant des dieux de la cité », et Thalès, tombant dans un puits alors qu’il observait les étoiles pour en faire la théorie, a été la risée d’une (belle, j’espère) servante de Thrace qui passait par là et assista à la scène :

« non mais regardez moi ce bouffon de grec avec ses dieux débiles, il veut expliquer l’Univers et il n’est même pas capable de regarder devant lui où il met les pieds ! »

elle ne le traite pas d’athée, c’eût été un anachronisme, parce que pour tous ces anciens peuples encore sauvages, les « vrais dieux » , c’est à dire les plus forts, les plus puissants, c’étaient ceux de leur peuple ! tous les autres peuples ne pouvaient avoir que des dieux, pas tout à fait faux sans doute, mais moins puissants !

et la servante ne pouvait absolument pas se douter que sous ses yeux une révolution ayant bien plus de portée que la néolithique, était en train de s’accomplir : « les dieux » anthropomorphiques , ceux dont les fidèles ne se souciaient que de puissance (sur les éléments naturels) et non pas de Justice, de Vérité  et de Sagesse universelles, cédaient ici la place au Dieu des philosophes et des savants, celui qui est le Fils et la Sagesse dans la Trinité, et non pas le Père ou la Puissance (comme l’est encore Allah).

elle ne le pouvait pas  parce qu’elle croyait que Thalès, les yeux perdus dans les cieux, était en train de prier ses dieux, et sa mésaventure sonnait comme un avertissement et une confirmation : ces faux dieux , pour toute réponse à ses prières, laissaient littéralement tomber leur dévôt, évidemment puisque les vrais dieux, les siens, ceux des Thraces, étaient sous la terre et non dans le ciel !

elle était incapable de « penser au delà d’elle même et de son peuple », exactement comme de nos jours une musulmane venue se perdre en Occident, où son prétendu « Dieu », son Idole, n’a pas cours !

elle ne pouvait donc pas se « figurer » que les deux servent à autre chose que se faire prier et sacrifier des victimes (humaines, parfois, ou animales) pour qu’ils soient « propices à leur peuple » ).

La différence est qu’aujourd’hui le peuple de l’Islam c’est en droit (du droit du Jihad) l’humanité entière, et que les « victimes humaines » qu’on lui sacrifie sont les kamikazes !

J’ai formulé ailleurs, à propos de cette petite historiette de Thalès et de la servante, qui m’a toujours enchanté, l’hypothèse , qui a pu paraître scandaleuse, que la jeune servante Thrace, sous ses dehors un peu « brusques », était « bonne fille », et avait pu peut être soigner, voire consoler par ses beautés « asiates » , le vieux savant grec (qui était d’ailleurs tout aussi asiate extérieurement, en provenance d’Asie Mineure) tout meurtri de sa mésaventure « astronomique » (plutôt qu’astrologique) :

http://sedenion.blogg.org/date-2009-01-07-billet-951372.html

voici en tout cas ce que dit Brunschvicg, qui nous remet heureusement sur le droit chemin, à propos de cette anecdote qui se trouve chez Platon :

« Thalès étant tombé dans un puits tandis que, occupé d’astronomie, il regardait en l’air, une petite servante de Thrace, toute mignonne et pleine de bonne humeur, se mit, dit-on, à le railler de mettre tant d’ardeur à savoir ce qui est au ciel, alors qu’il ne s’apercevait pas de ce qu’il avait devant lui et à ses pieds. Or, à l’égard de ceux qui passent leur vie à philosopher, le même trait de raillerie est assez bien à sa place » (Platon, Théétète 174a)

« peut être la servante de Thrace avait-elle confondu la théorie des étoiles avec le culte de celles-ci, et avait à ce niveau tenu ses propres dieux pour les plus forts » (Hans Blumenberg)

« la sagesse du philosophe qui s’est retiré du monde pour vivre dans l’imitation de Dieu a, comme contre-partie inévitable, la maladresse et la gaucherie qui le mettent hors d’état de s’appliquer aux affaires de la vie pratique, qui font de lui, comme jadis de Thalès, la risée d’une servante thrace (Théétète, 174a). Est il légitime de se résigner à cette séparation de la vertu philosophique et de la réalité sociale, qui s’est traduite, dans l’histoire d’Athènes, par des évènements tels que la condamnation de Socrate ? n’est ce point manquer à l’intérêt de l’humanité que de l’abandonner aux opinions absurdes et aux passions désordonnées de la multitude ? et la misanthropie n’est elle point, en définitive, un péché contre l’esprit au même titre que la misologie ? (Phédon, 89b) » (Léon Brunschvicg)

Certes le Sage (mais une fois Sage seulement, donc hors de portée des charmes des servantes thraces ou des grandes dames du monde) a le devoir de redescendre des « sommets » de la solitude pour venir secourir et enseigner la multitude prise dans le chaos des « opinions » (ou des émissions de Télé réalité et autre « petit ou grand journal ») ;

 mais il risque alors de lui arriver ce qui arrive à Zarathoustra dans Nietzsche !

Lorsque Zarathoustra eut atteint sa trentième année, il quitta sa patrie et le lac de sa patrie et s’en alla dans la montagne. Là il jouit de son esprit et de sa solitude et ne s’en lassa point durant dix années. Mais enfin son cœur se transforma, — et un matin, se levant avec l’aurore, il s’avança devant le soleil et lui parla ainsi :

« Ô grand astre ! Quel serait ton bonheur, si tu n’avais pas ceux que tu éclaires ?

Depuis dix ans que tu viens vers ma caverne : tu te serais lassé de ta lumière et de ce chemin, sans moi, mon aigle et mon serpent.

Mais nous t’attendions chaque matin, nous te prenions ton superflu et nous t’en bénissions.

Voici ! Je suis dégoûté de ma sagesse, comme l’abeille qui a amassé trop de miel. J’ai besoin de mains qui se tendent.

Je voudrais donner et distribuer, jusqu’à ce que les sages parmi les hommes soient redevenus joyeux de leur folie, et les pauvres, heureux de leur richesse.

Voilà pourquoi je dois descendre dans les profondeurs, comme tu fais le soir quand tu vas derrière les mers, apportant ta clarté au-dessous du monde, ô astre débordant de richesse !

Je dois disparaître ainsi que toi, me coucher, comme disent les hommes vers qui je veux descendre.

Bénis-moi donc, œil tranquille, qui peux voir sans envie un bonheur même sans mesure !

Bénis la coupe qui veut déborder, que l’eau toute dorée en découle, apportant partout le reflet de ta joie !

Vois ! cette coupe veut se vider à nouveau et Zarathoustra veut redevenir homme. »

Ainsi commença le déclin de Zarathoustra

….

et voici comment se termine cette belle et morale idylle si altruiste :

« Quand Zarathoustra eut dit ces mots, il considéra de nouveau le peuple et se tut, puis il dit à son cœur : « Les voilà qui se mettent à rire ; ils ne me comprennent point, je ne suis pas la bouche qu’il faut à ces oreilles.

Faut-il d’abord leur briser les oreilles, afin qu’ils apprennent à entendre avec les yeux ? Faut-il faire du tapage comme les cymbales et les prédicateurs de carême ? Ou n’ont-ils foi que dans les bègues ?

Ils ont quelque chose dont ils sont fiers. Comment nomment-ils donc ce dont ils sont fiers ? Ils le nomment civilisation, c’est ce qui les distingue des chevriers.

C’est pourquoi ils n’aiment pas, quand on parle d’eux, entendre le mot de « mépris ». Je parlerai donc à leur fierté.

Je vais donc leur parler de ce qu’il y a de plus méprisable : je veux dire le dernier homme. »

Et ainsi Zarathoustra se mit à parler au peuple :

Il est temps que l’homme se fixe à lui-même son but. Il est temps que l’homme plante le germe de sa plus haute espérance.

Maintenant son sol est encore assez riche. Mais ce sol un jour sera pauvre et stérile et aucun grand arbre ne pourra plus y croître.

Malheur ! Les temps sont proches où l’homme ne jettera plus par-dessus les hommes la flèche de son désir, où les cordes de son arc ne sauront plus vibrer !

Je vous le dis : il faut porter encore en soi un chaos, pour pouvoir mettre au monde une étoile dansante. Je vous le dis : vous portez en vous un chaos.

Malheur ! Les temps sont proches où l’homme ne mettra plus d’étoile au monde. Malheur ! Les temps sont proches du plus méprisable des hommes, qui ne sait plus se mépriser lui-même.

Voici ! Je vous montre le dernier homme.

« Amour ? Création ? Désir ? Etoile ? Qu’est cela ? » — Ainsi demande le dernier homme et il cligne de l’œil.

La terre sera alors devenue plus petite, et sur elle sautillera le dernier homme, qui rapetisse tout. Sa race est indestructible comme celle du puceron ; le dernier homme vit le plus longtemps.

« Nous avons inventé le bonheur, » — disent les derniers hommes, et ils clignent de l’œil.

Ils ont abandonné les contrées où il était dur de vivre : car on a besoin de chaleur. On aime encore son voisin et l’on se frotte à lui : car on a besoin de chaleur.

Tomber malade et être méfiant passe chez eux pour un péché : on s’avance prudemment. Bien fou qui trébuche encore sur les pierres et sur les hommes !

Un peu de poison de-ci de-là, pour se procurer des rêves agréables. Et beaucoup de poisons enfin, pour mourir agréablement.

On travaille encore, car le travail est une distraction. Mais l’on veille à ce que la distraction ne débilite point.

On ne devient plus ni pauvre ni riche : ce sont deux choses trop pénibles. Qui voudrait encore gouverner ? Qui voudrait obéir encore ? Ce sont deux choses trop pénibles.

Point de berger et un seul troupeau ! Chacun veut la même chose, tous sont égaux : qui a d’autres sentiments va de son plein gré dans la maison des fous.

« Autrefois tout le monde était fou, » — disent ceux qui sont les plus fins, et ils clignent de l’œil.

On est prudent et l’on sait tout ce qui est arrivé : c’est ainsi que l’on peut railler sans fin. On se dispute encore, mais on se réconcilie bientôt — car on ne veut pas se gâter l’estomac.

On a son petit plaisir pour le jour et son petit plaisir pour la nuit : mais on respecte la santé.

« Nous avons inventé le bonheur, » — disent les derniers hommes, et ils clignent de l’œil. —

Ici finit le premier discours de Zarathoustra, celui que l’on appelle aussi « le prologue » : car en cet endroit il fut interrompu par les cris et la joie de la foule. « Donne-nous ce dernier homme, ô Zarathoustra, — s’écriaient-ils — rends-nous semblables à ces derniers hommes ! Nous te tiendrons quitte du Surhumain ! » Et tout le peuple jubilait et claquait de la langue. Zarathoustra cependant devint triste et dit à son cœur :

« Ils ne me comprennent pas : je ne suis pas la bouche qu’il faut à ces oreilles. »

comprenez vous ce qui se passe ?

« Il est temps que l’homme se fixe à lui-même son but. Il est temps que l’homme plante le germe de sa plus haute espérance. » c’est tout simplement ce que j’ai désigné comme « objet terminal », Dieu comme Idée des Fins, ce que Nietzsche appelle de façon dangereuse (ce que l’on a compris 60 ans après) le « Surhomme« .

Il ne le fait pas pour « souder les humains » en une communauté universelle (universelle à la façon ensembliste, idolâtre donc) ; il le fait pour éviter le règne du dernier homme, c’est à dire celui qui a cessé de vouloir que l’homme « se dépasse lui même » pour arriver au …bonheur et au confort !

par contre, dans la Sourate Al-Alaq, les desseins de Waraqa Ibn Nawfal sont tout autres que ceux de Thalès ou de Zarathoustra (c’est à dire : que ceux des vrais européens) .

Nous sommes au début du 7 ème siècle (vers 610  après Jésus-Christ) : la Grèce antique, celle de la si belle et si courte floraison de sagesse de Platon préparée chez Thalès, a cédé la place aux dieux  et aux cultes « d’origine et de caractère asiatique » comme dit Brunschvicg :

« Les “valeurs méditérranéennes”, celles qui ont dominé tour à tour à Jérusalem, à Byzance, à Rome et à Cordoue, sont d’origine et de caractère asiatique…… »

en somme, depuis 6 ou 8 siècles, et pour encore 10 siècles avant Descartes, c’est « business as usual » , et la servante de Thrace se sentirait comme un poisson dans l’eau : les dieux et les déesses côtoient les dieux et les déesses .

Et le Dieu d’Israel , qui a donné naissance au christianisme sous les espèces de son « fils » (ce qui sacandalise certes les juifs orthodoxes, qui sentent bien que tout ceci va mal se terminer pour eux, et pour les Nazaréens, qui se préparent à faire leur « révolution universelle » qui sera appelée plus tard « Islam ») ?

Itou !

c’est un Dieu à « peuple élu », donc point différent en essence des autres dieux, avec juste un peu plus de hargne peut être ? et encore ….

mais SVP, ne dites pas à ma mère que je vous ai dit ça, elle me croit barman au CRIJF !

Il reste que si je me réclame de Brunschvicg, je dois admettre que :

« pas de culte ni de peuple d’exception »

« l’esprit se refuse au Dieu du mystère comme au Dieu des armées »

 ou encore :

http://classiques.uqac.ca/classiques/brunschvicg_leon/raison_et_religion/raison_et_religion.html (page 205)

« LII. — Bon gré, mal gré, il faudra en arriver à poser en termes nets et francs le problème que l’éclectisme cherchait à embrouiller ou à dissimuler, et dont aussi bien dépend la vocation spirituelle de l’humanité. Dira-t-on que nous nous convertissons à l’évidence du vrai lorsque nous surmontons la violence de l’instinct, que nous refusons de centrer notre conception du monde et de Dieu sur l’intérêt du moi ? ou sommes-nous dupes d’une ambition fallacieuse lorsque nous prétendons, vivants,

échapper aux lois de la vie, nous évader hors de la caverne, pour respirer dans un P199 monde sans Providence et sans prières, sans sacrements et sans promesses ?

La clarté de l’alternative explique assez la résistance à laquelle se heurte une conception entièrement désocialisée de la réalité religieuse. Un Dieu impersonnel et qui ne fait pas acception des personnes, un Dieu qui n’intervient pas dans le cours du monde et en particulier dans les événements de notre planète, dans le cours quotidien de nos affaires, « les hommes n’ont jamais songé à l’invoquer ». Or, remarque M. Bergson, « quand la philosophie parle de Dieu, il s’agit si peu du Dieu auquel pensent la plupart des hommes que, si, par miracle, et contre l’avis des philosophes, Dieu ainsi défini descendait dans le champ de l’expérience, personne ne le reconnaîtrait. Statique ou dynamique, en effet, la religion le tient avant tout pour un Être qui peut entrer en rapport avec nous »

et Brunschvicg est encore plus clair à la fin de « Raison et religion » sur la rénovation religieuse qui s’opère chez Thalès sous les yeux moqueurs de la servante thrace :

« Et la parole demeure, qui passe outre à la séduction pieuse de l’éclectisme : On ne sert pas deux maîtres à la fois, seraient-ce (oserons-nous conclure) la puissance du Père et la sagesse du Fils. »

la voilà, la différence, entre la révolution religieuse, scientifique et philosophique, enfin mise en chantier définitivement en Europe avec Descartes (savoir si elle n’est pas à l’arrêt et possède une seule chance d’être menée à bout, ça c’est un autre problème) et la prétendue révolution mondiale du Coran mise en branle, pour des motifs de conquête de et puissance dominatrice, par Waraqa Ibn Nawfal !

Le gourou nazaréen ne connaît pas le « Fils », c’ est à dire la réflexion philosophique et mathématique menant à la Sagesse : il ne connaît que le Père, Allah, à la fois objet initial comme « Seigneur et Créateur » , et objet terminal comme « ce à quoi nous faisons retour, à la fin, au Jugement ».

aussi en mettant en place dès cette première sourate révélée, le « morphisme spécial » passant par le point 0 qui est l’objet nul Allah, voir :

https://meditationesdeprimaphilosophia.wordpress.com/2012/05/09/objet-initial-objet-terminal-et-objet-nul-premiere-application-de-la-toposophie-au-coran/

ne se soucie t’il absolument pas de « recherche de la Vérité universelle » dans la science et la philosophie !

ces barbares ne savent pas ce que c’est que la science, ils ne disposent, face aux déchaînements terrifiants de la Nature, que de recettes de mages et de sorciers, aussi s’explique qu’ils ont besoin d’imaginer des « dieux puissants, plutôt que sages », qui le protègeront des ouragans, des tempêtes, des famines, des sècheresses, etc….

Ce que veut Waraqa Ibn Nawfal, ce n’est pas la Vérité universelle (accessible seulement par l’effort infini de la recherche)…

c’est la domination universelle, et pour cela il a besoin de créer l’Idée ( simili-éternelle, comme tous les mensonges bien médités et les Idoles) d’une communauté modiale et universelle :

la Oumma islamiyya

idée qui dure encore à ce jour, et entraîne l’incessant prosélytisme islamique, dont on comprend maintenant qu’il est vain d’espérer qu’il renonce un jour.

S’il le faisait, il renoncerait à sa fondation même, dans ce que nous avons appelé ici le « morphisme distingué » passant par Allah, le point nul, à la fois initial et terminal.

On comprend aussi quelle devra être la stratégie intellectuelle, philosophique et religieuse pour trouver la seule alternative à l’Islam mondial : laisser tomber Dieu comme objet initial, comme Origine.

L’Origine est dans le Cogito, là où je dis « je pense, je suis », à l’intérieur de chacun de nous !

pas dans le temps reculé du Big Bang ou des fluctuations du vide quantique.

Tout simplement parce que pour « voir des signaux lumineux » en provenance de plus en plus rapprochée du Big Bang, il faut quelqu’un qui ait construit les téléscopes, et qui regarde…

de même que pour créer la théorie des « quantum fluctuations », il faut des physiciens et des mathématiciens ! et la physique mathématique !

et l’idée de Vérité, donc , qui n’est autre que l’Idée de Dieu!

Dieu est en nous comme Idée universelle, régulant notre pensée !

c’est ça l’objet terminal, le seul qui puisse orienter universellement l’humanité !

quant aux houris dans les « Jardins d’Allah », elles attendront !

elles ne peuvent faire que ça, puisque ce sont des êtres imaginaires !

(et d’une imagination pas très « jolie » , si vous voulez mon avis)

ce que fait Waraqa, en choisissant de créer une oumma mondiale plutôt que de chercher la Vérité « en son coeur et en sa Raison », c’est d’opter pour l’universalisme ensembliste :

http://leserpentvert.wordpress.com/universalisme-abstrait-ou-concret/

ce qu’il faut faire, c’est donc opter pour l »‘universalisme catégorique, celui des topoi et de la toposophie !

https://meditationesdeprimaphilosophia.wordpress.com/lhomme-occidental/

« Toute réflexion inquiète de l’Européen sur l’Europe trahit un mauvais état de santé intellectuelle, l’empêche de faire sa tâche, de travailler à bien penser, suivant la raison occidentale, qui est la raison tout court, de faire surgir, ainsi que l’ont voulu Platon et Spinoza, de la science vraie la pureté du sentiment religieux en  chassant les imaginations matérialistes  qui sont ce que l’Occident a toujours reçu de l’Orient »

et l’on sait que les « réflexions inquiètes des Européens sur l’Europe », elles sont de plus en plus fréquentes, notamment chez ceux qui s’imaginent trouver un recours, sinon un retour, dans l’Islam :

Ils ont bien tort, et l’on vient , si je ne m’abuse, de le leur démontrer !

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objet initial, objet terminal et objet nul : première application de la toposophie…au CORAN !

cet article se situe dans le prolongement du précédent :

https://meditationesdeprimaphilosophia.wordpress.com/2012/05/09/la-dualite-de-letre-et-de-lun/

où l’on a abordé les constructions universelles, et la dualité dans la théorie des catégories et des topoi.

Un autre exemple de ce genre de constructions est ce que l’on appelle « objet terminal » dans une catégorie: c’est un objet F  tel qu’il existe une flèche et une seule venant des autres objets de la catégorie vers F (F est défini à un isomorphisme près, comme toujours dans ce genre de constructions, c’est à dire que tout objet relié à F par un isomorphisme sera aussi terminal).

pour tout objet A de la catégorie, il existe une flèche et une seule :

A ———————- > F

File:Terminal and initial object.svg

http://ncatlab.org/nlab/show/terminal+object

la notion duale est celle d’objet initial :

http://en.wikipedia.org/wiki/Initial_and_terminal_objects

http://ncatlab.org/nlab/show/initial+object

il s’obtient par dualité, en renversant le sens des flèches; c’est donc un objet I tel que pour tout autre objet A il existe une flèche et une seule orientée de I vers A

I ———————–> A

un objet nul, ou objet zéro, est un objet qui est à la fois initial et terminal :

http://ncatlab.org/nlab/show/zero+object

Quelques exemples :

dans la catégorie des ensembles, tout ensemble à un seul élément est un objet terminal (ces ensembles sont évidemment tous isomorphes, en bijection)

aussi note t’on généralement l’objet terminal  par 1

et l’on note :

!:x→1

l’unique morphisme dirigé de n’importe quel objet x vers l’objet terminal 1

L’objet initial dans cette même catégorie des ensembles est l’ensemble vide , aussi le note t’on généralement : ∅

!:∅→x  ce qui veut dire : il n’existe qu’une seule flèche de l’objet initial vers n’importe quel objet x

dans la catégorie Grp des groupes, le groupe trivial est un objet à la fois initial et terminal, donc un objet nul.

http://ncatlab.org/nlab/show/trivial+group

Un ensemble ordonné peut être vu comme une catégorie :

http://ncatlab.org/nlab/show/partial+order

on met une flèche entre deux objets de cette catégorie, ou deux élément de l’ensemble ordonné x et y si x est inférieur à y :

x —- > y si et seulement si  x ≤ y

l’objet terminal dans une telle catégorie est alors le maximum de l’ensemble ordonné, s’il existe…rappelez vous ceci, nous allons voir ce à quoi cela correspond en théologie

Un objet terminal est un exemple de limite : celle du diagramme vide!

et l’objet initial est la colimite correspondante.

Application au Coran : ALLAH  est NUL

j’ai donné il y a quelques temps  une interprétation de la sourate 112 portant sur le prétendu monothéisme pur (qui serait évidemment l’Islam.. on se croirait dans une publicité électorale américaine, où un candidat a le droit de dénigrer ses concurrents, ceux ci sont évidemment le christianisme et le judaïsme) :

http://horreurislamique.wordpress.com/2012/03/20/la-sourate-112-al-ikhlas-le-monotheisme-pretendument-pur-verset-1/

http://horreurislamique.wordpress.com/2012/03/20/sourate-112-al-ikhlass-verset-2-labsolu/

http://horreurislamique.wordpress.com/2012/03/20/une-musulmane-fanatique-prise-en-flagrant-delit-dignorance-et-de-confusion/

http://horreurislamique.wordpress.com/2012/03/21/sourate-112-al-ikhlass-le-monotheisme-pur-versets-3-et-4/

Verset 1 :

112.1.قُلْ هُوَ اللَّهُ أَحَدٌ

112.1. Dis : «C’est Lui, Dieu l’Unique

112.2.اللَّهُ الصَّمَدُ

112.2. Dieu le Suprême Refuge

mais le terme As-Samad peut aussi être traduit par Absolu

Ces deux versets peuvent être traduits en toposophie par la proposition :

Allah est objet terminal

ceci est valide dans toute catégorie correspondant au discours à analyser : une catégorie peut être considérée comme une « fenêtre », un « point de vue » sur la Réalité.

Nous avons donc l’équation coranique :

ALLAH = 1

qui serait en même temps l’UN « réalisé » (ce qui est exclus par la toposophie, qui tient compte de la situation incarnée de l’existence humaine comme effort infini vers l’Unification du réel)

rappelons nous ce que nous avons dit sur l’objet terminal comme maximum dans une catégorie correspondant à un ensemble ordonné : ne retrouvons nous pas ici l’argument de St Anselme sur Dieu comme « tel qu’on ne peut pas penser de plus grand » ?

http://fr.wikipedia.org/wiki/Anselme_de_Cantorb%C3%A9ry#.C2.AB_Preuve_ontologique_.C2.BB_de_l.27existence_de_Dieu

« Nous croyons que tu es quelque chose de tel que rien de plus grand ne puisse être pensé. Est ce qu’une telle nature n’existe pas, parce que l’insensé a dit en son cœur : Dieu n’existe pas?[6] Mais du moins cet insensé, en entendant ce que je dis : quelque chose de tel que rien de plus grand ne puisse être pensé, comprend ce qu’il entend ; et ce qu’il comprend est dans son intelligence, même s’il ne comprend pas que cette chose existe. Autre chose est d’être dans l’intelligence, autre chose exister. […] Et certes l’Être qui est tel que rien de plus grand ne puisse être pensé, ne peut être dans la seule intelligence ; même, en effet, s’il est dans la seule intelligence, on peut imaginer un être comme lui qui existe aussi dans la réalité et qui est donc plus grand que lui. Si donc il était dans la seule intelligence, l’être qui est tel que rien de plus grand ne puisse être pensé serait tel que quelque chose de plus grand pût être pensé. »

— Anselme de Cantorbéry, Proslogion

et, concernant la traduction de As-Samad par « absolu », ne retrouvons nous pas la thèse de Hegel (dans la Phénoménologie de l’Esprit) sur l’Absolu qui est essentiellement résultat ?

http://alain.feler.pagesperso-orange.fr/guy/Preface.html

« 20- Le vrai est le tout. Mais le tout n’est que la nature fondamentale s’accomplissant par son développement. Il faut dire de l’absolu qu’il est fondamentalement résultat, qu’il n’est qu’à la fin ce qu’il est en vérité; et là-même est la nature de cet absolu, d’être du réel, d’être sujet, ou un devenir autonome. Aussi contradictoire qu’il peut sembler que l’absolu soit saisi fondamentalement comme résultat, un peu de réflexion redresse pourtant cette apparence de contradiction. Le début, le principe ou l’absolu, comme on l’exprime d’abord et im-médiatement, n’est que le général. Si peu quand je dis: tous les animaux, cela vaut comme zoologie, de même on voit que les mots du divin, de l’absolu, de l’éternel etc. n’expriment pas ce qui y est contenu; – et de tels mots n’expriment en fait que la contemplation comme im-médiat. Ce qui est plus qu’un tel mot, le passage à encore seulement une proposition, est un devenir autre, qu’il faut reprendre, c’est une médiation. Mais celle-ci est ce qu’on repousse, comme si en en faisant plus que de n’être rien d’absolu et pas du tout dans l’absolu, on en abandonnerait la connaissance absolue »

Reste qu’ Allah (Dieu) peut et doit être envisagé comme objet initial aussi, quand il est considéré comme l’Origine, la racine non manifestée, le Créateur , le Maître des mondes, par exemple dans la Sourate Al-Fatiha

1.2.الْحَمْدُ للّهِ رَبِّ الْعَالَمِينَ

1.2. Louange à Dieu, le Maître des Univers

(chaque univers correspond à une catégorie, ou plutôt un topos)

Ceci est encore plus évident dans le nom hébreu de YHVH qui correspond à ALLAH en arabe : on peut le traduire par « ce qui fut, est et sera »

l’origine et la fin

conclusion de la toposophie, c’est à dire de la philosophie absolue qui donne des leçons à YHVH-ALLAH :

ALLAH est un objet à la fois initial et terminal, donc un objet nul !

ALLAH = 1 = O

seulement ici nous déduisons de la théorie l’existence d’un moprhisme distingué reliant deux objets quelconques de la catégorie du discours , morphisme unique se factorisant par l’objet nul qui est l’objet zéro :

pour deux objets quelconques x et y , il existe un morphisme spécial unique appelé morphisme nul, ou morphisme zéro, obtenu en factorisant par l’objet nul 0 :

! : x  ———-> 0 ————–> y

l’unicité provient de ce qu’il s’agit du morphisme composé des deux morphismes uniques !

voir http://ncatlab.org/nlab/show/zero+object et http://ncatlab.org/nlab/show/zero+morphism

Nous avons ici l’explication de l’obscurantisme islamique : cet « unique morphisme », c’est (entre autres) la relation de deux êtres passant par Dieu, c’est à dire la relation déterminée une fois pour toutes par le dogme religieux.

Il est unique et inflexible, donc n’évoluera jamais !

ainsi par exemple, la relation entre un mari et sa femme « passant par Dieu » sera éternellement une relation de soumission de la femme à l’homme, et de sourde violence ..

ou, en d’autres termes moins « polis » :

« L’Islam des Lumières de Malek Chebel, et BHL,  c’est de la daube »

Le Coran corrigé par la toposophie

pour  conclure, voyons quel peut être le sens réel de ces apories.

Nous nous sommes débarrassés des Idoles métaphysiques que sont l’Etre et l’Un pour les troquer contre un mouvement duel de la pensée, vers l’Unification ou vers la multiplicité : montée et descente, procession et récession.

Or ceic trouve une interprétation particulièrement claire en théorie des catégories !

la flèche unique orientée de n’importe quel objet vers l’objet terminal 1 correspond à la montée vers l’Absolu et vers l’Un, montée jamais terminée, car effort infini qui ne supporte aucune relâche (donc pas d’alcool et pas de sexe, sinon on tetombe dans l’orientation vers le multiple… les femmes attirantes sont si nombreuses, une c’est bien, mais deux valent mieux qu’une, trois que deux, etc… etc..nous nommerons cette façon de voir les choses « discours de Salomon, ou de DSK »)

Seulement quelle est la notion duale ?

c’est à dire en considérant les flèches allant de 1 vers n’importe quel objet ?

tout simplement celle d’éléments de l’objet A, ce qui répond à ce qui se passe quand la catégorie est celle des ensembles !

en effet, si 1 est l’objet terminal de la catégorie des ensembles, c’est n’importe quel ensemble à un élément

considérons alors un ensemble A quelconque, ayant trois éléments (pour simplifier) : x , y et z

les morphismes dirigés de 1 vers A sont alors les fonctions (applications) :

1 ——–> A

qui associent à l’unique élément de 1 un et un seul (ce qui est la définition des fonctions) élément de A

il y a trois telles fonctions, et pas plus :

1 ——-> x

1 ——–> y

et 1 ——–> z

elles peuvent être identifées avec les trois éléments de A

CQFD

voir :

http://ncatlab.org/nlab/show/generalized+element

« 

« In the category Set of sets, for X a set, an element x∈X is equivalently a morphism in Set (namely a function of sets) x:*→X, where ”*” denotes the point – the set with a single element. »

donc, la pensée selon l’un, la montée vers l’Un, consiste à prendre les morphismes dirigés vers 1, l’objet terminal

la pensée duale, vers l’Etre, la descente vers le multiple, consiste à inverser les flèches, à ne retenir que celles orientées de 1 vers un autre objet, ce qui revient à analyser un ensemble en ses éléments (dans le cas de la catégorie des ensembles)

Allah, YHVH, Dieu, c’est une Idée régulatrice, l’Idée de Raison, d’intelligibilité et d’unification portée à son maximum d’incandescence !

Et l’origine , l’objet initial ?

on la jette !

ce n’est qu’à ce prix que Dieu évitera d’être nul !

Si Dieu était « origine », objet initial, Dieu serait !

ce qui est selon Brunschvicg la formule de l’athéisme !

http://www.blogg.org/blog-76490-billet-atheisme__spiritualisme__philosophie_et_sens_commun_selon_brunschvicg-955910.html

« mais si l’idéal est la vérité, il est la vie même de l’esprit. L’idéal, c’est d’être géomètre, et de fournir d’une proposition une démonstration rigoureuse qui enlève tout soupçon d’ erreur; l’idéal c’est d’être juste, et de conformer son action à la pureté de l’amour rationnel qui enlève tout soupçon d’égoïsme et de partialité.

Le géomètre et le juste n’ont rien à désirer que de comprendre plus ou de faire plus, de la même façon qu’ils ont compris ou qu’ils ont agi, et ils vivent leur idéal.

Le philosophe n’est pas autre chose que la conscience du géomètre et du juste; mais il est cela, il a pour mission de dissiper tout préjugé qui leur cacherait la valeur exacte de leur oeuvre, qui leur ferait attendre, au delà des vérités démontrées ou des efforts accomplis, la révélation mystérieuse de je ne sais quoi qui serait le vrai en soi ou le bien en soi; le philosophe ouvre l’esprit de l’homme à la possession et à la conquête de l’idéal, en lui faisant voir que l’idéal est la réalité spirituelle, et que notre raison de vivre est de créer cet idéal.

La création n’est pas derrière nous, elle est devant nous; car l’idée est le principe de l’activité spirituelle… »

« Ou nous nous détachons des idées qui sont en nous pour chercher dans les apparences extérieures de la matière la constitution stable et nécessaire de l’être, nous nous résignons à la destinée inflexible de notre individu, et nous nous consolons avec le rêve dun idéal que nous reléguons dans la sphère de l’imagination ou dans le mystère de l’au delà« 

la destinée inflexible de l’individu, c’est le morphisme nul !

morphisme inéluctable si l’on conisdère dieu comme origine, comme objet à la fois initial et terminal, comme objet nul par lequel on peut « factoriser » les relations entre les êtres !

se détacher des idées qui sont en nous, c’est quitter l’immanence et l’intériorité pour la transcendance du monde, ou des croyances fabuleuses en le surnaturel et l’au delà !

« ou bien nous rendons à nos idées mortes leur vie et leur fécondité, nous comprenons qu’elles se purifient et se développent grâce au labeur perpétuel de l’humanité dans le double progrès de la science et de la moralité, que chaque individu se transforme, à mesure  qu’il participe davantage à ce double progrès. Les idées, qui définissent les conditions du vrai et du juste, font à celui qui les recueille et s’abandonne à elles, une âme de vérité et de justice; la philosophie, qui est la science des idées, doit au monde de telles âmes, et il dépend de nous qu’elle les lui donne »

 http://sedenion.blogg.org/date-2009-01-14-billet-958406.html

« Le danger du réalisme se trouvera donc conjuré du moment que la conscience sensible, que la conscience intellectuelle même considérée dans sa fonction théorique, ne sont que des abstractions de la conscience morale, comme le danger de voir la pureté de la critique s’infléchir dans le sens dialectique, l’immanence du Wissen (savoir) se subordonner à la transcendance du Glauben (croire, foi) »

C’est seulement en tant que je suis un être moral que la certitude est pour moi possible : le criterium de toute vérité théorique n’est pas lui même un criterium théorique, c’est un criterium pratique : un criterium interne, non un criterium externe, objectif, car précisément là où il est considéré comme moral, le moi doit être entièrement autonome et indépendant de tout ce qui se trouve en dehors de lui

il (le philosophe) a pour mission de dissiper tout préjugé qui leur cacherait la valeur exacte de leur oeuvre, qui leur ferait attendre, au delà des vérités démontrées ou des efforts accomplis, la révélation mystérieuse de je ne sais quoi qui serait le vrai en soi ou le bien en soi

« en définitive, les trois propositions génératrices du scepticisme, de l’immoralisme, de l’athéisme, sont : le vrai est, le bien est, Dieu est »

Dieu n’est pas : il doit être !

l’Absolu est essentiellement résultat : il n’est qu’à la fin ce qu’il est en vérité .

Adorer Dieu en Esprit et en Vérité, c’est cela !

et c’est là le sens de la toposophie !

encore un effort pour être vraiment nihilistes, mes bien chers frères et sœurs !

Il y a un moment très particulier, vers la fin du film « Margin Call » :

https://meditationesdeprimaphilosophia.wordpress.com/2012/05/04/margin-call-un-tres-grand-film-glacant-et-terrifiant/

où Sam Rogers (Kevin Spacey), le « capitaine » des traders (celui qui mène ces soldats à l’attaque, contrairement aux généraux d’état major qui ne se soucint pas de ces contingences, et ont justement besoin des officiers inférieurs pour faire le sale boulot) monte au restaurant « s »expliquer » avec le grand patron de la firme :

John Tuld, joué par Jeremy Irons

ce nom renvoie évidemment à celui du PDG de Lehman Brothers :

Richard Fuld (surnommé parait il Big Dick, mais mes connaissances en anglais sont assez pauvres )

http://fr.wikipedia.org/wiki/Richard_S._Fuld,_Jr.

n intéressant article sur la morale sexuelle de « ces gens là » : tout collaborateur de haut niveau devait être marié, et fidèle (enfin…sauf les « à côté » avec les escorts et les filles nues venues faire de l’animation pour les jours d’anniversaire mais ça..) :

http://www.vanityfair.com/business/features/2010/04/test2

ce haut sens moral rappelle un peu celui , dans « Casino » de Scorcese, des pontes mafiosi du Middle West  qui « ne pouvaient pas aller plus loin que Kansas City sans se faire arrêter » et qui détestent que leurs « collaborateurs », à flingue ou à mallette, couchent avec la femme du voisin, c’est mauvais pour les affaires….. ils détestent tellement ça que celui qui passe outre , il ne lui reste quand les « pontes » l’apprennent, que quelques heures à vivre….

Bref… au cours de cet entretien à haute teneur « philosophique » au restaurant, Jeremy Irons alias John Tuld alias « Big dick » Dick Fuld , le big boss, qui lui peut aller (ou pouvait aller, à cette époque) partout sans se faire arrêter, finit par lâcher :

« si ce que nous faisons est vain, alors tout cela (il montre l’extérieur du building) est vain »

si je ne me trompe, de tels propos figurent déjà dans la Bible, non ?

« 1.2   Vanité des vanités, dit l’Ecclésiaste, vanité des vanités, tout est vanité.

1.3   Quel avantage revient-il à l’homme de toute la peine qu’il se donne sous le soleil?

1.4   Une génération s’en va, une autre vient, et la terre subsiste toujours.

1.5   Le soleil se lève, le soleil se couche; il soupire après le lieu d’où il se lève de nouveau.

1.6   Le vent se dirige vers le midi, tourne vers le nord; puis il tourne encore, et reprend les mêmes circuits.

1.7   Tous les fleuves vont à la mer, et la mer n’est point remplie; ils continuent à aller vers le lieu où ils se dirigent.

1.8   Toutes choses sont en travail au delà de ce qu’on peut dire; l’oeil ne se rassasie pas de voir, et l’oreille ne se lasse pas d’entendre.

1.9   Ce qui a été, c’est ce qui sera, et ce qui s’est fait, c’est ce qui se fera, il n’y a rien de nouveau sous le soleil. »

http://bible.evangiles.free.fr/ecclesiaste%201.html

seulement il y a une différence énorme entre les deux « discours philosophiques », comme quoi Big Dick Fuld ne l’a quand même pas aussi grosse que YHVH….

cette différence est dans le :

SI

comme le diable dans les détails

SI cela est vain, alors tout est vain…

et soyons sincères : bien que nous ne soyions pas tous aussi bien « pourvus » , par la nature ou par l’esprit, que « Big dick » Fuld, nous sommes tous empêtrés dans ce détestable « SI » (IF, en anglais, titre d’un autre film admirable sorti vers 1969 avec Malcolm Mc Dowell qui devait en 1971 devenir Alex dans « Orange mécanique »)…

osons nier que nous ne nous surprenons pas quelquefois à penser :

« SI je ne parviens pas à mes fins sur ce coup là, alors tout est vain »

alors bien sûr, nous « évacuons » ce genre de mauvaises pensées, en buvant  un coup ou autre « acte libérateur »…

mais le mal est fait, ou pensé, ce qui est pire !

car :

« Tout ce qui est voilé sera dévoilé, tout ce qui est caché sera connu. « 

http://www.aelf.org/bible-liturgie/Lc/chapitre/chapitre/12

comme dit Notre Seigneur, celui que Renan appelle le Grand Maître de la morale, ce dont conviendront sûrement les pontes mafiosi du Middle West, tous bons catholiques…

Au fond, le salut spirituel (qui n’est pas forcément celui des judéo-chrétiens comme Big Dick Fuld ou les pontes mafiosi) est « sagesse de femme et jeu d’enfant » comme l’ancienne Alchimie : il ne réclame pas de « faire quelque chose » mais de défaire, et de laisser tomber le SI !

Et de dire avec l’Ecclésiaste :

Tout est vanité !

Raymond Chandler (qui avait ses habitudes à Hollywood) l’a dit avec encore plus de classe dans « La dame du lac » (me semble t’il) par la voix du détective privé Phillip Marlowe :

« Rien n’est plus vide qu’une piscine vide »

dans le même roman il décrit la lutte intérieure d’un ivrogne avec la tentation de finir la bouteille et Marlowe désabusé déclare :

« comme toujours ce fut la bouteille qui gagna« 

Eh oui !

au fond le monde, et tous ses plaisirs ou chagrins (« la joie venait toujours après la peine ») , qu’est il d’autre qu’une immense piscine vide ?

pourquoi pas celle de Sunset Boulevard (« Boulevard du crépuscule » ), où au début du film les rats voisinent avec les feuilles mortes ?

et pourtant dans cette piscine vide, certains se noient , d’autres surnagent, et quelques uns (les « happy few », mais je doute que Stendhal ait visé ce genre de salopards) , se changent de « rats » en requins (de la finance ou d’autre chose)… jamais en baleine blanche, ce serait plus poétique ! ?

pourquoi se lever puisqu’il faudra se recoucher ? pourquoi faire des enfants puisqu’ils devront disparaitre, quelques années après nous ?

et la bouteille est toujours finie avant le petit matin !

c’est intolérable : on nous joue, on nous manoeuvre sur l’échiquier du Néant !

Oui, laissons tomber le « SI » , et de requin, ou de mouton (ou maton) de Panurge nous deviendrons… philosophes , engagés dans ce qui n’est pas vain, la recherche de la Vérité !

car enfin : un animal, entièrement « comblé » par le jeu de la vie , ce chatoyant et cruel spectacle, pourrait il émettre un tel jugement sur « la globalité du spectacle » ?

Si nous laissons tomber le « SI » , et sommes persuadés de ce que nous disons, alors nous disposons d’une première vérité !

une drôle de vérité d’ailleurs, qui ne passerait pas la barre au concours des mathématiciens traders (ou « spécialistes des fusées » ) car elle est auto-réfutante :

car si je dis en le pensant que « Tout est vanité » et que tout est effectivement vain, alors je dispose d’une Vérité éternelle, et tout n’est donc pas vain…

l’éternité c’est quelque chose !

« Une génération s’en va, une autre vient, et la terre subsiste toujours »

seulement l’Ecclésiaste nous attaque de manière perfide et tente de nous forcer à jeter ce premier acquis bien maigre :

« 1.12Moi, l’Ecclésiaste, j’ai été roi d’Israël à Jérusalem.

1.13J’ai appliqué mon coeur à rechercher et à sonder par la sagesse tout ce qui se fait sous les cieux: c’est là une occupation pénible, à laquelle Dieu soumet les fils de l’homme.

1.14J’ai vu tout ce qui se fait sous le soleil; et voici, tout est vanité et poursuite du vent.

1.15Ce qui est courbé ne peut se redresser, et ce qui manque ne peut être compté.

1.16J’ai dit en mon coeur: Voici, j’ai grandi et surpassé en sagesse tous ceux qui ont dominé avant moi sur Jérusalem, et mon coeur a vu beaucoup de sagesse et de science.

1.17J’ai appliqué mon coeur à connaître la sagesse, et à connaître la sottise et la folie; j’ai compris que cela aussi c’est la poursuite du vent.

1.18 Car avec beaucoup de sagesse on a beaucoup de chagrin, et celui qui augmente sa science augmente sa douleur. »

seulement il se passe ici quelque chose d’inouï qui rend tout eoil immobile :

« Mais alors il advint quelque chose qui fit taire  tout discours et rendit tout rebard immobile . Car pendant ce temps le danseur de corde s’était mis à l’ouvrage  »

http://fr.wikisource.org/wiki/Ainsi_parlait_Zarathoustra/Premi%C3%A8re_partie/Le_prologue_de_Zarathoustra

nous avons donné dans un autre blog des leçons à Allah :

http://horreurislamique.wordpress.com/

nous n’hésiterons pas à faire de même avec YHVH ici, ne fût ce que pour un noble motif de non discrimination laïque et égalitaire !

Il n’est pas vrai que « rien de nouveau sous le soleil »

certes les kabbalistes nous assurent que le « Soleil » dont il est parlé ici est en fait la Sephira « Tipheret », et que ce qui est « sous le soleil » désigne les Sephirot inférieures, Malkuth , Yesod , Hod, Netzah…

Eh bien non ! nous refsuons ce genre de facilités « ésotérique » et mystérieuses…

démocrate, rationaliste et laïque jusqu’au bout des ongles, vous dit le Monsieur !

il y a bien quelque chose de nouveau qui vient après la Sagesse, certes admirable, de la Bible, c’est Copernic, Galilée, Descartes, Spinoza et la science moderne !

et je suis bien désolé de dire en face (tout en restant en vie, faisant mentir Avenou Moshe) à D-ieu que je préfère à tous les Livres sacrés , comme aux soupes de lentilles, mon modeste crouton de pain consistant en cette première vérité :

« tout est vain, donc émettre ce jugement n’est pas vain puisque c’est vrai, donc tout n’est pas vain »

il me semble que le grand Herman Melville parlait à des gens tels que nous lorsqu’il commençait son « Pierre ou les ambiguïtés » par :

« O toi ! malheureux à qui la Vérité, en ses premières vagues, n’apporte que des épaves »

IQRA ! LIS ! la Sourate Al-Alaq

La sourate Al- ‘Alaq :

http://www.yabiladi.com/coran/sourate/96/al-alaq/page:1/surano:96

porte le numéro 96 dans l’ordre de la vulgate (arrangement des sourates de 1 à 114 dans le Livre) mais le numéro 1 dans l’ordre de la Révélation, c’est à dire qu’elle est la première à être révélée (nous allons voir sous peu ce qu’est cette prétendue « révélation », et qui a fort peu à voir avec les fables islamiques).

On peut donc dire que la « révélation » coranique, la dernière selon les musulmans (ce qui les incite à persécuter violemment ceux qui se réclamerainet de révélations venant « après », en particulier les Baha’is, qui en terre d’Islam connaissent des souffrances inimaginables) commence avec le premier verset de cette sourate :

اقْرَأْ بِاسْمِ رَبِّكَ الَّذِي خَلَقَ

Lis au nom de ton Seigneur qui a tout créé

et donc le premier « mot » adressé au Prophète par Dieu, par l’intermédiaire de l’Archange Gabriel, est le mot

IQRA

اقْرَأْ

LIS !

la racine du mot IQRA est d’ailleurs la même, formée des lettres Q R , que celle du mot Quran  = Coran.

Cet archange Gabriel est un bon bougre !

qui ne serait pas d’accord sur les bienfaits de la lecture pour former la jeunesse ignorante ?

cela vaudra toujours mieux que de fumer des joints ou autre « loisir » encore plus destructeur !

reste à savoir de quelle lecture il s’agit ?

s’il s’agit de livres néo-nazis, ou pornographiques,  le joint ou la bouteille de vodka vaut peut être encore mieux ?

des commentateurs à vocation « ésotérique » (comme c’est mon cas quand je me laisse aller à mes déplorables tendances à jouer les pseudo-gourous, mais je me soigne) pourront affirmer qu’il ne s’agit pas d’une lecture  « ordinaire », sur le modèle du « monde » et des gens qui lisent des livres ordinaires : il s’agit de lire dans le « monde spirituel », dans le « mundus intelligibilis » des archétypes divins, dans la « Table gardée » ou le « Coran céleste », ou que sais je encore…

Nous rejetons ici entièrement cette interprétation, au nom de notre conception de l’esprit et du divin !

en ce sens que « lire » implique une certaine passivité, une réception de l’esprit humain « informé » des « leçons » que veut lui adresser son Seigneur .

Or, pour nous, ainsi que nous nous en sommes expliqués notamment ici :

https://meditationesdeprimaphilosophia.wordpress.com/une-demonstration-irrefutable-de-lexistence-de-dieu/

le spirituel est activité pure, il n’est pas différent ni « réceptif » ni « passif » par rapport à l’ Acte pur que la métaphysique nomme « DIEU ».

Nous ne pouvons pas « lire » dans le monde des idées, puisque nous sommes les créateurs des idées, et si nous parvenons à devenir cette activité purement spirituelle, alors nous ne sommes pas différents ni séparés de Dieu, qui est immanence pure de la Raison créatrice de la réalité.

Il s’agira donc de la lecture d’un livre, d’un texte, d’un document; oui mais lequel ?

mais d’abord qui parle ici, pour adresser au Prophète Mohammed cette injonction :

IQRA ! LIS !

Dieu ? Allah ?

mais si vous dites que Dieu peut s’exprimer dans un langage humain, dans des mots proférés ou écrits, en s’adressant à un homme en chair et en os, vous dites que Dieu n’est pas Dieu !

Dieu, selon ce qui vient d’être dit un peu plus haut, est la Raison, ou le Verbe purement intérieur, ou dans les termes de Brunschvicg le « logos endiathetos », et il nous met en garde de ne jamais le confondre avec le logos propherikos:

http://classiques.uqac.ca/classiques/brunschvicg_leon/vraie_et_fausse_conversion/vraie_et_fausse_conversion.html

« Dans l’histoire de la philosophie occidentale, rien n’est significatif à cet égard, comme l’exégèse stoïcienne de la mythologie, particulièrement en ce qui concerne la fonction médiatrice d’Hermès dans son double personnage de Verbe intime et de Verbe proféré. …L’étude des représentations cosmogoniques, liées elles-mêmes à l’élaboration d’une « Unité-Trinité : Phtah, Horus, Thot  », montre comment déjà « les théologiens distinguaient dans l’œuvre du Verbe la part de la pensée créatrice, qu’ils appellent le cœur, et celle de l’instrument de création, la langue : tout Verbe est d’abord un concept du cœur : pour prendre corps et se réaliser, celui-ci a besoin de la parole …La dualité du logos traditionnel expliquera donc l’oscillation des doctrines entre deux limites extrêmes qui sont marquées, en ce qui regarde notre sujet, par les deux interprétations du Verbe que nous offrent l’idéalisme mathématique avec Malebranche, le réalisme sociologique avec de Bonald. Mais, si l’on veut sortir de l’impasse, il faut bien renoncer à la confusion systématique de la synthèse et trancher l’alternative. »

les théologiens islamiques ont d’ailleurs sans doute pensé à ce genre de choses et imaginé pour la transmission du Coran de Dieu à l’homme l’archange Gabriel.

Seulement de deux choses l’une : soit l’archange transmet sans aucune différence ou modification, ce qui est bien la thèse islamique (en dehors des légendes du coran céleste) et alors il se confond avec Dieu lui même soit il est séparé de dieu, comme les hommes, par le gouffre de la Transcendance absolue et alors comment peut on dire que le Coran est divin ? et puis dans les deux cas les problèmes évoqués ci dessus autour de la dualité des logoi resurgissent !

Et puis qui a jamais vu des anges , ou alors peut être avec plus de 4 grammes d’alcool par litres?

 et encore …dans ce genre d’état, on a nettement plus de chances de voir des hommes en bleus casqués avec des matraque, ou bien des hommes en blouse blanche armés d’une grosse seringue !

Non, il s’agit bien d’un être humain qui transmet ainsi le texte, qu’il a écrit lui même, à Mahomet et lui ordonne de lire, et nous connaissons le nom de cet homme, créateur du Coran :

Waraqa Ibn Nawfal

le cousin de Khadidja, la première épouse de Mahomet.

Ce Waraqa était un prêtre ébionite, de la religion nazaréenne, qui a pris  plus tard (au moins deux siècles après la mort de Mahomet)  le nom : Islam.

J’ai donné dans les articles suivants tous les renseignements et les liens utiles sur Waraqa et la religion nazaréenne :

http://mathesis.blogg.org/page-le_rabbin_ebionite_waraqa_bin_nawfal_est__le_gourou_pervers_qui_a_ecrit__le_coran_et_cree_l_islam-835.html

http://leserpentvert.wordpress.com/waraqa-bin-nawfal-le-gourou-ebionite-createur-de-lislam-et-du-coran/

A noter cependant un avis différent, sur ce site chrétien très sérieux :

http://jesusmarie.free.fr/islam_issa_et_jesus_waraqa_ben_nawfal.html

reste que la révélation coranique  s’arrête au moment même du décès de

Waraqa :

http://islam.faq.free.fr/islam/warraqa.htm

bizarre non ?

voir aussi :

 
 
et voir les liens donnés dans mon article récent sur les origines nazaréennes de l’Islam :
 
 
liens qui ne laissent planer aucun doute.
 
Donc le scénario devient plus clair : la « révélation » est adressée par un homme, Waraqa Ibn Nawafal, prêtre ébionite, à un autre homme, Muhammad-Mahomet, qu’il a pu approcher facilement quand celui ci a épousé Khadidja la cousine de Waraqa, dans le but de lui enseigner le monothéisme et de créer ainsi de toutes pièces un monothéisme arabe.
 
Il ne lui dit cependant pas :
 
Lis ! parce que je te l’ordonne, puisque je suis nettement plus intelligent que toi, et que j’en connais un peu plus sur la vie, la religion, tout ça
 
notre homme n’est pas fou, il sait ce qu’il fait !
 
et il sait que ces arabes ne sont pas des « petites natures », ils sont prompts à s’énerver (à se vénère, comme disent les « jeunes » de banlieue), un coup de sabre est vite parti !
 
il se réclame donc d’une « autorité » supérieure, pour impressionner le jeune bédouin, Mahomet !
 

Lis au nom de ton Seigneur qui a tout créé

 
et comme celui ci est connu pour sa violence intraitable , il se réclame de l’autorité supérieure à tout : Dieu, le Dieu universel !
 
avant de le « catéchiser » au moyen de tetxes précis, il a dû lui délivrer un premier « enseignement », à base de peur irrationnelle, il a dû lui parler d’un Dieu (le Dieu des hébreux, devenu celui des nazaréens) qui est très prompt à la colère et à la castagne lui aussi,  mais avec infiniment plus de moyens de « rétorsions » que les simples humains…
 
il lui a peut être montré des phénomènes naturels (tempêtes de sables, orages violents ?) que la science moderne ne peut pas expliquer puisqu’elle n’existe pas encore : cela lui facilite les choses, il a attribué ces ouragans à ce « Dieu » inconnu, en colère parce que les arabes adorent des faux dieux…
 
le jeune arabe, que rien ni personne ne peut impressionner, se laisse mener par le bout du nez pour le coup : les gens malins viennent toujours à bout des bagarreurs, « tout dans les bras rien dans le cerveau »…
 
ensuite , une fois que le nouveau converti est « mûr », et tremble de peur, il peut passer à l’enseignement proprement dit.
 
Pour cela, Waraqa a écrit une sorte de « polycopié », de cours (pas ronéotypé hélas, vu l’époque) regroupant une sorte de résumé  des textes de l’Ancien Testament revus par les nazaréens. Il connaît aussi le « Nouveau Testament » auquel il s’oppose violemment, comme s’opposent tous les ébionites à la théologie paulinienne.
 
Seulement voilà : cette « nouvelle » religion crée des « tensions » et une forte opposition chez les autres Arabes, qui sont polythéistes et qui ne voinet pas d’un bon oeil la remise en cause de leur religion traditionnelle, de leurs déesses notamment, celles de l’amour par exemple, présidant aux bordels fort nombreux …
 
ces réactions sont humaines : comment réagiraient les musulmans si quelqu’ un se réclamant d’une nouvelle religion venait tenter de les convertir ? cet homme ne vivrait pas très longtemps, sans doute !
 
C’est à ce genre de réactions, bien compréhensibles, que fait allusion la sourate , verset 9 et 10 :
 
 

9.As-tu vu celui qui interdit

10. à un serviteur d’Allah (Muhammad) de célébrer la Salat?

quels sont ils, « ceux qui interdisent » ?

ce sont évidemment les arabes resté polythéistes  : au début, ils se contentent de se moquer de ces pauvres fous et de leurs pratiques bizarres, mais au fur et à mesure que des convertis de plus en plus nombreux rejoigent les « cinglés », ils s’inquiètent pour la stabilité religieuse et sociale de leur clan !

et le futur leur a donné raison !

ils commencent donc à passer à des conduites plus « autoritaires », voire « musclées » et répressives , pour se débarrasser de la nouvelle religion : gageons que si les hopitaux psychiatriques et les « tranquillisants » modernes avaient existé à l’époque, ils en auraient fait largement usage pour « rééquilibrer » ces agités !

Longtemps, l’issue demeure incertaine : le gourou ébionite , Waraqa, se rend bien compte de l’islamophobie galopante que déclenchent ses provocations chez les arabes traditionnalistes (païens) sauf que le nom « Islam » n’existe pas encore…

les versets suivants témoignent de cette inquiétude :

13.Vois-tu s’il dément et tourne le dos?

 

il cherche à provoquer une réaction de « résistance » chez le nouveau converti :

11.Vois-tu s’il est sur la bonne voie,

12. ou s’il ordonne la piété?

mais surtoutil appelle Allah le Tout  Puissant au secours !

Allah qui voit tout, sait tout, peut tout, et ne va certainement pas tolérer bien longtemps ces agissements contre son Prophète :

13.Vois-tu s’il dément et tourne le dos?

14. Ne sait-il pas que vraiment Allah voit?

bien vu, car ces peuplades naîves et ignorantes, qui n’avaient pas encore bénéficié des enseignements de la science occidentale moderne, étaient promptes à s’effrayer des « dieux nouveaux » : va savoir, et sils étaient plus forts que les dieux de la tribu ?

mais cela ne suffit pas sans doute, alors il passe aux menaces directes :

15.Mais non! S’il ne cesse pas, Nous le saisirons certes, par le toupet,

16.le toupet d’un menteur, d’un pécheur.

17.Qu’il appelle donc son assemblée.

18. Nous appellerons les gardiens (de l’Enfer).

rappelons nous que nous sommes au tout début de l’essor prodigieux de la nouvelle religion, les convertis sont peu nombreux, peut être même Mahomet est il encore le seul !

et si la flamme encore si fragile allait brusquement s’éteindre ?

les dangers sont nombreux, la foi du « nouveau converti » peut chanceler, il peut ne pas supporter la solitude, les railleries et les meances de la part des autres arabes.

il faut donc l’affermir dans sa foi, le rassurer par tous les moyens, ce dont témoignent les versets :

19. Non! Ne lui obéis pas; mais prosterne-toi et rapproche-toi.

« lui », c’est l’arabe resté païen, qui se moque de Mahomet

et aussi les versets :

6.Prenez-garde! Vraiment l’homme devient rebelle,

7. dès qu’il estime qu’il peut se suffire à lui-même

 

 
 

Au nom de DIEU , la Raison, la Vérité

Le livre passionnant et érudit de Pierre Antoine Bernheim (hélas prématurément décédé en 2011) « Jacques frère de Jésus » , donne à la fin un bref éclairage sur l’origine de l’Islam.

http://www.erudit.org/revue/LTP/2000/v56/n3/401321ar.pdf

disons pour résumer très brièvement ce qui demanderait des centaines voire des milliers de pages ceci :

les premiers chrétiens sont comme chacun sait issus du judaïsme dont ils représentent un sous-groupe à tendance « homilétique », s’attachant à l’interprétation des textes et des mythes. L’émergence de ce courant entraîne des situations conflictuelles, notamment à travers les doctrines de Saül de Tarse (Saint Paul) qui se traduisent au bout de plusieurs siècles par un éclatement, un schisme entre ce que Pierre Antoine Bernheim appelle les « pagano-chrétiens » , pauliniens, qui ont finalement vaincu (en Occident du moins) et sont devenus les chrétiens, et judéo-chrétiens, s’opposant aux thèses de Saint Paul, et désireux de conserver la validité des aspects légalistes et « talmudiques » du judaïsme.

En clair : les pagano-chrétiens estiment que les païens peuvent devenir chrétiens sans avoir à adopter le particularisme juif (la circoncision notamment), les judéo-chrétiens refusent ces conversions, car ils ne veulent pas risquer de dissocier le christianisme de sa matrice juive…. ce qui est effectivement arrivé !

Si les pagano-chrétiens sont devenus les chrétiens, les judéo-chrétiens sont devenus… les musulmans.

Ce sont un ou des prédicateurs ébionites (= judéo-chrétiens) qui ont écrit le Coran, qui est une sorte de « cahier de cours », de polycopié, de « pot-pourri » simplifié composé de passages de la Torah et du Talmud, et s’en sont servi pour enseigner le monothéisme aux communautés bédouines à travers leur premier élève Mohamed, qui est devenu le Prophète de l’Islam.

Et les juifs dans tout ça ?

ils se sont trouvés pris au milieu de l’affrontement entre pagano-chrétiens et judéo-chrétiens, qui est devenu la guerre (qui dure depuis 14 siècles) entre Europe chrétienne et les « terres d’Islam ».

Et l’on sait que ce n’est jamais très plaisant, d’être pris au milieu d’une guerre.

Disons que jusqu’ au 19 ème siècle et à l’émancipation des juifs d’Europe, les communautés juives étaient, par nature, plutôt du côté des judéo-chrétiens, et donc de l’Islam, pour une raison bien simple : le pagano-christianisme , devenu le christianisme, tend à diluer l’identité juive puisqu’ il élimine le caractère universel de la loi mosaïque remplacée en Occident chrétien par le droit Romain.

C’est cela le fondement de ce qui est maintenant appelé laïcité : « rendre à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu », cela veut dire rendre l’espace public aux lois humaines, contingentes, et réserver le « sacré », le « saint », les religieux, à l’espace de l’intimité des consciences.

Les communautés juives étaient au début plutôt du côté de l’Islam aussi à cause du sort terrible qui leur était réservé en « terre chrétienne »…seulement côté musulman les choses n’étaient guère meilleures !

Les Juifs d’Arabie vivaient en bonne entente au milieu des bédouins polythéistes , les choses se sont gâtées avec l’avènement de l’Islam parce que les musulmans croyaient que ces juifs dont certains (qui étaient en fait ébionites, à la lisière du judaïsme et du christianisme, mais c’était le cas d’un grand nombre de « juifs ») leur avaient enseigné le monothéisme allaient se fondre avec eux en une seule communauté universelle, une seule « oumma », notamment par le biais de mariages entre tribus et par l’adoption du nouveau culte l’Islam par tous, juifs ou musulmans.

Seulement les juifs n’étaient pas de cet avis, ce qui est bien leur droit, et  il en est très vite résulté une guerre, qui a vu l’élimination des tribus juives de Médine, puis le Pacte d’Omar qui a règlementé sur le mode de l’apartheid le statut des « non-musulmans » en terre d’Islam , appelé statut de dhimmis.

Nous avons donc deux processus inverses à l’oeuvre dans cette période de l’Histoire : un processus d’universalisation pagano-chrétien puis chrétien, un processus de retour au particularisme (la loi mosaïque, devenue sous une forme très simplifiée  la Shari’a islamique) judéo-chrétien puis musulman, qui est le cause d’une rupture, d’un schisme qui résulte en un dualisme , opposant « croyants » (musulmans) à « mécréants » ou « infidèles » (avec le statut spécial réservé au « gens du Livre »).

Pourquoi le processus (pagano-)chrétien est il « meilleur », supérieur au processus judéo-chrétien, islamique ?

parce que l’universalisme, tendant à l’unité de l’humanité, est supérieur aux particularismes, tendant à l’éclatement et à la guerre, si du moins ils n’en restent pas à leur niveau et veulent s’imposer à toute l’humanité sous le visage d’un « faux universel ».

« Faux universel » dont nous connaissons le visage hideux actuel , qui est celui du totalitarisme islamique, cherchant à imposer à toute l’humanité la shari’a, dans ses aspects les plus horribles (lapidations, mises à mort des apostats, etc..).

http://www.fdesouche.com/286582-le-para-abel-chenouf-abattu-a-montauban-etait-catholique-pratiquant-sa-famille-representee-par-gilbert-collard

http://jssnews.com/2012/03/21/tuerie-de-toulouse-mohamed-merah-navait-pas-choisi-le-19-mars-au-hasard/

Mais on doit reconnaître que le christianisme n’a pas tenu ses promesses universalistes, et est simplement devenu un autre particularisme qui a éclaté en une multitude de courants (ou « sectes » diront certains) et s’est rendu coupable sous sa forme catholique du génocide des Cathares.

Mais  après la ligne de partage des Temps, qui est le cartésianisme et l’émergence de la science moderne, mathématisée, en Europe :

https://meditationesdeprimaphilosophia.wordpress.com/2012/03/06/la-ligne-de-partage-des-temps/

la vocation de l’universalisme est reprise par la philosophie et la science, unies par Descartes sous le nom de « Mathesis universalis », et pourvues par lui d’une méthode d’intelligence .

Ce passage en revue très court et sommaire, certes, de l’Histoire, nous permet de répondre à la question :

pourquoi attaquer le Coran et pas la Bible ?

parce que la Bible, en ses deux « composantes » dites Ancien et Nouveau Testament, est associée au processus d’universalisation , tendant à la spiritualité absolument pure qui éclate en certains (pas tous) passages de l’Evangile, processus qui a été poussé à son terme par Spinoza.

Le Coran, par contre, est le texte qui fonde l’autre processus, obscurantiste et régressif, travaillant contre l’universalisme et donc contre l’humanité.

Et contre Dieu, si celui ci est le nom donné à l’effort infini de la Raison pour se donner des normes de vérité et de moralité de plus en plus parfaites.

Dans son article sur la spiritualité brunschvicgienne :

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k113603/f27.image.langFR

Georges Bastide donne (page 23) une image saisissante, qui remonte à Platon, de ces deux processus que nous venons de repérer dans l’Histoire : la vraie conversion, à la spiritualité absolument pure de l’intériorité , qui est progression de l’ombre à la lumière, et la fausse conversion qui est régression de la lumière à l’ombre.

Le Coran est tout simplement cette régression (de la lumière à l’ombre) mise à l’oeuvre, au travil de destruction de l’humanité.

En tant qu’humain, je n’ai pas le droit de laisser s’accomplir cette « oeuvre » sans résister.

C’est ma liberté de citoyen, ni meilleur ni pire que n’importe qui d’autre, mais c’est mon devoir, devoir envers Dieu qui est la Raison radicalement immanente à toute conscience humaine:

https://meditationesdeprimaphilosophia.wordpress.com/une-demonstration-irrefutable-de-lexistence-de-dieu/

d’où ce blog :

http://horreurislamique.wordpress.com/