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Tentative ridicule de réfuter la thèse de Jean-Jacques Walter sur le Coran

La thèse de Jean-Jacques Walter est scientifique, basée sur la théorie mathématique des codes, elle est donc réfutable (condition nécessaire sinon suffisante pour qu’un travail soit scientifique).
Mais certainement pas de la façon dont s’y prend et article:

Les conclusions risibles de Jean Jacques Walter

qui dit notamment que « cela prouve que Walter s’est complètement trompé avec cette théorie de l’ADT appliquée au Coran car si elle peut théoriquement fonctionner pour l’œuvre humaine elle n’est certainement pas applicable à l’œuvre divine ».

Seulement voilà : le caractère d’œuvre divine du Coran n’est pas universellement reconnu, alors que les hypothèses mathématiques des théories utilisées par Walter le sont.
Donc l’argument n’est pas valide.
Les théories acceptées par les musulmans sont celles de leur Tradition, qui est non scientifique. Dire que « le Coran est d’origine divine » revient à dire, comme « l’univers a été créé par Dieu » :

« Je ne sais pas d’où vient le Coran, où comment il se fait que l’univers soit là »

Car on ne nous dit pas comment Dieu s’y est pris.

Mais l’école critique occidentale sait de mieux en mieux d’où vient le Coran : de lectionnaires nazaréens des premiers siècles.

Voici quelques exposés sur la thèse de Walter:

http://www.mehdi-azaiez.org/Le-Coran-revele-par-la-Theorie-des

et

http://linkis.com/dXMrI

Ce document du site de Gallez qui va le plus loin dans l’islamologie moderne explique l’inanité, démontrée par Walter, de la séparation entre sourates médinoises et mecquoises:

http://www.lemessieetsonprophete.com/annexes/Walter_theorie-des-codes_Coran.pdf

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Brunschvicg : Les étapes de la philosophie mathématique

Tous les livres de Brunschvicg sont d’égale importance, mais celui ci est peut être « plus égal » que d’autres.
Alain Badiou est l’héritier de cette « philosophie mathématique brunschvicgienne » (aussi appelée par Brunschvicg lui-même « idéalisme mathématisant ») sans que jamais il ne prononce le nom de Brunschvicg ni ne reconnaisse sa dette.

Car ce serait reconnaître la période idéaliste honnie depuis 1945.

Le livre « Etapes de la philosophie mathématique » peut être lu sur Archive, en divers formats (pdf, djvu, Kindle, etc..):

https://archive.org/details/lestapesdelaph00brun

il est annoncé « en préparation » depuis assez longtemps sur le site des Classiques des sciences sociales:

http://classiques.uqac.ca/classiques/brunschvicg_leon/brunschvicg_leon.html

et il est accessible sur le site d’une université américaine, là encore en plusieurs formats (image de page, pdf ou texte simple):

http://quod.lib.umich.edu/u/umhistmath/aan8827.0001.001/601?view=image

ou

http://quod.lib.umich.edu/cgi/t/text/text-idx?c=umhistmath;idno=AAN8827

Et cliquer sur « View entire text » pour obtenir:

http://quod.lib.umich.edu/u/umhistmath/AAN8827.0001.001?rgn=main;view=fulltext

Commençons donc l’étude du livre:

« LIVRE PREMIER ARITHMÉTIQUE 1. – C’est sans doute un préjugé de croire que les notions les plus simples et les plus anciennement conquises par l’humanité soient aussi celles dont il est le plus facile de reconstituer la genèse et de déterminer la nature. En fait, il n’est guère de notion qui, de nos jours, ait soulevé plus de discussions, qui ait prêté à plus d’interprétations diverses, que la notion de nombre, principe de la science élémentaire par excellence, de l’arithmétique. La méthode historique, dont nous voudrions faire un usage constant, peut-elle même être directement appliquée à l’éclaircissement de la notion de nombre? L’histoire de la philosophie mathématique s’ouvre avec le pythagorisme, qui est l’une des doctrines les plus éclatantes, mais aussi l’une des plus mal connues, de l’antiquité. Si nous laissons de côté les conjectures sur la part qui revient aux représentants successifs de l’École dans la constitution de la doctrine, ou les connexions souvent étranges et mystérieuses par lesquelles les données purement scientifiques se reliaient à la tradition des prescriptions morales ou des croyances religieuses, un problème subsiste où il serait essentiel d’avoir l’appui d’une documentation positive. Nous aurions à déterminer le progrès d’ordre technique auquel correspond la philosophie du pythagorisme; pour cela nous devrions pouvoir suivre la culture hellénique dans la continuité de sa croissance, savoir ce qu’elle a emprunté aux civilisations de l’Asie ou de l’Egypte. Plus encore, partant du premier systènme qui confère une valeur absolue aux objets de la science mathématique, nous aurions besoin de remonter jusqu’aux premieres lueurs qui manifestent dans l’humanité l’éveil de la pensée scientifique. Or, ici, l’histoire est presque silencieuse. Nous ne trouvons d’indications suffisamment précises que dans quelques documents égyptiens d’une antiquité reculée, dont le papyrus Rhind demeure le plus important. Notre seule ressource est de tourner la difficulté, de substituer aux recherches sur l’ère primitive de nos civilisations, les observations que, de nos jours, on fait directement sur les Sociétés inférieures. L’ethnographie, exerçant une sorte de function vicariante, permet de combler en une large mesure les lacunes de la préhistoire, et, par une hypothèse qui est assurément invérifiable, mais qui du moins a pour elle la vraisemblance, de rétablir dans ses grandes lignes le cours naturel de l’évolution humaine. Ainsi l’étude de la constitution de l’arithmétique comportera l’examen de trois questions distinctes:

1~ De quelle manière les hommes effectuent-ils les premieres opérations du calcul?

2Quels résultats étaient obtenus dans la pratique au moment de la rédaction du papyrus Rhind?

3~ Comment la science des nombres a-t-elle conduit, dans l’École pythagoricienne, à une representation intégrale el à une explication de l’univers?

2. – Ces trois ordres de recherches, dans l’état actuel de notre information, ne se font pas suite l’un à l’autre, non seulement parce qu’ils n’appartiennent pas à une même histoire, mais aussi parce que logiquement ils se déroulent dans des plans différents. Lorsque nous étudions le pythagorisme, nous avons pour tache de déterminer la conception que les Pythagoriciens se faisaisent de la science, la portée qu’ils attribuaient à la notion de nombre et aux relations numériques; notre exposé doit coincider avec la réflexion consciente des penseurs du VIe ou du Ve siècle avant Jésus-Christ. Au contraire, lorsque nous étudions les procédés de calcul ou de numération dont les peuplades de l’océanie ou du Brésil central font usage, nous avons affaire à des phénomènes dont les esprits humains sont le siège, mais qui ne sont pas pour ces mêmes esprits l’objet d’une réflexion consciente.

Les non-civilisés se livrent à des actes d’échange, à des operations de calcul, sans avoir aucune idée des règles d’égalité, des lois d’addition ou de multiplication qui confèrent à leurs pratiques un caractère de vérité; le sociologue est placé devant la pensée primitive, dont il essaie de saisir l’évolution, comme le physicien ou le physiologiste devant la nature extérieure dont il essaie de fixer les lois »

La distinction des deux plans : plan de la réflexion consciente et de l’idée, plan de la technique et de la vie (sociale) est capitale.
Dans les lignes suivantes Brunschvicg la clarifie encore en opposant les résultats de l’étude des religions comparées et les ecrits

« Les études qui constituent ce premier livre seront donc faites de deux points de vue différents. Nous examinerons les premières manifestations de l’art de compter du point de vue critique où la science se place aujourd’hui afin de rétablir le déterminismemental dont ces manifestations sont le produit, tandis que l’analyse des speculations pythagoriciennes nous reporte nécessairement dans le cadre du dogmatisme antique. Une semblable dualité paraît inévitable; elle est liée au progrès même de la science, qui montre la disproportion entre la croissance spontanée des phénomènes sociaux et la représentaLion que les sociétés s’en font. L’étude comparée des religions donne par exemple, de l’origine effective des croyances chrétiennes une idée qui n’a aucune commune mesure avec les systêmes de théologie que les docteurs des Eglises chrétiennes ont construits à différentes époques. Comnme le dit fort bien M. Lévy-Bruhl les Australiens connaissent admirablement les rites, cérémonies et pratiques de leur religion si compliquée: il serait ridicule de leur en attribuer la science. Mais cette science qu’il leur est impossible même de concevoir, les sociologues l’établissent »

Ce qui rappelle ce célèbre propos de Brunschvicg:

« l’histoire de l’Egypte, c’est l’histoire de l’égyptologie »

On pourrait dire aussi : « l’histoire de l’islam c’est l’histoire de l’islamologie » en gardant conscience de ce que cette histoire a enregistré une cassure entre islamologie musulmane, croyant aux fables sur la Révélation du Coran en 23 ans à MAHOMET par un Archange, et islamologie scientifique, dont l’ultime aboutissement est la théorie scientifique du Père Gallez sur l’origine nazaréenne de l’islam (et du Coran, collationné en plus de deux siècles à partir de lectionnaires judéo-nazaréens).

Voir là dessus:

https://bibliothequedecombat.files.wordpress.com/2014/12/le-grand-secret-de-lislam-nov2014.pdf

et

Youtube : les trois visages du Coran

ainsi que le site de Gallez:

http://www.lemessieetsonprophete.com

ou la récente thèse de Jean-Jacques Walter qui démontre par les moyens mathématiques de l’Analyse de données textuelles que le Coran n’a pu être écrit que par plus de vingt auteurs différents et sur plus de deux siècles :

Jean-Jacques Walter: le Coran révélé par la théorie des codes

et

http://www.eecho.fr/islamologie-mathematiques-appliquees-au-coran/

au fond le propos de Brunschvicg (qui a fait scandale) ne revient il pas à cette profonde vérité:

« le réel c’est le rationnel; le rationnel c’est le réel »

La nature véritable de la oumma islamiyya mondiale

ces quelques développements supplémentaires auraient appartenu à l’article précédent :

https://meditationesdeprimaphilosophia.wordpress.com/2012/05/11/eclaircissements-grace-a-la-toposophie-sur-la-premiere-sourate-du-coran-selon-lordre-de-la-revelation/

mais je préfère en composer un autre article, pour attirer l’attention sur leur importance.

Au fond, quand le prêtre Nazaréen Waraqa Ibn Nawfal écrit et enseigne  cette  première sourate révélée , il sait qu’il joue gros parce qu’ IL MENT en prétendant que ces « sourates » lui viennent de l’autorité d’Allah, c’est à dire du Dieu d’Israel : elle est révélée par lui, pas par Dieu, puisque ces peuplades ignorantes d’avant la civilisation européenne moderne ne peuvent avoir aucune idée de ce que c’est que Dieu, à savoir la Raison universelle à l’oeuvre dans la science et la philosophie !

Seuls des savants comme Thalès, et les autres « savants-philosophes » ioniens ou grecs, vrais fondateurs de la civilisation européenne née avec Descartes 20 siècles plus tard, pourraient déterminer strictement cette essence de Dieu, seulement il leur est arrivé de gros ennuis quand ils ont tenté d ‘orienter les autres vers la Vérité, qui est Dieu comme l’a dit Spinoza : Socrate a dû boire la cigüe , sous l’accusation de « tentative de pervertir la jeunesse en la détournant des dieux de la cité », et Thalès, tombant dans un puits alors qu’il observait les étoiles pour en faire la théorie, a été la risée d’une (belle, j’espère) servante de Thrace qui passait par là et assista à la scène :

« non mais regardez moi ce bouffon de grec avec ses dieux débiles, il veut expliquer l’Univers et il n’est même pas capable de regarder devant lui où il met les pieds ! »

elle ne le traite pas d’athée, c’eût été un anachronisme, parce que pour tous ces anciens peuples encore sauvages, les « vrais dieux » , c’est à dire les plus forts, les plus puissants, c’étaient ceux de leur peuple ! tous les autres peuples ne pouvaient avoir que des dieux, pas tout à fait faux sans doute, mais moins puissants !

et la servante ne pouvait absolument pas se douter que sous ses yeux une révolution ayant bien plus de portée que la néolithique, était en train de s’accomplir : « les dieux » anthropomorphiques , ceux dont les fidèles ne se souciaient que de puissance (sur les éléments naturels) et non pas de Justice, de Vérité  et de Sagesse universelles, cédaient ici la place au Dieu des philosophes et des savants, celui qui est le Fils et la Sagesse dans la Trinité, et non pas le Père ou la Puissance (comme l’est encore Allah).

elle ne le pouvait pas  parce qu’elle croyait que Thalès, les yeux perdus dans les cieux, était en train de prier ses dieux, et sa mésaventure sonnait comme un avertissement et une confirmation : ces faux dieux , pour toute réponse à ses prières, laissaient littéralement tomber leur dévôt, évidemment puisque les vrais dieux, les siens, ceux des Thraces, étaient sous la terre et non dans le ciel !

elle était incapable de « penser au delà d’elle même et de son peuple », exactement comme de nos jours une musulmane venue se perdre en Occident, où son prétendu « Dieu », son Idole, n’a pas cours !

elle ne pouvait donc pas se « figurer » que les deux servent à autre chose que se faire prier et sacrifier des victimes (humaines, parfois, ou animales) pour qu’ils soient « propices à leur peuple » ).

La différence est qu’aujourd’hui le peuple de l’Islam c’est en droit (du droit du Jihad) l’humanité entière, et que les « victimes humaines » qu’on lui sacrifie sont les kamikazes !

J’ai formulé ailleurs, à propos de cette petite historiette de Thalès et de la servante, qui m’a toujours enchanté, l’hypothèse , qui a pu paraître scandaleuse, que la jeune servante Thrace, sous ses dehors un peu « brusques », était « bonne fille », et avait pu peut être soigner, voire consoler par ses beautés « asiates » , le vieux savant grec (qui était d’ailleurs tout aussi asiate extérieurement, en provenance d’Asie Mineure) tout meurtri de sa mésaventure « astronomique » (plutôt qu’astrologique) :

http://sedenion.blogg.org/date-2009-01-07-billet-951372.html

voici en tout cas ce que dit Brunschvicg, qui nous remet heureusement sur le droit chemin, à propos de cette anecdote qui se trouve chez Platon :

« Thalès étant tombé dans un puits tandis que, occupé d’astronomie, il regardait en l’air, une petite servante de Thrace, toute mignonne et pleine de bonne humeur, se mit, dit-on, à le railler de mettre tant d’ardeur à savoir ce qui est au ciel, alors qu’il ne s’apercevait pas de ce qu’il avait devant lui et à ses pieds. Or, à l’égard de ceux qui passent leur vie à philosopher, le même trait de raillerie est assez bien à sa place » (Platon, Théétète 174a)

« peut être la servante de Thrace avait-elle confondu la théorie des étoiles avec le culte de celles-ci, et avait à ce niveau tenu ses propres dieux pour les plus forts » (Hans Blumenberg)

« la sagesse du philosophe qui s’est retiré du monde pour vivre dans l’imitation de Dieu a, comme contre-partie inévitable, la maladresse et la gaucherie qui le mettent hors d’état de s’appliquer aux affaires de la vie pratique, qui font de lui, comme jadis de Thalès, la risée d’une servante thrace (Théétète, 174a). Est il légitime de se résigner à cette séparation de la vertu philosophique et de la réalité sociale, qui s’est traduite, dans l’histoire d’Athènes, par des évènements tels que la condamnation de Socrate ? n’est ce point manquer à l’intérêt de l’humanité que de l’abandonner aux opinions absurdes et aux passions désordonnées de la multitude ? et la misanthropie n’est elle point, en définitive, un péché contre l’esprit au même titre que la misologie ? (Phédon, 89b) » (Léon Brunschvicg)

Certes le Sage (mais une fois Sage seulement, donc hors de portée des charmes des servantes thraces ou des grandes dames du monde) a le devoir de redescendre des « sommets » de la solitude pour venir secourir et enseigner la multitude prise dans le chaos des « opinions » (ou des émissions de Télé réalité et autre « petit ou grand journal ») ;

 mais il risque alors de lui arriver ce qui arrive à Zarathoustra dans Nietzsche !

Lorsque Zarathoustra eut atteint sa trentième année, il quitta sa patrie et le lac de sa patrie et s’en alla dans la montagne. Là il jouit de son esprit et de sa solitude et ne s’en lassa point durant dix années. Mais enfin son cœur se transforma, — et un matin, se levant avec l’aurore, il s’avança devant le soleil et lui parla ainsi :

« Ô grand astre ! Quel serait ton bonheur, si tu n’avais pas ceux que tu éclaires ?

Depuis dix ans que tu viens vers ma caverne : tu te serais lassé de ta lumière et de ce chemin, sans moi, mon aigle et mon serpent.

Mais nous t’attendions chaque matin, nous te prenions ton superflu et nous t’en bénissions.

Voici ! Je suis dégoûté de ma sagesse, comme l’abeille qui a amassé trop de miel. J’ai besoin de mains qui se tendent.

Je voudrais donner et distribuer, jusqu’à ce que les sages parmi les hommes soient redevenus joyeux de leur folie, et les pauvres, heureux de leur richesse.

Voilà pourquoi je dois descendre dans les profondeurs, comme tu fais le soir quand tu vas derrière les mers, apportant ta clarté au-dessous du monde, ô astre débordant de richesse !

Je dois disparaître ainsi que toi, me coucher, comme disent les hommes vers qui je veux descendre.

Bénis-moi donc, œil tranquille, qui peux voir sans envie un bonheur même sans mesure !

Bénis la coupe qui veut déborder, que l’eau toute dorée en découle, apportant partout le reflet de ta joie !

Vois ! cette coupe veut se vider à nouveau et Zarathoustra veut redevenir homme. »

Ainsi commença le déclin de Zarathoustra

….

et voici comment se termine cette belle et morale idylle si altruiste :

« Quand Zarathoustra eut dit ces mots, il considéra de nouveau le peuple et se tut, puis il dit à son cœur : « Les voilà qui se mettent à rire ; ils ne me comprennent point, je ne suis pas la bouche qu’il faut à ces oreilles.

Faut-il d’abord leur briser les oreilles, afin qu’ils apprennent à entendre avec les yeux ? Faut-il faire du tapage comme les cymbales et les prédicateurs de carême ? Ou n’ont-ils foi que dans les bègues ?

Ils ont quelque chose dont ils sont fiers. Comment nomment-ils donc ce dont ils sont fiers ? Ils le nomment civilisation, c’est ce qui les distingue des chevriers.

C’est pourquoi ils n’aiment pas, quand on parle d’eux, entendre le mot de « mépris ». Je parlerai donc à leur fierté.

Je vais donc leur parler de ce qu’il y a de plus méprisable : je veux dire le dernier homme. »

Et ainsi Zarathoustra se mit à parler au peuple :

Il est temps que l’homme se fixe à lui-même son but. Il est temps que l’homme plante le germe de sa plus haute espérance.

Maintenant son sol est encore assez riche. Mais ce sol un jour sera pauvre et stérile et aucun grand arbre ne pourra plus y croître.

Malheur ! Les temps sont proches où l’homme ne jettera plus par-dessus les hommes la flèche de son désir, où les cordes de son arc ne sauront plus vibrer !

Je vous le dis : il faut porter encore en soi un chaos, pour pouvoir mettre au monde une étoile dansante. Je vous le dis : vous portez en vous un chaos.

Malheur ! Les temps sont proches où l’homme ne mettra plus d’étoile au monde. Malheur ! Les temps sont proches du plus méprisable des hommes, qui ne sait plus se mépriser lui-même.

Voici ! Je vous montre le dernier homme.

« Amour ? Création ? Désir ? Etoile ? Qu’est cela ? » — Ainsi demande le dernier homme et il cligne de l’œil.

La terre sera alors devenue plus petite, et sur elle sautillera le dernier homme, qui rapetisse tout. Sa race est indestructible comme celle du puceron ; le dernier homme vit le plus longtemps.

« Nous avons inventé le bonheur, » — disent les derniers hommes, et ils clignent de l’œil.

Ils ont abandonné les contrées où il était dur de vivre : car on a besoin de chaleur. On aime encore son voisin et l’on se frotte à lui : car on a besoin de chaleur.

Tomber malade et être méfiant passe chez eux pour un péché : on s’avance prudemment. Bien fou qui trébuche encore sur les pierres et sur les hommes !

Un peu de poison de-ci de-là, pour se procurer des rêves agréables. Et beaucoup de poisons enfin, pour mourir agréablement.

On travaille encore, car le travail est une distraction. Mais l’on veille à ce que la distraction ne débilite point.

On ne devient plus ni pauvre ni riche : ce sont deux choses trop pénibles. Qui voudrait encore gouverner ? Qui voudrait obéir encore ? Ce sont deux choses trop pénibles.

Point de berger et un seul troupeau ! Chacun veut la même chose, tous sont égaux : qui a d’autres sentiments va de son plein gré dans la maison des fous.

« Autrefois tout le monde était fou, » — disent ceux qui sont les plus fins, et ils clignent de l’œil.

On est prudent et l’on sait tout ce qui est arrivé : c’est ainsi que l’on peut railler sans fin. On se dispute encore, mais on se réconcilie bientôt — car on ne veut pas se gâter l’estomac.

On a son petit plaisir pour le jour et son petit plaisir pour la nuit : mais on respecte la santé.

« Nous avons inventé le bonheur, » — disent les derniers hommes, et ils clignent de l’œil. —

Ici finit le premier discours de Zarathoustra, celui que l’on appelle aussi « le prologue » : car en cet endroit il fut interrompu par les cris et la joie de la foule. « Donne-nous ce dernier homme, ô Zarathoustra, — s’écriaient-ils — rends-nous semblables à ces derniers hommes ! Nous te tiendrons quitte du Surhumain ! » Et tout le peuple jubilait et claquait de la langue. Zarathoustra cependant devint triste et dit à son cœur :

« Ils ne me comprennent pas : je ne suis pas la bouche qu’il faut à ces oreilles. »

comprenez vous ce qui se passe ?

« Il est temps que l’homme se fixe à lui-même son but. Il est temps que l’homme plante le germe de sa plus haute espérance. » c’est tout simplement ce que j’ai désigné comme « objet terminal », Dieu comme Idée des Fins, ce que Nietzsche appelle de façon dangereuse (ce que l’on a compris 60 ans après) le « Surhomme« .

Il ne le fait pas pour « souder les humains » en une communauté universelle (universelle à la façon ensembliste, idolâtre donc) ; il le fait pour éviter le règne du dernier homme, c’est à dire celui qui a cessé de vouloir que l’homme « se dépasse lui même » pour arriver au …bonheur et au confort !

par contre, dans la Sourate Al-Alaq, les desseins de Waraqa Ibn Nawfal sont tout autres que ceux de Thalès ou de Zarathoustra (c’est à dire : que ceux des vrais européens) .

Nous sommes au début du 7 ème siècle (vers 610  après Jésus-Christ) : la Grèce antique, celle de la si belle et si courte floraison de sagesse de Platon préparée chez Thalès, a cédé la place aux dieux  et aux cultes « d’origine et de caractère asiatique » comme dit Brunschvicg :

« Les “valeurs méditérranéennes”, celles qui ont dominé tour à tour à Jérusalem, à Byzance, à Rome et à Cordoue, sont d’origine et de caractère asiatique…… »

en somme, depuis 6 ou 8 siècles, et pour encore 10 siècles avant Descartes, c’est « business as usual » , et la servante de Thrace se sentirait comme un poisson dans l’eau : les dieux et les déesses côtoient les dieux et les déesses .

Et le Dieu d’Israel , qui a donné naissance au christianisme sous les espèces de son « fils » (ce qui sacandalise certes les juifs orthodoxes, qui sentent bien que tout ceci va mal se terminer pour eux, et pour les Nazaréens, qui se préparent à faire leur « révolution universelle » qui sera appelée plus tard « Islam ») ?

Itou !

c’est un Dieu à « peuple élu », donc point différent en essence des autres dieux, avec juste un peu plus de hargne peut être ? et encore ….

mais SVP, ne dites pas à ma mère que je vous ai dit ça, elle me croit barman au CRIJF !

Il reste que si je me réclame de Brunschvicg, je dois admettre que :

« pas de culte ni de peuple d’exception »

« l’esprit se refuse au Dieu du mystère comme au Dieu des armées »

 ou encore :

http://classiques.uqac.ca/classiques/brunschvicg_leon/raison_et_religion/raison_et_religion.html (page 205)

« LII. — Bon gré, mal gré, il faudra en arriver à poser en termes nets et francs le problème que l’éclectisme cherchait à embrouiller ou à dissimuler, et dont aussi bien dépend la vocation spirituelle de l’humanité. Dira-t-on que nous nous convertissons à l’évidence du vrai lorsque nous surmontons la violence de l’instinct, que nous refusons de centrer notre conception du monde et de Dieu sur l’intérêt du moi ? ou sommes-nous dupes d’une ambition fallacieuse lorsque nous prétendons, vivants,

échapper aux lois de la vie, nous évader hors de la caverne, pour respirer dans un P199 monde sans Providence et sans prières, sans sacrements et sans promesses ?

La clarté de l’alternative explique assez la résistance à laquelle se heurte une conception entièrement désocialisée de la réalité religieuse. Un Dieu impersonnel et qui ne fait pas acception des personnes, un Dieu qui n’intervient pas dans le cours du monde et en particulier dans les événements de notre planète, dans le cours quotidien de nos affaires, « les hommes n’ont jamais songé à l’invoquer ». Or, remarque M. Bergson, « quand la philosophie parle de Dieu, il s’agit si peu du Dieu auquel pensent la plupart des hommes que, si, par miracle, et contre l’avis des philosophes, Dieu ainsi défini descendait dans le champ de l’expérience, personne ne le reconnaîtrait. Statique ou dynamique, en effet, la religion le tient avant tout pour un Être qui peut entrer en rapport avec nous »

et Brunschvicg est encore plus clair à la fin de « Raison et religion » sur la rénovation religieuse qui s’opère chez Thalès sous les yeux moqueurs de la servante thrace :

« Et la parole demeure, qui passe outre à la séduction pieuse de l’éclectisme : On ne sert pas deux maîtres à la fois, seraient-ce (oserons-nous conclure) la puissance du Père et la sagesse du Fils. »

la voilà, la différence, entre la révolution religieuse, scientifique et philosophique, enfin mise en chantier définitivement en Europe avec Descartes (savoir si elle n’est pas à l’arrêt et possède une seule chance d’être menée à bout, ça c’est un autre problème) et la prétendue révolution mondiale du Coran mise en branle, pour des motifs de conquête de et puissance dominatrice, par Waraqa Ibn Nawfal !

Le gourou nazaréen ne connaît pas le « Fils », c’ est à dire la réflexion philosophique et mathématique menant à la Sagesse : il ne connaît que le Père, Allah, à la fois objet initial comme « Seigneur et Créateur » , et objet terminal comme « ce à quoi nous faisons retour, à la fin, au Jugement ».

aussi en mettant en place dès cette première sourate révélée, le « morphisme spécial » passant par le point 0 qui est l’objet nul Allah, voir :

https://meditationesdeprimaphilosophia.wordpress.com/2012/05/09/objet-initial-objet-terminal-et-objet-nul-premiere-application-de-la-toposophie-au-coran/

ne se soucie t’il absolument pas de « recherche de la Vérité universelle » dans la science et la philosophie !

ces barbares ne savent pas ce que c’est que la science, ils ne disposent, face aux déchaînements terrifiants de la Nature, que de recettes de mages et de sorciers, aussi s’explique qu’ils ont besoin d’imaginer des « dieux puissants, plutôt que sages », qui le protègeront des ouragans, des tempêtes, des famines, des sècheresses, etc….

Ce que veut Waraqa Ibn Nawfal, ce n’est pas la Vérité universelle (accessible seulement par l’effort infini de la recherche)…

c’est la domination universelle, et pour cela il a besoin de créer l’Idée ( simili-éternelle, comme tous les mensonges bien médités et les Idoles) d’une communauté modiale et universelle :

la Oumma islamiyya

idée qui dure encore à ce jour, et entraîne l’incessant prosélytisme islamique, dont on comprend maintenant qu’il est vain d’espérer qu’il renonce un jour.

S’il le faisait, il renoncerait à sa fondation même, dans ce que nous avons appelé ici le « morphisme distingué » passant par Allah, le point nul, à la fois initial et terminal.

On comprend aussi quelle devra être la stratégie intellectuelle, philosophique et religieuse pour trouver la seule alternative à l’Islam mondial : laisser tomber Dieu comme objet initial, comme Origine.

L’Origine est dans le Cogito, là où je dis « je pense, je suis », à l’intérieur de chacun de nous !

pas dans le temps reculé du Big Bang ou des fluctuations du vide quantique.

Tout simplement parce que pour « voir des signaux lumineux » en provenance de plus en plus rapprochée du Big Bang, il faut quelqu’un qui ait construit les téléscopes, et qui regarde…

de même que pour créer la théorie des « quantum fluctuations », il faut des physiciens et des mathématiciens ! et la physique mathématique !

et l’idée de Vérité, donc , qui n’est autre que l’Idée de Dieu!

Dieu est en nous comme Idée universelle, régulant notre pensée !

c’est ça l’objet terminal, le seul qui puisse orienter universellement l’humanité !

quant aux houris dans les « Jardins d’Allah », elles attendront !

elles ne peuvent faire que ça, puisque ce sont des êtres imaginaires !

(et d’une imagination pas très « jolie » , si vous voulez mon avis)

ce que fait Waraqa, en choisissant de créer une oumma mondiale plutôt que de chercher la Vérité « en son coeur et en sa Raison », c’est d’opter pour l’universalisme ensembliste :

http://leserpentvert.wordpress.com/universalisme-abstrait-ou-concret/

ce qu’il faut faire, c’est donc opter pour l »‘universalisme catégorique, celui des topoi et de la toposophie !

https://meditationesdeprimaphilosophia.wordpress.com/lhomme-occidental/

« Toute réflexion inquiète de l’Européen sur l’Europe trahit un mauvais état de santé intellectuelle, l’empêche de faire sa tâche, de travailler à bien penser, suivant la raison occidentale, qui est la raison tout court, de faire surgir, ainsi que l’ont voulu Platon et Spinoza, de la science vraie la pureté du sentiment religieux en  chassant les imaginations matérialistes  qui sont ce que l’Occident a toujours reçu de l’Orient »

et l’on sait que les « réflexions inquiètes des Européens sur l’Europe », elles sont de plus en plus fréquentes, notamment chez ceux qui s’imaginent trouver un recours, sinon un retour, dans l’Islam :

Ils ont bien tort, et l’on vient , si je ne m’abuse, de le leur démontrer !

éclaircissements grâce à la toposophie sur la première Sourate du Coran selon l’ordre de la révélation

Nous avons vu ici :

https://meditationesdeprimaphilosophia.wordpress.com/2012/05/09/objet-initial-objet-terminal-et-objet-nul-premiere-application-de-la-toposophie-au-coran/

que le mathème qui permet de comprendre rigoureusement le Dieu de l’Islam est la notion d’objet nul, c’est à dire d’objet à la fois initial et terminal dans une catégorie.

De plus nous avons vu que la présence d’un tel objet nul induit l’existence, pour tout couple d’objets de la catégorie, d’un morphisme « spécial » unique, le morphisme nul ou zéro-morphisme , qui est le morphisme entre ces deux objets passant par l’objet nul, noté 0 :

http://en.wikipedia.org/wiki/Zero_morphism

http://planetmath.org/KernelOfAMorphism.html

http://ncatlab.org/nlab/show/zero+morphism

Ce morphisme « spécial » entre deux objets quelconques X et Y est noté :

0XY : X0Y

on voit facilement qu’il obéit à la commutativité du diagramme suivant :

ZeroMorphism.png
 
Or nous avons vu que ce morphisme « distingué » et déterminé une fois pour toutes est celui des relations « passant par Dieu » , et donc inamovibles entre les êtres: telle est l’origine réelle de l’obscurantisme religieux, islamique notamment.
Or ce morphisme apparaît dès le début du Coran , dès la Sourate 96 Al-Alaq , qui si elle porte le numéro 96 dans l’ordre de la Vulgate est la première selon l’ordre de la Révélation !
c’est à dire que c’est la première à être enseignée à Mahomet par le créateur et le « scribe » principal du Coran, le prêtre nazaréen
 

Waraqa Ibn Nawfal

voir là dessus :
 
 
 
texte et traduction de la Sourate :
 
Le premier verset de cette Sourate introduit d’ailleurs Allah sous la forme de l’objet initial, c’est à dire « Ton Seigneur » qui  » a tout créé » :
 

اقْرَأْ بِاسْمِ رَبِّكَ الَّذِي خَلَقَ

Lis au nom de ton Seigneur qui a tout créé

c’est au verset 2 que Waraqa Ibn Nawafal , l’inquiétant et pervers Gourou qui a créé le Coran :
 
enseigne à Mahomet l’existence du « morphisme nul », c’est à dire de ce que le Coran appelle « Al-‘alaq » et qui donne son titre à la première Sourate révélée, preuve de l’importance cruciale de cette notion:
 

Al-‘Alaq = le lien, l’adhérence

96.2.خَلَقَ الْإِنسَانَ مِنْ عَلَقٍ

96.2. qui a créé l’homme d’une adhérence !

Allah en tant qu’objet terminal n’est introduit qu’au verset 8 seulement :
 

  

96.8.إِنَّ إِلَى رَبِّكَ الرُّجْعَى

 

96.8. comme si tout n’était pas destiné à faire retour à ton Seigneur !

et seulement dans le but de couper court aux vélléités de rébellion et d’autonomie des « élèves » :

96.6. Et pourtant c’est cet homme-là qui devient rebelle

96.7. dès qu’il se sent en mesure de se suffire à lui-même,

aux versets précédents, le Gourou a placé son enseignement sous l’Autorité d’Allah :

96.3. Lis, car la bonté de ton Seigneur est infinie

96.4. C’est Lui qui a fait de la plume un moyen du savoir
 
La deuxième Sourate révélée, qui est la sourate 68, celle du Calame , prendra la suite et « mettra les points sur les i » comme on dit :
 
68.3. En vérité, une récompense sans reproche t’est réservée
 
cette « récompense » qui est réservée à Mahomet, c’est d’être le Prophète ultime d’Allah sur terre !
 
c’est là sa « situation » spéciale, son « morphisme nul » passant par Allah, l’objet nul, le plaçant dans un statut absolument sans égal !
 
voilà pourquoi, bien que l’Islam aille sans cesse répétant que Mahomet est un homme comme les autres (sinon on tomberait dans le paganisme et ses dieux incarnés, ou le christianisme et son Dieu fait Homme) il n’est quand même pas tout à fait pareil, et l’on s’expose à de « gros ennuis », pour dire le moins, à le critiquer, même aujourd’hui !
 
Waraqa n’insiste pas dans la première sourate 96, , ou juste autant qu’il est strictement besoin, sur Allah comme objet terminal, sur le « règne des Fins » : ces tribus encore ingorantes et plongées dans l’idolâtrie (à ses yeux) n’ent ont pas besoin, et seraient de toutes façons incapables de comprendre !
 
 

 

 

IQRA ! LIS ! la Sourate Al-Alaq

La sourate Al- ‘Alaq :

http://www.yabiladi.com/coran/sourate/96/al-alaq/page:1/surano:96

porte le numéro 96 dans l’ordre de la vulgate (arrangement des sourates de 1 à 114 dans le Livre) mais le numéro 1 dans l’ordre de la Révélation, c’est à dire qu’elle est la première à être révélée (nous allons voir sous peu ce qu’est cette prétendue « révélation », et qui a fort peu à voir avec les fables islamiques).

On peut donc dire que la « révélation » coranique, la dernière selon les musulmans (ce qui les incite à persécuter violemment ceux qui se réclamerainet de révélations venant « après », en particulier les Baha’is, qui en terre d’Islam connaissent des souffrances inimaginables) commence avec le premier verset de cette sourate :

اقْرَأْ بِاسْمِ رَبِّكَ الَّذِي خَلَقَ

Lis au nom de ton Seigneur qui a tout créé

et donc le premier « mot » adressé au Prophète par Dieu, par l’intermédiaire de l’Archange Gabriel, est le mot

IQRA

اقْرَأْ

LIS !

la racine du mot IQRA est d’ailleurs la même, formée des lettres Q R , que celle du mot Quran  = Coran.

Cet archange Gabriel est un bon bougre !

qui ne serait pas d’accord sur les bienfaits de la lecture pour former la jeunesse ignorante ?

cela vaudra toujours mieux que de fumer des joints ou autre « loisir » encore plus destructeur !

reste à savoir de quelle lecture il s’agit ?

s’il s’agit de livres néo-nazis, ou pornographiques,  le joint ou la bouteille de vodka vaut peut être encore mieux ?

des commentateurs à vocation « ésotérique » (comme c’est mon cas quand je me laisse aller à mes déplorables tendances à jouer les pseudo-gourous, mais je me soigne) pourront affirmer qu’il ne s’agit pas d’une lecture  « ordinaire », sur le modèle du « monde » et des gens qui lisent des livres ordinaires : il s’agit de lire dans le « monde spirituel », dans le « mundus intelligibilis » des archétypes divins, dans la « Table gardée » ou le « Coran céleste », ou que sais je encore…

Nous rejetons ici entièrement cette interprétation, au nom de notre conception de l’esprit et du divin !

en ce sens que « lire » implique une certaine passivité, une réception de l’esprit humain « informé » des « leçons » que veut lui adresser son Seigneur .

Or, pour nous, ainsi que nous nous en sommes expliqués notamment ici :

https://meditationesdeprimaphilosophia.wordpress.com/une-demonstration-irrefutable-de-lexistence-de-dieu/

le spirituel est activité pure, il n’est pas différent ni « réceptif » ni « passif » par rapport à l’ Acte pur que la métaphysique nomme « DIEU ».

Nous ne pouvons pas « lire » dans le monde des idées, puisque nous sommes les créateurs des idées, et si nous parvenons à devenir cette activité purement spirituelle, alors nous ne sommes pas différents ni séparés de Dieu, qui est immanence pure de la Raison créatrice de la réalité.

Il s’agira donc de la lecture d’un livre, d’un texte, d’un document; oui mais lequel ?

mais d’abord qui parle ici, pour adresser au Prophète Mohammed cette injonction :

IQRA ! LIS !

Dieu ? Allah ?

mais si vous dites que Dieu peut s’exprimer dans un langage humain, dans des mots proférés ou écrits, en s’adressant à un homme en chair et en os, vous dites que Dieu n’est pas Dieu !

Dieu, selon ce qui vient d’être dit un peu plus haut, est la Raison, ou le Verbe purement intérieur, ou dans les termes de Brunschvicg le « logos endiathetos », et il nous met en garde de ne jamais le confondre avec le logos propherikos:

http://classiques.uqac.ca/classiques/brunschvicg_leon/vraie_et_fausse_conversion/vraie_et_fausse_conversion.html

« Dans l’histoire de la philosophie occidentale, rien n’est significatif à cet égard, comme l’exégèse stoïcienne de la mythologie, particulièrement en ce qui concerne la fonction médiatrice d’Hermès dans son double personnage de Verbe intime et de Verbe proféré. …L’étude des représentations cosmogoniques, liées elles-mêmes à l’élaboration d’une « Unité-Trinité : Phtah, Horus, Thot  », montre comment déjà « les théologiens distinguaient dans l’œuvre du Verbe la part de la pensée créatrice, qu’ils appellent le cœur, et celle de l’instrument de création, la langue : tout Verbe est d’abord un concept du cœur : pour prendre corps et se réaliser, celui-ci a besoin de la parole …La dualité du logos traditionnel expliquera donc l’oscillation des doctrines entre deux limites extrêmes qui sont marquées, en ce qui regarde notre sujet, par les deux interprétations du Verbe que nous offrent l’idéalisme mathématique avec Malebranche, le réalisme sociologique avec de Bonald. Mais, si l’on veut sortir de l’impasse, il faut bien renoncer à la confusion systématique de la synthèse et trancher l’alternative. »

les théologiens islamiques ont d’ailleurs sans doute pensé à ce genre de choses et imaginé pour la transmission du Coran de Dieu à l’homme l’archange Gabriel.

Seulement de deux choses l’une : soit l’archange transmet sans aucune différence ou modification, ce qui est bien la thèse islamique (en dehors des légendes du coran céleste) et alors il se confond avec Dieu lui même soit il est séparé de dieu, comme les hommes, par le gouffre de la Transcendance absolue et alors comment peut on dire que le Coran est divin ? et puis dans les deux cas les problèmes évoqués ci dessus autour de la dualité des logoi resurgissent !

Et puis qui a jamais vu des anges , ou alors peut être avec plus de 4 grammes d’alcool par litres?

 et encore …dans ce genre d’état, on a nettement plus de chances de voir des hommes en bleus casqués avec des matraque, ou bien des hommes en blouse blanche armés d’une grosse seringue !

Non, il s’agit bien d’un être humain qui transmet ainsi le texte, qu’il a écrit lui même, à Mahomet et lui ordonne de lire, et nous connaissons le nom de cet homme, créateur du Coran :

Waraqa Ibn Nawfal

le cousin de Khadidja, la première épouse de Mahomet.

Ce Waraqa était un prêtre ébionite, de la religion nazaréenne, qui a pris  plus tard (au moins deux siècles après la mort de Mahomet)  le nom : Islam.

J’ai donné dans les articles suivants tous les renseignements et les liens utiles sur Waraqa et la religion nazaréenne :

http://mathesis.blogg.org/page-le_rabbin_ebionite_waraqa_bin_nawfal_est__le_gourou_pervers_qui_a_ecrit__le_coran_et_cree_l_islam-835.html

http://leserpentvert.wordpress.com/waraqa-bin-nawfal-le-gourou-ebionite-createur-de-lislam-et-du-coran/

A noter cependant un avis différent, sur ce site chrétien très sérieux :

http://jesusmarie.free.fr/islam_issa_et_jesus_waraqa_ben_nawfal.html

reste que la révélation coranique  s’arrête au moment même du décès de

Waraqa :

http://islam.faq.free.fr/islam/warraqa.htm

bizarre non ?

voir aussi :

 
 
et voir les liens donnés dans mon article récent sur les origines nazaréennes de l’Islam :
 
 
liens qui ne laissent planer aucun doute.
 
Donc le scénario devient plus clair : la « révélation » est adressée par un homme, Waraqa Ibn Nawafal, prêtre ébionite, à un autre homme, Muhammad-Mahomet, qu’il a pu approcher facilement quand celui ci a épousé Khadidja la cousine de Waraqa, dans le but de lui enseigner le monothéisme et de créer ainsi de toutes pièces un monothéisme arabe.
 
Il ne lui dit cependant pas :
 
Lis ! parce que je te l’ordonne, puisque je suis nettement plus intelligent que toi, et que j’en connais un peu plus sur la vie, la religion, tout ça
 
notre homme n’est pas fou, il sait ce qu’il fait !
 
et il sait que ces arabes ne sont pas des « petites natures », ils sont prompts à s’énerver (à se vénère, comme disent les « jeunes » de banlieue), un coup de sabre est vite parti !
 
il se réclame donc d’une « autorité » supérieure, pour impressionner le jeune bédouin, Mahomet !
 

Lis au nom de ton Seigneur qui a tout créé

 
et comme celui ci est connu pour sa violence intraitable , il se réclame de l’autorité supérieure à tout : Dieu, le Dieu universel !
 
avant de le « catéchiser » au moyen de tetxes précis, il a dû lui délivrer un premier « enseignement », à base de peur irrationnelle, il a dû lui parler d’un Dieu (le Dieu des hébreux, devenu celui des nazaréens) qui est très prompt à la colère et à la castagne lui aussi,  mais avec infiniment plus de moyens de « rétorsions » que les simples humains…
 
il lui a peut être montré des phénomènes naturels (tempêtes de sables, orages violents ?) que la science moderne ne peut pas expliquer puisqu’elle n’existe pas encore : cela lui facilite les choses, il a attribué ces ouragans à ce « Dieu » inconnu, en colère parce que les arabes adorent des faux dieux…
 
le jeune arabe, que rien ni personne ne peut impressionner, se laisse mener par le bout du nez pour le coup : les gens malins viennent toujours à bout des bagarreurs, « tout dans les bras rien dans le cerveau »…
 
ensuite , une fois que le nouveau converti est « mûr », et tremble de peur, il peut passer à l’enseignement proprement dit.
 
Pour cela, Waraqa a écrit une sorte de « polycopié », de cours (pas ronéotypé hélas, vu l’époque) regroupant une sorte de résumé  des textes de l’Ancien Testament revus par les nazaréens. Il connaît aussi le « Nouveau Testament » auquel il s’oppose violemment, comme s’opposent tous les ébionites à la théologie paulinienne.
 
Seulement voilà : cette « nouvelle » religion crée des « tensions » et une forte opposition chez les autres Arabes, qui sont polythéistes et qui ne voinet pas d’un bon oeil la remise en cause de leur religion traditionnelle, de leurs déesses notamment, celles de l’amour par exemple, présidant aux bordels fort nombreux …
 
ces réactions sont humaines : comment réagiraient les musulmans si quelqu’ un se réclamant d’une nouvelle religion venait tenter de les convertir ? cet homme ne vivrait pas très longtemps, sans doute !
 
C’est à ce genre de réactions, bien compréhensibles, que fait allusion la sourate , verset 9 et 10 :
 
 

9.As-tu vu celui qui interdit

10. à un serviteur d’Allah (Muhammad) de célébrer la Salat?

quels sont ils, « ceux qui interdisent » ?

ce sont évidemment les arabes resté polythéistes  : au début, ils se contentent de se moquer de ces pauvres fous et de leurs pratiques bizarres, mais au fur et à mesure que des convertis de plus en plus nombreux rejoigent les « cinglés », ils s’inquiètent pour la stabilité religieuse et sociale de leur clan !

et le futur leur a donné raison !

ils commencent donc à passer à des conduites plus « autoritaires », voire « musclées » et répressives , pour se débarrasser de la nouvelle religion : gageons que si les hopitaux psychiatriques et les « tranquillisants » modernes avaient existé à l’époque, ils en auraient fait largement usage pour « rééquilibrer » ces agités !

Longtemps, l’issue demeure incertaine : le gourou ébionite , Waraqa, se rend bien compte de l’islamophobie galopante que déclenchent ses provocations chez les arabes traditionnalistes (païens) sauf que le nom « Islam » n’existe pas encore…

les versets suivants témoignent de cette inquiétude :

13.Vois-tu s’il dément et tourne le dos?

 

il cherche à provoquer une réaction de « résistance » chez le nouveau converti :

11.Vois-tu s’il est sur la bonne voie,

12. ou s’il ordonne la piété?

mais surtoutil appelle Allah le Tout  Puissant au secours !

Allah qui voit tout, sait tout, peut tout, et ne va certainement pas tolérer bien longtemps ces agissements contre son Prophète :

13.Vois-tu s’il dément et tourne le dos?

14. Ne sait-il pas que vraiment Allah voit?

bien vu, car ces peuplades naîves et ignorantes, qui n’avaient pas encore bénéficié des enseignements de la science occidentale moderne, étaient promptes à s’effrayer des « dieux nouveaux » : va savoir, et sils étaient plus forts que les dieux de la tribu ?

mais cela ne suffit pas sans doute, alors il passe aux menaces directes :

15.Mais non! S’il ne cesse pas, Nous le saisirons certes, par le toupet,

16.le toupet d’un menteur, d’un pécheur.

17.Qu’il appelle donc son assemblée.

18. Nous appellerons les gardiens (de l’Enfer).

rappelons nous que nous sommes au tout début de l’essor prodigieux de la nouvelle religion, les convertis sont peu nombreux, peut être même Mahomet est il encore le seul !

et si la flamme encore si fragile allait brusquement s’éteindre ?

les dangers sont nombreux, la foi du « nouveau converti » peut chanceler, il peut ne pas supporter la solitude, les railleries et les meances de la part des autres arabes.

il faut donc l’affermir dans sa foi, le rassurer par tous les moyens, ce dont témoignent les versets :

19. Non! Ne lui obéis pas; mais prosterne-toi et rapproche-toi.

« lui », c’est l’arabe resté païen, qui se moque de Mahomet

et aussi les versets :

6.Prenez-garde! Vraiment l’homme devient rebelle,

7. dès qu’il estime qu’il peut se suffire à lui-même